Une Soirée d'Orage
Chapitre 1 · Chapitre 1
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✦ jeunehommesensible Une Soirée d'Orage XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Une Soirée d'Orage — Chapitre 1 · Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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jeunehommesensible
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Une Soirée d'Orage

Chapitre 1 · Chapitre 1

Je m'appelle Mathieu. J'ai trente-quatre ans. Je vis seul depuis deux ans dans un appartement au dernier étage d'un immeuble ancien, rue des Abbesses. Je suis traducteur. Je travaille chez moi. Les journées se ressemblent. Le silence me convient. Mais ce soir-là, rien ne s'est passé comme d'habitude.
C'était un vendredi de juin. Paris étouffait depuis une semaine. L'air ne bougeait pas. Les murs restaient tièdes longtemps après le coucher du soleil. J'avais passé la journée sur un contrat ennuyeux, cent pages de clauses juridiques à rendre en allemand. Vers vingt heures, j'ai fermé l'ordinateur. J'ai ouvert la fenêtre. Le ciel avait changé de couleur. Une bande violette mangeait l'horizon au-dessus des toits en zinc. L'orage approchait.
J'ai décidé de descendre acheter une bouteille de vin. Pas par nécessité. Par envie de marcher un peu avant que la pluie ne tombe. Le caviste du coin fermait dans dix minutes. J'ai enfilé un t-shirt propre, attrapé mes clés et dévalé les escaliers.
C'est dans l'escalier que je l'ai croisée.
Elle montait. Je descendais. Troisième étage. Elle portait un carton trop large pour ses bras et ne voyait pas les marches. Je me suis arrêté. Elle a levé la tête par-dessus le carton. Des yeux noisette, un front en sueur, un sourire immédiat.
— Pardon ; je bloque tout le passage.
Sa voix était un peu rauque. Elle avait un accent du sud. Pas Marseille, plutôt Toulouse. Je lui ai proposé de porter le carton. Elle a hésité une seconde. Puis elle a accepté. Il pesait lourd. Des livres, probablement. Je l'ai suivie jusqu'au quatrième. La porte de l'appartement était ouverte. À l'intérieur, d'autres cartons, un matelas posé au sol, une lampe sans abat-jour.
— Je m'installe aujourd'hui, a-t-elle dit. Je m'appelle Chloé.
J'ai posé le carton où elle m'a indiqué. J'ai vu ses mains. Des doigts fins, pas de bague. Un débardeur gris trempé de sueur collait à ses épaules. Elle avait les cheveux relevés en un chignon rapide qui ne tenait qu'à un crayon. Un détail absurde. Mais c'est ce crayon que j'ai regardé le plus longtemps.
Je me suis présenté. Je lui ai dit que j'habitais juste au-dessus. Que si elle avait besoin de quoi que ce soit, elle pouvait frapper. Elle a souri. Je suis redescendu chercher mon vin.
Dehors, les premières gouttes tombaient. Larges et tièdes. Le caviste avait déjà baissé le rideau. J'ai rebroussé chemin. En remontant, j'ai entendu la musique. Du jazz. Quelque chose de lent et de cuivré qui passait sous sa porte. Au quatrième, je me suis arrêté. J'ai hésité. Puis j'ai frappé.
Elle a ouvert pieds nus. Elle avait troqué le débardeur contre une chemise blanche trop grande. Les manches retroussées aux coudes. Derrière elle, la lampe sans abat-jour jetait une lumière crue sur les murs vides.
— Le caviste était fermé, ai-je dit. Mais si tu veux, j'ai une bouteille ouverte chez moi depuis hier.
Elle a ri. Un rire court, franc.
— Attends ; je prends mes clés.
Nous sommes montés chez moi. L'escalier était étroit. Elle marchait devant. J'ai remarqué la cambrure de ses pieds nus sur les marches en bois. Le parquet craquait. L'orage grondait plus fort. Le premier éclair a blanchi la cage d'escalier juste au moment où j'ouvrais ma porte.
Mon appartement sous les toits n'est pas grand. Un séjour avec la cuisine ouverte, une chambre, une salle de bain. Les fenêtres mansardées donnent sur les toits. Ce soir-là, la pluie avait commencé à marteler les ardoises. Le bruit emplissait tout l'espace. Un roulement continu, presque intime, comme si l'immeuble entier se repliait sur lui-même.
