Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Et si c’était nous — Chapitre 2 · Hésitations
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Et si c’était nous
Chapitre 2 · Hésitations
Le lendemain matin se leva sur une belle journée ensoleillée, bien qu'un peu fraîche pour l'époque. Le petit-déjeuner était copieux, pain campagnard, croissants chauds, fruits, différentes confitures et chocolat à tartiner pour les gourmands ; jambon, œufs sur le plat et bacon pour ces messieurs. Nos hommes avaient vu les choses en grand ! Côté boissons, café bien sûr, thé pour ceux qui en désiraient et jus d'orange complétaient une table déjà largement garnie.
L'ambiance était excellente, une belle gaieté matinale. Nul ne revint sur notre expérience de la veille, le secret fut gardé, en tout cas ce jour-là. On parla de tout et de rien et surtout de nos prochaines vacances d'hiver, pour un séjour si possible ensemble à la montagne. L'idée était bien là ; il ne restait plus qu'à combiner les agendas et trouver un créneau commun, si possible en dehors des vacances scolaires.
En cet été, la nature était resplendissante, le ciel d'un bleu profond tandis qu'une belle lumière se frayait un chemin entre les arbres. Direction la forêt pour une dernière balade. J'étais vêtue d'un body blanc qui mettait ma poitrine bien en valeur, mes tétons durcis par la fraîcheur toute relative des bois transperçaient le tissu. Ces coquins de messieurs n'avaient pas manqué de me jeter des regards furtifs, mais bien réels. Je soupçonnais même une érection naissante chez mon chéri, mais difficile de vérifier quand on est tous ensemble.
Peu avant midi, nos amis prirent la route du départ. Nous nous félicitions du moment que nous avions passé ensemble, bien que trop court, on se fit la promesse de rependre contact rapidement pour organiser nos sports d'hiver.
La suite de la journée fut calme, mon chéri avait du travail à finir et s'enferma dans son bureau ; quant à moi, je me suis laissé aller à regarder des séries à la télé.
Vers vingt et une heures, après le dîner, mon chéri prit son courage à deux mains et après une inspiration :
— Il faut que je t'avoue que j'ai beaucoup aimé te voir te faire prendre par un autre homme. J'ai trouvé ce moment des plus excitants.
— Crois-moi cet instant n'était pas du tout prématuré ; il m'est tombé dessus, comme ça, sans crier gare. Je me suis demandé ce que je devais faire et je me suis surpris à me laisser aller. Je ne sais pas pourquoi, j'ai laissé faire... tu ne m'en veux vraiment pas ?
— Non, crois-moi ; tu entends ce que je viens de te dire : j'ai beaucoup aimé ! Je t'aime et il ne serait en être autrement. C'était juste un moment de douce folie que j'ai vraiment aimé ! Et maintenant comment on avance ? On fait une croix là-dessus, on met aux oubliettes ou on se lâche et on tente de renouveler l'expérience ?
— Ecoute, c'est là toute la question que je n'arrête pas de me poser depuis hier ; avec tous les risques que se lancer là-dedans comporte pour notre couple, mais aussi la « crainte » de ne pas profiter de ce que nos corps peuvent nous offrir, de passer à côté de quelque chose... Je ne sais pas, à cet instant je n'ai pas de réponse.
— Viens avec moi dans mon bureau, je vais te montrer quelque chose.
— Crois-moi cet instant n'était pas du tout prématuré ; il m'est tombé dessus, comme ça, sans crier gare. Je me suis demandé ce que je devais faire et je me suis surpris à me laisser aller. Je ne sais pas pourquoi, j'ai laissé faire... tu ne m'en veux vraiment pas ?
— Non, crois-moi ; tu entends ce que je viens de te dire : j'ai beaucoup aimé ! Je t'aime et il ne serait en être autrement. C'était juste un moment de douce folie que j'ai vraiment aimé ! Et maintenant comment on avance ? On fait une croix là-dessus, on met aux oubliettes ou on se lâche et on tente de renouveler l'expérience ?
— Ecoute, c'est là toute la question que je n'arrête pas de me poser depuis hier ; avec tous les risques que se lancer là-dedans comporte pour notre couple, mais aussi la « crainte » de ne pas profiter de ce que nos corps peuvent nous offrir, de passer à côté de quelque chose... Je ne sais pas, à cet instant je n'ai pas de réponse.
— Viens avec moi dans mon bureau, je vais te montrer quelque chose.
