Tendresse à la maison des douaniers
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Tendresse à la maison des douaniers — Chapitre 1

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lipousic
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Tendresse à la maison des douaniers

Chapitre 1

Tendresses à la maison de douanier
Bien des gens aiment se promener sur le rivage admirant le paysage changeant au fur et à mesure de leur progression.
Certainement nombres d'entre eux connaissent en Bretagne le GR 34 encore appelé le sentier des douaniers, qui part du mont Saint-Michel et suivant la côte sur plus de deux mille kilomètres se termine à Saint-Nazaire.
Ma compagne Ondine belle femme aux cheveux châtains, bouclés mi-long, le profil de son corps aux courbes suggestives m'ont séduit au premier regard. Ses yeux, marrons très clairs, presque dorés illuminent un visage toujours souriant.
Je l'ai rencontré justement sur ce chemin ou je randonnais en solitaire comme chaque fois que j'avais trois ou quatre jours de répit dans mon travail.
Les cheveux bouclés, grand et mince, j'ai la peau bronzée des sud-américains. Je m'appelle Jaïro, de parents brésiliens, j'ai roulé ma bosse dans plusieurs pays, derrière mes parents suivant les affectations de mon père diplomate. Arrivé en France à seize ans, j'ai été scolarisé dans un lycée à Rennes, puis le bac en poche j'ai poursuivi mes études en fac de médecine toujours à Rennes ou je suis resté quand mon père a reçu une autre affectation. Je loge dans un petit studio confortable. Par le métro, je me rends en quelques minutes à l'hôpital ou je suis maintenant interne.
Depuis trois jours je marche sur le GR, ce matin j'ai quitté le gîte ou j'ai passé la nuit. Je longe les hautes des falaises à l'ouest de Saint-Brieuc sur le sentier bordé de bruyère, d'ajoncs et de genêts fleuris la vue porte loin en mer. Sur ma droite les balises marquent l'entrée du port du Légué. Le temps est couvert, c'est bien mieux pour la marche que de souffrir de la chaleur. Au détour d'un rocher ou le passage est plus étroit, j'entends un appel. Plus bas dans la pente je vois une personne qui me fait des signes. Ma faufilant tant bien que mal entre les végétaux je descends vers elle. C'est une jeune femme qui semble souffrir.
— Oh je suis bien contente de vous voir, ça fait un bout de temps que je suis tombée et je n'arrive pas à me relever, j'ai horriblement mal la jambe.
— Bonjour je m'appelle Jaïro, je vais voir votre jambe, je suis interne en médecine.
— En passant le rocher là-haut j'ai perdu l'équilibre. Ce matin, avec la rosée de la nuit, ça glissait et j'ai roulé cul pas dessus tête, avec la pente j'ai cru que ça n'allait pas s'arrêter. Mon pied a cogné contre quelque chose. Depuis je suis là à attendre que quelqu'un passe.
Je me baisse et effectivement de suite je vois son pied de travers et la cheville enflée au mieux une entorse ou pire il a aussi cassure. Coté extérieur du pied une vilaine déchirure saigne.
— Eh bien vous ne vous êtes pas loupée. Il y a sûrement foulure. Vous croyez pouvoir remonter la pente avec mon aide ?
— Je ne sais pas, j'ai essayé de me relever mais sur un seul pied impossible avec la broussaille, de bouger d'ici.
— Bon il vaut mieux appeler les secours je fais le 18 et je vais attendre avec vous.
J'ai tant bien que mal, avec mon peu de moyen, tenté de soulager sa douleur. En attendant nous avons fait connaissance, ainsi j'ai appris qu'elle s'appelle Ondine et qu'elle travaille comme chef de ligne dans un atelier industriel. Les pompiers sont arrivés. Ils ont déployé le grand jeu pour la sortir de ce mauvais pas avec nacelle et tyrolienne. Je l'ai accompagné jusqu'à l'hôpital. Une heure plus tard le médecin des urgences est venu me dire qu'elle avait une entorse avec rupture de la malléole externe.
