Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hypnose (?) — Chapitre 2 · ... aux conséquences
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Hypnose (?)
Chapitre 2 · ... aux conséquences
— Ton esprit est vide
Des paroles, d'apparence banales, que je n'oublierai jamais. Ces mots ont totalement changé mon couple avec Mathieu. Pour le meilleur, et pour le pire.
Ces mots, je les ai entendus à trois reprises aujourd'hui.
La première fois, c'était lors de la séance chez l'hypnothérapeute, c'est un peu flou dans mon esprit. Je les ai entendus alors que ce dernier me conditionnait à être dégouté par la cigarette.
La deuxième fois, ils sont sortis de la bouche de Mathieu, mon copain, mon amour. Il les a cités par hasard, et cela a entrainé mon mensonge. Mon stupide, grossier et paradoxalement : mon meilleur mensonge. J'ai fait croire à Mathieu que ces mots avaient encore un impact sur moi. Pourquoi j'ai fait ça ? Je ne sais pas trop. Surement parce que des fois, je suis un peu conne.
La troisième fois, ils sont également sortis de la bouche de Mathieu, mais cette fois, ce n'était pas par hasard. C'était réfléchi. Je me demande ce qui lui est passé par la tête. Je suppose que je vais bientôt le savoir.
J'ai peur. Je suis tétanisée. Je suis surexcitée.
Nous sommes toujours allongés dans le lit, sous le signe de la sacro-sainte cuillère. Nos jambes sont entrelacées, mon short repose contre son boxer, son torse est collé à mon dos, son bras gauche m'enlace et a opportunément fini sa course sur mon sein droit.
Ses lèvres étaient à quelques centimètres de mon oreille quand il m'a chuchoté ces mots.
Nous restons quelques secondes dans cette position. Je n'ose rien faire, rien dire. Après tout, c'est ce qu'on attendrait d'une personne hypnotisée, non ?
Son silence, son absence de mouvement m'étonne un peu plus… Il devrait dire un truc, non ? Ou faire quelque chose ? Je n'ai absolument aucune idée de la raison pour laquelle il a dit ces mots.
Bien sûr, j'ai une idée. Mais je n'ose pas y croire, je ne le pensais pas capable de ça. Je devrais être en colère, pourtant j'espère que mes soupçons sont vrais.
J'espère qu'il va me faire absolument tout ce qu'il a envie, tout en ne sachant rien de ses envies.
C'est là le problème. Pour que vous compreniez la scène qui va suivre, pour que vous compreniez mon excitation. Je vais devoir vous expliquer le détail complet d'un acte sexuel dans le couple Mathieu-Elena.
Étape 1 : Nous sommes au lit
Étape 2 : Il m'embrasse dans le cou
Étape 3 : je me retourne, on s'embrasse
Étape 4 : On s'enlace, on se déshabille
Étape 5 : Nous coïtons, il jouit, je jouis (je crois)
Étape 6 : Nous nous endormons, comblés.
Étape 2 : Il m'embrasse dans le cou
Étape 3 : je me retourne, on s'embrasse
Étape 4 : On s'enlace, on se déshabille
Étape 5 : Nous coïtons, il jouit, je jouis (je crois)
Étape 6 : Nous nous endormons, comblés.
Voilà. Le déroulé de nos actes sexuels depuis trois ans, une fois par semaine. Bien sûr, quand on aime, on ne compte pas.
Mais si on pouvait compter, on arriverait sur le nombre de 156. 162 si on compte les coïts d'anniversaire. 162 fois où on a suivi le même scénario.
Je ne me plains pas, j'adore faire l'amour à Mathieu, c'est intense, c'est doux, c'est génial.
Vous vous demandez sans-doute comment un couple en arrive à baiser de la même façon 162 fois ? C'est très simple. Aucun de nous n'est capable de parler de sexe. Aucun de nous n'est capable de verbaliser ses désirs. Aucun de nous n'est capable de dire ce qui ne va pas.
Vous commencez à comprendre pourquoi je suis si excitée ce soir-là ?
Pour la première fois de notre vie de jeune couple, Mathieu va verbaliser, très distinctement, très précisément, ce qu'il désire au plus profond de lui. J'ai l'impression de tomber sur son historique Pornhub.
Pourquoi se tait-il ? Pourquoi n'esquisse-t-il aucun geste ? Après, tout, je suis offerte, il peut tout me faire.
Je comprends alors, il a peur. Peur que le sortilège n'ait pas pris cette fois. Il cherche un moyen de s'assurer que je suis bien sous son contrôle.
