Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une vie d'étudiante — Chapitre 1 · Brest
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une vie d'étudiante
Chapitre 1 · Brest
Brest, ma première ville étudiante, j'ai 18 ans.
Accoudée au comptoir, je te regarde, je te contemple. Ton sourire franc, entouré de tes amis, protégé du reste du monde grâce à eux, resplendissant ensemble de forces et de jeunesse, vous irradiez autour de vous. Comme un banc de poissons, vous vous faites mille gentillesses tout en osmose et harmonie ...
Accoudée au comptoir, je sirote mon verre de Chardonnay. Ce soir, comme un de ces nombreux soirs, je viens tromper ma solitude d'étudiante ratée dans ce bar à sous-mariniers. La clientèle me reluque, moi la petite pépé, maquillée comme une aguicheuse, seule sans être dans un coin, à rire sous cape des aventures reflétées dans le miroir du bar. Je vous regarde, je vous envie. Vos muscles fins sous vos t-shirts, vos épaules finement ciselées... Tiens l'un d'entre eux a des yeux profonds comme l'abîme. Vous buvez des bières en vous taquinant, un équipage en goguette.
Accoudés au comptoir, vous passez un bon moment. Blagues grivoises, anecdotes de filles de port et fléchettes se succèdent. Là-bas, il y a une fille bizarre, un peu mystérieuse, un peu étrange qui sourit discrètement à chaque vanne qui sort de vos bouches, mais sans pour autant assumer et vous regarder. Tu aimerais lui parler... Son maquillage excessif souligne le vert de ses yeux, son sourire timide semble si fragile, on dirait un papillon de nuit qui s'est perdu, attiré par la lumière du lampadaire devant le bar... Tu ne sais pas comment l'aborder. Au fond de son verre qu'elle regarde, elle a pied. Tu t'approches... Elle soulève lentement ses longs cils, et sans sourciller te regarde dans les yeux.
— Bonsoir, je peux vous offrir à boire ?
— Non, non... Merci, je préfère payer mes verres moi-même... Un autre Chardonnay s'il vous plaît !
— Non, non... Merci, je préfère payer mes verres moi-même... Un autre Chardonnay s'il vous plaît !
Elle pose un billet sur le comptoir. Tu t'éloignes à contrecœur, ton groupe s'ouvre à nouveau devant toi... Tu aurais juré sentir une certaine alchimie dans l'échange de ces quelques mots et il te semble bien avoir vu son décolleté tressaillir puis respirer profondément quand tu t'es rapproché d'elle à pas de velours... Peut-être est-ce une joueuse de poker ! Tu souris intérieurement, la soirée n'est pas encore finie.
Accoudée au comptoir, je me remémore les mouvements élégamment puissants de son corps de matelot... Je me réjouis d'avoir régalé mes pupilles tant et plus avant qu'il ne me remarque ! Je crois que je sens son regard sur ma nuque... Je me fais chatte dans mon cœur, j'ai envie d'être lascive, je m'imagine acceptant ce verre précédemment refusé.
Le boire en te regardant dans les yeux tandis que j'ouvre un ou deux boutons de plus de mon chemisier.
Ce beau marin, je l'imagine se rapprochant de moi, assise sur mon tabouret de bar : Il ouvrirait alors délicatement mes cuisses en passant de profil, puis me referait face, je sentirais son haleine houblonnée et la chaleur de son pubis se répandre dans l'espace qui nous séparerait encore... Je poserais mon verre plus loin, vide. Je rejetterais ma tête en arrière pour lui offrir encore davantage à voir et tendre mes lèvres vers sa bouche charnue. Son pubis se collerait au mien au moment d'unir nos respirations. Nos chaleurs se mélangeraient, relaxantes et stimulantes.
Ce beau marin, je l'imagine se rapprochant de moi, assise sur mon tabouret de bar : Il ouvrirait alors délicatement mes cuisses en passant de profil, puis me referait face, je sentirais son haleine houblonnée et la chaleur de son pubis se répandre dans l'espace qui nous séparerait encore... Je poserais mon verre plus loin, vide. Je rejetterais ma tête en arrière pour lui offrir encore davantage à voir et tendre mes lèvres vers sa bouche charnue. Son pubis se collerait au mien au moment d'unir nos respirations. Nos chaleurs se mélangeraient, relaxantes et stimulantes.
Je lui murmurerai dans l'oreille quelques idées audacieuses que nous pourrions réaliser et puis en le tirant par la manche lui indiquer de nous pourrions nous éclipser quelques instants... Et d'un mouvement félin, nous irions chercher une cigarette ou deux chez un ami généreux et nous irions fumer dehors. Il y ferait frais, je me blottirais contre son torse solide et nous irions cacher, pas après pas, nos amours derrière l'église, assouvissant enfin nos attractions réciproques.
J'ouvrirais alors davantage mon chemisier et poserais ses mains sur mes seins pour qu'il les pétrisse en m'embrassant. Je passerais mes mains dans ses cheveux pour le masser, je glisserais ma bouche de sa bouche à son cou, de son cou à ses oreilles en alternant langue, souffle, lèvres délicatement posées...
Il glisserait ses mains derrière mon dos pour venir pétrir mes fesses et s'amuser à bien les séparer pour en saisir toutes les chairs...
Ces mouvements de mes plis internes contre le tissu de mon jeans accentueraient encore mon désir ...
Peut-être alors serais-je encline à ouvrir davantage mon pantalon, pour qu'il y glisse ses mains fraîches et qu'il me fasse ressentir ses doigts sur mes replis humides...
Peut-être alors qu'il m'embrasserait, serais-je même prête à laisser entrer, entre mes cuisses, un doigt ou deux ou davantage...