Encore une heure d'attente et la voilà qui arrive dans un fauteuil, le pied plâtré ;
— Alors Ondine comment ça va ?
— C'est une gamelle qui me bloque pour un mois avec ce pied immobilisé.
— Vous vous en remettrez, c'est un mauvais moment à passer.
— Oui, Il va falloir que je rentre chez moi, et faire mes courses, je n'ai pratiquement rien dans mon frigo, il faut aussi que j'aille dans une pharmacie prendre une paire de cannes anglaise.
— Aucun problème, je vous accompagne j'ai tout mon temps. En premier lieu j'appelle un taxi.
— Non, j'ai un bon de transport, une ambulance vient me chercher. Par contre, si ça ne vous dérange pas, j'aimerais bien que vous me fassiez les courses à la pharmacie et au supermarché.
C'est ainsi que j'ai assisté Ondine dans ses déplacements pendant un mois.
J'ai appris qu'elle est orpheline de père et mère à la suite d'un accident de la route et que son frère est militaire en mission à l'étranger. Elle vit seule loin de tout parent proche. La première semaine après sa chute, je venais prendre de ses nouvelles tous les jours après mon service. La semaine suivante, affecté aux urgences, je n'ai pas pu venir lui rendre visite. Seul le téléphone nous a permis de rester en contact.
— Bonjour Ondine me voici de retour. Ta semaine a été longue je pense.
— Oui Jaïro, je me suis ennuyée ferme et je suis en panne de provision.
Elle était debout appuyée sur ses cannes, face à la porte d'entrée. Quand je suis allé vers elle, elle m'a fait un tendre bisou juste au coin de mes lèvres.
— Je suis content de te voir, ça a l'air d'aller mieux.
Ce disant, je pose mes mains sur ses avant-bras nus. Ce contact me donne une sensation de bien être, je la regarde dans les yeux, un sourire illumine son visage.
— Ondine, j'avais hâte de te revoir, durant les deux semaines à venir je serai à ta disposition dans mes temps de repos. Je vais aller te faire tes courses.
— Quelle chance j'ai, sinon je suis obligée de commander et de me faire livrer. Tiens voici une liste et de l'argent. Tu es vraiment gentil de te dévouer pour moi.
— Tu sais, c'est toujours mieux que de m'ennuyer tout seul dans mon clapier. C'est comme ça que j'appelle mon logement dans la barre d'immeuble et puis je suis content de te voir.
De retour de courses Ondine me dicte ou placer les ingrédients et me propose un café.
— Jaïro pourquoi tu te rends disponible pour moi ?
— Ondine tu as oublié que tes cannes te bloquent ici pratiquement.
— Mais enfin, si tu n'étais pas là j'aurais été obligée de me débrouiller toute seule.
— On s'est rencontré de manière singulière, et j'aime bien te dorloter, il faut croire que ta bonne tête me fait revenir vers toi.
— C'est bien ce que je pensais, approche un peu, il y a le col de ta veste qui est plié.
Elle est assise, je me penche vers elle, elle tend le bras vers mon cou et me prenant par la nuque, elle m'embrasse sur les lèvres.
— Jaïro, je crois que tu en avais envie, en tout cas moi oui.
Je pose mon front sur le sien et avoue.
— Oui, Ondine, je l'espérais, mais je ne voulais pas faire le premier pas de peur de te déplaire.
— Je me suis doutée, quand je t'ai vu poser ton regard sur moi, sache que, dès que tu es descendu me secourir, j'ai eu une attirance pour toi. Je ne saurais pas l'expliquer, mais c'est ainsi.
— Moi c'est ta détresse qui m'a touchée. Même maintenant je suis triste de te voir avec tes cannes.
— Oh, ce n'est que pour un temps et j'ai hâte d'en être débarrassée.
Là-dessus, elle me tend les lèvres et c'est avec un plaisir évident que je lui rends son baiser, cette fois ses lèvres s'entrouvrent et nos langues se lient, en baiser profond.
