Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Qu'importe les flacons ? — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Qu'importe les flacons ?
Chapitre 2
_ C'est donc ‘'ça'' la nouvelle trouvaille de Sylvie ?
_ Son nouveau jouet : Oui, il paraît.
Un doigt inquisiteur glisse lentement sous mon menton tandis qu'un tas d'yeux me détaille avec insistance. Je déglutis péniblement et tente autant que faire se peut de garder mon self contrôle. Il fait horriblement chaud et pourtant de longs frissons me donnent la chair de poule. Fragile : je tremble comme une feuille.
_ Elle l'a dégoté au travail.
Il y a beaucoup de bruits, des chuchotements, des éclats de rires, et des bribes de phrases dont le sens se perd dans le brouhaha ambiant. Des verres qui tintent, des plats qui raclent. Seuls quelques fragments de musique me parviennent aux oreilles.
_ Non, mais regardez moi cette tignasse ! Quel dommage cette coupe, ça gâche son joli visage.
_ C'est une catastrophe !
_ Elle a quand même de beaux cheveux ! J'adore ses boucles même si là, on dirait une lionne mal peignée.
Je me concentre, je dois rester concentrée pour rester le plus immobile possible et faire le vide. Ne pas bouger, ne rien dire sauf si on m'en donne la permission, éviter de croiser leurs regards et ça va bien se passer. Je croise mentalement les doigts aussi fort que je peux.
_ Et cette couleur, avec ses mèches bleues délavées, on se croirait dans un de ces mangas pour ados.
_ Elle est très jolie mais fait un peu négligée vous ne trouvez pas ?
Dit cette femme en triturant une de mes mèches de cheveux. Elles me tournent autour comme une bande de vautours prêts à dévorer ma petite carcasse cuite au soleil. Je me cramponne à ma dignité de toutes mes forces. Ce qui paraissait une idée aventureuse et sexy est en train de mal tourner. J'ai la sensation de chuter dans le vide droit vers le néant.
_ Sylvie qui s'attarde sur cette petite chose mal dégrossie qui l'aurait cru.
_ Et ce piercing sur la langue c'est d'un vulgaire, on ne peut pas faire plus salope. Tu aimes bouffer des chattes, réponds ?
Je bafouille un ‘'oui madame'' tâchant d'avoir l'air aussi naturelle et confiante que possible. Merde, le Madame est sorti tout seul, elles rient, c'est mal barré ! Le début de soirée s'est pourtant bien déroulé, j'étais là, personne ne s'occupait de moi et je regrettais presque d'être aussi invisible, mais je viens de changer d'avis...
_Il faudra vraiment dire à Sylvie que si elle tient à avoir d'autres trous il faut lui en faire ailleurs.
Dit celle-là en me pinçant un téton entre son pouce et son index. Putain, ça fait mal mais je serre les dents et feint l'indifférence pour ne rien laisser paraitre. Elles m'encerclent comme une meute affamée, leurs mains glissant dans mes cheveux, sur mes hanches et mes fesses. Elles sont pressantes et oppressantes, elles me frôlent et me caressent à tour de rôle envahissant mon espace.
_ Elle a un très beau corps cette petite garce, je suis jalouse.
Elles gagnent en audace, on me palpe, on me pétrit, on me pince, c'est beaucoup de mains et autant de sensations à gérer. Leurs odeurs, leurs visages et leurs voix s'entremêlent et s'embrouillent dans ma tête, au point que je perds mes repères. Ma respiration s'emballe courant après mon rythme cardiaque qui pique un sprint.
_ Elle a du potentiel de ce que dit Sylvie, mais mis à part son joli cul je ne vois pas ce qu'elle lui trouve.
Je reçois une claque sur les fesses qui fait vaciller mon plateau. Je vous présente les amies de Madame Sylvie. Deuxième rencontre. La première ayant été tranquille comparée à ce que je vis en ce moment. Je suis venue, je n'ai pas bougé, je les ai vues discuter et rire. J'ai entendu des cris et des gémissements à l'abri des regards. Et je suis repartie tranquille au bras de Madame, personne ne m'a regardé, ni adressé la parole. Je suis rentrée frustrée, presque en colère, mais c'était pas si mal tout bien réfléchi.
