Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sophia, Medhi, et les colocataires — Chapitre 3 · Défi
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sophia, Medhi, et les colocataires
Chapitre 3 · Défi
Le samedi suivant, Mina, de retour à la salle de sport, faisait une pause sur un banc quand Laurène l'aperçut. Les deux jeunes femmes, s'étant mutuellement reconnues, se saluèrent et Laurène vint s'asseoir à côté de Mina.
— T'es la coloc de Medhi, c'est ça ?
— Oui tout à fait.
— Ça fait plaisir de voir Sophia si joyeuse. Je ne sais pas ce qu'il lui a fait, ton pote, mais c'est tant mieux.
Mina détourna la tête pour cacher qu'elle souriait. Elle se remémora la première nuit d'amour des deux tourtereaux. Cela provoqua aussi chez elle une légère excitation.
Elle en était légèrement frustrée, mais les autres nuits où Sophia avait dormi chez eux, le petit couple avait été plus discret. Elle avait quand même entendu certaines choses, mais rien d'aussi fort et intense que la première fois. Elle ne pouvait pas savoir que Sophia et Medhi se limitaient à des préliminaires quand ils étaient dans l'appartement. Ils ne se laissaient vraiment aller que chez Sophia, et à des heures où ses cris ne pourraient déranger personne.
— Les tatouages de Sophia sont impressionnants, dit Mina pour essayer de changer de sujet. Tu as un vrai talent.
— Merci. Mais je n'ai aucun mérite. J'ai des parents artistes. C'est dans les gènes.
— N'exagère pas. Ce n'est pas ton ADN qui a fait l'Onix et le Crustabri aussi détaillés.
— Ah ? Tu les as vus ?
— Heu, oui, bafouilla Mina en se souvenant la localisation très intime de ces deux tatouages.
— Je ne pensais pas que Medhi serait du genre à la partager. Ni qu'elle le partagerait.
— Hein ? Heu… Je… Tu… Veux dire… Elle est bi ?
— Tu ne savais pas ?
Mina resta bouche bée quelques instants.
— Tu ne savais pas, en conclut Laurène. J'ai gaffé.
— Non heu… Je veux dire, ce n'est rien de grave. Mais… Tu… Vous…
— Oui et non. On l'a déjà fait ensemble mais ça n'aurait pas pu marcher. Elle aime faire l'amour. Moi, j'aime baiser.
Mina se sentit un peu bizarre. Comme si elle était ivre. Elle essayait d'assimiler tout ça.
— Ne lui dit pas que j'ai bourdé, s'il te plait. Laisse-moi le faire.
— T'es la coloc de Medhi, c'est ça ?
— Oui tout à fait.
— Ça fait plaisir de voir Sophia si joyeuse. Je ne sais pas ce qu'il lui a fait, ton pote, mais c'est tant mieux.
Mina détourna la tête pour cacher qu'elle souriait. Elle se remémora la première nuit d'amour des deux tourtereaux. Cela provoqua aussi chez elle une légère excitation.
Elle en était légèrement frustrée, mais les autres nuits où Sophia avait dormi chez eux, le petit couple avait été plus discret. Elle avait quand même entendu certaines choses, mais rien d'aussi fort et intense que la première fois. Elle ne pouvait pas savoir que Sophia et Medhi se limitaient à des préliminaires quand ils étaient dans l'appartement. Ils ne se laissaient vraiment aller que chez Sophia, et à des heures où ses cris ne pourraient déranger personne.
— Les tatouages de Sophia sont impressionnants, dit Mina pour essayer de changer de sujet. Tu as un vrai talent.
— Merci. Mais je n'ai aucun mérite. J'ai des parents artistes. C'est dans les gènes.
— N'exagère pas. Ce n'est pas ton ADN qui a fait l'Onix et le Crustabri aussi détaillés.
— Ah ? Tu les as vus ?
— Heu, oui, bafouilla Mina en se souvenant la localisation très intime de ces deux tatouages.
— Je ne pensais pas que Medhi serait du genre à la partager. Ni qu'elle le partagerait.
— Hein ? Heu… Je… Tu… Veux dire… Elle est bi ?
— Tu ne savais pas ?
Mina resta bouche bée quelques instants.
— Tu ne savais pas, en conclut Laurène. J'ai gaffé.
— Non heu… Je veux dire, ce n'est rien de grave. Mais… Tu… Vous…
— Oui et non. On l'a déjà fait ensemble mais ça n'aurait pas pu marcher. Elle aime faire l'amour. Moi, j'aime baiser.
