Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Orage et plaisirs — Chapitre 1 · Rencontre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Orage et plaisirs
Chapitre 1 · Rencontre
Comme chaque année à la même époque, début septembre, je décide de m'accorder trois semaines de vacances, trois semaines loin du monde, dans un petit coin de paradis, dans mon chalet de famille, au bord d'un lac, en pleine forêt, quelque part dans les Alpes. Originaire de la cité Phocéenne, j'ai rejoins la Bretagne, plus précisément le Morbihan, il y à maintenant quelques années, pour y reprendre une boîte avec mon amoureuse de l'époque. L'amourette a tourné court, mais nous avons réussi à rester en bons termes et à pérenniser notre ''bébé''. Bref, douze heures de route au programme pour rejoindre mon coin de paradis. Départ de bonne, non, de très bonne heure pour arriver en toute fin d'après-midi à mon chalet.
Au programme, farniente, rando et pêche, sans TV, sans Internet, sans tout ce qui nous paraît indispensable aujourd'hui ; juste en mode ''retour à la nature''. Un chalet perdu au milieu de nulle part, avec juste une cheminée et un vieux poêle à bois, pas de voisin immédiat, à dix kilomètres de la ville la plus proche. Bref, vous avez sans doute pigé le concept. L'histoire que je vous compte est un brin enjolivée (mes origines marseillaise, sans doute) mais dans l'ensemble, ou du moins dans mes souvenirs, on n'est pas trop loin de la réalité.
Mais tout d'abord, une rapide présentation de votre narrateur. Luc, trente-cinq ans, grand brun aux yeux vert, plutôt dans la normale question physique.
Comme précisé plus haut, mon chalet est loin de tout, mais à la particularité d'être tout proche d'un sentier de randonnée, un GR, que j'emprunte régulièrement, d'un niveau moyen, mais, si la météo tourne à l'orage comme ce jour-là, se révèle traître et particulièrement difficile.
Nous sommes en toute fin d'après-midi, et comme souvent en cette période de l'année, malgré une météo estivale et clémente, de gros cumulus commencent à passer les crêtes et à recouvrir le ciel, l'ambiance devient lourde, pesante. Je rentre juste d'une petite cession de pêche, avec une truite pour mon repas quand l'orage éclate enfin. Quelques coups de tonnerre et puis le déluge, des gouttes fortes, puissantes. Une chute de la température, un vent de tempête. Mère Nature a décidé ce soir de montrer sa puissance.
Habitué de ses caprices, je décide de faire un feu dans la cheminée, de me mettre à l'aise et de profiter du temps. Oui, entendre le tonnerre gronder, les gouttes éclater sur le toit, le vent s'engouffrer entre les arbres et s'écraser contre les murs, tout en se sachant à l'abri et profitant d'un bon feu de cheminée, allez savoir pourquoi, j'adore ça.
Un éclair, suivi aussitôt d'un coup de tonnerre, l'orage est là, juste au dessus du chalet lorsque quelques coups résonnent. Rien à voir avec l'orage, comme si on avait frappé à la porte, en plein orage ? Insensé et pourtant quelques secondes passent et les coups reprennent, suivis de ces quelques mots demandant s'il y a quelqu'un.
Je me lève donc et ouvre la porte et là, un choc. Une jeune femme, trempée comme une soupe, ses cheveux châtains collés dans le dos par la pluie, les vêtements détrempés, avec des yeux bruns, me fixant un peu comme le Chat Potté. Un joli mètre soixante pour une cinquantaine de kilos à tout casser ; loin de mon mètre quatre-vingt dix et de mes quatre-vingts kilos. Je ne sais toujours pas, quelques années après cet événement, lequel de nous deux fut le plus surpris. Toujours est-il que c'est-elle qui brisa la glace... avec son charmant accent québécois , elle s'excuse de me déranger et me demande si par hasard, je connais l'itinéraire pour rejoindre la chambre d'hôtes des Reymands.
