Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma coloc m'initie au sexe entre femmes — Chapitre 1 · Coupure de courant
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Ma coloc m'initie au sexe entre femmes
Chapitre 1 · Coupure de courant
Je me nomme Tricia, je suis à l'université et j'étudie en médecine. Je vis en colocation avec une autre fille sur le campus. Nous ne passons pas énormément de temps tous les deux, car nous n'avons pas les mêmes centres d'intérêt. Judith préfère profiter de sa jeunesse et faire la fête alors que moi, je préfère me concentrer sur mes études. De toute façon, j'ai un petit ami depuis le secondaire et il est un peu jaloux lorsque je vais à des fêtes sans lui. Comme nous vivons maintenant à deux heures de distance, sa jalousie a monté d'un cran et il me demande de rester dans ma chambre le soir. Beaucoup de gens de mon entourage me demandent pourquoi est-ce que je reste avec lui ? Je l'aime énormément et le fait qu'il soit aussi jaloux me prouve qu'il m'aime beaucoup lui aussi. J'en profite alors pour étudier et lire des livres, car j'adore la lecture.
Ce week-end, nous partons tous dans nos familles pour le temps des fêtes. Judith et moi partons après tout les autres, car nous devons assister au dernier cours de l'après-midi. Une fois terminé, nous nous rendons dans notre chambre pour prendre nos bagages. Alors que nous sommes prêtes à partir, le bâtiment complet tombe soudain dans le noir. Judith se dirige alors à la fenêtre pour ouvrir les rideaux. Nous sommes abasourdies par ce que nous voyons. C'est incroyable, la quantité de neige qui est tombée durant la journée est indescriptible. Je savais qu'on annonçait de la neige aujourd'hui, mais pas à ce point.
— Ah, cela fait chier, j'aurais dû partir plus tôt !
— Oui moi aussi, je suppose que nous sommes coincées ici pour la fin de semaine.
— Oui, je vais aller chercher à manger à la cafétéria !
— Oui moi aussi, je suppose que nous sommes coincées ici pour la fin de semaine.
— Oui, je vais aller chercher à manger à la cafétéria !
Judith lance alors son sac sur son lit et part ensuite en colère en direction de la cafétéria. Elle a l'air très déçue de ne pas pouvoir aller voir sa famille ce week-end.
Durant la soirée, nous n'avons rien à faire. Privés d'électricité, nous passons notre temps comme on le peut. Pour se détendre, Judith se sert un verre de vodka. Je suis pas trop du genre à boire de l'alcool, mais comme il n'y a rien d'autre à faire, je lui en demande un. C'est au bout de notre deuxième verre que Judith me propose de jouer au jeu de vérités ou conséquences. Comme je n'ai plus beaucoup d'inhibition, j'accepte. Les questions sont très prévisibles au début.
—"Tu as eu combien de copains ? As-tu déjà simulé un orgasme ?''
Alors que les conséquences proposées sont du genre : bois ton verre cul sec, marche sur les mains, ou va cogner à la porte de tel ou tel professeur pour ensuite t'enfuir en courant. Bref, nous avons beaucoup de plaisir toutes les deux pour la première fois depuis que nous vivons ensemble. Je commence à être très saoule, lorsqu'elle me demande une question qui me perturbe un peu.
— Est-ce que tu as déjà embrassé une fille ?
— Euh, non ! Et toi ?
— Bien oui, plusieurs fois même. Les filles embrassent tellement mieux que les gars !
— Ah bon !
— Euh, non ! Et toi ?
— Bien oui, plusieurs fois même. Les filles embrassent tellement mieux que les gars !
— Ah bon !
Quelques manches plus tard, je choisis conséquence. Elle me propose alors de faire le choix entre trois conséquences. Soit je vais au bureau du professeur Jack et que lorsqu'il ouvre la porte, je l'embrasse. Soit, je vais prendre ma douche dans les vestiaires pour hommes. Ou alors, je me rapproche d'elle et je l'embrasse.
Je suis terriblement gênée, mais parmi toutes ces conséquences, celle qui me semble être la moins pire est d'aller l'embrasser.
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