Mina se sentit un peu bizarre. Comme si elle était ivre. Elle essayait d'assimiler tout ça.
— Ne lui dit pas que j'ai bourdé, s'il te plait. Laisse-moi le faire.
Il se passa encore une semaine pendant que Mina ruminait. Elle avait attendu un moment où elle serait seule avec Medhi et Sophia. Il lui fallut attendre que Maxime retourne une nouvelle fois chez son pote dans le sud. Puis elle avait hésité, sans savoir ce qui devrait la décider.
La boule au ventre, elle se dirigea vers le salon. Elle se mit face aux deux amoureux, qui, dans la tenue de leur naissance, regardaient une série ensemble.
— J'ai envie de coucher avec vous.
Medhi et Sophia, stupéfaits, échangèrent des regards incrédules.
— T'as craqué Mina.
— Non, j'ai pas craqué. Depuis que je t'ai entendu faire jouir Sophia la première nuit, j'ai envie de coucher avec toi. Depuis que je sais que Sophia est bi, j'ai réalisé que je n'ai pas envie de briser votre couple et que je veux coucher avec vous deux plutôt qu'avec toi seul. Que…
Elle s'arrêta, réalisant que sous l'effet du stress, elle avait dévoilé le secret de Sophia.
— J'étais déjà au courant, indiqua Medhi comme s'il avait compris.
— En plus je t'aime beaucoup Sophia. Je me dis que tu pourrais me faire découvrir l'amour avec une femme. Que ça sera bien avec toi.
Les deux amoureux furent incapables de répondre. L'un comme l'autre, ils étaient très surpris la demande de Mina. L'un comme l'autre, ils n'auraient jamais imaginé une telle demande. L'un comme l'autre, ils sentaient naitre en eux l'envie de satisfaire cette demande. L'un comme l'autre, ils avaient peur que l'autre ne soit vexé de leur réponse.
Mais étonnamment, comme s'ils étaient connectés l'un à l'autre, ils surent qu'ils avaient la même envie.
Ce fut Sophia qui la verbalisa.
— On prend la chambre de Medhi ?
Aussi impatiente qu'inquiète, Mina approuva et ouvrit la marche. Sophia la suivit, Medhi derrière elle. Tous les trois étaient partagés entre différents sentiments, mais leurs sexes, réagissant chacun en fonction de sa physiologie, témoignaient de l'augmentation de leur envie.
Quand Mina fut entrée, Sophia la poussa sur le lit avec autant de délicatesse que Medhi l'avait fait avec elle quinze jours plus tôt. Sophia s'agenouilla devant Mina et, pour la première fois de sa vie, celle-ci échangea un baiser avec une autre femme. Elle avait déjà imaginé ce premier baiser plusieurs fois dans le passé, et elle fut heureuse de constater qu'il fut à la hauteur de ses attentes. Sophia fut très douce. Mina eut pendant un instant l'impression d'être liée avec Sophia.
— Mon chéri, murmura cette dernière en éloignant son visage de celui de Mina, occupe-toi du haut, je m'occupe du bas.
Sophia écarta doucement les jambes de Mina avant d'y plonger son visage. Grande friande de ce genre de traitement, Mina frissonna de plaisir avant même que la bouche de Sophia ne touche son intimité.
Medhi, obéissant à sa petite amie, se posa sur le lit, à côté de Mina. Les deux colocataires s'embrassèrent. Leur baiser ne fut pas si intense que leur premier baiser avec Sophia, à l'un comme à l'autre, mais ils apprécièrent tout autant.
Le jeune homme caressa la poitrine de la jolie métisse, soupesant doucement un sein après l'autre. Mina, quand bien même elle sentait ses pensées lui échapper du fait de la caresse buccale de Sophia, ne resta pas inactive. Sa main se dirigea vers le sexe de Medhi. Elle avait dans l'idée de le caresser jusqu'à le faire durcir, mais elle remarqua immédiatement que cette étape était inutile. Alors elle empoigna totalement l'organe et entama un mouvement de masturbation.
Sophia ne se contentait pas de lécher la vulve de Mina. Elle lui caressait également le ventre et les cuisses. Elle pénétrait, de temps en temps, un doigt ou deux.
Quand sa main se dirigea vers le sexe de son compagnon, Sophia ne fut pas spécialement surprise d'y trouver la main de Mina. Elle se mit à caresser autant la main de l'une que le phallus de l'autre, ce que chacun apprécia.
