Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'ami de mon ex — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'ami de mon ex
Chapitre 1
Je m'enfonce dans la foule pour me déhancher au rythme de la musique. Mes mains glissent sur mon propre corps, aguichant les hommes autour. L'un d'eux me rejoint pour caresser mon corps à ma place. Les boutons de sa veste en jean forment des points de fraîcheur contre mon dos nu. Je renverse ma tête dans son dos pour lui laisser complet accès à mon cou. Il me hume d'abord, me goûte ensuite, et rejoint ses lèvres sur ma peau cristalline. Sa langue s'échappe de ses lèvres par à-coup, me rendant dingue de savoir à quel moment je vais le ressentir sur moi. Il remonte jusqu'à l'arrière de mon oreille, sans jamais bouger ses mains qui tiennent ma taille. Mes doigts viennent rejoindre ses cheveux, les tirant à chaque coup de langue, chaque baiser. Quand j'en ai assez, je prends son visage en mains et l'embrasse à pleine bouche. Nos dents s'entrechoquent sous la violence du baiser. Je lui mords la lèvre et récidive.
Malgré la musique tonitruante, je sens la vibration de son gémissement contre moi. Je me détache de lui pour le regarder. Je le reconnais : c'est Hugh, le colocataire de mon ex. Je le pousse dans la foule, pour rejoindre ma chambre. Une fois seuls, il me plaque contre le mur si violemment, qu'il doit rattraper mon miroir pour ne pas qu'il s'écrase sur le sol. Sa main se fait plus aventureuse à l'abri des regards. Ma robe, qui s'est déjà soulevée avec le mouvement, se retrouve au-dessus de mes fesses. J'enroule ma jambe sur sa taille à sa demande silencieuse et le laisse découvrir ma peau pendant que je découvre la sienne sous son tee-shirt. Sa veste en jean rencontre le sol, son tee-shirt subit le même sort et lui, il tombe sur mon lit sous mes coups. Je monte sur lui, la main sur son torse afin de ne pas le laisser se redresser. Ma langue trace le tatouage qui part de ses clavicules et qui habille ses bras.
C'est assez déplacé de suivre les tracés de la vierge Marie et de Jésus qui lève les yeux sous sa couronne d'épines, mais ça en devient presque excitant. Ses mains se baladent sur moi et ma robe n'est plus qu'un morceau de tissu qui fait semblant de m'habiller. Il baisse une de mes bretelles pendant que mes lèvres arrivent à son aine. Il doit se faire mal au cou à me regarder dans cette position, mais ça ne semble pas le déranger. J'ouvre son pantalon qui glisse le long de ses jambes. Il en profite pour se repositionner contre la tête du lit. Il y a quelque chose d'exaltant d'être habillée pendant qu'il est presque nu. Je monte sur mon lit, chaussures aux pieds pour lui monter dessus. J'esquisse un mouvement, mais il m'attrape la nuque pour m'embrasser. Nos langues dansent ensemble à contre temps avec les basses qui rugissent dans la pièce d'à côté. « Tu es sûre ? » dit-il quand je prends son pénis entre mes doigts. Je hoche la tête et me baisse de manière à le regarder dans les yeux.
Je veux le voir prendre son pied. D'une main, il écarte les cheveux de mon visage. Et de l'autre, il caresse ma joue pendant que je le prends en bouche. Je commence par l'humidifier dans sa longueur, avant de vraiment le prendre avec ma bouche. À l'intérieur, je ne m'enfonce pas trop. Les jeux de langue sur le gland suffisent à rendre les mecs fous. Il ferme les yeux sous les assauts de ma langue sur son frein. D'une main, je tiens la longueur qui n'est pas au chaud, et fais varier la pression. Quand il prend trop de plaisir, il tire mes cheveux, alors à ce moment, je me retire et je le masturbe simplement. Mon pouce joue avec le bout qui, à force, commence à perler. Ma main descend sur ses bourses et mon majeur s'aventure derrière au niveau du périnée. « Putain Grace. » Je souris face à sa réaction. Au lieu de le laisser finir, alors qu'il est déjà au bord. Je le laisse me retourner. Il est sur moi à présent. « Toi et tes yeux bleus, vous allez avoir ma mort. »
— La plus belle des morts,
ris-je alors qu'il me chatouille les côtes. Ce n'est pas le but, mais il semblerait que je sois plus sensible que prévu. Ma robe, qui ne couvrait plus grand-chose, glisse face à mes gesticulations. Hugh plonge entre mes seins, je gémis alors qu'il entreprend de les pincer et de les mordre. Prise par les sensations, je laisse ma main descendre entre mes jambes pour le compléter le plaisir. Mes jambes s'enroulent autour de ses hanches. Mes talons s'enfoncent dans ses fesses et mon autre main s'occupe de lui. Hugh descend à son tour, mais je ne tiens plus. Je serre les jambes pour qu'il n'aille pas plus loin. « Il y a des capotes dans le tiroir. » Son regard a l'air perdu. Je tourne la tête pour lui montrer ma table de chevet pour qu'il se bouge enfin. Il déchire l'emballage, et je lui prends des mains pour la lui enfiler.
— Je vais le faire moi-même, sinon je ne vais pas tenir.
Je souris face à sa remarque. Je me lève pour regarder par la fenêtre. Les lumières de New York sont déchaînées pour la dernière soirée de l'an 2000. Et dire que l'année dernière on pensait que ce serait la fin du monde. Hugh me rejoint, son sexe bandé au-dessus de mes fesses. Il passe une première fois une main à dix centimètres de mon épaule, puis quand il n'y tient plus, il prend sauvagement mon sein. Ses dents rencontrent ma gorge et son sexe rencontre le mien. Je suis courbée de manière à lui laisser le passage. Prise entre la vitre gelée et la chaleur de corps, je crois que je découvre la définition du choc thermique. Il rentre complètement en moi, ce qui nous vaut un gémissement commun. Sa main griffe mon sein et les miennes se raccrochent comme elles le peuvent à la vitre en face de nous. Il continue ses va-et-vient à rythmes irréguliers, et quand il sent que mon tout se contracte, il pose un doigt sur mon clitoris.
Au moment où je vais jouir, il se retire. Je reste béate face à ce retournement de situation. « Pourquoi tu ne continues pas ? »
Je me retourne, mais il est déjà en train de ramasser ses affaires. Il enlève la capote alors qu'il n'a pas débandé. « Combien de mecs tu as mis dans ton lit pour les oublier juste après ? »
Je me retourne, mais il est déjà en train de ramasser ses affaires. Il enlève la capote alors qu'il n'a pas débandé. « Combien de mecs tu as mis dans ton lit pour les oublier juste après ? »
— Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes.
Je récupère un plaid au pied de mon lit pour me couvrir. Je ne comprends rien à ce qu'il se passe. Il boutonne son jean avec difficulté et revient vers moi.
— Je ne veux pas que tu m'oublies.
Je ris d'amertume.
— Tu rigoles ? Qu'est-ce qui tourne pas rond chez toi ?
Ça le fait rire.
Il ramasse son tee-shirt au pied de la porte. « Oublie. Il faudrait pas que la petite princesse couche avec la racaille. »
— Qu'est-ce...
Ma phrase meurt dans les rugissements de la foule qui se souhaite une bonne année.
— Cette année, on change les règles,
dit-il en s'en allant. Il a croisé les deux doigts sur sa tempe avant de les décoller théâtralement.
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