Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un amour de premières — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un amour de premières
Chapitre 1
— À quoi tu penses ?
En ce petit matin anormalement chaud de début d'été, je me laisse réveiller paisiblement par la lumière du jour naissant et le chant joyeux d'oiseaux insouciants. La journée s'annonce magnifique. Jeune retraité, aucune activité ne vient aujourd'hui compliquer un emploi du temps vierge de toute contrainte ce lundi. Et pourtant, je suis en proie à une inexplicable crise de mélancolie, comme cela m'arrive parfois au sortir du sommeil.
Allongé nu sur le dos, main droite glissée sous ma nuque, yeux ouverts fixés sur le plafond de la chambre, je pense au temps qui file inexorablement. Je pense à nous, à notre jeunesse qui s'éloigne toujours plus chaque jour alors que nous allons bientôt fêter nos quarante ans de mariage et quarante-trois en couple exclusif. Je pense aux années qui nous restent, en redoutant que ce ne soient pas les meilleures. Je me demande jusqu'à quand nous pourrons faire l'amour, avant que la maladie ou les outrages de l'âge ne nous en empêchent. Ou que la mort ne nous sépare brutalement.
À ma gauche, allongée sur son côté droit, mon épouse est lovée contre moi, la tête sur mon épaule, visage enfoui dans mon cou comme pour échapper au rayon de soleil qui s'est faufilé entre nos volets entrouverts pour laisser se diffuser la fraîcheur de la nuit. Le contact de sa main qui me caresse la poitrine et joue avec mes poils empêche la solide érection qui m'habite, comme tous les matins, de retomber sous l'effet d'aussi sombres pensées. Sa jambe libre enlace mes cuisses pour mieux m'attirer tout contre elle.
— À rien…
Mais après plus de quarante ans de vie commune, elle ressent évidemment les sentiments contradictoires qui me parcourent à cet instant.
— Ce n'est pas possible de penser à rien, réplique-t-elle, espiègle.
Combien de fois ai-je entendu cette répartie ? Car, à cette question récurrente, j'ai toujours répondu la même chose. C'est devenu un jeu entre nous. Je n'ai jamais réussi à réellement m'ouvrir à elle de mes angoisses, de mes craintes malgré l'amour et la complicité qui nous unissent.
Sa main déserte mes pectoraux et entame une lente descente le long de mon abdomen. Ses doigts s'attardent quelques instants au passage de mon nombril avant de rentrer délicatement en contact avec mon sexe, qui se dresse dans un réflexe. Le sourire satisfait qui étire ses lèvres me chatouille la gorge. En signe de reconnaissance et d'encouragement à poursuivre, je caresse délicatement ses cheveux coupés courts, qui sont restés d'un noir profond malgré la présence de rares filaments blancs. Je la sens frissonner de tout son corps en frottant son bas ventre contre ma cuisse.
Sa paume masse maintenant mon pénis bien raide sur toute sa longueur en le plaquant sur mon abdomen. À chaque passage en partie basse, ses ongles agacent délicieusement mon scrotum rasé de près et ses doigts jouent avec mes testicules, qui jouissent d'une grande liberté sous l'effet de la chaleur… et de l'âge. Je frissonne à mon tour de plaisir en me laissant aller à un massage que des années de pratique et une parfaite connaissance de mes réactions ont rendu expert. J'essaie de chasser les pensées parasites qui occupent mon esprit pour me concentrer sur le présent, sur mes sensations.
Après quelques minutes de ce traitement, je sens son corps glisser contre le mien. Sa tête échappe à ma caresse et entreprend une lente descente. Arrivée au niveau de ma poitrine, mon épouse se redresse sur son coude. Sa bouche s'attarde alternativement sur mes tétons. D'abord en les léchant sensuellement, puis en les aspirant de plus en plus vigoureusement pour les faire saillir et pouvoir les mordiller avec ses incisives. Elle sait jusqu'où ne pas aller trop loin pour que j'en tire un plaisir rehaussé par un soupçon de douleur. À chaque attaque de ses dents, mon membre, qu'elle branle désormais d'un très lent mouvement de poignet, palpite dans sa main. Elle s'en amuse en répondant à chaque soubresaut par une discrète compression.
