Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sophia, Medhi, et les colocataires — Chapitre 2 · Déluge
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sophia, Medhi, et les colocataires
Chapitre 2 · Déluge
La soirée fut particulièrement agréable. Sophia était très à l'aise avec eux. Elle s'entendait bien avec Mina, et se rapprochait beaucoup de Medhi, y compris d'un point de vue physique, d'une manière discrète. Elle-même s'étonnait de l'aisance avec laquelle elle pouvait rester nue en présence d'autres personnes.
Le trio ne s'était rhabillé que le temps d'aller chercher des pizzas. Le repas fut très sympathique. Mina s'interrompit cependant au cours du repas.
— C'est la pluie qu'on entend ?
En effet, malgré les deux étages au-dessus d'eux, ils entendaient très clairement le son de la pluie. Intriguée, Mina se dirigea vers la fenêtre. Vu l'absence de vis-à-vis, elle n'avait aucun problème à écarter le rideau.
— Oh la vache ! C'est le Déluge.
Medhi et Sophia purent constater eux aussi la violence des trombes d'eaux qui s'abattaient dans la rue.
— Oh la vache, répéta Sophia.
— Le quartier des champs va être inondé avec tout ça, plaisanta Mina.
— J'habite au quartier des champs, grimaça Sophia.
— Oh merde !
Les trois restèrent, pendant quelques secondes, subjugués par le spectacle. Mina appuya doucement sur l'épaule de Medhi. Celui-ci comprit.
— Heu… Inondé ou pas, tu ne vas pas sortir par ce temps. Tu vas dormir ici.
— Je veux pas déranger.
— Penses-tu, intervint Mina. Tu vas pouvoir prendre la chambre de Maxime. Les absents ont toujours tort.
— Heu… J'ai moyennement envie de dormir dans ses draps.
— On peut les changer, la rassura Medhi.
— Ce n'était pas à toi de faire la lessive, Med ?
— Compris, je prends le canapé.
Sophia accepta. Mina sourit. Elle s'amusa en silence du fait que Sophia ne voie aucun inconvénient à dormir dans les draps de Medhi.
Le trio ne s'était rhabillé que le temps d'aller chercher des pizzas. Le repas fut très sympathique. Mina s'interrompit cependant au cours du repas.
— C'est la pluie qu'on entend ?
En effet, malgré les deux étages au-dessus d'eux, ils entendaient très clairement le son de la pluie. Intriguée, Mina se dirigea vers la fenêtre. Vu l'absence de vis-à-vis, elle n'avait aucun problème à écarter le rideau.
— Oh la vache ! C'est le Déluge.
Medhi et Sophia purent constater eux aussi la violence des trombes d'eaux qui s'abattaient dans la rue.
— Oh la vache, répéta Sophia.
— Le quartier des champs va être inondé avec tout ça, plaisanta Mina.
— J'habite au quartier des champs, grimaça Sophia.
— Oh merde !
Les trois restèrent, pendant quelques secondes, subjugués par le spectacle. Mina appuya doucement sur l'épaule de Medhi. Celui-ci comprit.
— Heu… Inondé ou pas, tu ne vas pas sortir par ce temps. Tu vas dormir ici.
— Je veux pas déranger.
— Penses-tu, intervint Mina. Tu vas pouvoir prendre la chambre de Maxime. Les absents ont toujours tort.
— Heu… J'ai moyennement envie de dormir dans ses draps.
— On peut les changer, la rassura Medhi.
— Ce n'était pas à toi de faire la lessive, Med ?
— Compris, je prends le canapé.
Sophia accepta. Mina sourit. Elle s'amusa en silence du fait que Sophia ne voie aucun inconvénient à dormir dans les draps de Medhi.
Sophia n'avait pas l'intention de dormir. Pas tout de suite. Pas toute seule.
Elle se leva doucement du lit de Medhi, qui heureusement ne grinçait pas. Elle quitta la chambre et, en essayant être la plus discrète possible, elle se dirigea vers le salon.
Medhi était en train de lire, assis sur le canapé. Il était surpris de voir Sophia le rejoindre. Il avait espéré que ça arrive, même s'il n'aurait pas imaginé que ce soit si tôt.
Sophia lui prit le livre des mains pour le laisser tomber au sol.
— Chhhhhhhut. On en a tous les deux autant envie. Je le sais bien.
Elle s'agenouilla devant lui, écartant le drap dont il s'était couvert.