_ Ce petit cul !
Seconde claque sur ma fesse. Je me tiens nue et la tête haute. L'une des harpies glousse et réajuste mon ‘'costume'', je ne suis pas de soubrette contrairement aux serveuses présentes lors de ma première soirée ici. En gros, j'ai une paire d'escarpins et un collier ‘'col nœud papillon'' qui ne devait pas être assez droit à son goût. Et c'est tout, je suis désespérément à poil et je me demande bien ce qui m'est passé par la tête pour en arriver à me dire que c'était une bonne idée.
Je dois tenir le plateau et rester là où on m'a posté sans trop bouger, point à la ligne, mais c'est dur de rester statique alors qu'on me tripote comme une voiture d'exposition ou une saloperie de meuble dans un vide grenier. Solène entre dans mon champ de vision se frayant un chemin entre les vipères qui m'encerclent. Il ne manquait plus qu'elle ! Solène, vous vous souvenez ? Non, forcément je ne connaissais même pas son prénom, ma toute première expérience à plus que deux (Cf. Les flacons de l'ivresse). Je suis nue, dans une posture particulière c'est rien de le dire et pourtant mon niveau de gêne vient encore de grimper d'un cran pour aller déchirer le plafond.
_ Tiens, tu es toujours d'actualité toi !
Dit elle en me caressant la joue, je reconnais cette pointe de tabac noyée dans son parfum tandis qu'elle me plante un baiser au coin des lèvres. Gênée peut-être, mais soulagée aussi, elle m'offre un répit en attirant l'attention de mes nouvelles copines. J'en profite pour tenter de retrouver mon calme. Merde, j'ai perdu Madame Sylvie de vue, me voilà seule et à la dérive. Je ne veux même pas entendre ce qu'elles se racontent, heureusement qu'il y a trop de bruits. Les regards de biais et les rires s'amplifient au fur et à mesure que l'une ou l'autre se tourne dans ma direction avant de retourner aussi sec pour en ajouter à leur conversation. Je suis certaine d'être le sujet mais je suis aussi parfaitement exclue et ignorée. Si je ne bouge pas elles vont bien finir par se lasser n'est ce pas ?
Solène s'en va aussi vite qu'elle est arrivée. Fait chier, ma bouée de sauvetage prend le large et je suis presque aussi vite encerclée de nouveau. Respiration carrée, 4 secondes inspire, 4 secondes expire et recommence : Tu peux le faire ! Tu vas le faire !
_ Je suis sûre qu'elle a une très belle chatte !
Une main glisse sur le bas de mon ventre et s'élance vers le bas. Apnée, c'est pas le même mot que d'habitude c'est le même pour tout le monde ce soir, mais putain c'est quoi déjà ? Concombre, non karaté , non kumquat c'est kumquat ! Une paire de doigts aventureux trouve déjà ma fente. J'ai pas fais gaffe, trop concentrée à être concentrée : je suis mouillée et pas qu'un peu…
_ Écarte les jambes.
Ça n'a pas trop l'air d'une question : j'obéis. Un doigt pénètre en moi mais se retire presque aussitôt et atterrit en bouche pour goûter à sa récolte. J'ai très chaud, j'ai l'impression que mon sang bout dans mes veines. C'est trop ou trop peu je ne suis pas certaine. Bordel, je pourrai dire le mot magique, tout stopper net, mais je n'en ai aucune envie. J'ai ordre de me faire entendre fort et clair si quelque chose ne me plait pas. Problème : je ne suis à l'aise avec rien et pourtant tout est parfait si j'écoute mon petit fruit juteux qui se contracte joyeusement en se répandant de joie.
_ Délicieuse.