Quand elle finit par se lasser de ce petit jeu, elle s'allonge à nouveau contre moi mais un peu plus bas, de manière à pouvoir poser sa tête sur mon ventre. Ses lèvres entrent en contact avec le sommet de mon gland décalotté et y déposent un baiser léger. Puis elles s'entrouvrent pour laisser le passage à sa langue, qui vient titiller mon méat, d'abord par petites touches légères avant que la pression ne se fasse continue et insistante. Elle tente de le pénétrer le plus profondément possible en décrivant des petits cercles rapides. C'est une sensation d'autant plus étrange qu'elle est inhabituelle car ma moitié ne s'est jamais montrée aussi insistante dans cette pratique.
Cette délicieuse stimulation et la pression de sa tête sur ma vessie me font subitement prendre conscience qu'une énorme envie d'uriner, impossible à assouvir tant que je n'aurai pas débandé, me tenaille. J'essaie de l'oublier en me laissant aller paresseusement.
Sa main gauche n'a jamais cessé de s'activer. Elle malaxe maintenant mes bourses de la paume tout en massant fermement mon périnée avec deux doigts. J'ai l'impression que ma prostate et mon méat sont reliés par un léger courant électrique qui traverse mon pénis en provoquant de discrets picotements sur son passage. Mon souffle s'accélère. Cela fait dix bonnes minutes que mon épouse a commencé son entreprise et je sens la pression monter.
Me connaissant sur le bout des doigts, sachant décoder la moindre de mes réactions et visiblement peu pressée d'en finir, elle retire sa main et se contente de prendre mon gland en bouche sans le stimuler. Après un long moment d'immobilité, la frustration me gagne. J'ai maintenant besoin de me soulager… et de pisser ! Je lui signifie mon impatience par de petits coups de reins et une pression ferme de la main sur le sommet de son crâne. Docile, elle écarte les mâchoires et m'engloutit aussi loin que possible dans cette position peu propice à une pénétration profonde.
Arrivé en butée au fond de son palais, impatient d'en finir, j'entreprends de rapides et courts va-et-vient. La bouche, qui ne peut malheureusement recevoir qu'une petite moitié de mon membre, se fait la plus accueillante possible : tout en me pompant énergiquement, sa langue s'active autour de mon gland.
Alors que je suis sur le point de jouir enfin, mon épouse me libère subitement en m'arrachant un grognement de surprise et de frustration. Elle se dégage vivement, m'enjambe et vient se placer à quatre pattes au-dessus de moi, fesses au niveau de mon visage. Elle m'interpelle d'une toute petite voix timide :
— Lèche-moi le cul !
Je suis extrêmement surpris. D'une part parce qu'elle n'est pas coutumière d'une telle vulgarité et, d'autre part, parce qu'elle ne sollicite jamais cette pratique. Il m'a fallu beaucoup de temps et de patience pour que, de guerre lasse, elle finisse par m'y autoriser quelques années après le début de notre relation. Ayant découvert le plaisir particulier qu'elle peut en retirer, à sa grande honte, elle me laisse faire de mauvaise grâce quand j'en prends l'initiative, généralement en prélude à une sodomie.
Mon dépit s'évanouit bien vite au spectacle qui s'offre à moi et dont je ne suis toujours pas lassé. Il faut dire que ce cul m'a fait fantasmer dès notre première rencontre, au tout début de nos études. Mon épouse ayant réussi à conserver son poids de jeune fille malgré deux grossesses et la ménopause, il n'a pratiquement pas changé grâce à une activité sportive adaptée à son âge mais toujours très régulière. Et cette position, à quatre pattes, jambes bien écartées et cambrée au maximum, le met particulièrement en valeur.