J'ai trouvé la bouteille de rouge entamée. J'ai rempli deux verres. Chloé s'est assise sur le rebord de la fenêtre. Les jambes repliées, le verre calé entre les mains. La pluie battait la vitre derrière elle. Des gouttes glissaient sur le carreau. Leur ombre descendait sur sa chemise blanche.
Elle m'a raconté qu'elle venait de Toulouse. Qu'elle avait quitté un poste d'enseignante pour tenter l'écriture. Qu'elle ne connaissait personne à Paris. Que l'appartement était une sous-location trouvée en urgence. Elle parlait vite. Avec des gestes. Ses doigts traçaient des formes dans l'air. Je l'écoutais. Je buvais.
Le vin était un peu passé. Elle n'a rien dit. Nous avons parlé de livres. De solitude. De ces soirées où l'on reste trop longtemps devant un écran à ne rien faire de vrai. Elle comprenait. Je voyais dans ses yeux qu'elle comprenait exactement.
L'orage s'est intensifié. Un coup de tonnerre a fait vibrer les vitres. La lumière a clignoté. Puis elle s'est éteinte. Noir complet. Chloé a laissé échapper un petit rire nerveux. J'ai entendu le verre se poser sur le rebord. J'ai senti ses doigts chercher mon bras dans le noir.
— Ne bouge pas ; j'ai des bougies quelque part, ai-je dit.
J'ai tâtonné jusqu'au tiroir de la cuisine. J'ai trouvé deux bougies et un briquet. La première flamme a éclairé son visage. Elle était debout, tout près, et elle me regardait avec une expression que je n'avais encore jamais vue chez quelqu'un qui venait de me rencontrer. Quelque chose entre la curiosité et l'abandon.
J'ai posé les bougies sur la table. La pièce est devenue ocre et mouvante. Les ombres glissaient sur les murs au rythme de la flamme. La pluie continuait dehors. Tout semblait ralenti.
Elle a fait un pas vers moi. Un seul. Puis elle s'est arrêtée.
— Je ne fais jamais ça, a-t-elle dit à voix basse. Monter chez quelqu'un que je ne connais pas.
J'ai posé mon verre. Je n'ai rien dit. Parfois le silence dit les choses mieux que les mots. Elle m'a regardé. J'ai soutenu son regard. La bougie projetait une lumière chaude sur sa gorge. Sur le premier bouton ouvert de sa chemise.
Elle a levé la main. Ses doigts ont touché ma joue. Lentement. Comme si elle vérifiait que j'étais réel. Sa peau sentait la sueur et quelque chose de doux. Un savon peut-être. Mon cœur battait fort. Je le sentais jusque dans ma gorge.
Je l'ai embrassée. Doucement d'abord. Juste un effleurement. Sa bouche avait le goût du vin. Elle a répondu. Ses lèvres se sont ouvertes. Sa langue a trouvé la mienne. Le baiser a duré longtemps. Mes mains sont restées le long de mon corps. Les siennes étaient dans mes cheveux.
Quand le baiser s'est terminé, elle a reculé d'un demi-pas. Ses joues étaient rouges. Elle respirait vite.
— Montre-moi les toits, a-t-elle murmuré. Tu as dit que ta chambre donne sur les toits.
Je l'ai prise par la main. Nous avons traversé le couloir étroit. La porte de la chambre était entrouverte. La fenêtre mansardée n'avait pas de rideau. La pluie ruisselait sur la vitre inclinée. À travers l'eau, les lumières de Paris tremblaient comme des étoiles mal accrochées. Le lit était défait. Je n'avais pas pensé à le refaire le matin. Elle n'a pas regardé le lit. Elle a regardé le ciel à travers la pluie.
— C'est beau, a-t-elle dit. On est au-dessus de tout.
Elle s'est retournée vers moi. Dans la pénombre, ses yeux brillaient. Elle a défait le premier bouton de sa chemise. Puis le deuxième. Ses gestes étaient calmes. Sans hâte. Chaque bouton un choix. La chemise s'est ouverte sur sa peau. La lueur de Paris dessinait les courbes de ses épaules, la naissance de ses seins. Elle ne portait rien dessous.
