Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mise au vert — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mise au vert
Chapitre 1
Vous êtes vous déjà réveillés un jour, en voulant tout quitter, tout changer ? Je ne parle pas d'aller faire un tour d'une heure ou deux, mais plutôt de partir ailleurs... Pour ma part, oui, sauf que je suis parti sur un coup de tête, comme ça...
Entre le travail, la santé, les problèmes, la futilité des problèmes des amis qui n'en sont pas... je n’arrivais plus trop à dormir, alors bien dormir devenait un fantasme !! Arriva ce qui devait arriver, après une x-ième nuit blanche, je sors de mon lit pour préparer un sac à dos. Quelques vêtements, une serviette, une brosse à dents, je vérifie que ma carte bleue est dans mon portefeuille et je sors de chez moi.
Bus, RER... je ne sais même pas où je vais. Il est alors encore très tôt et le RER est quasi vide. Je m'installe, sors mon téléphone et lance l'appli de la SNCF. Quelle destitution ? Après quelques minutes, je trouve une ville sur la côte normande... Deauville sera mon point de départ, mais je n'y resterais pas.
Bon. Il me faut atteindre la gare Saint-Lazare. Un changement à Auber et je me suis perdu. Me voilà sur un trottoir, il fait encore nuit. La pouasse. Je demande mon chemin, mais la renommée des parisiens n'est pas à refaire. Soit ils ont peur, soit ils ne répondent pas.
Finalement, après un dernier coup de stresse, et après avoir sorti ma canne (mal voyant à Paris, ça n'aide pas!!), j’atteins enfin la gare. Un monde fou. Ils se bousculent, ils me bousculent. Ils vont travailler, ils se dépêchent, ils ne font attention à personne. Je dois quitter cette ville à tout prix avant que je ne pète un câble.
Dans la foule qui se déplace de façon totalement désorganisée, je vois un gilet rouge. Un contrôleur ! Je ne le quitte pas des yeux et me dirige vers lui. Je ne compte pas le nombre de personnes qui m'ont bousculé.
— Excusez-moi... Je cherche mon train...
Quand le gilet rouge se retourne, je découvre le visage d'une femme souriante (premier sourire de la journée, c'est comme un rayon de soleil) et je réalise qu'elle parlait déjà avec des voyageurs. Quand elle me voit, elle coupe court la discussion en cours en les envoyant sur un quai.
— Vous devez prendre quel train ?
— Celui pour Deauville...
— Parfait. Je contrôle les billets sur ce trajet. Venez avec moi. Prenez mon bras.
— Celui pour Deauville...
— Parfait. Je contrôle les billets sur ce trajet. Venez avec moi. Prenez mon bras.
J'hésite puis je vois cette foule autour de moi. Je lui prends le bras. On franchit un portique pour atteindre le quai, la bonne voiture et me guide même jusqu'à mon siège.
— Au moins, je sais que vous avez votre billet.
Son sourire me fait du bien.
Le voyage se passe bien. Comme prévu, je la revois dans la voiture pour contrôler les billets. Quand je lui tends mon téléphone, elle me dit que pour moi, c'est bon, ce n'est pas nécessaire. Les autres voyageurs se sont posés des questions.
Deauville.
Il est déjà 10H quand je sors du train. Je n'ai pas de destination, pas de réservation de chambre pour la nuit et surtout pas de billet de retour.
Toutes ces rues à traverser, ces poteaux à éviter, ces chaînes pour empêcher les voitures de se garer n'importe où... Tant d'obstacles !!!! Il me faut atteindre la plage, j'improviserai sur place.
Quelques détours, des demi-tours, je marche enfin sur la plage. Les vagues, le sable, les mouettes et puis c'est tout. Aucune trace humaine autour de moi. Dans ma poche, je sens mes écouteurs qui m'aident en temps normal à m'isoler, mais là, ils vont être inutiles. Je souris... je sors mon téléphone, je l'éteins. Ma canne, je la range.
Quelques détours, des demi-tours, je marche enfin sur la plage. Les vagues, le sable, les mouettes et puis c'est tout. Aucune trace humaine autour de moi. Dans ma poche, je sens mes écouteurs qui m'aident en temps normal à m'isoler, mais là, ils vont être inutiles. Je souris... je sors mon téléphone, je l'éteins. Ma canne, je la range.
L'ouest est ma destination.
