Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un air vintage si léger — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un air vintage si léger
Chapitre 1
Paris, le 10 janvier 2021, je retrouve un client dans un restaurant près de la Gare Montparnasse. Mon client a très peu de temps avant le départ de son train. Nous rejoignons le restaurant La Mer en face de la sortie de la gare. Le restaurant est plein à cette heure. Je redoute une dernière table disponible mal placée. On se croirait dans un bouchon lyonnais. Le serveur nous en désigne une coincée entre des tables de chaque côté. Prévoyant son départ, mon client me laisse le soin de me faufiler vers la banquette, le serveur ayant pris soin de dégager notre table. Quand il me pousse notre table vers moi, j'ai l'impression d'être calé comme dans un cercueil. Je ne peux plus bouger.
A ma gauche, deux contrôleurs de la SNCF discutent avec un air assez épuisé. La bouteille de Bordeaux vide doit en porter une responsabilité écrasante. A ma droite, un couple se parle sans se cacher des mots qu'ils prononcent. La femme est assise sur la banquette. Elle a retiré son manteau lorsque j'ai posé mes fesses sur cette banquette, qui a pu lui soulever un peu ses fesses. La banquette me fait penser à un banc de théâtre trop usé. Mon client reprend la discussion en continuant à parler tout seul. J'en profite pour essayer de regarder ma voisine. Les cheveux bruns sont attachés et serrés dans une queue-de-cheval. Le chemisier un peu ouvert permet d'imaginer une poitrine garnie de seins imposants. En m'asseyant, j'aperçois en fait une robe chemisier marron, dont le ton de la couleur est plutôt agréable à regarder.
Mon client passe vite sa commande. Je l'imite en prenant le même plat en priant ainsi d'avance le cuisinier de faire au plus vite. Je mangerai peu et déjeunerai plus tard tranquillement. Comme mon client se répète déjà, j'en profite pour écouter la discussion de ma voisine. Il est question de la vente d'un bien immobilier à Angers. J'en conclus très vite que le déjeuner est assez professionnel. Quand le serveur nous apporte les plats, et au moment même où celui-ci se déambule pour me donner mon assiette en faisant un quasi numéro de cirque, je sens une pression sur ma jambe. Je pense aussitôt à un parapluie qui aurait perdu son équilibre précaire. Mais le parapluie bouge et fait vibrer ma jambe. Je comprends assez vite que ma voisine détend une de ses jambes en s'écartant un peu largement les cuisses sous la table. N'ayant pas de place pour mes jambes, je ne peux reculer devant son avancée. Le frottement se poursuit. Je sens maintenant sa chaussure au niveau de ma cheville.
Madame me fait du pied et suit un mouvement d'aller-retour qui m'évoque très rapidement un autre geste. L'effet est d'ailleurs le même. Mon trouble se raidit entre mes cuisses. Toute la scène est cachée. Madame doit s'amuser, car elle joue plusieurs rythmes à merveille. Je n'écoute plus du tout mon client. Sur le moment, je ne sais pas pourquoi elle donne sa carte de visite à son interlocuteur et lui demande d'enregistrer son numéro dans son portable. Elle le répète deux fois distinctement. Alors bien sûr, je l'enregistre dans ma tête. Mon client se lève et me salue. Ma voisine profite du dégagement pour se lever et dire à son voisin qu'elle fait une pause toilettes. Le serveur ne tarde pas à arriver avec son addition munie de son appareil de paiement. J'ai le temps de la regarder de dos, un bon mètre soixante-dix, des fesses massives rebondissantes perchées à 10 centimètres du sol par des escarpins mules. Le serveur voit la scène tant je l'ignore pendant quatre secondes sans raison.
Je me lève à mon tour et gagne les toilettes pour rejoindre Madame. Arrivé au sous-sol, la porte des toilettes femmes est ouverte. J'ai trop tardé à faire le curieux. J'ouvre la porte des toilettes homme et je découvre Madame s'affairant à remettre un bas. Elle porte un magnifique combiné gaine vintage. Sa robe chemisier est ouverte à partir de la taille.
— Voulez-vous bien m'aider je n'y arrive pas seule j'ai oublié mes lunettes...
— Avec plaisir...
— Alors je vous prie de fermer cette porte...
— Bien sûr...
— Avec plaisir...
— Alors je vous prie de fermer cette porte...
— Bien sûr...
Je remarque aussitôt que Madame a enlevé sa culotte qu'elle a roulée à son poignet improvisant une gourmette audacieuse. Je réussis à accrocher le bas à la jarretelle.
— Vous êtes doué mon ami... je vous remercie beaucoup. Ne bougez plus s'il vous plaît. Je me rhabille...
Je me prépare à patienter en cherchant à juguler mes émotions. Cette femme d'une soixantaine bien engagée ne manque pas de toupet. L'espace est vraiment réduit et improvisé pour faire connaissance. Mon regard ne se lasse pas de contempler le fessier de cette femme aux allures et aux courbes vintage. Madame reboutonne le milieu de sa robe chemisier et relève toute sa robe chemisier comme pour en faire une ceinture de sa taille. Je ne réalise pas sur le moment. La vue de ses fesses s'offre à moi. Je réagis énormément et mon caleçon fait le maximum pour m'enlever toute pénibilité. Mais il y a des limites. Elle se cabre un peu. Je ne vois toujours pas son visage. Et soudain, elle colle ses fesses contre mon pantalon et dessine des cercles sur mon entrejambe en prenant le soin d'appuyer et de relâcher la pression. Je finis par m'emparer de ses hanches. Elle joue son manège à la perfection. Je suis prisonnier et coincé entre elle et la porte.
Je finis par lâcher un râle provoquant l'arrêt de son mouvement giratoire.
— Vous avez mon numéro, n'est-ce pas ?
— Oui...
— Alors à bientôt mon Cher...
— Oui...
— Alors à bientôt mon Cher...
Lorsque je parviens à ouvrir la porte, je croise un homme qui attend l'air médusé. Elle referme la porte en s'enfermant seule. L'homme finit par entrer dans les toilettes femmes. Je reste trois minutes. J'entends que cette femme poursuit son aventure de façon solitaire. Je quitte l'établissement. Il pleut dehors. Je ne sens rien...
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Commentaires ()
Certaines rencontres sont audacieuses.