Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Wagon de queue en zone urbex — Chapitre 1 · Queeny prend le train
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Wagon de queue en zone urbex
Chapitre 1 · Queeny prend le train
A steampunk urbex adventure
Of the Fucking Queen
Of the Fucking Queen
J'avais revêtu une jupe victorienne longue et froufroutante derrière, si courte devant que l'on devinait l'albâtre de mes cuisses au-dessus de bas couverts de motifs horlogers, et les petites pinces de mon porte-jarretelles. Mes seins pigeonnaient dans un bustier marron et un pendentif de petits mécanismes cuivrés les caressait au gré des cahots. Je portais aussi une armure de cuir marron ; bottes, perfecto et casque de cuir ancien avec lunettes de soudeur, une petite étole de soie couleur d'automne au cou.
Par ce crépuscule de feux chatoyant j'enfourchai, guillerette, ma pétrolette pétaradante, pour gagner le bout de cette ligne verte, en rase campagne, où se trouvait... un cimetière de trains ! Sur des rails envahis par la végétation reposaient des wagons d'époques révolues. Une Micheline, et, merveille des merveilles, un train à compartiments old school à souhait !
J'attrapai mon baisenville en cuir de Polaki et longeai les wagons afin de choisir le lieu du crime.
Ils étaient couverts de tags et un serpent à l'oeil goguenard glissant vers l'entrecuisse d'une Betty Boop particulièrement suave m'indiquait la voie : ce sera celui-là !
Ils étaient couverts de tags et un serpent à l'oeil goguenard glissant vers l'entrecuisse d'une Betty Boop particulièrement suave m'indiquait la voie : ce sera celui-là !
Je tirai la vieille porte de fer grinçante, pénétrai dans le train pour m'engager dans le fin corridor suivant l'enfilade de compartiments.
J'observai le premier : misère, une vraie poubelle! Cadavres de bières, culs de clopes, fauteuils lacérés, bravo et merci les p'tits cons ! Je poursuivis l'exploration, laissant ma main courir sur la rambarde de fer du couloir, songeuse: quels rencontres et causeries, confidences ou mensonges entre inconnus rassemblés par le fruit du hasard, l'exiguité de ces petits salons avait pu accueillir et engendrer ? Quelles scènes torrides, débridées ou camouflées ces murs gardaient-ils en mémoire ?
J'observai le premier : misère, une vraie poubelle! Cadavres de bières, culs de clopes, fauteuils lacérés, bravo et merci les p'tits cons ! Je poursuivis l'exploration, laissant ma main courir sur la rambarde de fer du couloir, songeuse: quels rencontres et causeries, confidences ou mensonges entre inconnus rassemblés par le fruit du hasard, l'exiguité de ces petits salons avait pu accueillir et engendrer ? Quelles scènes torrides, débridées ou camouflées ces murs gardaient-ils en mémoire ?
J'étais sur le point de m'installer dans le premier compartiment propret, lorsqu'un bruit et une odeur proustienne attirèrent mon attention. Il y avait quelqu'un juste là, à l'arrière de la rame ; j'entendais des voies d'hommes !
Ô cher Amant sulfureux, c'était ça ta surprise : un complice ! J'espère que tu l'as bien choisi car je suis très excitée de te revoir ici et je t'en voudrais que ton inconnu vienne gâcher notre équation alchimique !
Ô cher Amant sulfureux, c'était ça ta surprise : un complice ! J'espère que tu l'as bien choisi car je suis très excitée de te revoir ici et je t'en voudrais que ton inconnu vienne gâcher notre équation alchimique !
J'approche furtivement, pour jeter un œil avant que vous ne captiez ma présence. Tu es, comme à ton habitude, très élégant dans ton costume de dandy. Je lorgne cet inconnu. C'est lui qui diffuse cette odeur de vieille Angleterre ; elle émane de sa pipe, sur laquelle il tire de longues bouffées qu'il rejette en formant des volutes rondes. L'invité surprise est fort bel homme, sous son costume exactement dans le thème steampunk dont je raffole. Ses fesses sont merveilleusement galbées dans un pantalon de cuir noir, et son torse en V chocolaté se devine à travers cette chemise de lin à jabot si légère. Il a un corps d'ébène sculptural, je suis subjuguée.
Je fais coulisser la porte et tous vos yeux se tournent vers moi, je me sens nue tant vos mirettes me transpercent. Tu te lèves pour prendre mon sac et le poser dans les filets au-dessus des banquettes avant de me baiser délicatement la main :
— Dear Fucking Queen, je suis ravi que tu aies accepté mon invitation pour ce voyage immobile que je te promets sidéral ! J'espère que tu ne trouves pas d'inconvénients à la présence de mon ami O., photographe que je désirais te présenter.