Je commence à marcher doucement et plus le temps passe, plus je deviens à l'aise sur ce sable. Juste marcher tout droit. La première journée se passe facilement, plus de 15 kms parcourus. Je trouve une chambre pour la nuit, je sympathise avec la responsable qui me dit de ne surtout pas hésiter en cas de besoin. Malheureusement pour moi, quand je touche le lit, c'est pour rouvrir mes yeux le lendemain vers 8H.
Une douche puis je retourne l'accueil pour le petit déjeuner. Je lui explique ma soirée de la veille.
— J'espère que la prochaine fois que vous passerez, vous ne vous endormirez pas immédiatement, me dit-elle en souriant.
— Je ne dormirai pas, c'est promis.
— Je ne dormirai pas, c'est promis.
Assis à une table, je bois mon café. L'ambiance est zen. Les regards se croisent, quelques sourires. En temps normal, je serais resté pour discuter, et peut-être même que j'aurais passé une autre nuit dans cet hôtel, mais pas aujourd'hui. Non... je dois partir, plus loin
Je reprends la route, ou du moins la plage. Prochaine étape ? Je ne sais pas. Le paysage a changé. Les vastes plages se sont transformées. Elle est plus petite, mais surtout c'est cette falaise de plus de 100 mètres de haut qui m’impressionne. Tant que je n'ai pas à l'escalader, ça ira!! Par contre, je n'ai pas de sortie de secours en cas de problème...
Je ne fais pas attention à l'heure. Le soleil est bien haut dans le ciel, le vent me rafraîchit. Je décide de me poser sur un rocher pour manger un sandwich que j'avais acheté en ville. Autour de moi, personne… juste deux personnes plus loin, à l'ouest.
Les pas s’enchaînent. Il y a bien quelques rochers à escalader, mais cela ne présente aucune difficulté. Pourtant...
Je grimpe sur un rocher et je reste immobile. Au loin, je vois le ciel, noir. D'un noir que je n'ai jamais vu. J'aurais dû regarder la météo avant de partir !! Sans bouger de mon rocher, je sors mon téléphone (comme quoi, on est perdu sans lui), La météo confirme la tempête. C'est même une alerte rouge, je n'ai jamais vu une alerte rouge !! La carte satellite m'indique que la pluie sera sur moi dans moins de trente minutes, donc retourner sur mes pas serait de la folie. La ville la plus proche est au sommet de la falaise... impossible. La prochaine ville sur la côte est déjà sous la pluie… Sur la carte, il y a ce point d'intérêt pas très loin. C'est quoi ??? j’agrandis, je regarde... une bourrasque manque de peu de me faire chuter du rocher. Un bunker allemand !!
Je saute du rocher. Le bunker n'est pas très loin, mais c'est une course entre la tempête et moi. Je cours quand je vois l'horizon disparaître dans un voile blanc... la pluie.
Le bunker apparaît quand la pluie m'atteint. Je n'ai que le temps d'enfiler une cape. J'ignore si mon sac est imperméable. J'improviserai dans le bunker. La pluie, aidé du vent, est cinglante. Chaque pas devient de plus en plus difficile, mais j’arrive au pied des rochers sur lesquels repose le bunker.
Escalader des rochers en pleine tempête... Quelle idée brillante !!!
Cela me prend beaucoup plus de temps que je ne le pensais pour atteindre le bunker. Mes vêtements sont trempés. Je cherche un accès, une porte… Je tombe nez à nez sur deux personnes devant une porte fermée par un cadenas. Ce sont deux femmes. L'une d'elles pointe le cadenas, volumineux et massif. L'autre femme tente de forcer la porte par des coups de pied. Donner des coups de pied… ça, ça me plaît !! Après quelques tentatives, elle cède enfin, on pénètre dans le bunker. Enfin au sec !!!
Le ciel s'est assombri. J'avance dans les lieux grâce à la lumière de mon téléphone. La salle du canon avec la grande ouverture vers l'horizon. Ici, on pourrait faire un feu, la fumée sortirait facilement. Il ne reste plus qu'à trouver du bois... dehors, il doit être trempé. Une des femmes s'approche avec son téléphone à la main. Elle dit quelque chose dans une langue étrangère que son téléphone traduit.
— Nous sommes trempés. Il faut nous réchauffer. (Puis elle me tend son téléphone)
— Il nous faut du bois pour faire un feu. (Je lui tends son téléphone qui traduit aussitôt)
— Là-bas, me dit-elle.