Medhi se mordilla la lèvre, appréhendant autant qu'il attendait ce qui allait arriver.
Avec une douceur indescriptible, Sophia s'empara du sexe de son amant, qui, déjà, avait considérablement durcit. Elle commença par des lents et amples mouvements, sans que cela ne ressemble à proprement parler à une masturbation. C'était une simple caresse. Puis elle en approcha son visage, ouvrit la bouche, et la referma autour du bâton de chair.
Doucement, elle entama la fellation. Elle savait comment s'y prendre. Ses lèvres glissaient sur la hampe, ne se resserrant que pour provoquer juste ce qu'il fallait de pression. Sa langue, à l'inverse, était très active, dansant autour du sexe à chaque fois que Sophia remontait la tête. Ses mains n'étaient pas en reste. Avec la droite, elle continuait de tenir le phallus qu'elle caressait à chaque mouvement. Avec la gauche, elle caressait les jambes et les hanches du jeune homme.
Pour sa part, il eut beaucoup de mal à se concentrer. À se contrôler. Il avait tellement imaginé cet instant. Il l'avait tellement attendu. Et maintenant, il avait lieu, encore meilleur que dans ses divagations les plus folles.
Il lui fallait trouver le moyen de se contenir. Il fixa le dos de Sophia. Le tatouage. C'était son salut. Voir le Nosféralto qui semblait voler autour de son entrejambe, comme s'il était prêt à s'en emparer, parvint à calmer les ardeurs de Medhi.
Pendant un temps du moins.
Par chance, à moins que ce ne soit par instinct, Sophia s'arrêta juste avant qu'il ne soit plus possible pour Medhi de se retenir.
— On sera quand même mieux dans ton lit.
Medhi approuva en silence. S'emparant de la main de Sophia, il l'accompagna vers sa chambre. Avec autant de discrétion qu'elle n'en était sortie, Sophia entra dans la chambre. Elle s'assit sur le lit et, attrapant les hanches de Medhi, le tira vers elle.
— Oh non, murmura celui-ci.
Il poussa doucement Sophia par les épaules, suffisamment pour qu'elle perde l'équilibre et tombe délicatement sur les draps.
— Mais quand je commence quelque chose, je le finis.
— Et moi, quand je reçois, je donne.
Sophia sourit. Où était donc passé le garçon timide dont elle était tombée amoureuse ? Il semblerait qu'il ait laissé place à un amant fougueux et passionné. C'était ce que Sophia avait imaginé. C'était ce qu'elle avait espéré.
Medhi commença par déposer de tendres baisers. Peut-être encore trop timide, il ne toucha pas la bouche de son amante, qui en fut un peu frustrée. Il se contenta de l'embrasser sur les joues, le cou, la poitrine, et le ventre.
Sophia se mordit les lèvres, aussi impatiente à ce qui allait arriver que Medhi l'avait été l'instant d'avant.
Au premier baiser qui toucha son intimité, Sophia ressentit une décharge de plaisir tout le long de sa colonne vertébrale.
Medhi continua à ainsi honorer sa compagne. Par de tendres baisers. Par de douces caresses. Par de délicats coups de langue. Il fit progressivement monter Sophia jusqu'aux portes de l'extase.
La jeune fille s'empara de l'oreiller de Medhi et le colla sur son visage. Plus son orgasme approchait, plus elle appuya sur le coussin, au point d'avoir du mal à respirer. Pourtant, elle ne souhaitait pas que cet instant se termine. Elle voulait que le plaisir qu'elle ressentait dure. Qu'il dure encore. Son orgasme, qu'elle étouffa dans l'oreiller, fut autant une libération qu'une déception.
Medhi s'allongea aux côtés de Sophia et, délicatement, retira l'oreiller qu'elle avait toujours sur le visage.
Sophia le regarda. Ses yeux brillaient. Elle était à bout de souffle. La sueur perlait de ses cheveux.
Elle était incroyablement belle.
Elle s'empara de la tête de Medhi et l'approcha de la sienne. Ils échangèrent, pour la première fois, un baiser tendre, fougueux, passionné.
Ils étaient, à ce seul instant, seuls au monde. Rien ne comptait, si ce n'était l'autre.
— Fait moi l'amour, supplia presque Sophia.