Les Reymands, bien sûr que je connais, c'est des copains. À environ cinq kilomètres en voiture. Autant dire qu'a pied... Bref, je lui explique que oui je connais, mais qu'elle à quand même bien déviée de la direction, qu'il est hors de question qu'elle s'y risque vu la météo et que je lui offre de rester chez moi pour la fin de journée et la nuit, mettant à sa disposition une chambre d'amis, une douche chaude et un repas chaud, sans aucune contribution de sa part, et que je peux même téléphoner à Antoine pour le prévenir que j'ai récupérer son hôte et que je lui ramène demain sans faute.
Aussitôt, un sourire illumine son visage, et ce sourire, des années plus tard, continue de réchauffer mon cœur. J'ai jamais trop cru au coup de foudre, mais pourtant, ce soir-là, par ce temps d'orage, quelque chose s'est passé, un courant, une alchimie, un coup de foudre. Appelez ça comme vous voulez, mais seul ceux qui l'ont vécu peuvent comprendre.
Bref, je m'efface et l'invite à entrer puis je lui propose de rejoindre la salle de bain, de profiter d'une bonne douche chaude et de mettre à sa disposition quelques vêtements secs. Bon, vous l'avais compris, les vêtements, c'est les miens. Un tee-shirt et un sweat plus que large pour son gabarit et un de mes bermuda lui permette de faire sécher ses fringues détrempés par l'orage. On se retrouve une vingtaine de minute plus tard tous les deux dans le salon, au coin de la cheminée. Antoine, que j'ai eu au téléphone, s'est montré rassuré et me donne rendez-vous pour le lendemain matin pour lui ramener son ''hôte''.
Elle me demande alors où brancher le chargeur de son smartphone, je lui indique et elle s'excuse encore de me déranger, je la rassure en lui disant que même si les visites ici sont rares, elles sont toujours appréciées et que c'est l'esprit Alpin de ne jamais laisser quelqu'un en galère dehors. Ma réponse la fait réagir par ce charmant sourire qui illumine son visage, mi-coquin, mi-espiègle, difficile à décrire mais tellement foudroyant, surtout combiné à l'intensité de son regard sombre. Je lui propose de s'installer ici, dans le salon, éventuellement de piocher dans ma collection de bouquin pendant que je file en cuisine préparer le repas, elle refuse et décide de me suivre en cuisine, pour mieux faire connaissance.
Alors que je commence à vider et à nettoyer ma truite, elle me demande ce qu'elle peut faire pour aider et elle se retrouve à faire chauffer l'eau des pâtes et à préparer une petite salade de tomates pour l'entrée, nous passons à table quelques minutes plus tard tout en continuant à discuter, j'apprends enfin son prénom, Alice, son origine de ''La Belle Province'', même si son accent ne laisse guère planer de doute et le fait qu'elle vient, à vingt-quatre ans, de s'offrir une année sabbatique pour découvrir l'Europe.
Elle à déjà fait l'Espagne et compte rester en France encore trois petits mois, au grès de ses envies et de ses découvertes avant de rejoindre l'Italie.
De mon côté, je lui explique que je ne vis pas ici à l'année, que je suis en vacance pour encore deux semaines avant de devoir rejoindre mon petit coin de Bretagne (et oui, un Marseillais expatrié)....et là, une petite lueur parcours son regard, le temps d'un éclair justement et d'un coup de tonnerre, comme pour nous rappeler l'orage toujours bien présent.
De mon côté, je lui explique que je ne vis pas ici à l'année, que je suis en vacance pour encore deux semaines avant de devoir rejoindre mon petit coin de Bretagne (et oui, un Marseillais expatrié)....et là, une petite lueur parcours son regard, le temps d'un éclair justement et d'un coup de tonnerre, comme pour nous rappeler l'orage toujours bien présent.
On se lève pour débarrasser la vaisselle dans l'évier, ça attendra demain. On se dirige tranquillement vers le salon et la cheminée qui crépite tranquillement. Je sors deux verres du placard et un bouteille de génépi maison, la bouteille qui traîne dans ce placard depuis tellement d'années. Elle s'échappe un moment avant de revenir avec un paquet de tabac à rouler et une petite boite en bois. Je ne vais pas vous faire un dessin, dedans, il y à de l'herbe, pas forcément de Provence, et on se retrouve là, devant la cheminée, un shoot de génépi chacun et se partageant un joint tandis que Mère Nature continue de jouer son concerto en tonnerre majeur au dessus de nos têtes.