— Il nous faut du bois pour faire un feu. (Je lui tends son téléphone qui traduit aussitôt)
— Là-bas, me dit-elle.
Je la suis et je découvre un stock de bois. Le bunker doit surement servir à quelque chose en temps normal. Mais ce n'est pas le problème du moment. On prend quelques buches et on retourne à ma salle du canon. Au centre, il y a des cendres, un reste de feu de camps. Une des femmes arrive avec un briquet. Elle allume le feu. Enfin un peu de chaleur, mais nous sommes toujours trempés...
Je me mets dans un coin de la salle et découvre que mon sac n'est finalement pas imperméable. J'ai ce short trempé, mais qui peut sécher très rapidement, tout comme ce t shirt… ça ira pour un début. Je les pose près du feu. Les deux femmes font de même avec des vêtements.
Elles discutent et il semblerait qu'elles ne soient pas d'accord sur quelque chose et que je fais partie du problème. La brune soupire puis en me regardant me montre qu'elle a dans sa main une bombe lacrymo. Je fais signe que je ne bouge pas, pas envie de me prendre un jet de gaz dans les yeux !! L'autre femme, blonde, retire ses vêtements et les pose près du feu, imitée quelques instants après par la brune.
Ok. Pourquoi pas.
Je retire les miens et les pose près du feu puis retourne dans mon coin. Je vois la femme blonde me regarder. Elles sont nues, dans leur coin de la salle. Je suis en boxer... D'un geste de la tête, je la comprends. Je souris et hoche la tête. Je retire le boxer.
Quelques heures passent. Je sors de mon sac des barres de céréales. J'en tends une vers la femme blonde, la brune s'étant endormie. Elle sourit puis se lève pour s'installer à côté de moi. Elle me tend sa bouteille d'eau en échange d'une barre. À l'aide de son téléphone, on commence à discuter. J'apprends qu'elle est hollandaise et que son amie est sa cousine.
— Bienvenue en France
— Tu sais combien de temps la tempête va durer ?
— Jusqu'à demain midi (je lui montre la carte météo)
— Tu sais combien de temps la tempête va durer ?
— Jusqu'à demain midi (je lui montre la carte météo)
Malgré notre nudité, on discute, on sympathise, elle me pose des questions sur ma vie ici, ce que je fais, ce que je fais ici sur la plage. Je lui réponds franchement, sans rien cacher. La discussion dure jusqu'à une heure avancée de la nuit. Il faut rajouter du bois dans le feu. Je me rends dans l'autre salle avec elle.
— Hey... me dit-elle sans son téléphone
Je me retourne face à elle, elle s'approche et m'embrasse.
— Pourquoi ?
Elle hausse les épaules en souriant. Je l'imite en haussant mes épaules et l'embrasse à mon tour. Elle passe ses bras autour de mon cou alors que je sens sa poitrine contre mon corps, ce qui provoque rapidement une érection que je ne peux dissimuler. Sa main glisse sur mon torse pour atteindre mon sexe. Mes mains caressent son dos, ses fesses. Les baisers sont plus intenses.
Elle recule d'un pas et me fait signe d'un doigt de ne pas faire de bruit. Elle regarde dans la salle du canon, sa cousine dort. Elle m'embrasse puis se retourne et se penche en avant. Quelle que soit la langue, je comprends très bien. Je m'approche et passe mon sexe entre ses cuisses, je joue avec elle puis je le glisse en elle doucement. Je pose mes mains sur ses hanches et commence un mouvement lent. Elle pousse de petits gémissements. La situation est excitante et nous l'apprécions.
Mes mouvements s'accélèrent, les gémissements se font un peu plus fort. Soudain, à notre grande surprise, on voit sa cousine arriver. J'ai juste le temps de voir qu'elle pointe sa bombe lacrymo dans ma direction puis je pousse un cri de douleur...
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Commentaires ()
Je ne tarderai pas à lire le chapitre suivant...
Le chapitre 2 est arrivé
En voila une bonne idée. Je garde ca sous le coude ^^
Et puis, ton idée de traduction par l'intermédiaire du téléphone rajoute un petit côté excitant, de ne pas maîtriser la langue et du coup la communication avec ces deux femmes.
Et puis ce suspens à la fin... Bravo !
À suivre... ;)