Je ne me fais pas prier. Une fois agenouillé derrière elle, c'est à mon tour de rentrer en action. Je commence par lécher longuement son anus bien serré du plat de la langue en salivant abondamment et en accentuant progressivement la pression. Quand je le sens se détendre, la pointe de mon appendice prend le relais et le pénètre de plus en plus profondément, en alternant courts mouvements de va-et-vient et circulaires.
Deux doigts se faufilent entre mon menton et son pubis. Après s'être plongés dans le vagin pour se lubrifier généreusement, ils s'activent sur son clitoris. Mon épouse aurait-elle décidé de jouir de cette manière ? Après quelques courtes minutes, je sens en effet les prémices d'un orgasme monter en elle : respiration qui s'accélère, gémissements de plus en plus expressifs, mouille qui dégouline sur mon menton… Mais alors qu'elle semblait avoir atteint le point de non-retour, une voix méconnaissable m'interpelle :
— Encule-moi, vite !
S'il m'a aussi fallu beaucoup de patience et d'insistance pour la convaincre de m'autoriser à la déflorer par cette voie, la sodomie fait partie de nos pratiques régulières depuis près de quatre décennies. Avec le temps - et une pratique très assidue - elle a appris à y prendre énormément de plaisir. Depuis quelques années, elle a même tendance à privilégier souvent cette voie par rapport à la plus naturelle. Elle dit désormais mieux me sentir et connaître des orgasmes différents, encore plus intenses que par le vagin.
Mais même s'il y a longtemps que la gêne et les tabous ont déserté notre couple, si nous avons expérimenté au moins une fois avec plus ou moins de bonheur presque tout ce qu'un homme et une femme peuvent faire ensemble, la vulgarité n'a jamais été présente entre nous ; elle ne m'avait jusqu'à aujourd'hui jamais demandé aussi crûment de la prendre de cette manière. Comme quoi, après plus de quarante ans de vie commune, on peut encore surprendre son conjoint.
Ma langue déserte son anus bien assoupli et généreusement enduit de salive et ma bite la remplace très rapidement. Je la pénètre d'une seule poussée. Un feulement rauque de satisfaction s'échappe de sa gorge et accompagne ma rapide progression. Agrippé à ses hanches, j'entreprends immédiatement un va-et-vient ample et puissant. Un cri accompagne chacune de mes impulsions, quand mes hanches butent violemment contre ses fesses. Il ne lui faut que quelques secondes pour qu'elle parte dans un long orgasme sous l'effet conjugué de ses doigts et de mon membre. Entre deux gémissements, elle m'encourage d'une voix suppliante.
— Plus fort !
Je me laisse totalement aller. Chacun de mes coups de reins est ponctué d'un commentaire salace.
— Oui… Oui… Putain que c'est bon… Continue…
Je ne me souviens pas l'avoir déjà entendu extérioriser son plaisir avec aussi peu de retenue. Pris dans une sorte de tourmente, fasciné par le spectacle qui m'est offert, je me rends à peine compte que j'ai éjaculé bien trop prématurément.
Contrairement à elle, hélas, l'intensité de mes orgasmes faiblit avec l'âge qui avance. Les éjaculations sont moins abondantes et moins puissantes qu'il y a quelques années. Elles procurent un plaisir plus bref et plus fade qu'auparavant. Mais il y a une autre caractéristique avec laquelle je dois composer : une détumescence bien plus rapide, qui commence très vite après la dernière expulsion de sperme.
Habituellement, afin de ne pas frustrer mon épouse, dont l'orgasme se prolonge d'autant plus longuement qu'elle continue à être bien remplie par mon membre au sommet de sa vigueur, je dois veiller à ne pas me précipiter et à attendre qu'elle soit allée au bout de son plaisir avant de me lâcher. Contrairement à nos jeunes années, l'orgasme simultané n'est plus la panacée. Pour elle en tout cas…
Il y a cependant au moins un avantage à prendre de l'âge pour un homme : on gagne en contrôle et en endurance. Mais aujourd'hui, dans ces circonstances originales, je me suis laissé prendre par surprise, comme un jeune impatient qui ne sait pas encore se maîtriser. Alors qu'elle n'est pas allée au bout de son plaisir, me sentant me ramollir trop vite, mon épouse se laisse lentement glisser sur le ventre sans abandonner son clitoris, avec un discret grognement de frustration. Je l'accompagne, en débandant inexorablement dans son cul.