L'exploratrice est une grande Femme pulpeuse, toute en formes féminines qui m'adresse un regard de défis son doigts toujours en bouche. Heureusement que la consigne est de ne pas soutenir leurs regards sinon je me serais déjà évaporée. On tape des mains pour réclamer l'attention des convives. Je peux reprendre mon souffle tandis que tout le monde se tourne vers le centre de la pièce. Je respire et en profite pour tenter de décontracter mes muscles, soumis à beaucoup trop de tensions.
Sauvée, certaines s'en vont, d'autres se rapprochent de l'action en tout cas j'ai la sensation qu'on me lâche enfin les basquets. Seule l'exploratrice reste à mes côtés mais s'avance pour mieux voir ce qui se passe. J'ai la bouche sèche et la chatte trempée, ce qui est paradoxal et chiant ! Je dois laisser passer l'orage qui fait rage dans mon crâne et dans ma poitrine. Je viens vraiment de me faire doigter par une parfaite inconnue, devant pleins d'anonymes ? Mon sexe me brule, l'excitation me consume et essayer de la faire taire m'excite encore plus… Pour une fois, j'ai une idée de ce qui va se passer la dernière fois aussi nous avons eu droit à un ‘'spectacle''. Particulier certes mais bienvenu à cet instant précis car il me laisse un peu de répit.
La très charmante partenaire de Solène, que j'ai eu l'occasion de rencontrer, juste après avoir couché avec Solène, enfin l'avoir vu s'envoyer en l'air avec Sylvie ou que nous ayons couché avec Solène. Je ne sais pas trop et j'ai vraiment beaucoup de mal à gérer ce genre de choses. Je ne fais pas ça normalement, de même que je ne me laisse pas tripoter ou que je ne me retrouve pas à poil dans des soirées comme celle-ci…
Je ne l'ai vu qu'une seule fois mais elle m'a fait forte impression aussi belle vue de l'extérieur qu'à l'intérieur. Si douce, si gentille et tellement intelligente, j'ai beaucoup culpabilisé d'avoir fait ce que j'ai fait ! J'ai été tout aussi surprise de voir que j'étais bien la seule à me torturer vu que tout le monde avait l'air parfaitement à l'aise avec nos méfaits. Pour elles, nous avons simplement joué ensemble vu que c'est précisément le terme qu'elles ont employé. Je ne comprend vraiment pas grand chose à tout ce qui me tombe dessus et pourtant je suis là. Nue, offerte, vulnérable et honteusement mouillée au milieu de ces gens qui semblent totalement dans leur éléments comme si c'était un samedi soir lambda. Moi, ma zone de confort éclate comme une bulle dès que Madame s'en approche pour m'entraîner dans ce genre de bourbier.
Je suis restée sur le cul quand cette femme élégante, raffinée et propre sur elle, est apparue à quatre pattes tenue en laisse, un mors dans la bouche. Promenée à travers l'assemblée, ses fesses nues allant de droite et de gauche dans un mouvement félin hypnotique. Avant d'être relevée, et attachée les bras au-dessus de la tête, croupe tendue. Cette chute de reins incroyable offerte comme un cadeau à la vue de toutes. Je n'ai raté aucun de ses mouvements le temps comme suspendu dans un instant de grâce. La voir se faire fouetter sous l'œil attentif de Solène qui semblait encourager autant la belle que sa tortionnaire. Chacun des coups portés ont raisonnés en moi comme si je les recevaient, chaque claquement fendant l'air me faisant sursauter. Plus un son, seuls ses gémissements mêlant plaisir et douleur envahissaient la pièce.
Libérée pour mieux être mise à terre, battue à nouveau, humiliée, insultée, pincée, étirée, ouverte, et troussée vigoureusement. Sous les yeux amusés, moqueurs, ou simplement vicieux, couverte par les acclamations ou les applaudissements des voyeuses présentes à son châtiment. J'ai arrêté de respirer avant qu'elle ne jouisse après un long supplice délivrée par une baguette magique vibrante identique à celle que Madame Sylvie aime utiliser. Son corps marqué et en sueur, secoué par de violentes contractions, félicitée par la foule. C'était beau, incompréhensible, choquant, intrigant, excitant et je suis rentrée me masturber farouchement avec ses images en tête. C'est en partie à cause de ça que je suis revenue, et que j'était d'accord pour faire le service ce soir. Consciente du danger, mais incapable de résister à l'envie de revenir, sans trop m'expliquer pourquoi, sans doute ‘'pour voir'' ou parce que je suis entrain de perdre la boule, allez savoir.