Sophia finit par mener Mina à l'orgasme. Celle-ci se mordit la lèvre inférieure alors que son corps fut pris de doux tremblements. Elle lâcha le sexe de Medhi pour caresser le visage de Sophia.
Les trois amants échangèrent encore quelques caresses et quelques baisers. Puis Mina se laissa tomber sur le lit, de manière à ce que sa bouche entre en contact avec le sexe de Medhi. Si elle était certes moins délicate et douce que Sophia, Medhi apprécia immédiatement le traitement. Sophia vint embrasser son compagnon, ne s'arrêtant que pour caresser ou embrasser le corps de Mina.
Elle approcha sa bouche de l'oreille de la belle métisse.
— Tu veux qu'il te prenne.
Mina arrêta la fellation pour dire oui.
Sophia fouilla la table de chevet et en sortit un préservatif. Aussi douce qu'à l'accoutumée, elle en équipa son compagnon, avant de le guider vers l'arrière du lit. Mina, qui était plus ou moins en position de levrette, s'ajusta pour pouvoir accueillir la pénétration.
Medhi s'installa et adressa un regard interrogatif à Sophia. Il se demandait s'ils ne devaient pas s'arrêter là, si continuer ne serait pas aller trop loin, ne serait pas la tromper. Il était pourtant tout aussi conscient de la bêtise de son raisonnement. Comme s'ils n'étaient pas déjà allés loin. Comme si Sophia allait lui reprocher une infidélité.
D'ailleurs, Sophia ne remarqua même pas son regard interrogatif. Elle ne se posait aucune question. Elle s'était dirigée vers la bouche de Mina pour l'embrasser de nouveau.
Chassant ses questions, Medhi s'approcha de Mina. Son sexe entra en contact avec celui de Mina. Ce simple contact leur provoqua, à l'un comme à l'autre, une légère décharge électrique.
Medhi commença doucement la pénétration. Les lèvres intimes de Mina s'ouvrirent pour accueillir ce phallus qu'elle désirait tant. À la grande surprise de Medhi cependant, Mina s'éloigna légèrement. Était-ce volontaire ? De l'appréhension ? Il s'avança doucement de nouveau. La pénétration reprit. Mina se recula d'un coup, pour que Medhi soit d'un coup entièrement en elle.
Les filles n'étaient pas inactives. Elles s'embrassaient toujours. Sophia caressait tendrement la chevelure et les seins de Mina. Cette dernière lui caressait les cuisses et, par instinct autant que par envie, posa ses doigts contre l'intimité de Sophia. Pour la première fois de sa vie, elle touchait le sexe d'une autre femme. Elle commença par de petites caresses, sur les lèvres, sur le clitoris, avant de glisser deux doigts dans le vagin de Sophia.
Celle-ci sembla apprécier. Sans arrêter d'embrasser Mina, elle la complimenta doucement. Cela excita d'autant plus Mina.
Mina ne se laissa plus guider par sa raison, mais uniquement par ses instincts, ses envies. Elle poussa doucement Sophia pour que celle-ci soit allongée. Imitant ce que Sophia avait fait plus tôt, Mina écarta doucement les jambes de Sophia, et commença un cunnilingus.
Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes. Medhi allait et venait dans le sexe de Mina, qui léchait celui de Sophia. Medhi regarda sa compagne. Elle avait les yeux fermés, la respiration saccadée, le front mouillé de sueur. Il savait que Sophia était proche de l'orgasme, pour l'avoir souvent vue atteindre l'extase.
Sophia fut d'ailleurs la première à jouir. Elle attrapa le visage de Mina, comme si elle avait peur que celle-ci ne se retire. Sauf que Mina n'en avait pas l'intention. Elle n'y avait même pas pensé. Elle était trop focalisée par le plaisir qu'elle donnait à Sophia et celui qu'elle recevait de Medhi. Ce plaisir qui fut suffisant pour la mener, à son tour, à l'orgasme. Comme Sophia quelques jours plus haut, et comme chaque fois où Medhi et Sophia faisaient l'amour, Mina laissa s'exprimer son plaisir, d'une manière toutefois plus discrète que Sophia.
Ayant vu ses deux amantes jouir, Medhi ne retint pas son propre plaisir. Il se laissa aller et, dans un dernier soupir de jouissance, empli le préservatif de son jus d'amour.
Ils s'allongèrent tous sur le lit, dans un équilibre instable, qui les obligea à se serrer un peu les uns contre les autres. Ce qui était loin de les déranger. Leurs sueurs se mêlaient. Leurs peaux se collaient. Leurs respirations reprenaient peu à peu un rythme normal. Leurs mains caressaient. Leurs lèvres embrassaient.