O. se lève alors pour à son tour saisir ma main, et la porter à ses lèvres avec un sourire ravageur qui finit de me convaincre que non, cher Amant, je n'y vois aucun inconvénient.
Je prends place sur la banquette face à vous deux et vous vous y mettez à deux pour préparer un apéritif. O. débouche une bouteille de champagne alors que tu tires ta dernière folie d'une valise capitonnée : tu avais moulé mon sein lors de notre précédent rendez-vous artisticosexuel, et le voilà maintenant transformé en coupe de cristal ! Je suis époustouflée!
Nous admirons le travail de l'orfèvre, et vous ne manquez pas de féliciter la nature qui a façonné ce sein pour inspirer le verrier. Je rougis de plaisir devant tant de compliments et de voir vos mains déjà ainsi posées sur ma poitrine !
On trinque, et nous portons les coupes à nos lèvres, les yeux brillants.
Nous admirons le travail de l'orfèvre, et vous ne manquez pas de féliciter la nature qui a façonné ce sein pour inspirer le verrier. Je rougis de plaisir devant tant de compliments et de voir vos mains déjà ainsi posées sur ma poitrine !
On trinque, et nous portons les coupes à nos lèvres, les yeux brillants.
En guise de conversation, chacun y va de ses souvenirs de train. Amusants d'abord, mais O. fait bientôt monter la pression avec un récit croustillant, où après des jeux de regards longs comme un Paris-Strasbourg avant les TGV, la belle dame finitpar une fellation à genoux devant lui lorsqu'ils se trouvèrent seuls dans le wagon entre la dernière escale et le terminus.
Je l'écoute lèvres et cuisses ouvertes. Je te vois, excité, et t'envoie un baiser. A ce signal tu te jettes devant moi. Les mains posées sur la frontière de chair et de nylon, tu plonges tes yeux dans les miens et demande:
Je l'écoute lèvres et cuisses ouvertes. Je te vois, excité, et t'envoie un baiser. A ce signal tu te jettes devant moi. Les mains posées sur la frontière de chair et de nylon, tu plonges tes yeux dans les miens et demande:
— Daignerais tu ô Reine que je te bouffe la chatte en écoutant les histoires d'O.? Il pourrait aussi immortaliser l'instant avec son bel appareil... Ce décor est si propice! Vous baiser ici sera du grand art, et j'aimerais tellement graver dans l'argentique les geysers que vous libérez dans vos orgasmes !
A peine ai-je le temps de répondre:
— Mais faites donc, bel ami, bouffez-moi tant qu'il vous plaira, et vous, Monsieur O...
... que tu tires la banquette coulissante et que je me retrouve en position semie allongée avec ta tête entre les jambes !
Tu joues alors avec ma patience, tandis qu'O. extrait son Leica de bakélite noire de sa housse de cuir. Tu joues des mécanismes secrets de mon corps en amant connaisseur, pendant qu'O. me stimule de ses invectives. Mordre mes lèvres, bomber la poitrine, pincer une pointe de sein... Il se fait metteur en scène et moi actrice. Je jouis de toi tout en aguichant l'appareil d'O. de poses explicitement affriolantes, voir scabreuses.
La verge d'O. montre à travers son cuir qu'il est tendu comme un étalon, et quand j'y mets la main pour libérer l'impressionnante bête, il dit :
La verge d'O. montre à travers son cuir qu'il est tendu comme un étalon, et quand j'y mets la main pour libérer l'impressionnante bête, il dit :
— Le petit oiseau va sortir !
Je suis prise d'un fou rire libérateur de geysers orgasmiques !
O. Appuie sur le déclencheur à l'instant T où la fontaine projette des gouttelettes jouissives dans l'air empli de rires.
On tient notre cliché explosif et les ébats s'enchaînent alors dans une grande gaité de corps enchevêtrés.
O. Appuie sur le déclencheur à l'instant T où la fontaine projette des gouttelettes jouissives dans l'air empli de rires.
On tient notre cliché explosif et les ébats s'enchaînent alors dans une grande gaité de corps enchevêtrés.
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Commentaires ()
Les contours flous d'un compartiment comme lieu du crime contrastant avec la netteté de ce qui s'y joue, la FuckingQueen à rendez-vous... Aucune pause je suppose dans cet enchaînement de poses n'attendant que le déclic final annonçant la suite des enchevêtrements de corps...
Sulfureusement Queen !