Je commence à en vouloir à Sylvie de ne plus être dans mon champ de vision déjà et ensuite d'être aussi excitée par la situation que je le suis : tout est sa faute ! La lumière se tamise et la musique baisse doucement : chut, ça va commencer…
Une femme apparait tout de cuir vêtue perchée sur des cuissardes hauts talons fendant l'attroupement pour se diriger au centre là où la lumière ce concentre, elle est suivie de très près par une autre. Elles ne pourraient pas avoir de démarches plus différentes, la première avance à grands pas, fière, la tête haute et le torse bombé, la seconde le nez par terre, recroquevillée, suivant le mouvement presque cachée dans un large kimono qu'elle serre à deux mains.
Le kimono fleuri tombe à terre, et elle tombe à genoux. Je ne peux pas détourner le regard et je ne suis pas la seule. On observe éhontément sa nudité, elle attends là face à nous les mains croisées, le visage toujours vers le sol, ses longs cheveux noirs tombants de part et d'autre comme un voile. Sa maîtresse, je décide de l'appeler comme ça car elle porte exactement l'accoutrement de dominatrice que l'on peut voir sur Internet sans avoir à beaucoup chercher. Rien ne manque, du cuir, des clous et une casquette qui regroupe les deux. Elle me fout des frissons, elle est super sexy et elle a pas l'air d'être là pour rigoler.
Impassible tandis qu'elle déroule de longues cordes beiges d'un sac en toile. Un tas de cordes, des longueurs qui s'étirent à n'en plus finir telle une magicienne qui sort un foulard de sa manche. Elle entame une danse, faisant aller et venir les cordes le long du corps de sa victime docile qui lève les bras et tend ses poignets pour faciliter les manipulations. Il règne un silence apaisant, chaque manœuvre est scrutée, nos yeux sont captifs autant que celle qui se fait ficeler tour à tour un peu plus. Prisonnière de l'étreinte de la toile qui se tisse sur son corps dans des geste cérémonieux, sans doutes répétés mainte fois comme une chorégraphie bien orchestrée. Chaque croisement, chaque boucle et chaque nœud trouvent une place sur la belle attachée. C'est très bizarre. J'imagine les caresses de la corde, la contrainte et les mains qui frôlent son corps...
Calme relatif troublé quand je repère d'un œil mon exploratrice de toute à l'heure qui recule d'un pas puis d'un autre, j'oscille entre cheveux noirs allant et venant au gré des poses qu'on leur demande de prendre et cette intruse qui se rapproche à pas de loup. La voilà ceinturée de longues cordes beiges clouée au sol, privée de sa capacité de mouvement. Exactement comme moi, clouée à mon plateau les escarpins rivés au sol.
L'exploratrice est arrivée à mes côtés, son épaule quasi collée à la mienne, je déglutis, elle me jette des regards de désirs qui en disent long sur ses intentions. Je ne les soutiens pas, mais je les sens peser sur moi, torrides et joueurs. Elle est vraiment grande et bien en chair, avec de longs cheveux auburn qui semblent en feu sous les lumières tamisées qui nous enveloppent. Pétillante et joyeuse, elle contraste fortement avec le code couleur ambiant chargé de noir et de rouge, par sa tenue haute en couleurs. Ce qui est certain c'est que si on cherche SM sur le net ce coup ci on risque pas de tomber sur cette tenue.
La prisonnière s'envole dans les airs suspendue par de nouvelles cordes fixées à un anneau chromé pendu au plafond qui étincelle sous la lumière. Elle pend dans le vide et moi aussi d'une certaine manière je suis en apesanteur à la fut de cette femme toute en rondeurs féminines qui rode près de moi. D'une main elle me saisit par la hanche pour me serrer plus près encore, son autre main saute par-dessus les verres et je frémis à l'idée de tout renverser par terre.
