Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Demain dès l'aube ... — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Demain dès l'aube ...
Chapitre 1
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps ...
C'est étrange, mais régulièrement je pense à ce poème de Victor Hugo écrit en hommage à sa fille Léopoldine décédée par noyade en même temps que son mari. Dans ces vers, il évoque le pèlerinage qu'il entreprend chaque année pour aller fleurir sa tombe dans un petit village de Normandie. C'est beau et c'est triste !
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps ...
C'est étrange, mais régulièrement je pense à ce poème de Victor Hugo écrit en hommage à sa fille Léopoldine décédée par noyade en même temps que son mari. Dans ces vers, il évoque le pèlerinage qu'il entreprend chaque année pour aller fleurir sa tombe dans un petit village de Normandie. C'est beau et c'est triste !
Oui, je pense à ce magnifique poème chaque fois que mon mari choisit le soir la nuisette que je dois porter pour la nuit. Il faut dire qu'en temps normal, je dors avec une chemise de nuit en coton épais, style « mémère », car je suis de nature frileuse. Mais de même que l'habit ne fait pas le moine, la chemise de nuit ne fait pas la nonne, et mon mari a tout loisir de me baiser comme il veut une fois ma chemise de nuit troussée !
Lui et moi avons toujours aimé le sexe, voire la luxure, et nous sommes depuis très longtemps des libertins confirmés. N'étant plus de première jeunesse tous les deux, nous avons la chance d'avoir connu des lieux chauds que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, si ce n'est dans les archives d'internet.
Bien avant le sida et le viagra, libertiner était en quelque sorte notre mode de vie. Je ne compte plus les soirées coquines en club chez Chris et Manu ou bien les sorties au cinéma érotique Le Béverley sur les grands boulevards. Mais ces hauts lieux du plaisir n'ont malheureusement pas été classés au patrimoine mondial de l'UNESCO et ils ont donc aujourd'hui disparu.
Ce n'est pas pour autant que nous avons déserté les sentiers du libertinage, mais cela devient de plus en plus difficile de trouver des partenaires fiables et joueurs. Oui, le libertinage est un voyage et, comme en randonnée, le chemin est aussi important - si ce n'est plus - que la destination. Mais force est de constater que les hommes que nous rencontrons ne pensent qu'à tirer leur coup et se moquent royalement des règles du jeu, non édictées, mais pourtant évidentes et si simples à appliquer !
Ainsi, lorsque nous allons au sauna Le Moon City à Pigalle, mon mari adore quand je barbote sans lui dans le grand jacuzzi tandis qu'il me surveille confortablement installé dans l'un des fauteuils du bar. Je suis comme la chèvre que le chasseur a attachée en guise d'appât pour attirer les prédateurs. C'est une longue attente, une sorte de jeu du chat et de la souris en version aquatique. Mon mari aime, et moi aussi, quand deux ou trois mâles se rapprochent lentement de moi dans l'eau qui bouillonne. Puis, me voici à portée de main et de bouches, on me tripote, on me caresse, on me désire. Je fais celle qui hésite, qui dit que son mari est parti prendre un verre et qu'elle doit l'attendre. Les gars se rapprochent, les queues sont tendues, on me dévore la bouche et les seins ; j'aime ce plongeon progressif dans le plaisir.
Mais la réalité est souvent bien différente ! Les hommes se moquent des jeux de regard et de mains, ils jugent que c'est du temps perdu. Pour eux, il faut vite monter dans un petit salon où je dois les sucer avant de me mettre à quatre pattes pour me faire enfiler. On dirait qu'ils sont là pour battre des records, tirer le plus de coups le plus vite possible ; ils se croient au ball-trap. Je hais ce genre d'homme !
Depuis quelques années, considérant qu'il n'arrive plus à m'honorer comme je le mérite – ce en quoi il n'a pas tout à fait tort – mon mari a décidé de privilégier les aventures à domicile avec des mâles sélectionnés plutôt que les mésaventures en clubs ou saunas avec des baiseurs irrespectueux. Régulièrement, il aime m'organiser des réveils coquins pour que je sois bien saillie au lit avant de partir au travail.
Je ne sais nullement comment il s'organise, mais les jours précédents, il passe ses soirées sur internet. J'imagine qu'il prospecte, qu'il sélectionne et qu'enfin il choisit l'heureux élu. Puis, lorsque son choix est fait, c'est toujours lui qui, sans m'en parler, fixe le jour du rendez-vous.
Comme je l'ai écrit précédemment, il me prévient simplement la veille en sélectionnant la nuisette, et parfois le string, que je dois porter pour dormir. Il ne me dit rien, se contentant de déposer les effets choisis dans la salle de bain avant que j'y vienne pour me démaquiller et me préparer pour la nuit.