Aucun d'eux n'avait jamais fait l'amour à trois. Cette première expérience ne fut pourtant pas la dernière.
La boule au ventre, elle se dirigea vers le salon. Elle se mit face aux deux amoureux, qui, dans la tenue de leur naissance, regardaient une série ensemble.
— J'ai envie de coucher avec vous.
Medhi et Sophia, stupéfaits, échangèrent des regards incrédules.
— T'as craqué Mina.
— Non, j'ai pas craqué. Depuis que je t'ai entendu faire jouir Sophia la première nuit, j'ai envie de coucher avec toi. Depuis que je sais que Sophia est bi, j'ai réalisé que je n'ai pas envie de briser votre couple et que je veux coucher avec vous deux plutôt qu'avec toi seul. Que…
Elle s'arrêta, réalisant que sous l'effet du stress, elle avait dévoilé le secret de Sophia.
— J'étais déjà au courant, indiqua Medhi comme s'il avait compris.
— En plus je t'aime beaucoup Sophia. Je me dis que tu pourrais me faire découvrir l'amour avec une femme. Que ça sera bien avec toi.
Les deux amoureux furent incapables de répondre. L'un comme l'autre, ils étaient très surpris la demande de Mina. L'un comme l'autre, ils n'auraient jamais imaginé une telle demande. L'un comme l'autre, ils sentaient naitre en eux l'envie de satisfaire cette demande. L'un comme l'autre, ils avaient peur que l'autre ne soit vexé de leur réponse.
Mais étonnamment, comme s'ils étaient connectés l'un à l'autre, ils surent qu'ils avaient la même envie.
Ce fut Sophia qui la verbalisa.
— On prend la chambre de Medhi ?
Aussi impatiente qu'inquiète, Mina approuva et ouvrit la marche. Sophia la suivit, Medhi derrière elle. Tous les trois étaient partagés entre différents sentiments, mais leurs sexes, réagissant chacun en fonction de sa physiologie, témoignaient de l'augmentation de leur envie.
Quand Mina fut entrée, Sophia la poussa sur le lit avec autant de délicatesse que Medhi l'avait fait avec elle quinze jours plus tôt. Sophia s'agenouilla devant Mina et, pour la première fois de sa vie, celle-ci échangea un baiser avec une autre femme. Elle avait déjà imaginé ce premier baiser plusieurs fois dans le passé, et elle fut heureuse de constater qu'il fut à la hauteur de ses attentes. Sophia fut très douce. Mina eut pendant un instant l'impression d'être liée avec Sophia.
— Mon chéri, murmura cette dernière en éloignant son visage de celui de Mina, occupe-toi du haut, je m'occupe du bas.
Sophia écarta doucement les jambes de Mina avant d'y plonger son visage. Grande friande de ce genre de traitement, Mina frissonna de plaisir avant même que la bouche de Sophia ne touche son intimité.
Medhi, obéissant à sa petite amie, se posa sur le lit, à côté de Mina. Les deux colocataires s'embrassèrent. Leur baiser ne fut pas si intense que leur premier baiser avec Sophia, à l'un comme à l'autre, mais ils apprécièrent tout autant.
Le jeune homme caressa la poitrine de la jolie métisse, soupesant doucement un sein après l'autre. Mina, quand bien même elle sentait ses pensées lui échapper du fait de la caresse buccale de Sophia, ne resta pas inactive. Sa main se dirigea vers le sexe de Medhi. Elle avait dans l'idée de le caresser jusqu'à le faire durcir, mais elle remarqua immédiatement que cette étape était inutile. Alors elle empoigna totalement l'organe et entama un mouvement de masturbation.
Sophia ne se contentait pas de lécher la vulve de Mina. Elle lui caressait également le ventre et les cuisses. Elle pénétrait, de temps en temps, un doigt ou deux.
Quand sa main se dirigea vers le sexe de son compagnon, Sophia ne fut pas spécialement surprise d'y trouver la main de Mina. Elle se mit à caresser autant la main de l'une que le phallus de l'autre, ce que chacun apprécia.
Sophia finit par mener Mina à l'orgasme. Celle-ci se mordit la lèvre inférieure alors que son corps fut pris de doux tremblements. Elle lâcha le sexe de Medhi pour caresser le visage de Sophia.