— Dis donc, si j'ai bien compris tu habites en périphérie, viens ici le temps que je me remette, tu dormiras dans le clic-clac. En moins de cinq minutes à pied tu seras à l'hôpital.
C'est avec plaisir que j'ai fait un petit paquetage et que je me suis installé provisoirement chez elle. Je prenais un plaisir évident à lui faire son ménage, sa cuisine et même sa lessive. C'est aussi comme ça que j'ai découverts ses petits dessous affriolants.
Enfin, je l'ai accompagnée à la radio de contrôle et on lui a enlevé son plâtre.
Une semaine plus tard, nous avons débuté de petites randonnées, nous avons repris le sentier en petites étapes, histoire de se remettre en jambes. Et puis sont venus les week-ends de marche, on partait le vendredi soir avec le sac à dos rempli de matériel de bivouac. Le soir on montait chacun notre petite tente pour la nuit.
Ondine devant le réchaud me raconte sa vie en usine, ses déboires parfois, ses réussites aussi bien sûr. Moi je lui disais ma vie à l'hôpital et comment je suis arrivé à Rennes, ou je suis resté quand mon père a été muté ailleurs. Depuis trois ans je vis en solitaire dans cette ville ou malgré tout je me sens bien.
Un soir de juin, des nuages noirs venant de l'ouest ont grignoté le ciel bleu, les rafales de vents commençaient à nous bousculer sur le sentier. Ce matin pourtant il faisait un temps superbe. Au loin un éclair puis un roulement de tonnerre nous annonce la suite des évènements. Une dernière trouée dans les nuages laisse passer un rayon de soleil, les nuages roulent leurs nuées sombres, bas sur l'horizon. Un deuxième éclair plus proche et nous comprenons que d'ici peu nous devrons trouver un refuge. Nous accélérons le pas sur le sentier. Plus loin, à bonne distance une petite construction en pierre devient notre objectif. Une maison de douaniers, ce type de construction servait il y a bien longtemps à surveiller la côte. Les premières gouttes nous tombent dessus quand on franchit le seuil de la bâtisse, l'intérieur est spartiate, deux petites lucarnes coté mer encadrent une massive cheminée en pierre. La baie d'entrée n'a plus sa porte et est ouverte à tous les vents.
Pour être plus à l'abri nous montons une tente, il n'y a pas de place pour en monter une deuxième et sur notre petit réchaud préparons un souper frugal. L'orage tonne, les roulements se répercutent le long des falaises, l'air s'est brusquement rafraîchi quand la pluie s'est mise à crépiter contre les murs de notre abri. Aussitôt le repas avalé on se glisse tous deux dans la tente. J'ai juste enlevé mon pantalon et mon vêtement de pluie, gardant mon pull-over.
— Je suis glacée me dit Ondine et le souper ne m'a pas réchauffé.
— On va réunir les duvets pour en faire un à deux place et tu te mettras contre moi, on se réchauffera mutuellement.
Dans l'étroitesse de la tente les duvets sont réunis et on se glisse à l'intérieur. Au contact direct du corps d'Ondine évidemment j'ai une réaction naturelle je dirais, que je cherche a lui cacher en lui tournant le dos. Ondine se colle à mon dos et on se souhaite une bonne nuit.
Cherchant un meilleur contact pour se réchauffer, mon amie, passe un bras sur ma hanche et me tire tout contre elle, Patatras, sans le vouloir elle l'a touchée, elle retire vivement son bras et s'exclame.
— Jaïro, mais tu bandes ?
— J'espérais que ça passe inaperçu, c'est pour ça que je t'ai tourné le dos. Je ne voulais pas te déranger avec mes états d'âme.
— Parce que tu appelles ça des états d'âme, il me semble c'est que beaucoup plus concret. J'appellerais ça une vigoureuse envie, ne me dis pas le contraire.
Tout en le disant elle a saisi à pleine main l'organe au travers du tissu de mon boxer.
— Je ne vois que moi pour provoquer cette réaction, j'ai enfin l'expression de ton désir pour moi. Depuis un bon bout de temps j'espérais que te déclare, mais rien ne venait.