Après quelques secondes, allongé sur son dos, sous l'effet de mon poids, la pression de ses fesses sur ma vessie ravive une envie pressante. De manière totalement irrépressible, je me sens uriner dans son rectum. Même si j'avais découvert avec curiosité cette pratique sous la plume d'Henry Miller, je ne la croyais pas possible. Et puis elle ne m'a jamais réellement fait fantasmer. Incapable de me retenir, mort de honte, tétanisé, je reste sans réaction en continuant à remplir les intestins de mon épouse.
Dans un premier temps, elle ne remarque rien, pendant qu'elle tente de prolonger son orgasme en continuant à se branler.
— Mais… Qu'est-ce que… Non !!! Tu n'es quand même pas en train de…
Alors qu'elle tente de me désarçonner et de m'éjecter, je résiste. Je veux maintenant finir ce que j'ai commencé à faire sans le vouloir. Curiosité ? Perversité ? Peu m'importe à cet instant. Je sens l'anus de mon épouse tenter de se refermer autour de mon pénis redevenu flaccide pour interrompre le flot, car elle a maintenant compris : je suis en train de pisser dans son cul.
Hélas pour elle, toujours distendu, il n'a pas encore retrouvé suffisamment de tonicité pour arriver à ses fins. Est-ce que je prends un fantasme pour la réalité ? Il me semble que ses doigts s'agitent de plus belle et que son souffle s'accélère à nouveau. La diffusion d'un liquide chaud dans ses entrailles n'est peut-être pas désagréable. Encouragé par cette perspective réelle ou supposée, désinhibé à tort ou à raison, je poursuis jusqu'à la dernière goutte que je suis capable d'expulser dans ces circonstances. Puis je reste immobile, inquiet de voir la réaction de mon épouse.
Alors qu'elle n'a probablement pas constaté que j'avais fini, ses doigts continuent à s'agiter jusqu'à atteindre un deuxième orgasme, bref et peu intense, qu'elle subit en grimaçant et en poussant un gémissement plaintif, comme s'il lui procurait une forme d'inconfort. Cette situation totalement surréaliste provoque un effet inattendu : je me sens à nouveau grossir dans son cul.
Une fois les derniers soubresauts de son plaisir évacués, sans plus attendre, elle tente à nouveau de se dégager. Ce coup-ci je la laisse faire. Elle se précipite dans les toilettes heureusement attenantes à notre chambre d'une démarche un peu ridicule, une main plaquée entre ses fesses contractées, mais sans pouvoir retenir un filet de liquide qui dégouline le long de ses jambes.
Curieusement, je trouve cette scène pourtant peu érotique terriblement excitante. De manière tout aussi incompréhensible, les bruits en provenance des toilettes de mon épouse qui évacue toutes mes sécrétions renforcent un regain de vigueur devenu inhabituel depuis déjà plusieurs années dans un aussi court laps de temps : je bande à nouveau franchement !
Quand elle revient dans la chambre après un crochet par la salle de bains pour faire un brin de toilette, elle n'est pas aussi furieuse que je le craignais. C'est d'une voix calme, qu'elle me demande, intriguée, en regardant ma main s'activer sur ma bite :
— Mais qu'est ce qui t'a pris ?
— Je… Je ne me suis pas senti éjaculer et je n'ai pas joui. Par la suite, j'avais tellement envie de pisser que je n'ai tout simplement pas pu me retenir. Et puis…
— Je… Je ne me suis pas senti éjaculer et je n'ai pas joui. Par la suite, j'avais tellement envie de pisser que je n'ai tout simplement pas pu me retenir. Et puis…
Mon regard se dirige à son tour vers ma main qui s'affaire sur mon membre qui a retrouvé sa superbe.