Medhi fouilla dans sa table de chevet et en sortit un préservatif. Il allait l'enfiler quand Sophia l'arrêta dans son mouvement. Elle sortit la protection de son emballage et, aussi lentement qu'elle le put malgré son désir d'aller vite, elle posa le latex sur le gland, et caressa le sexe jusqu'à le recouvrir entièrement.
Medhi la posa doucement sur le lit, et se plaça au-dessus d'elle.
Il aurait voulu rester là. Simplement à la regarder. À fixer ces yeux qui le regardaient avec une intensité qu'il n'avait jamais vue auparavant.
Il aurait voulu aller plus loin. Entrer en elle. Ne faire plus qu'un avec elle, aussi brièvement que cela puisse être.
Sophia posa ses mains sur le dos de Medhi, et le tira doucement à lui. Doucement, enfin, ils s'unirent.
Ils restèrent immobiles quelques secondes, peut-être moins. Ils n'avaient plus aucune notion du temps. Sophia profita de la sensation de ce corps à la fois étranger et aimé en elle. Medhi profita de la chaleur de Sophia qui l'entoura pendant un temps trop court.
Ils s'embrassèrent une nouvelle fois.
Puis ils firent l'amour.
Ils éprouvèrent l'un et l'autre des sensations qu'ils avaient déjà ressenties, mais qui leur parurent plus intenses que jamais. Leurs corps se frottaient, s'effleuraient, se caressaient. Les lèvres ne se séparaient que pour couvrir le reste du visage de l'autre de baisers.
Sophia se mit à crier. Elle ne disait rien. Elle ne parlait pas. Elle se contentait de crier, exprimant à la fois son plaisir, sa joie, son amour.
Elle poussa un dernier cri alors qu'elle atteignait, pour la seconde fois, l'orgasme.
Elle crut perdre connaissance pendant une seconde ou deux. Son corps ne semblait plus lui répondre. Elle avait l'impression d'avoir quitté son enveloppe charnelle. Elle n'avait même pas réalisé que Medhi, qui avait lui aussi atteint l'apogée de leur union, s'était allongé sur elle.
Une série de coups contre le mur les ramena cruellement à la réalité.
— Hé ! Il y a des enfants qui dorment ici.
Ils eurent du mal à ne pas rire. Partagés entre la honte et leur bonheur.
— C'est vrai qu'on a exagéré, murmura Sophia en se retenant de rire. Ça ne m'était jamais arrivé avant.
— De quoi ? Les voisins qui tapent au mur ?
— Non. De crier comme ça. Pour moi, ça n'était bon que pour les actrices porno.
— Oh moi, j'ai fini par m'y habituer.
Sophia mima une claque qui se transforma immédiatement en caresse.
Les deux amants se couchèrent. Sophia posa amoureusement la tête sur le torse de Medhi.
— Ça fait quand même bizarre de faire l'amour à quelqu'un sans qu'on se déshabille. Ça fait partie du truc. Mais j'imagine que ça aussi, on finit par s'y habituer.
— Si tu veux, la prochaine fois, on s'habillera juste pour le plaisir de se déshabiller.
— Vendu.
Elle se leva doucement du lit de Medhi, qui heureusement ne grinçait pas. Elle quitta la chambre et, en essayant être la plus discrète possible, elle se dirigea vers le salon.
Medhi était en train de lire, assis sur le canapé. Il était surpris de voir Sophia le rejoindre. Il avait espéré que ça arrive, même s'il n'aurait pas imaginé que ce soit si tôt.
Sophia lui prit le livre des mains pour le laisser tomber au sol.
— Chhhhhhhut. On en a tous les deux autant envie. Je le sais bien.
Elle s'agenouilla devant lui, écartant le drap dont il s'était couvert.
Medhi se mordilla la lèvre, appréhendant autant qu'il attendait ce qui allait arriver.
Avec une douceur indescriptible, Sophia s'empara du sexe de son amant, qui, déjà, avait considérablement durcit. Elle commença par des lents et amples mouvements, sans que cela ne ressemble à proprement parler à une masturbation. C'était une simple caresse. Puis elle en approcha son visage, ouvrit la bouche, et la referma autour du bâton de chair.
Doucement, elle entama la fellation. Elle savait comment s'y prendre. Ses lèvres glissaient sur la hampe, ne se resserrant que pour provoquer juste ce qu'il fallait de pression. Sa langue, à l'inverse, était très active, dansant autour du sexe à chaque fois que Sophia remontait la tête. Ses mains n'étaient pas en reste. Avec la droite, elle continuait de tenir le phallus qu'elle caressait à chaque mouvement. Avec la gauche, elle caressait les jambes et les hanches du jeune homme.