— Ondine, maintenant tu sais mon ressenti, tu as en main l'expression physique de l'amour que je te porte, j'attendais seulement de te l'avouer sans t'offusquer, j'avais trop peur que tu le prennes mal.
— Oh non, je le prends pour un hommage, une réalité que j'espérais de tout cœur.
Je me retourne face à elle, les éclairs de l'orage, illuminent par flash notre abri, notre désir retenu longtemps, s'exprime enfin. Son visage dans les mains je l'embrasse sans retenue nos langues joue une valse des amoureux. Ondine remet les mains entre nous. L'une passe sur ma taille, l'autre plonge dans mon boxer saisir et malaxer ma verge.
— Jaïro, je crois que de l'activité physique est le meilleur moyen de nous réchauffer, s'il te plaît fais-moi l'amour. De toute manière dormir sera impossible avec tout le ramdam qu'il a dehors.
— Tu es sûre que c'est ce que tu veux ?
— Mais enfin tu en as envie, ce que j'ai dans la main le prouve, et si je te le demande c'est que j'en envie aussi. Pour tout te dire bien des soirs j'ai rêvé qu'on le faisait.
Ondine se tord dans le duvet pour enlever sa culotte et croise ses jambes aux miennes, en un mouvement de rotation je me mets au-dessus d'elle, descend mon boxer sur mes cuisses, et quand elle relève les genoux vers ses épaules, mon gland vient naturellement face à son petit trésor, il s'introduit entre ses lèvres déjà mouillées et finalement coulisse avec gourmandise sur toute sa longueur au fond du puits d'amour
— Mmmmmm, c'est bon me souffle-t-elle à l'oreille.
— Ma chérie, quel bonheur, enfin tu es mienne.
Je commence en petit coup de rein à m'activer. Maintenant que le congrès est commencé Il nous faut aller au bout. Les bras de part et d'autre de sa tête, je me penche sur elle, pour l'embrasser. Elle croise les jambes dans mon dos, ondulant des reins au rythme de mes mouvements. Le plaisir monte en flèche, à tel point que je me laisse surprendre dans un orgasme fulgurant, dans la foulée, en multiples jets, je me vide en elle sans retenue tout en soufflant dans son cou d'une voix rauque. Ondine a ressenti au fond de son vagin les pulsions de mon sexe, elle a compris. Décroisant ses jambes dans mon dos, elle me libère et je m'allonge sur le côté.
— Je suis navré, mon amour, l'excitation est venue trop vite, je n'ai pas eu le temps de réaliser que je jouissais déjà. J'espère que tu ne m'en veux pas.
— Aucun problème Jaïro, ce n'est qu'une première fois, il y en aura d'autres, car j'ai bien l'intention de te garder pour moi seule. Et dire qu'il nous a fallu tout ce temps pour se déclarer, s'il n'y avait pas eu cet orage combien de temps aurions nous encore attendu. Béni soit-il cet orage et bienheureux soit tu mon amour, j'ai reçu en moi ta semence, une promesse pour l'avenir.
— Pour l'avenir ? On n'a pas….Ne me dis pas que tu es sérieuse.
— Mais non, tu te méprends, aller je te le dis autrement alors dans le style blague. C'était les premiers jets, en attendant de nombreux autres.
— Ouf je suis rassuré parce que, une seule fois et pan dans le mille, je ne l'aurais pas voulu. Chaque chose en son temps.
— Je crois que l'on en discutera un jour, pour ma part, je me vois partager ma vie avec toi.
— Ondine, Ondine, je t'embrasse ! Tu viens d'exaucer un de mes rêves les plus chers. Moi aussi, je rêvais de ça, depuis un moment.
Au bas de mon ventre j'ai un bâton qui frotte le ventre de ma douce. La main de celle-ci la saisit et entreprend une masturbation.
— Ma chérie si tu le souhaites j'aimerais recommencer et être cette fois-ci plus performant et te donner le plaisir auquel tu as droit.
