Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Moi quand je deviens un vampire — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Moi quand je deviens un vampire
Chapitre 2
Me voilà en train de chuter depuis l'une des tours du château. Qu'est-ce qui m'a pris de me jeter par la fenêtre comme ça ? En plus, le château est en hauteur et tout ce qu'il y a en bas, ce sont des habitations. À ce rythme-là, je vais finir en tas de viande sur le sol. Bien sûr, aucune des deux compétences que j'ai ne peut m'aider. Quoi que, si cela a le même système qu'un jeu, je devrais pouvoir faire quelque chose.
— Euuuuu, info compétence manipulation du sang.
Une fenêtre s'ouvre devant mes yeux.
— Manipulation du sang, vous êtes capable de manipuler votre sang ou celui de votre adversaire à votre guise. En outre, vous pouvez utiliser cette compétence pour donner une forme au sang.
La fenêtre se ferme. C'est exactement ce que je voulais savoir. Alors que le sol se rapproche de plus en plus, je me tranche le poignet droit avec mes dents. Un flot de sang écarlate jaillit de ma blessure, dansant dans les airs. J'ai presque la sensation que le monde est sur pause à ce moment-là.
Je saisis le sang qui jaillit de ma blessure, le sentant se solidifier au contact de ma main. Il prend une consistance presque semblable à un ruban entre mes doigts, refusant de se disperser. M'approchant lentement du sol, je prépare un geste précis. Juste avant de le toucher, je projette le sang vers un arbre à proximité. Il s'enroule autour d'une branche comme s'il était guidé par une force invisible. Tirant sur cette "corde" improvisée, je suis subitement soumis à un effet de balancier qui me propulse vers un tas de foin non loin de là. Mon esprit est complètement désorienté par cette expérience.
Alors que je reprends mes esprits, mes yeux contemplent le sang que j'ai utilisé. Contre toute attente, il retourne dans mon poignet. Cela doit être un effet passif de la compétence.
Je me relève de ce que je peux entendre il y a du monde dans les rues. Je regarde autour de moi, je ne suis pas loin des portes qui mènent au château. Sans attendre que quelqu'un débarque après le bordel que je viens de mettre, je décide de m'engager dans les petites ruelles de cette ville. Si le roi a vraiment la haine contre les non-humains, il risque de vouloir me rechercher pour faire de moi un exemple. Et puis, je pense que je ne peux pas vraiment compter sur l'aide des lycéens qui ont aussi été invoqués.
Après plusieurs heures de marche à travers les petites ruelles de cette ville, je décide de me poser cinq minutes contre un mur histoire de reprendre mon souffle.
Bon, faisons le point. Je me suis retrouvé invoqué dans un autre monde. Pour une certaine raison, je suis devenu un vampire et, pour une raison encore plus bancale, le roi de cette région déteste les non-humains. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que le dieu de ce monde avait juste envie de jouer avec moi. Je soupire un grand coup quand j'entends du bruit pas loin.
— Non, s'il vous plaît, arrêtez.
— Eh bien alors, ma jolie, on t'avait prévenue qu'il fallait payer.
— Ouais, on t'a laissé le temps et notre boss a besoin d'un paiement. Que ce soit avec de l'or ou ton corps.
— Eh bien alors, ma jolie, on t'avait prévenue qu'il fallait payer.
— Ouais, on t'a laissé le temps et notre boss a besoin d'un paiement. Que ce soit avec de l'or ou ton corps.
De là où je suis, je peux voir deux hommes qui entraînent une femme dans la ruelle où je me trouve. De ce que je peux voir, ils ont l'air de racketteurs ou de bandits. Je sens mon sang ne faire qu'un tour. En tant qu'homme, je ne peux pas laisser ce genre de pourriture agir à leur guise. Je me redresse et je me dirige vers eux.
Ils sont bien trop occupés avec la femme pour me voir arriver. J'attrape la tête de l'un des deux hommes et je l'envoie se planter dans le mur à ma droite. Je n'ai pas vraiment mesuré ma force, le mur se retrouve fissuré et le type tombe au sol, pissant le sang.
Le deuxième se retourne, croise mon regard, et commence à paniquer. Je l'attrape par le col de sa tunique et je le soulève vers moi.
— Pitié, ne me tuez pas.
— De la pitié ? Est-ce que tu en as eu pour elle quand elle te l'a demandé ?
— De la pitié ? Est-ce que tu en as eu pour elle quand elle te l'a demandé ?
Je sens une faim venir tirailler mon estomac. J'ai besoin de sang, tant pis si je fais peur à cette femme, au moins elle sera sauve.
— Je vais te donner de quoi te souvenir de ce que cela coûte de s'en prendre au plus faible.
— Non, pitié.
— Non, pitié.
Je plonge mes crocs dans son cou pour lui aspirer le sang. C'est carrément instinctif, comme boire de l'eau. Par contre, son sang a un goût déplorable, c'est comme boire du vin qui aurait tourné. Je m'arrête de boire son sang et je le jette sur son pote toujours inconscient.