Toute l'après-midi, mon chéri l'avait passée non pas à bosser, mais à travailler sur le montage de nos ébats. Il s'était acheté sur le Net un petit logiciel, intuitif et facile à utiliser. Il alluma l'ordinateur et fit défiler le film qu'il avait préparé. La lumière n'était pas bonne, le son était ce qu'il était pour un portable, mais les images presque nettes et le son suffisant pour nous faire revivre ce moment interdit. Dans son montage, mon chéri avait alterné les gros plans (moi qui suce mon amant), les ralentis (mes seins qui ballottent en levrette – un de ses kiffs) ; il avait joué sur les couleurs et les contrastes pour en faire ressortir le meilleur. Le résultat était là : une première sextape loin d'être parfaite, mais prise sur le vif du moment, le tout au naturel !
— Qu'en penses-tu ?
— J'adore ! Ce gros plan de son sexe dans ma bouche, moi en train de te sucer pendant qu'il me prend, quand on devine qu'il te met ta bite dans ma bouche, ton sperme qui s'écoule de ma poitrine... C'était quand même un moment de dingues !
— Mon premier trio !
— Moi aussi !
— OK donc, what's next ? Qu'en dis-tu ?
— J'adore ! Ce gros plan de son sexe dans ma bouche, moi en train de te sucer pendant qu'il me prend, quand on devine qu'il te met ta bite dans ma bouche, ton sperme qui s'écoule de ma poitrine... C'était quand même un moment de dingues !
— Mon premier trio !
— Moi aussi !
— OK donc, what's next ? Qu'en dis-tu ?
Quelles sont les conséquences, avec qui, où, comment proposer la chose, avec un ami, un couple d’amis, un inconnu... tant de questions nous faisaient face. On avait tous les deux tellement aimé ce moment qu'on était d'accord pour dire que l'aventure se devait de continuer, mais tout en se promettant une confiance irréprochable, de se dire les choses, de choisir ensemble et de respecter le « non » de l'autre, et surtout de ne jamais tenter une expérience seul : on devait tout faire à deux. Le deal était là. Solide.
On s'était mis aussi assez vite d'accord pour conclure que l'inconnu rencontré au gré des sites de rencontre ne représentait pas une option : il fallait des gens qu'on connaisse, pas nécessairement des amis, mais des gens dans lesquels on avait quand même un minimum de confiance, et évidemment irréprochables sur le plan sanitaire. Les bases de notre plan fixées, restait à savoir : qui ?
— Une question me turlupine... qu'est-ce que tu as préféré : me voir me faire pendre, filmer, participer, me voir m'offrir à un autre ?
— Facile, j'ai tout aimé : te voir te faire prendre est un fantasme que je réalise, voir les grands coups de reins de ton amant, son corps aller dans ton corps c'était presque magique ; entendre tes râles de plaisir, ton orgasme, tellement excitant. Vous rejoindre, le voir te saillir, la façon dont tu m'as sucé comme jamais, et...
— Et ... je t'avoue que le contact de la main de cet homme sur mon sexe ne m'a pas laissé indifférent.
— Le contact de sa main sur ton sexe...
— Oui, mais rassure-toi, une relation sexuelle avec un homme n'est dans mon imaginaire ni dans mes fantasmes... mais voilà on s'est promis de se dire les choses alors je te l'avoue.
— OK !
— Facile, j'ai tout aimé : te voir te faire prendre est un fantasme que je réalise, voir les grands coups de reins de ton amant, son corps aller dans ton corps c'était presque magique ; entendre tes râles de plaisir, ton orgasme, tellement excitant. Vous rejoindre, le voir te saillir, la façon dont tu m'as sucé comme jamais, et...
— Et ... je t'avoue que le contact de la main de cet homme sur mon sexe ne m'a pas laissé indifférent.
— Le contact de sa main sur ton sexe...
— Oui, mais rassure-toi, une relation sexuelle avec un homme n'est dans mon imaginaire ni dans mes fantasmes... mais voilà on s'est promis de se dire les choses alors je te l'avoue.
— OK !
On s'est alors dit qu'on allait tous les deux réfléchir à la question du « Qui » et en reparler un peu plus tard. La nuit devait porter conseil.
Dans la nuit, alors qu'il me croyait endormie, mon chéri revisionna notre sextape sur son portable, et commença naturellement à se caresser ; dans un demi-sommeil, je passai la main sous son pyjama pour lui offrir une caresse subtile et délicate de ses testicules pendant qu'il continuait de se masturber ; le sentant proche de l'explosion je remontais alors vers son sexe, le saisis et commençai à le branler ; le contact de ma main douce et chaude, la pression que j'exerçais sur son membre raide de plaisir le fit venir très rapidement ; il jouit en six giclées, sa semence abondante dégoulinant de ma main. Trop fatiguée, je me retournais et sombrais dans un sommeil profond et réparateur, le sourire au coin des lèvres...
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