Pour sa part, il eut beaucoup de mal à se concentrer. À se contrôler. Il avait tellement imaginé cet instant. Il l'avait tellement attendu. Et maintenant, il avait lieu, encore meilleur que dans ses divagations les plus folles.
Il lui fallait trouver le moyen de se contenir. Il fixa le dos de Sophia. Le tatouage. C'était son salut. Voir le Nosféralto qui semblait voler autour de son entrejambe, comme s'il était prêt à s'en emparer, parvint à calmer les ardeurs de Medhi.
Pendant un temps du moins.
Par chance, à moins que ce ne soit par instinct, Sophia s'arrêta juste avant qu'il ne soit plus possible pour Medhi de se retenir.
— On sera quand même mieux dans ton lit.
Medhi approuva en silence. S'emparant de la main de Sophia, il l'accompagna vers sa chambre. Avec autant de discrétion qu'elle n'en était sortie, Sophia entra dans la chambre. Elle s'assit sur le lit et, attrapant les hanches de Medhi, le tira vers elle.
— Oh non, murmura celui-ci.
Il poussa doucement Sophia par les épaules, suffisamment pour qu'elle perde l'équilibre et tombe délicatement sur les draps.
— Mais quand je commence quelque chose, je le finis.
— Et moi, quand je reçois, je donne.
Sophia sourit. Où était donc passé le garçon timide dont elle était tombée amoureuse ? Il semblerait qu'il ait laissé place à un amant fougueux et passionné. C'était ce que Sophia avait imaginé. C'était ce qu'elle avait espéré.
Medhi commença par déposer de tendres baisers. Peut-être encore trop timide, il ne toucha pas la bouche de son amante, qui en fut un peu frustrée. Il se contenta de l'embrasser sur les joues, le cou, la poitrine, et le ventre.
Sophia se mordit les lèvres, aussi impatiente à ce qui allait arriver que Medhi l'avait été l'instant d'avant.
Au premier baiser qui toucha son intimité, Sophia ressentit une décharge de plaisir tout le long de sa colonne vertébrale.
Medhi continua à ainsi honorer sa compagne. Par de tendres baisers. Par de douces caresses. Par de délicats coups de langue. Il fit progressivement monter Sophia jusqu'aux portes de l'extase.
La jeune fille s'empara de l'oreiller de Medhi et le colla sur son visage. Plus son orgasme approchait, plus elle appuya sur le coussin, au point d'avoir du mal à respirer. Pourtant, elle ne souhaitait pas que cet instant se termine. Elle voulait que le plaisir qu'elle ressentait dure. Qu'il dure encore. Son orgasme, qu'elle étouffa dans l'oreiller, fut autant une libération qu'une déception.
Medhi s'allongea aux côtés de Sophia et, délicatement, retira l'oreiller qu'elle avait toujours sur le visage.
Sophia le regarda. Ses yeux brillaient. Elle était à bout de souffle. La sueur perlait de ses cheveux.
Elle était incroyablement belle.
Elle s'empara de la tête de Medhi et l'approcha de la sienne. Ils échangèrent, pour la première fois, un baiser tendre, fougueux, passionné.
Ils étaient, à ce seul instant, seuls au monde. Rien ne comptait, si ce n'était l'autre.
— Fait moi l'amour, supplia presque Sophia.
Medhi fouilla dans sa table de chevet et en sortit un préservatif. Il allait l'enfiler quand Sophia l'arrêta dans son mouvement. Elle sortit la protection de son emballage et, aussi lentement qu'elle le put malgré son désir d'aller vite, elle posa le latex sur le gland, et caressa le sexe jusqu'à le recouvrir entièrement.
Medhi la posa doucement sur le lit, et se plaça au-dessus d'elle.
Il aurait voulu rester là. Simplement à la regarder. À fixer ces yeux qui le regardaient avec une intensité qu'il n'avait jamais vue auparavant.
Il aurait voulu aller plus loin. Entrer en elle. Ne faire plus qu'un avec elle, aussi brièvement que cela puisse être.
Sophia posa ses mains sur le dos de Medhi, et le tira doucement à lui. Doucement, enfin, ils s'unirent.