— Foutez le camp d'ici.
Il prend son ami en poids et se barre aussi vite qu'il le peut. Je ne peux m'empêcher de cracher au sol pour m'enlever le goût de son sang.
— C'était vraiment pas bon, beurk.
Mon regard croise celui de la femme. C'est une magnifique rousse aux yeux verts. Par les vêtements qu'elle porte, on dirait une aubergiste. Je m'incline légèrement.
— Je suis navré de vous avoir montré un tel spectacle.
— Non, vous... vous m'avez sauvé.
— Non, vous... vous m'avez sauvé.
Je pensais qu'elle serait effrayée par ce que je viens de faire, mais elle a l'air plus rassurée qu'autre chose. Elle me prend la main.
— Vous m'avez sauvé, je ne pourrais pas vous en vouloir. Venez.
Elle me fait passer par d'autres petites ruelles pour finalement me faire rentrer par l'arrière d'un bâtiment. Une fois à l'intérieur, il se trouve qu'il s'agit d'une petite auberge. Il n'y a personne, et toutes les fenêtres sont fermées. Je me retourne vers elle. Elle semble un peu triste.
— Tout va bien ?
— Pas vraiment. Cette auberge, je l'ai ouverte avec mon défunt mari. C'était un ancien aventurier. Quand le roi a déclaré sa guerre, tous les aventuriers présents ou passés ont dû rejoindre l'armée. Mais mon mari n'est jamais revenu.
— Pas vraiment. Cette auberge, je l'ai ouverte avec mon défunt mari. C'était un ancien aventurier. Quand le roi a déclaré sa guerre, tous les aventuriers présents ou passés ont dû rejoindre l'armée. Mais mon mari n'est jamais revenu.
Des larmes coulent sur ses joues. Je suis bien incapable de faire quoi que ce soit. Je comprends à peine ce que je vis en ce moment.
— Et maintenant, cela fait plusieurs mois qu'un gang de bandits a élu domicile dans les bas-fonds de la ville. Ils rackettent tous les commerçants à proximité. On doit leur payer des taxes si on veut rester ouvert. Mais avec cette guerre et l'exil des non-humains du pays, la capitale s'est vidée et les clients aussi.
Humm, je commence à comprendre ce qui se passe. Ce gang a décidé de saigner à blanc les commerces de la ville. S'ils avaient été plus intelligents, ils auraient pu se faire plus d'argent en proposant une vraie protection sans vouloir couler les commerces du coin. Je dis ça, mais chez moi, la plupart des commerces de ma ville étaient dirigés par des membres de ma famille. Et comme je n'ai jamais voulu reprendre "l'affaire familiale", ma grand-mère s'est un peu énervée.
Si dans le cas de ma famille, le but était quelque part d'aider les gens du coin en se faisant des bénéfices au passage, ici ce n'est pas le cas. Ce ne sont que de vulgaires bandits.
— Il n'y a pas de garde ou de police pour les arrêter ?
— Tant qu'ils restent à proximité des bas-fonds, ils ferment les yeux.
— Tant qu'ils restent à proximité des bas-fonds, ils ferment les yeux.
Alors la sécurité laisse les gens dans leur merde sans se soucier du reste. Cela me met hors de moi.
— Vous savez où ils sont ?
— Oui, dans l'ancien poste de garde près de la porte sud. C'est à cinq minutes d'ici. C'est un bâtiment plutôt grand, pourquoi ?
— Je me disais que je pourrais aller y faire un tour.
— Mais vous allez vous faire tuer.
— C'est dans ma nature, je ne peux pas laisser des gens comme ça s'en prendre au plus faible qu'eux. Là d'où je viens, si on s'en prend à quelqu'un, on se mobilise tous pour lui venir en aide.
— Oui, dans l'ancien poste de garde près de la porte sud. C'est à cinq minutes d'ici. C'est un bâtiment plutôt grand, pourquoi ?
— Je me disais que je pourrais aller y faire un tour.
— Mais vous allez vous faire tuer.
— C'est dans ma nature, je ne peux pas laisser des gens comme ça s'en prendre au plus faible qu'eux. Là d'où je viens, si on s'en prend à quelqu'un, on se mobilise tous pour lui venir en aide.
Elle a un petit sourire. Je sais que je ne devrais pas lui donner trop d'espoir, mais je ne peux pas laisser des gens souffrir, surtout à cause de décisions d'un dirigeant abruti qui laisse sa ville aux mains de malfrats.
— Dites, vous n'auriez pas des vêtements ? Je ne passe pas inaperçue comme ça.
— Oui, bien sûr.
— Oui, bien sûr.
Elle passe derrière le comptoir pour disparaître dans une porte, sans doute sa chambre. Je vais aller rendre visite à ce gang avant de quitter la ville. Un sourire se dessine sur mon visage, je sens une soif de combat monter en moi.
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