J'ai posé mes lèvres sur sa clavicule. Sa peau avait un goût salé. Elle a penché la tête en arrière. Un soupir léger. Mes mains ont glissé sous le tissu. La chemise est tombée à ses pieds. Elle a attrapé le bas de mon t-shirt. Elle l'a fait passer par-dessus ma tête.
Nous étions debout devant la fenêtre. La pluie contre la vitre. Le tonnerre au loin. Nos souffles mêlés. Ses mains ont exploré mon torse. Ses doigts s'attardaient. Ils apprenaient. Les miens descendaient le long de ses flancs. La peau douce sous les côtes ; le creux de sa taille. Le renflement de ses hanches. Chaque contact envoyait une onde de chaleur le long de ma colonne vertébrale.
Elle s'est reculée jusqu'au bord du lit. Elle s'est assise. Elle m'a attiré vers elle. Je me suis agenouillé. J'ai embrassé son ventre. Elle a frémi. Ma bouche a descendu. Lentement. Le long de la ligne de poils fins qui menait vers son sexe. Ses doigts se sont crispés dans mes cheveux. Elle respirait par saccades courtes. Son dos s'est cambré.
J'ai posé ma bouche sur elle. Elle était trempée. Chaude. Gonflée de désir. Ma langue a glissé entre ses lèvres. Lentement. Goûtant sa mouille épaisse et salée. Elle a laissé échapper un gémissement grave. Un son qui venait du ventre. J'ai trouvé son clitoris. Durci. Sensible. Je l'ai pris entre mes lèvres. J'ai sucé doucement ; puis ma langue a tracé des cercles autour. Lents. Réguliers. Ses cuisses se sont refermées autour de ma tête. Ses mains me plaquaient contre elle.
J'ai enfoncé deux doigts en elle. Son sexe était brûlant. Serré. Ses parois se contractaient autour de mes phalanges. J'ai commencé à les bouger. Lentement. En courbant les doigts vers le haut. Cherchant ce point plus rugueux à l'intérieur. Je l'ai trouvé. Son bassin a décollé du matelas. Elle a crié. Ma langue continuait sur son clitoris ; mes doigts allaient et venaient. Je sentais sa cyprine couler sur ma main. Sur mon poignet.
L'orage battait son plein dehors. Les éclairs illuminaient la chambre par flashs blancs. Dans ces instants de lumière, je voyais son visage. Les yeux fermés. La bouche ouverte. Les mains agrippées aux draps. Ses hanches bougeaient contre ma bouche. De plus en plus vite. Elle n'essayait plus de se contrôler. Son ventre se contractait. Ses cuisses tremblaient. Puis le noir revenait ; et il ne restait que le son de la pluie, le tonnerre, et ses gémissements.
L'orgasme l'a prise violemment. Tout son corps s'est raidi. Ses cuisses se sont serrées si fort que je ne pouvais plus bouger. Ses hanches se soulevaient par saccades. Elle a crié mon prénom dans le noir. Je sentais son sexe palpiter autour de mes doigts. Des contractions longues et profondes. J'ai continué à lécher doucement pendant qu'elle redescendait. Chaque coup de langue la faisait tressaillir.
Elle m'a tiré vers le haut. Ses mains tremblaient. Je me suis allongé sur elle. Le contact de nos peaux nues. Intégral. Brûlant. Elle a pris mon sexe dans sa main. Il était dur depuis longtemps. Tendu ; douloureux d'attente. Ses doigts se sont refermés autour de moi. Elle m'a caressé. Des mouvements lents. De la base jusqu'au gland. Puis elle m'a guidé vers elle. J'ai senti la chaleur de son sexe contre le mien. Trempée. Ouverte.
Quand je suis entré en elle, nous avons tous les deux retenu notre souffle. J'ai glissé d'un coup. Profondément. Jusqu'au fond. Elle était si mouillée que la pénétration n'a fait aucune résistance. Juste cette chaleur serrée qui m'enveloppait. Elle a expiré contre mon cou. Un souffle chaud et tremblant. Ses ongles se sont enfoncés dans mes épaules. J'ai commencé à bouger. Lentement d'abord. De longs va-et-vient qui la remplissaient tout entière.