— Ça m'a excité…
Je guette sa réactions. Après une courte hésitation, elle confie :
— Cette tiédeur qui a envahi mon ventre, ce n'était pas désagréable. Et comme j'étais un peu restée sur ma faim, j'ai enchaîné…
L'avantage d'une longue complicité sexuelle, c'est qu'on peut se parler franchement de nos initiatives et de nos expériences ; les concertées comme les improvisées ; les réussies comme les ratées. Sans rancœur, sans reproche, sans jugement.
— Il m'a semblé aussi…
Elle vient s'asseoir sur le lit à côté de moi et pose délicatement une main sur la mienne qui s'agite de plus belle sur ma queue.
— Tu as besoin d'aide ?
— Je crois bien que oui. J'aurai du mal à y arriver tout seul.
— Je crois bien que oui. J'aurai du mal à y arriver tout seul.
Un sourire bienveillant me répond. Mon épouse vient alors se positionner à genoux au-dessus de moi, en position de soixante-neuf et, sans l'ombre d'une hésitation, engloutit ma bite pourtant de dimensions honorables sur toute sa longueur.
Des années d'un entraînement parfois éprouvant entrepris dès le début de notre relation sous mon impulsion alliées à une pratique au minimum bihebdomadaire ont transformé une femme pourtant peu portée sur la chose dans sa jeunesse en une suceuse remarquable, qui maîtrise toutes les techniques de la fellation, notamment celle de la gorge profonde qu'elle met en œuvre à cet instant. Et qui aime ça...
Sans aucun mouvement de la tête, elle parvient à masser à la fois mon gland avec les muscles de son larynx et ma tige avec sa langue. Cette technique incomparable m'a toujours fasciné.
J'aperçois de mes yeux entrouverts deux doigts pénétrer profondément dans sa chatte à la pilosité soigneusement entretenue. À peine les ai-je perdus de vue que je les sens contre mon anus. Sous l'impulsion d'une poussée ferme et assurée, bien lubrifiés, ils partent à la recherche d'une prostate qu'ils trouvent sans difficulté. Je souris intérieurement en me remémorant les efforts de persuasion que j'ai dû déployer pour la convaincre d'intégrer cette pratique à nos ébats quand, dans la quarantaine, le plaisir procuré par une simple éjaculation a commencé à s'affadir…
Pour compléter ce délicieux cocktail de sensation, sa main libre vient me chatouiller le scrotum en faisant délicatement rouler mes testicules entre ses doigts. Quel pied ! Sous cette triple stimulation, je sens un orgasme puissant monter progressivement de l'intérieur. Ce n'est pas le long écoulement de sperme dans sa gorge qui me procure un plaisir intense en se prolongeant plusieurs dizaines de secondes, mais bien cette sensation unique déclenchée par des doigts qui massent sans ménagement ma glande la plus intime. Je jouis sans retenue en criant, agité de spasmes incontrôlables.
Elle ne libère mon cul, mes couilles et ma bite pour reprendre la position lovée tout contre moi de notre réveil que quand je m'apaise.
— À quoi tu penses ?
Je souris. Puis, après un temps d'hésitation :
— Je pense à la première que nous venons de vivre, à la manière dont tu as joui par deux fois.
Son visage s'enfouit un peu plus dans mon cou comme pour dissimuler sa gêne.
— Je pense à toutes les premières fois que nous avons connues, avec plus ou moins de succès, en plus de quarante ans. Des premières qui ont constamment nourri notre amour.
Son bras et sa jambe m'attirent un peu plus contre elle.
— Et je pense que nous avons encore de belles années devant nous.
Évacuées les sombres pensées qui m'assaillaient il y a moins d'une heure ! C'est désormais le film de nos premières fois qui défile devant mes yeux clos.
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