On continue à discuter, de tout et de n'importe quoi, l'alcool et l'herbe favorisant la sociabilisation, étrangement. Des crises de fous rires à la moindre anecdote un peu couillonne, bref, tout se passe comme si on se connaissait depuis des années et non pas seulement quelques heures, et puis, il y à ce moment, où, à la fin d'une vanne de sa part, avec son accent chantant, on se retrouve les yeux dans les yeux. Et à ce moment précis où je suis à deux doigts de me noyer dans ses yeux, un éclair et un coup de tonnerre plus fort, plus puissant, plus précis que les autres nous plonge dans le noir le plus profond. Elle pousse un petit cri de surprise, quand à moi, habitué à ce genre d'incident, je me dis que les plombs ont sautés. Rien de bien grave en soit, sauf que le compteur étant dans le garage sous le chalet et sans accès direct, je suis bon pour une bonne douche moi aussi, mon parapluie étant resté dans la voiture qui est dans le garage. Normal !
Je m'équipe de ma lampe torche et une petite course plus tard, sans pour autant passer entre les gouttes, je rejoins le garage pour m'apercevoir que le compteur n'a pas disjoncté et que la coupure est donc générale. L'avantage d'être perdus au milieu des bois. Je rejoins Alice et le chalet, à mon tour complètement trempé.
Mon premier réflexe, une fois la porte franchie, c'est d'enlever mon t-shirt trempé et glacé qui me colle à la peau, sans réfléchir à la situation, je me retrouve donc torse-nu, devant Alice. Son regard s'attarde alors un brin sur mon anatomie ainsi dévoilé. Un torse épilé, de jolies poignées d'amour et pour le reste, des tablettes de chocolats à moitiés fondues et des pectoraux pas trop mal dessinés. Rien d'un dieu grec, mais rien à jeter non plus. Nos regards finissent par se croiser, et un ange passe.
Je décide de lui indiquer sa chambre, au premier, juste à côté de la mienne. Je lui laisse la lampe torche et je rejoins ma propre chambre à l'aide de la torche de mon smartphone. Une douche froide et rapide et je me glisse dans mes draps, simplement vêtu d'un short de pyjama, une vieille habitude, été comme hiver. En temps normal, j'aime bien bouquiner un peu avant de rejoindre Morphée, mais là, sans électricité, c'est un brin compliqué...j'arrive cependant à bricoler un système avec la lampe de mon smartphone pour parvenir à éclairer mon bouquin du moment, ''Le Seigneurs des Anneaux'', la version intégrale. Enfin, l'une, je les collectionne !
Je suis plongé dans mon bouquin lorsque j'entends les lattes du parquet craquées. Oui, le chalet est vieux, en bois, et il est ''craquant'', du rez de chaussée au 1er en passant par les escaliers. Il est impossible de se déplacer discrètement voir furtivement, mais visiblement, au vu de l'espacement des ''craquements'', elle essaye quand même et cela me fait sourire. Je suis à deux doigts de lui dire de marcher normalement lorsque plus rien....plus un bruit....elle est derrière ma porte et puis, je ne saurais dire combien de temps exactement, le parquet se remet à craquer, en sens inverse. Je suis rapidement debout, j'ouvre la porte et regarde dans le couloir en direction de sa chambre. Elle est là, avec toujours mon tee-shirt sur les épaules, mais mon sweat et mon bermuda ont disparus. E là, une fois de plus, un ange passe alors que nos regards se croisent. Je fais quelques pas en sa direction, elle fait les autres, mes mains se posent sur ses hanches tandis que les siennes se nouent derrière mon cou...toujours les yeux dans les yeux, puis nos lèvres se frôlent, se touchent et se lient, nos langues se croisent....je fais glisser mes mains le long de ses hanches pour descendre sur ses adorables fesses et la soulever.
Blottie contre moi, contre mon torse, tout en continuant à s'embrasser, on rejoint ma chambre, et l'on bascule sur le lit. Mes mains glissent le long de son corps pour retirer son, enfin mon, t-shirt, tandis que les siennes font glisser mon boxer... on se retrouvent nus, l'un contre l'autre, elle au dessus de moi, continuant à nous embrasser, à nous caresser.
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