— Jaïro viens, j'ai envie !
Cette fois je l'attire sur moi, elle ondule des hanches et saisissant mon sexe, le présente à sa vulve avant de s'empaler dessus. Je la laisse s'activer, se démener, monter et descendre sur la longueur de ma tige. En peu de temps elle se met à souffler et des cris sortent du fond sa gorge, ils montent crescendo jusqu'aux aigus. Quand Ondine commence à trembler de tout son corps, à fermer les yeux et ouvrir la bouche à la recherche de son souffle, je sais que l'instant ultime est arrivé, je la tiens par les hanches fermement, mon sexe dressé ancré au fond d'elle, le corps tétanisé, je jouis, arrosant son col d'utérus, elle ressent mon plaisir, elle a dernier soubresaut et s'écroule sur moi inconsciente.
L'orage gronde toujours au-dehors. Son corps ceinturé de mes bras, j'attends que mon amour sorte de sa torpeur. Quelques instants encore et elle reprend ses esprits.
— J'ai senti les pulsions dans mon ventre et ton jus m'envahir toute entière. Tout mon corps s'est tétanisé autour de ton vit. Ma jouissance est montée d'un coup et… plus rien. C'est fabuleux ce plaisir et c'est toi mon amour qui me l'a procuré.
— Mon amour je peux te renvoyer le même compliment, je n'avais plus conscience de mon corps, j'étais mon sexe qui pulsait sa sève en toi mon amour. J'ai eu un bonheur que j'ai du mal à décrire, c'était tellement bon. C'est extraordinaire ce moment, cette union.
— Je suis fatiguée et maintenant j'ai plus chaud, même avec tout ce boucan dehors, je crois que je pourrais dormir.
— Je vais essayer aussi de dormir, c'est ce qu'on a de mieux à faire. Bonne nuit ma douce.
Après nous être tournés et retournés dans les duvets durant un temps, nous avons fini par nous endormir dans les bras l'un de l'autre.
Au matin, par la porte exposée est, un rayon de soleil vient frapper le fonds de notre abri illuminant toute la pièce. Je me réveille, il fait plein jour dehors. J'ouvre doucement mon côté de duvet et me lève, je coulisse la fermeture de la tente enfile un short et gagne l'extérieur. L'orage d'hier soir a nettoyé le ciel et ses nuages lourds. Ce matin c'est grand ciel bleu, l'air est limpide, la visibilité porte très loin. Entre les amas de rochers, vers le sud, je distingue la campagne ou déjà mûrissent quelques parcelles de moissons. Coté mer l'horizon au loin se confond avec le ciel, plusieurs bateaux naviguent, ici un voilier couché sous l'alizé, là un caboteur trace son erre vers un autre port, un pêcheur tire une lourde drague, le temps de pêche est limité, d'autre encore pointillent la mer ici et là.
Je m'assois sur une pierre, tourné vers le large, cet environnement pourtant magnifique me laisse morose, quand me revient en mémoire notre nuit sous la tourmente de l'orage et nos ébats dans la tente, mon cœur bondit d'un coup, les battements palpitent sur mes tempes, Une joie profonde envahi tout mon être un bonheur a l'état pur.
Je suis amoureux, j'ai croisé la route de la femme de ma vie. Une petite ombre vient perturber ma pensée et si elle ne m'aime pas vraiment ?
La réponse m'arrive presque aussitôt. Sortant de la tente Ondine arrive vers moi, s'installe sur mes genoux et me prenant à bras-le-corps m'embrase goulûment. Puis me souffle à l'oreille
— Jaïro mon homme, mon amour.
Cet aveu fait bondir mon cœur une fois encore. Je sens les boums boums dans ma poitrine.
Ce bonheur est encore plus fort que tout le plaisir qu'elle m'a donné cette nuit.
Il est total.
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Ced67220
23 juillet 2023 à 22:48
Waou quel très très beau récit hummm j'ai adoré merci beaucoup pour se super partage
Soyez respectueux
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