Les trois amants échangèrent encore quelques caresses et quelques baisers. Puis Mina se laissa tomber sur le lit, de manière à ce que sa bouche entre en contact avec le sexe de Medhi. Si elle était certes moins délicate et douce que Sophia, Medhi apprécia immédiatement le traitement. Sophia vint embrasser son compagnon, ne s'arrêtant que pour caresser ou embrasser le corps de Mina.
Elle approcha sa bouche de l'oreille de la belle métisse.
— Tu veux qu'il te prenne.
Mina arrêta la fellation pour dire oui.
Sophia fouilla la table de chevet et en sortit un préservatif. Aussi douce qu'à l'accoutumée, elle en équipa son compagnon, avant de le guider vers l'arrière du lit. Mina, qui était plus ou moins en position de levrette, s'ajusta pour pouvoir accueillir la pénétration.
Medhi s'installa et adressa un regard interrogatif à Sophia. Il se demandait s'ils ne devaient pas s'arrêter là, si continuer ne serait pas aller trop loin, ne serait pas la tromper. Il était pourtant tout aussi conscient de la bêtise de son raisonnement. Comme s'ils n'étaient pas déjà allés loin. Comme si Sophia allait lui reprocher une infidélité.
D'ailleurs, Sophia ne remarqua même pas son regard interrogatif. Elle ne se posait aucune question. Elle s'était dirigée vers la bouche de Mina pour l'embrasser de nouveau.
Chassant ses questions, Medhi s'approcha de Mina. Son sexe entra en contact avec celui de Mina. Ce simple contact leur provoqua, à l'un comme à l'autre, une légère décharge électrique.
Medhi commença doucement la pénétration. Les lèvres intimes de Mina s'ouvrirent pour accueillir ce phallus qu'elle désirait tant. À la grande surprise de Medhi cependant, Mina s'éloigna légèrement. Était-ce volontaire ? De l'appréhension ? Il s'avança doucement de nouveau. La pénétration reprit. Mina se recula d'un coup, pour que Medhi soit d'un coup entièrement en elle.
Les filles n'étaient pas inactives. Elles s'embrassaient toujours. Sophia caressait tendrement la chevelure et les seins de Mina. Cette dernière lui caressait les cuisses et, par instinct autant que par envie, posa ses doigts contre l'intimité de Sophia. Pour la première fois de sa vie, elle touchait le sexe d'une autre femme. Elle commença par de petites caresses, sur les lèvres, sur le clitoris, avant de glisser deux doigts dans le vagin de Sophia.
Celle-ci sembla apprécier. Sans arrêter d'embrasser Mina, elle la complimenta doucement. Cela excita d'autant plus Mina.
Mina ne se laissa plus guider par sa raison, mais uniquement par ses instincts, ses envies. Elle poussa doucement Sophia pour que celle-ci soit allongée. Imitant ce que Sophia avait fait plus tôt, Mina écarta doucement les jambes de Sophia, et commença un cunnilingus.
Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes. Medhi allait et venait dans le sexe de Mina, qui léchait celui de Sophia. Medhi regarda sa compagne. Elle avait les yeux fermés, la respiration saccadée, le front mouillé de sueur. Il savait que Sophia était proche de l'orgasme, pour l'avoir souvent vue atteindre l'extase.
Sophia fut d'ailleurs la première à jouir. Elle attrapa le visage de Mina, comme si elle avait peur que celle-ci ne se retire. Sauf que Mina n'en avait pas l'intention. Elle n'y avait même pas pensé. Elle était trop focalisée par le plaisir qu'elle donnait à Sophia et celui qu'elle recevait de Medhi. Ce plaisir qui fut suffisant pour la mener, à son tour, à l'orgasme. Comme Sophia quelques jours plus haut, et comme chaque fois où Medhi et Sophia faisaient l'amour, Mina laissa s'exprimer son plaisir, d'une manière toutefois plus discrète que Sophia.
Ayant vu ses deux amantes jouir, Medhi ne retint pas son propre plaisir. Il se laissa aller et, dans un dernier soupir de jouissance, empli le préservatif de son jus d'amour.
Ils s'allongèrent tous sur le lit, dans un équilibre instable, qui les obligea à se serrer un peu les uns contre les autres. Ce qui était loin de les déranger. Leurs sueurs se mêlaient. Leurs peaux se collaient. Leurs respirations reprenaient peu à peu un rythme normal. Leurs mains caressaient. Leurs lèvres embrassaient.
Aucun d'eux n'avait jamais fait l'amour à trois. Cette première expérience ne fut pourtant pas la dernière.
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