Dès que je découvre la nuisette et le string, je suis en émoi ; mon cœur s'accélère et ma chatte devient moite. Je n'ai pas fait l'amour depuis plus d'une semaine et ça me manque. Oui, mon mari aime me mettre à la disette avant ces rencontres matinales, il dit que je n'en suis que plus réceptive. Façon polie de dire que je suis plus salope et plus chienne quand je suis en manque !
Lorsque j'arrive dans notre chambre, mon mari est déjà au lit en train de lire l'une des enquêtes du commissaire Maigret ou du détective Hercule Poirot. Il cesse sa lecture et me regarde retirer ma robe de chambre. Il vérifie si la lingerie sélectionnée me va bien, imaginant déjà l'effet qu'elle pourra avoir sur mon futur visiteur.
Pour cette fois-ci, il a choisi une nuisette noire qui s'attache simplement devant avec trois petits rubans roses. Le string est des plus riquiqui, un tout petit triangle de soie noire transparente retenu sur le côté par deux petits nœuds faciles à défaire. Satisfait de son inspection, il se replonge dans son roman policier.
Je me glisse sous la couette, le tissu de ma nuisette est si fin que j'ai l'impression d'être nue. Je feuillette quelques pages du dernier Femme Actuelle mais j'ai du mal à me concentrer. Je pense déjà à celui qui viendra demain matin, cet inconnu qui va me surprendre dans mon sommeil. Mon mari aime bien sélectionner des travailleurs de force, turcs, arabes ou africains, sachant combien ces hommes-là aiment profiter d'une belle bourgeoise mature. Oui, il leur a montré des photos de moi dans des pauses indécentes, mais on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Et mon mari sait que ces gars-là vont prendre leur temps pour bien profiter de l'opportunité qu'ils ont de passer un moment avec moi. Je m'endors enfin, souhaitant que l'aube arrive vite.
Il doit être 07h00, je dors encore lorsque mon mari se lève, prend son petit-déjeuner et se prépare pour partir au travail. La chambre est encore plongée dans la pénombre, il veille à ne pas allumer la lumière pour me laisser profiter encore du calme du lit.
Lorsqu'il est prêt à partir, il vient déposer un baiser sur mon front.
Lorsqu'il est prêt à partir, il vient déposer un baiser sur mon front.
— Profite bien de ton réveil, me dit-il à l'oreille avant de quitter la pièce.
Ses pas s'éloignent, je l'entends quitter l'appartement. Maintenant je suis seule, comme la chèvre attachée au piquet dans la forêt ; il n'y a plus qu'à attendre le félin.
Soudain, au bout de dix ou quinze minutes, j'entends la porte qui s'ouvre puis se referme doucement. On marche dans le couloir, c'est maintenant la porte de la salle de bain qu'on ouvre. Mon mari a donné des consignes précises, il ne faudrait pas que mon visiteur s'égare !
J'entends qu'on se déshabille puis l'eau du robinet coule dans le lavabo, petite toilette intime de rigueur. De nouveau des pas dans le couloir puis la porte de la chambre qui s'ouvre. Le félin est là !
Soudain, au bout de dix ou quinze minutes, j'entends la porte qui s'ouvre puis se referme doucement. On marche dans le couloir, c'est maintenant la porte de la salle de bain qu'on ouvre. Mon mari a donné des consignes précises, il ne faudrait pas que mon visiteur s'égare !
J'entends qu'on se déshabille puis l'eau du robinet coule dans le lavabo, petite toilette intime de rigueur. De nouveau des pas dans le couloir puis la porte de la chambre qui s'ouvre. Le félin est là !
L'inconnu se glisse sous la couette contre moi puis s'immobilise. Mon cœur bat la chamade, je suis excitée et inquiète à la fois. Deux grosses mains caleuses commencent à explorer mes formes, j'aime le contact de ces mains viriles sur ma peau. Mon mari a certainement de nouveau choisi un ouvrier du bâtiment, il sait combien j'aime m'abandonner à ces hommes vigoureux et endurants.
Je me mets sur le côté face à l'inconnu qui fait de même. Je lui donne ma bouche, sa langue joue avec la mienne. Mes seins bien collés contre son torse, il peut me prendre dans ses bras ; ses mains me caressent le dos puis descendent jusqu'à mes fesses. Son sexe déjà bien raide cogne contre mon ventre ; j'aime sentir combien il me désire déjà.
Nos corps s'emmêlent, nos bouches se dévorent l'une l'autre, nos feux s'attisent. Il m'immobilise lorsque je suis allongée sur le dos et descend entre mes jambes. Sa bouche vorace se plaque sur le fin triangle de mon string et sa langue agile se glisse sous le fin tissu pour m'exciter la fente. De mes deux mains, je plaque son visage encore plus fort dans mon entrejambe ; j'aime me sentir dévorer comme un fruit mûr. Sa langue me fouille au plus profond de mon intimité, j'ondule sous les ondes de plaisir qui irradient mon bas-ventre. Je sens que l'on défait les deux petits nœuds qui retiennent l'ultime rempart à mon sexe ; l'assaut va pouvoir débuter.