Un doigt qui ferait de délicieux va-et-vient entre mon clitoris tout gonflé, ma vulve gourmande et mon point G...
Peut-être que cette caresse, si bien appuyée, me ferait ruisseler de plaisir...
Alors mon corps sauvage devenu domestiqué, je me frotterais à lui de face ou de dos, depuis la hanche, depuis le pubis ou depuis la rondeur de mes fesses et je ferais monter sa température à son paroxysme jusqu'à sentir contre moi son amarrage prêt à me donner un quai.
Ces mouvements de mes plis internes contre le tissu de mon jeans accentueraient encore mon désir ...
Peut-être alors serais-je encline à ouvrir davantage mon pantalon, pour qu'il y glisse ses mains fraîches et qu'il me fasse ressentir ses doigts sur mes replis humides...
Peut-être alors qu'il m'embrasserait, serais-je même prête à laisser entrer, entre mes cuisses, un doigt ou deux ou davantage...
Un doigt qui ferait de délicieux va-et-vient entre mon clitoris tout gonflé, ma vulve gourmande et mon point G...
Peut-être que cette caresse, si bien appuyée, me ferait ruisseler de plaisir...
Alors mon corps sauvage devenu domestiqué, je me frotterais à lui de face ou de dos, depuis la hanche, depuis le pubis ou depuis la rondeur de mes fesses et je ferais monter sa température à son paroxysme jusqu'à sentir contre moi son amarrage prêt à me donner un quai.
J'ouvrirais délicatement son jeans, je saisirais son membre bien dur, je lui tournerai le dos pour le glisser entre mes cuisses serrées, nos secrétions se mélangeraient voluptueusement pour finalement qu'il plonge entre mes reins. Ses coups de reins me feraient gémir de plaisir et nous réjouissant l'un l'autre du plaisir éphémère que nous partagerions, nous en oublierons un peu le temps qui passe... Suspendus entre deux gémissements, contre le granit de l'église, le temps s'arrêterait... Je serais la chatte, perchée en haut de son gland qui ne saurait pas si elle veut chasser des musaraignes ou des rossignols... et oscillant entre deux altitudes, je ressentirais alors toutes les couleurs de son corps.
Son pouce viendrait finalement prendre racine dans mon fondement pour que nous prenions un élan commun et puis ...
Je sentirais sur mon ventre la rugosité d'une nouvelle main inattendue et surprenante, un peu effrayante aussi ! Qui oserait toucher mon corps au moment si intime d'une union, nouvelle qui plus est ! Au bout de cette main, de jolis yeux rieurs viendraient prendre ma bouche et ma langue avec tendresse... alors peut-être qu'un deuxième sexe amical viendrait frotter mon clitoris tandis que le premier fourragerait à l'intérieur, le deuxième caressant l'avant de la carlingue. Peut-être qu'ensuite, son pouce ferait davantage de raffut dans mon arrière-train, puis qu'il changerait de doigts pour en mettre deux puis finalement s'y glisser tout entier tout en offrant la face avant de ma vulve au deuxième engin qui prendrait alors racine en moi aussi. Et toute prise par mes désirs, je me laisserais faire, emportée par les vagues du plaisir, déposée sur les rives de la jouissance, remplie d'écume d'hommes.
Je sentirais sur mon ventre la rugosité d'une nouvelle main inattendue et surprenante, un peu effrayante aussi ! Qui oserait toucher mon corps au moment si intime d'une union, nouvelle qui plus est ! Au bout de cette main, de jolis yeux rieurs viendraient prendre ma bouche et ma langue avec tendresse... alors peut-être qu'un deuxième sexe amical viendrait frotter mon clitoris tandis que le premier fourragerait à l'intérieur, le deuxième caressant l'avant de la carlingue. Peut-être qu'ensuite, son pouce ferait davantage de raffut dans mon arrière-train, puis qu'il changerait de doigts pour en mettre deux puis finalement s'y glisser tout entier tout en offrant la face avant de ma vulve au deuxième engin qui prendrait alors racine en moi aussi. Et toute prise par mes désirs, je me laisserais faire, emportée par les vagues du plaisir, déposée sur les rives de la jouissance, remplie d'écume d'hommes.
Je reprends contact avec la réalité, quelle délicieuse auto-hypnose... Mon bassin cambré en arrière, mon clitoris palpite de désir, appuyé sur le rebord du siège de bar. Mes pensées me font fondre comme un iceberg au plus fort du changement climatique, l'eau monte et j'ai peur qu'une tache de désir apparaisse au pli de mon intimité. Il est temps de rentrer finir ce qui n'a pu être vécu ce soir... A l'idée d'enfin pétrir mon sexe, mon palpitant s'emballe, je récupère instantanément en vivacité.
Je récupère ma monnaie sur le comptoir. Au fond du bar, tandis que je passe mon pardessus, deux têtes se redressent pour me voir partir, je leur souris et les salue discrètement, en inclinant légèrement la tête... Ont-ils senti ces désirs qui habitaient ma rêverie ?
Je récupère ma monnaie sur le comptoir. Au fond du bar, tandis que je passe mon pardessus, deux têtes se redressent pour me voir partir, je leur souris et les salue discrètement, en inclinant légèrement la tête... Ont-ils senti ces désirs qui habitaient ma rêverie ?
Je fais mes premiers pas sous le lampadaire, la lumière humide m'enveloppe dans une torpeur de bruine. Un lampadaire grésille, un papillon de nuit vient de se brûler les ailes.
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Commentaires ()
merci à tous pour vos encouragements. C'était une superbe expérience de proposer ce texte à la publication.
J'ai hâte de vous en proposer d'autres.
Je vous embrasse <3 <3 <3
Bravo pour ce texte, un petit bijou !
Bravo pour ce texte, un petit bijou !