J'ai rarement vu une poitrine aussi généreuse que celle ci, j'ai le nez littéralement plongé dans son décolleté vertigineux ce qui n'est pas pour me déplaire. Ses doigts qui s'emparent d'un de mes tétons déjà tendus, qui le tourmente gentiment et distraitement comme si elle était concentrée sur la performance. Le poids du plateau se fait de plus en plus sentir. Les bruits du spectacle s'intensifient des gifles, des claques, des gémissements mais je ne vois rien, je surveille les doigts qui étirent et pincent mon sein mais aussi ce putain de plateau qui tangue dangereusement.
Elle a un teint de porcelaine et porte un parfum enivrant et fruité qui correspond à la personnalité que je lui imagine. Sa main sur le haut de mon dos, qui descend vers mes fesses nues délicatement de haut en bas. Je frissonne, et mon corps se cambre naturellement malgré mes avants bras congestionnés. Elle me palpe les fesses et les tapote gentiment en essayant de caler son rythme sur les coups de martinets qui s'abattent sur notre amie suspendue.
L'excitation monte en flèche, est-ce le show ou les caresses ou le reste… Putain j'en sais rien ! De moins en moins discrète et de plus en plus entreprenante, sa main se glisse entre mes fesses et aucun doute possible sur le fait qu'elle ait remarqué que je suis ‘'ouverte'' a ses avances. Mon esprit est en erreur, plus personne n'est aux commandes et je plonge dans le néant. Mes yeux cherchent du renfort balayant la pièce de long en large, Madame Sylvie, Solène, quelqu'un ? Ils accrochent un regard intense situé à l'autre extrémité de la scène de torture qui nous sépare. Noirs et brillants de malice accompagnés d'un sourire envoûtant qui semble plus se concentrer sur moi que sur ce qui se passe juste en face de nous. Je sais plus où mettre les yeux non plus maintenant.
Elle me libère de mon plateau, et me fait écarter les jambes davantage, sa seconde main trouve ma chatte inondée activant presque immédiatement tous mes récepteurs de plaisir avides de sensations : C'est malin, j'ai envie de jouer maintenant ! Les barrières saute, j'ai la trouille mais je meurs d'envie de me laisser aller. Je me fais prendre et caresser avec vigueur dans une salle remplie de monde face à une Femme attachée qui est entrain de se pâmer sous les brûlures des goutes de cire qu'elle reçoit le long de son corps. Ses râles et ses gémissements sensuels sonnent à mes oreilles comme un combustible pour amplifier mon plaisir.
Le regard rieur du fond ne manque pas une miette de ce qui m'arrive, pire, il m'incite à le soutenir, il me défie, il m'incite à prendre du plaisir et ses lèvres pulpeuses qui se mordent me poussent dans mes derniers retranchements. Les doigts plongés en moi savent ce qu'ils font, moi qui suis plutôt longue à la détente je suis déjà aux prises avec l'orgasme qui s'annonce. Concentrée sur cette intruse d'une rare beauté qui me pousse et m'encourage, le bruit s'atténue, les gens s'évaporent, le spectacle disparaît, perdue dans ses grands yeux noirs qui semble se rapprocher plus rien d'autre ne compte. Je vais jouir, jouir pour elle sans même qu'elle ne me touche, sans même savoir qui elle est. Je la fixe, elle me baise et s'enfonce en moi tout au fond.
C'est délicat, je suis mal positionnée, je fais de mon mieux pour me contracter sans rompre la connexion intense qui s'est établie. Madame l'exploratrice s'est mise à genoux, pour me prendre à deux doigts au plus profond dans un claquement bruyant et ruisselant qui fait rebondir mes fesses. Elle y va fort ses coups de boutoirs, font échos dans tout mon corps, je dois lutter de toutes mes forces pour maintenir la position et ne pas me mettre à hurler devant tout le monde. Elle me mord le cul à pleine dents en riant, sans faiblir elle continue de me remplir encore et encore. J'abandonne, un sourire en coin et un doigt qui caresse des lèvres sensuelles au fond de la pièce auront eu raison de moi, je jouis vite et d'un orgasme éclair que je contiens du mieux que je peux. Mes muscles tressaillent et mon cœur cogne si fort que j'ai peur qu'il saute par terre.