— Elena ? Tu vas bien ?
Ça y est. Je dois à nouveau faire appel à mes talents d'actrice. Je réponds d'un ton morne, emprunté à une collègue qui a fait du manque de charisme, une discipline olympique (Catherine, je suis désolée si tu lis ces lignes…).
— Oui
— Est-ce que… tu m'entends ? Comment te sens-tu ?
— Oui, je t'entends. Je vais bien.
Après quelques secondes, je sens qu'il est de plus en plus convaincu de ma transe. Je le sens à sa main qui m'enserre de plus en plus mon sein. Je le sens aussi à son érection que je sens poindre dans mon dos.
— Elena, retourne-toi.
Je me retourne lentement, sans réflexion, en supposant que ce soit comme cela que ferait une personne réellement hypnotisée. Je me retrouve face à lui.
J'arbore mon regard le plus vide, le plus vitreux.
Je vois dans ses yeux à lui que j'ai gagné. Il n'a plus aucun doute sur mon état. Je lutte pour ne pas laisser entr'apercevoir un sourire de satisfaction.
Son regard. Je n'oublierai jamais son regard à ce moment-là. Dans ses yeux, je vois tout. De l'excitation, beaucoup. De la peur, un peu. Un sentiment de toute puissance. Et puis surtout, j'ai l'impression de voir passer toutes les choses qu'il souhaite faire à mon corps sans contrôle. Je sens que je mouille.
— Lève toi.
Cette façon de me parler… il est directif… Pourquoi n'a-t-il jamais été comme ça avant ?? Je me lève doucement, et me place face à lui. Il s'est assis sur le rebord du lit. Il est nu, mis à part son boxer qui laisse deviner un désir que je n'ai jamais vu avant.
Je porte ma tenue de nuit. Elle n'est pas particulièrement sexy, mais tout de même. Elle se compose d'un débardeur blanc, laissant entrevoir, habituellement, un décolleté. À ce moment précis, le décolleté n'existe plus. Dans sa précipitation, Mathieu a laissé une poitrine à moitié découverte. Une des bretelles du débardeur s'est enlevée, laissant un de mes seins, le droit, à l'air. Pourquoi ce détail m'excite-t-il ?
Pour le bas, je ne porte qu'un short blanc, sans sous-vêtement. L'obscurité partielle de la scène est avec moi. Mathieu ne peut pas remarquer que ce short est totalement trempé.
Je le vois alors faire ce que je n'avais jamais vu en trois ans de baise. Il est devant moi, il me regarde, comme un objet, Chaque morceau de peau est scruté avec avidité. Et il se branle.
Il est devant moi, et il se branle.
Je connais bien son sexe. Très bien même. Nous sommes régulièrement très proches lui et moi. Et pourtant, ce sexe-là n'a rien à voir avec tout ce que je connais. Il bande si dur que son sexe a triplé de volume (Il est possible que mon excitation ait eu raison de mon esprit critique).
— Déshabille-toi.
Pas de politesse, que de l'assurance. Il me parle comme il parlerait à Siri. Pourquoi ça m'excite autant ??
Je m'exécute. De façon lente, sans fioritures, sans danse. Je dois rester dans mon rôle et accomplir strictement ce qu'il me demande. Je me sens vulnérable. Et j'adore ça.
Je me retrouve très vite nue comme un ver, toujours à la merci de cet homme que je ne reconnais plus.
Je m'autorise un coup d'oeil discret vers mon corps.
Mes seins sont dénudés, offerts à la vue de l'homme qui me contemple. Je peux admirer leur beauté naturelle, deux petits volcans fermes. Ils sont comme deux délicieuses collines de chair, avec des aréoles rosées qui attirent les regards et des tétons dressés, prêts à être caressés, sucés… maltraités.
— Retourne-toi
Je me place doucement vers le mur, laissant à sa vue mon fessier rebondi.
J'imagine ce qu'il voit. Il peut contempler mes fesses, délicieusement galbées et mises en valeur par ma légère cambrure. Mes cheveux blonds en cascade tombant sur mes épaules, encadrant mon dos dénudé. Le galbe de mes fesses donne, je l'espère, une vision qui éveille ses sens et fait monter le désir. Il peut voir la fermeté de ma chair, la douceur de ma peau qui invite à être touchée, caressée, embrassée.
Je remarque, avec délectation, l'accélération de sa main qui confirme l'effet qu'ont mes fesses sur son cerveau.
— Appuie-toi sur le mur, et cambre-toi.