L'homme remonte entre mes jambes, son torse velu se plaque contre mes seins. Il me dévore maintenant la bouche, partageant ainsi avec moi la saveur de mon sexe. Ses mains glissent sous mes fesses et il me soulève légèrement le bassin tandis que son gland m'excite la fente.
J'aime le sexe nature et je sais que mon mari a fait en sorte de s'assurer que je pouvais me laisser prendre sans protection. Mon inconnu a un gros gland, il me force, j'adore ça ! Nos langues s'emmêlent, j'aime faire corps avec mes amants. Je pousse mon bassin vers l'avant, il comprend que je veux être possédée entièrement.
Il remonte un peu plus entre mes jambes, sa queue est longue et épaisse. Mes chairs se distendent, sa queue cogne au fond de ma chatte ; quel bonheur de se sentir remplie !
Tout en me besognant avec lenteur, il défait les trois rubans qui ferment ma nuisette. Aussitôt, sa bouche joue avec mes seins. Il m'aspire les tétons, les excite de sa langue, les mordille de ses dents ; nul doute que mon mari a dû lui donner quelques consignes sur mon mode d'emploi.
Tout en me besognant avec lenteur, il défait les trois rubans qui ferment ma nuisette. Aussitôt, sa bouche joue avec mes seins. Il m'aspire les tétons, les excite de sa langue, les mordille de ses dents ; nul doute que mon mari a dû lui donner quelques consignes sur mon mode d'emploi.
Le voici maintenant qui me taraude avec vigueur ; son marteau piqueur va-et-vient en moi. La lumière du jour commence à pénétrer par les volets de la chambre. Je devine sa silhouette, massive et animale.
Une fois qu'il s'est bien excité, il me retourne. Pour lui faciliter l'ouvrage, je glisse l'oreiller sous mon ventre de manière à bien relever ma croupe. Pendant quelques instants, sa bouche se colle à mon œillet brun et sa langue râpeuse me prépare comme il se doit.
Maintenant il se redresse, m'empoigne par les hanches et joue de son gland entre mes fesses. Vite, je la veux en moi ! Je tends la croupe, je le supplie en silence de me prendre. Le coquin s'amuse à me faire languir. Mais le voici enfin aussi impatient que moi. Lentement il force et sa queue pénètre entre mes fesses. Je me laisse aller, appréciant l'instant ; la chienne qui sommeillait en moi est maintenant bien éveillée.
Mon doux amant redevient le travailleur de force qu'il est et m'encule avec rage. Il ressort entièrement sa queue de ma croupe, y replonge avec entrain, ses couilles battent contre mes fesses ; oui il me baise avec fougue et j'adore ça.
Sa respiration se fait plus rapide et quelques gouttes de sueur perlent de son front et tombent sur mes reins. Il ahane comme un forçat et je me doute qu'il ne va pas tenir bien longtemps encore. Oui, le voilà qui feule comme un tigre et soudain il se soude à moi et décharge longuement tout son foutre. Une fois vidé de toute son énergie, il s'affale sur moi et reste ainsi de longues minutes.
Une fois qu'il a repris quelques forces, il se retire de ma croupe et se relève. Les pas s'éloignent, l'eau coule dans le lavabo de la salle de bain, on se rhabille ; c'est un peu comme si on rembobinait le film à l'envers. La porte d'entrée s'ouvre et se referme ; le silence reprend possession de l'appartement.
Je suis toujours allongée sur le ventre, je ne pense à rien, profitant de mon état de salope apaisée. Des filets de foutre s'échappent de mon popotin, coulent sur mes cuisses et finissent dans les draps. Il faudra que je dise à la femme de chambre de changer la literie !
Enfin remise de mes émois, je me lève à mon tour et file à la salle de bain. Je me glisse sous la douche et laisse l'eau bien chaude me délasser le corps. Ma main droite descend sur mon ventre jusqu'à mon sexe. Je me caresse, les yeux fermés, et je repense à ce poème que j'aime tant.
Demain, dès l'aube, à l'heure où s'éveille Paris
Je t'attendrai. Vois-tu, je sais que tu viens.
Je serai au lit, je serai en nuisette endormie.
Je ne puis m'éveiller que toi entre mes reins ...
Je t'attendrai. Vois-tu, je sais que tu viens.
Je serai au lit, je serai en nuisette endormie.
Je ne puis m'éveiller que toi entre mes reins ...
FIN
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Commentaires ()
Avec la tournure que vous lui avez donné, je ne suis décidément pas prêt de l'oublier.
C'est bien écrit, c'est propre, c'est beau.
Continuez a nous faire rêver, Votre niece et vous faites une sacré paire.
Merci Hélène et merci aussi à votre époux...
Le Beverley a fermé, il y a 4 ans à peine. Que de souvenirs !
Reste l'Atlas, mais beaucoup plus trash !
Le Beverley a fermé, il y a 4 ans à peine. Que de souvenirs !
Reste l'Atlas, mais beaucoup plus trash !