Ils restèrent immobiles quelques secondes, peut-être moins. Ils n'avaient plus aucune notion du temps. Sophia profita de la sensation de ce corps à la fois étranger et aimé en elle. Medhi profita de la chaleur de Sophia qui l'entoura pendant un temps trop court.
Ils s'embrassèrent une nouvelle fois.
Puis ils firent l'amour.
Ils éprouvèrent l'un et l'autre des sensations qu'ils avaient déjà ressenties, mais qui leur parurent plus intenses que jamais. Leurs corps se frottaient, s'effleuraient, se caressaient. Les lèvres ne se séparaient que pour couvrir le reste du visage de l'autre de baisers.
Sophia se mit à crier. Elle ne disait rien. Elle ne parlait pas. Elle se contentait de crier, exprimant à la fois son plaisir, sa joie, son amour.
Elle poussa un dernier cri alors qu'elle atteignait, pour la seconde fois, l'orgasme.
Elle crut perdre connaissance pendant une seconde ou deux. Son corps ne semblait plus lui répondre. Elle avait l'impression d'avoir quitté son enveloppe charnelle. Elle n'avait même pas réalisé que Medhi, qui avait lui aussi atteint l'apogée de leur union, s'était allongé sur elle.
Une série de coups contre le mur les ramena cruellement à la réalité.
— Hé ! Il y a des enfants qui dorment ici.
Ils eurent du mal à ne pas rire. Partagés entre la honte et leur bonheur.
— C'est vrai qu'on a exagéré, murmura Sophia en se retenant de rire. Ça ne m'était jamais arrivé avant.
— De quoi ? Les voisins qui tapent au mur ?
— Non. De crier comme ça. Pour moi, ça n'était bon que pour les actrices porno.
— Oh moi, j'ai fini par m'y habituer.
Sophia mima une claque qui se transforma immédiatement en caresse.
Les deux amants se couchèrent. Sophia posa amoureusement la tête sur le torse de Medhi.
— Ça fait quand même bizarre de faire l'amour à quelqu'un sans qu'on se déshabille. Ça fait partie du truc. Mais j'imagine que ça aussi, on finit par s'y habituer.
— Si tu veux, la prochaine fois, on s'habillera juste pour le plaisir de se déshabiller.
— Vendu.
Dans la chambre voisine, Mina était autant en nage que les deux amoureux.
Elle n'avait pas forcément tout entendu de leurs discussions. Mais elle avait entendu, avec plus ou moins de clarté, tout ce qui s'était passé dans la chambre d'à côté.
Et son esprit avait fait le reste. Elle s'était imaginé tout ce qu'elle entendait. Comme si elle était dans la même pièce qu'eux. Elle avait entendu Sophia étouffer sa jouissance, avant de la hurler. Elle avait vu Medhi, le visage entre les jambes de son amante. Elle les avait vus, l'un sur l'autre, l'un dans l'autre, dans un ballet d'amour et de plaisir.
Et son corps avait fait le reste. Avant même qu'elle n'en prenne conscience, Mina s'était masturbée en écoutant. Sa main droite avait caressé son intimité, avant de la pénétrer. Sa main gauche avait caressé ses seins.
Elle avait joui presque en même temps que Sophia.
Elle n'avait pas menti à Sophia. Elle n'avait jamais eu envie de coucher avec Medhi.
Du moins pas avant ce soir-là.
Elle n'avait pas forcément tout entendu de leurs discussions. Mais elle avait entendu, avec plus ou moins de clarté, tout ce qui s'était passé dans la chambre d'à côté.
Et son esprit avait fait le reste. Elle s'était imaginé tout ce qu'elle entendait. Comme si elle était dans la même pièce qu'eux. Elle avait entendu Sophia étouffer sa jouissance, avant de la hurler. Elle avait vu Medhi, le visage entre les jambes de son amante. Elle les avait vus, l'un sur l'autre, l'un dans l'autre, dans un ballet d'amour et de plaisir.
Et son corps avait fait le reste. Avant même qu'elle n'en prenne conscience, Mina s'était masturbée en écoutant. Sa main droite avait caressé son intimité, avant de la pénétrer. Sa main gauche avait caressé ses seins.
Elle avait joui presque en même temps que Sophia.
Elle n'avait pas menti à Sophia. Elle n'avait jamais eu envie de coucher avec Medhi.
Du moins pas avant ce soir-là.
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