Il ne fait pas dans la poésie. Pourquoi le ferait-il ? il pense qu'actuellement je suis incapable d'apprécier les bons mots. Ça tombe bien, je suis plutôt dans l'efficacité que dans la poésie en cette soirée.
J'obéis alors. je me cambre. Cette position est humiliante, et ça me plait. J'imagine que, de son point de vue, mes fesses se rapprochent de son visage. De son point de vue, il entrevoit l'entièreté de mon entrejambe. Que ce soit l'accès interdit, ou le début de mon sexe, terriblement mouillé. Que j'aime me sentir aussi offerte.
Je n'ai qu'une seule envie. Qu'il me prenne… Ou qu'il me touche… peu importe. Je suis tellement excitée.
Ce qu'il m'ordonne me plait davantage.
— Retourne-toi, et caresse-toi.
Je ne me suis jamais caressé devant lui, aussi frontalement. Cet acte me met mal à l'aise, j'ai l'impression d'être dans un état de vulnérabilité total. C'est si bon.
Toujours debout face à lui, je fais glisser ma main vers mon sexe
Avec une lenteur torturante, mes doigts séparent doucement mes lèvres, révélant la délicieuse humidité qui m'attend.
Je me caresse avec une tendre sensualité, mes doigts explorant chaque recoin de mon intimité. Je peux ressentir les pulsations de mon cœur s'accélérer, mon souffle devenir plus court alors que le plaisir s'amplifie.
Mes doigts s'attardent sur mon clitoris, le caressant avec une délicatesse exquise. Je peux sentir les vagues de plaisir me submerger, faisant monter en moi des gémissements de plaisir inévitablement.
Mes mouvements deviennent plus rapides, plus intenses, alors que je me rapproche de l'extase tant attendue. Mon corps est en ébullition, vibrant de désir et d'excitation.
Je me caresse avec une tendre sensualité, mes doigts explorant chaque recoin de mon intimité. Je peux ressentir les pulsations de mon cœur s'accélérer, mon souffle devenir plus court alors que le plaisir s'amplifie.
Mes doigts s'attardent sur mon clitoris, le caressant avec une délicatesse exquise. Je peux sentir les vagues de plaisir me submerger, faisant monter en moi des gémissements de plaisir inévitablement.
Mes mouvements deviennent plus rapides, plus intenses, alors que je me rapproche de l'extase tant attendue. Mon corps est en ébullition, vibrant de désir et d'excitation.
Je me retrouve dans un état où je ne sais pas quoi faire, dois-je jouir ? Est-ce qu'une femme hypnotisée peut jouir ? J'en sais rien moi, il ne montre pas ça chez Messmer.
Mathieu met fin à cette interrogation.
— Jouis.
Je jouis aussitôt, lâchant un râle de contentement. Dans cette intimité envoûtante, je suis transportée dans un monde de plaisir sans limites. Je me laisse aller à la félicité qui m'envahit, me perdant dans les délices de ma propre jouissance.
Mon Dieu. J'en ai la confirmation. Je n'avais jamais joui avant.
Mes jambes flagellent, j'essaye de retrouver tant bien que mal mon regard vitreux, admirant mon copain et sa verge à qui j'ai fait le plus grand effet.
Il n'avait pas fini avec moi.
— Agenouille-toi
J'obéis, peut-être un peu trop rapidement pour être crédible, mais peu importe. Je veux connaitre son prochain ordre. Je me retrouve alors face à son sexe. Encore plus grand, de là où je suis.
— Suce-moi
Les deux mots que je voulais entendre.
162 coïts, et je ne l'ai jamais sucé. Jamais. Pourquoi ? Parce qu'il n'a jamais osé demander. Parce que je n'ai jamais osé prendre l'initiative, j'avais trop peur qu'il me prenne pour une salope.
Et pourtant, nous y voilà. Moi, salope, nue, face à ce sexe.
Mes lèvres s'humidifient d'anticipation alors que je me rapproche lentement, ma langue se frayant un chemin entre mes dents.
Je prends son membre entre mes mains. Je le sens palpiter, vibrant d'excitation dans ma paume. J'entame une caresse lente, le parcourant de haut en bas, sentant sa rigidité entre mes doigts.
Mes lèvres s'ouvrent, laissant ma langue se glisser à la rencontre de son gland, goûtant la douceur salée de sa peau. Je l'entoure de ma bouche, ma langue tournoyant autour de lui, l'explorant avec une dévotion passionnée.