— Plus fort, a-t-elle soufflé contre mon oreille. N'aie pas peur.
J'ai obéi. Mes coups de reins sont devenus plus fermes. Plus profonds. Je me retirais presque entièrement. Puis je replongeais en elle d'un coup. Chaque fois, elle laissait échapper un son. Le lit cognait contre le mur. Ses jambes se sont nouées autour de mes reins. Ses talons me plaquaient contre elle à chaque poussée. Je sentais mon sexe buter au fond d'elle. Elle ne reculait pas ; elle en voulait plus.
La pluie scandait le tempo. Nos corps claquaient l'un contre l'autre. Le bruit humide de nos sexes qui se rencontraient. Sa mouille coulait entre nous. Sur ses cuisses. Sur les draps. Ses seins se pressaient contre mon torse à chaque impact. Elle mordait mon épaule. De petites morsures qui me rendaient fou.
Elle m'a repoussé. Elle m'a fait rouler sur le dos. Elle s'est mise à califourchon sur moi. Ses mains sur mon torse. Ses cheveux tombaient sur son visage. Elle s'est empalée sur mon sexe d'un mouvement fluide. Tout entier. Profond. La vue de son corps au-dessus de moi. Ses seins qui bougeaient au rythme de ses hanches ; son ventre qui se contractait. Ses yeux mi-clos. Elle a commencé à onduler. Ses hanches roulaient d'avant en arrière. Me prenant au plus profond à chaque mouvement.
J'ai posé mes mains sur ses hanches. Je la guidais. Je la soulevais. Je la faisais redescendre sur moi. Elle gémissait à chaque descente. Le rythme s'accélérait. Ses mouvements devenaient erratiques. Saccadés. Son sexe me serrait de plus en plus fort. Je sentais les contractions commencer autour de moi.
— Je vais jouir, a-t-elle murmuré. Encore.
Elle a basculé la tête en arrière. Ses mains se sont crispées sur mon torse. Ses hanches ont accéléré. Frénétiques. Puis se sont figées. Je l'ai sentie jouir autour de moi. Son sexe pulsait. Se resserrait. Les spasmes se succédaient. Je ne pouvais plus tenir. J'ai agrippé ses hanches ; j'ai poussé une dernière fois au fond d'elle. Et j'ai joui en elle. Longuement. Par vagues qui semblaient ne jamais finir. Ma semence se répandait. Chaude. Je la sentais refluer autour de mon sexe.
Elle s'est effondrée sur moi. Nos souffles explosés. Nos corps trempés de sueur et de plaisir. Mon sexe palpitait encore en elle. De petites pulsations qui s'espaçaient.
Nous sommes restés immobiles longtemps. Nos souffles se calmaient. La pluie avait faibli. Un murmure régulier sur la vitre. Elle a posé sa tête sur mon épaule. Ses cheveux sentaient la pluie et le vin. Je sentais son cœur battre contre ma poitrine. Il ralentissait.
— Il pleut encore, a-t-elle dit.
— Oui.
— Je ne devrais pas redescendre sous la pluie.
J'ai souri dans le noir. J'ai remonté le drap sur nous. Dehors, l'orage s'éloignait vers l'est. Les grondements devenaient sourds et espacés. Paris se rendormait. La fenêtre mansardée encadrait un ciel qui s'éclaircissait. Les premières étoiles apparaissaient entre les nuages en fuite.
Elle s'est endormie avant moi. Sa respiration s'est faite lente et régulière. Je suis resté éveillé un moment. À écouter la pluie finir. À sentir la chaleur de son corps contre le mien. Je pensais au carton de livres. Au crayon dans ses cheveux. À la façon dont un orage peut tout changer en une soirée.
Le lendemain, quand je me suis réveillé, elle était dans ma cuisine. Elle avait trouvé le café. Elle portait ma chemise à moi cette fois. Le soleil entrait par la fenêtre. L'air était frais. Paris sentait le propre après la pluie.
Elle m'a tendu une tasse sans rien dire. Nos doigts se sont touchés. Et j'ai su que ce n'était pas la fin d'une soirée. C'était le début de quelque chose.
À suivre.
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Hcoquin33
14 juillet 2026 à 09:13
Histoire bien écrite sympa à lire
Soyez respectueux
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