Pas le temps de retrouver la terre ferme, ma queue de cheval est saisie, la perspective change, le lien fragile se brise en un battement de cils, elle m'emmène et le contact visuel est rompu. Tant pis, je flotte sur mon petit nuage de plaisir et me contente de suivre. Une porte, un couloir, on dirait une salle de bains, une main dans mes cheveux j'obtempère et me mets à genoux. La jupe de mon exploratrice se soulève et un talons rose fuchsia atterrit sur le bord d'une baignoire blanche immaculée. Pas de dessous, mais une toison ardente gonflée et luisante de désir se dévoile. Elle m'offre de boire a sa source tout en délicatesse empoignant d'une main mes cheveux entre ses doigts.
Je sers après tout c'est bien pour ça que je suis venue, plongeant d'un bond mon nez et ma langue sans retenue contre son sexe. Elle me guide droit vers son plaisir, se déhanchant et ondulant pour me permettre d'atteindre son but. C'est direct, et primal, je ne déguste pas je dévore. Je me laisse happer par ses effluves de femme qui m'enivrent et me poussent au vice. J'enfonce deux doigts en elle, tout en continuant de me délecter de son bouton de plaisir. A mon tour je ne la ménage pas, elle à l'air d'apprécier, et se saisit de mon poignet pour amplifier et contrôler mes mouvements. De longs vas et viens amples qui deviennent de plus en plus frénétiques à mesure que je pénètre en elle.
Bruyante, bavarde, elle exprime ses désirs et ne tait pas le plaisir que je lui donne. Elle jouit dans une explosion de décibels, pressant fermement ma bouche contre sa fente délicieuse déversant sa lubricité sur mes papilles et entre mes doigts. Elle rit et s'en va en me laissant comme une conne la chatte toujours humide, je me sens utilisée, excitée, humiliée, satisfaite et je ne sais pas trop quoi faire de tout ça. Au moins je ne mets pas longtemps à me rhabiller avant de regagner la grande pièce et reprends mon plateau pour faire comme si de rien n'était. Encore sous le choc de l'orgasme et de tout ce qu'il vient de m'arriver. Je trierai les informations plus tard, un coup d'œil rapide, ma belle inconnue a disparu !
Je suis chancelante sur mes talons, fatiguée et plus concentrée du tout, ma vigilance est restée au sol sur le tapis de la salle de bains. Le spectacle se termine, j'ai tout raté mais franchement je m'en tape. Je me contente de fixer un canapé droit devant moi avec une furieuse envie de m'affaler dedans. Je dois étouffer un bâillement, je suis rincée.
Le centre de gravité de mon plateau change brusquement tandis qu'on me pique un verre. Nom de... merde, c'est elle ! Les yeux dans les yeux malgré les consignes mais je ne peux pas risquer de la perdre encore. Radieuse, elle m'adresse un clin d'œil complice, me caresse la joue et me glisse son nom à l'oreille : Iris. J'ai même pas répondu qu'elle gourde le temps de raccrocher les wagons elle a encore filé. Je dois me contenter de la regarder s'en aller ce qui est loin d'être déplaisant et largement suffisant, j'ai eu mon compte pour ce soir.
Cette soirée s'est conclue par un ‘'tu as été parfaite'' doux et chaleureux de Madame Sylvie qui m'a tout autant perturbé que ce qu'il venait de se passer. Douce et chaleureuse, ce ne sont pas les premiers mots qui me viennent pour définir notre ‘'relation''. Pour être transparente, je ne sais toujours pas si Madame a vu, su, ou encore si elle était impliquée dans cette affaire…
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Gourmand va ! :p
J’ai dévoré tout de vous ces dernières heures 😋 (en quelque sorte) 😇
Ce monologue intime est superbement écrit. :)