Mes mouvements sont à la fois doux et fermes, mes lèvres glissant le long de sa longueur, le prenant de plus en plus profondément à chaque va-et-vient. Je peux sentir sa respiration s'accélérer, ses gémissements de plaisir s'échapper de ses lèvres.
Je me délecte de son goût, de sa texture, de chaque réaction qu'il me procure. Mon excitation grandit à mesure que je l'entends gémir de plaisir, sentant son corps se tendre sous mes caresses buccales.
Je prends son membre entre mes mains. Je le sens palpiter, vibrant d'excitation dans ma paume. J'entame une caresse lente, le parcourant de haut en bas, sentant sa rigidité entre mes doigts.
Mes lèvres s'ouvrent, laissant ma langue se glisser à la rencontre de son gland, goûtant la douceur salée de sa peau. Je l'entoure de ma bouche, ma langue tournoyant autour de lui, l'explorant avec une dévotion passionnée.
Mes mouvements sont à la fois doux et fermes, mes lèvres glissant le long de sa longueur, le prenant de plus en plus profondément à chaque va-et-vient. Je peux sentir sa respiration s'accélérer, ses gémissements de plaisir s'échapper de ses lèvres.
Je me délecte de son goût, de sa texture, de chaque réaction qu'il me procure. Mon excitation grandit à mesure que je l'entends gémir de plaisir, sentant son corps se tendre sous mes caresses buccales.
Je me sens un peu maladroite, mais Mathieu corrige tous mes gestes. Il me dirige, ‘m'indique tout ce que je dois faire. J'adore ça.
— Plus doucement
— Utilise la langue
— Caresse mes couilles
— Plus profond
— Utilise la langue
— Caresse mes couilles
— Plus profond
Je ne peux empêcher les doigts de mon autre main de se glisser entre mes cuisses. Je me caresse, discrètement. Mathieu ne doit rien voir. Je suis censé être un objet inanimé. Et une chaise, ça ne se caresse pas.
Je suis très rapidement confronté à un problème majeur. Je vais jouir. Encore. Et je dois le cacher à Mathieu.
Je le suce de plus belle, espérant que cela annihile son sens de l'observation.
Je me caresse, je jouis. Le plaisir parcourt mon corps à une vitesse incroyable. Je ne laisse rien voir. Tout le plaisir est enfermé à l'intérieur. Un séisme. Je n'ai jamais ressenti ça. C'est incroyable. Et le fait de devoir le cacher amplifie l'effet, au quintuple.
Mathieu n'a rien remarqué, il continue ses instructions.
— Fais le tour avec ta langue
— Oui, c'est bien
— Branle-moi en même temps
— Plus vite
— Plus vite
— Plus vite
— Oui, c'est bien
— Branle-moi en même temps
— Plus vite
— Plus vite
— Plus vite
Il se lève. Il me surplombe de toute sa hauteur, le sexe dans la main.
— Regarde-moi, ferme la bouche.
Je le regarde, les yeux vitreux.
Il va le faire, il va oser. C'est donc un de ses fantasmes…
Après cette nuit, ça sera également le mien.
Son visage se crispe, laissant échapper des gémissements de plaisir de plus en plus audibles. Je peux sentir les pulsations de son sexe s'intensifier, une délicieuse pression qui s'accumule en moi aussi, augmentant mon propre désir.
Et puis, c'est le point de non-retour. Je le sens se raidir, ses hanches se soulever légèrement, et une vague de jouissance le submerge. Je vois son visage se tordre d'extase, ses yeux se révulser légèrement tandis que son corps se convulse avec une férocité orgasmique.
Et puis, c'est le point de non-retour. Je le sens se raidir, ses hanches se soulever légèrement, et une vague de jouissance le submerge. Je vois son visage se tordre d'extase, ses yeux se révulser légèrement tandis que son corps se convulse avec une férocité orgasmique.
Son sperme jailli et frappe mon visage. Je sens le jus couler sur mon front, contourner mon nez, et se lover au coin de mes lèvres. C'est chaud. C'est bon. C'est incroyable.
— Va te nettoyer, et reviens au lit.
Je m'exécute, comme dans un rêve.
Dans la salle de bain, je fais couler l'eau. Je n'en reviens pas de ce qu'il vient de se passer. C'était … fou.
Je reviens au lit, et reprends ma position initiale. Comme si toute cette fin de soirée n'avait pas existé. Mais elle a existé.
Il m'embrasse le cou.
— Réveille-toi Elena.
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Commentaires ()
J'ai déjà mis sous hypnose, une ex-conjointe...sans que cela vire en hypnose érotique... mais l'expérience était superbe.
Vivement la suite :)