Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Double Je et Moi — Chapitre 1 · Le rêve
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Double Je et Moi
Chapitre 1 · Le rêve
Je fais appel à toutes mes ressources pour ouvrir mes paupières, à travers les volets, la lumière d'une matinée déjà bien entamée filtre. C'est samedi, et bien qu'en repos, j'ai un programme bien chargé aujourd'hui.
Je sors enfin de la chambre, me dirige vers la cuisine pour me préparer un petit-déjeuner, avec en tête un sentiment étrange, une sensation sur laquelle je ne parviens pas à mettre les mots.
Je sors enfin de la chambre, me dirige vers la cuisine pour me préparer un petit-déjeuner, avec en tête un sentiment étrange, une sensation sur laquelle je ne parviens pas à mettre les mots.
Une sensation qui ne me quitte pas. Je finis mon petit-déjeuner, et dans un coin de mon esprit, je cherche ce que ça peut bien être, sans y parvenir. Peu-importe, il faut que je m'active, d'abord les courses, mon frigo est désespérément vide, et ensuite le sport. Je passe par la salle de bain, une rapide douche avant de m'habiller et j'y vais.
Sous la douche, je rêvasse, me savonnant le corps, j'en viens à me caresser le sexe, que je sens réagir à cette stimulation matinale. Et là tout à coup, une illumination, cette nuit, j'ai fait un rêve, un rêve érotique. Quelle en était donc la teneur, je ne sais pas encore le dire, mais visiblement, ça en valait le coup puisque maintenant, j'ai une érection des plus fières, un rapide coup d'œil dans le miroir de la salle de bain à travers la vitre de la douche, j'aime bien ce que je vois, j'aime bien mon reflet.
Mais pas le temps de traîner, je finis de me rincer, sors de la douche et quelques instants plus tard, je ferme la porte de ma maison à clef, direction le supermarché. Je suis resté sur ma faim, j'ai encore quelques afflux de sang dans la verge et je sens que mon caleçon, bien que je sorte tout juste de la douche, est déjà emprunt de quelques gouttes de liquide préséminal.
Au supermarché, rien de bien extraordinaire, je croise quelques femmes qui font elles aussi leurs courses et que je trouve plutôt séduisantes, je me surprends même à mater quelques hommes. Pas de doute, je suis encore chargé à bloc d'excitation, il faudra que je trouve un moyen d'expier tout cela.
Une fois mes courses terminées, je repasse chez moi les ranger, puis attrape mon sac de sport, direction la salle. A midi, il y a moins de monde, je serais plus tranquille. En arrivant sur place, je constate que je ne me suis pas trompé, il y a peu de monde, et l'accès aux équipements en sera grandement facilité. Une fois changé, je pose ma serviette sur un banc face aux haltères et au miroir, et commence mes exercices. La séance se passe bien, et une heure et demie plus tard, je me dirige vers les vestiaires, il n'y a pratiquement plus personne dans la salle, à mon aise, je me dirige donc vers les douches qui sont collectives et entreprends un second savonnage de la journée.
Et comme ce matin, je finis par me toucher le sexe, mais cette fois la tension retenue de ce matin et le boost d'excitation de la douche collective me font perdre les pédales, et je commence à me branler rapidement. Tous mes sens aux aguets, je continue à faire des aller-retour frénétiques sur ma queue et en même temps, je tends l'oreille pour tenter de prévenir l'éventuelle arrivée d'un autre sportif. Et soudain, c'est l'explosion, je délivre une belle quantité de sperme au creux de ma main, tout en me massant le gland pendant les derniers spams de mon orgasme. Finalement, personne ne m'a surpris, je finis par me rhabiller et quitte la salle pour rentrer chez moi.
Sur la route du retour, une image me revient en tête, je suis en train de me faire prendre par un homme, et puis la seconde d'après, je suis en train de prendre cet homme, la position n'est pas claire, et je ne vois encore moins qui peut être cet homme. Cela fait pourtant longtemps que je n'ai pas eu de rapport homosexuel, j'étais plus dans une période hétéro, mais il est vrai que ces derniers jours, je sentais revenir de ces pulsions et fourmillements qui me font dire que j'ai l'envie et le besoin de me faire prendre.
La journée se déroule, le soir arrive. Une soirée des plus anodines, un petit plateau repas devant une série que je regarde d'une traite, il est presque deux heures du matin quand je vais me coucher, heureusement que demain, c'est dimanche, je pourrais à nouveau faire la grasse matinée.
Dans la nuit, au cours de mes songes et rêves, je traverse diverses aventures et subitement la tension sexuelle monte, je suis dans une phase érotique et un homme m'aborde, ou plutôt non, il sonne à ma porte, je lui ouvre et il entre. Je l'installe dans le salon, mais mon rêve se réagence encore une fois, nous sommes maintenant dans ma chambre et il m'embrasse, mais toujours impossible de lui donner un visage. Après quelques instants d'embrassades, il descend vers mon bas-ventre, défait mon pantalon et libère ma verge bien tendue. Et encore une fois, c'est comme si le disque sautait, les situations des deux protagonistes de mon rêve s'échangent et je suis en train de lui prodiguer une fellation. Je lève les yeux vers lui et je vois enfin son visage.
C'est moi. Je suis en train de me donner une fellation, à mon double, mon clone. Je ressaute d'enveloppe charnelle et la sensation que je me délivre en me faisant sucer par mon autre moi est excellente, je n'ai jamais aussi bien été sucé, comme s'il, enfin, je savais exactement ce qui me fait le plus de plaisir. Les coups de langue sont appliqués avec une grande virtuosité autour de mon gland en effervescence. A deux doigts de jouir, tout à coup, la scène change. Je suis assis à califourchon sur le ventre de mon double, passant la main dans mon dos, je me saisis de sa queue pour la guider et la prendre en moi.
Malheureusement, c'est à ce moment-là que je suis réveillé, il fait déjà jour et le souvenir de ce rêve est encore bien imprimé dans mon esprit, je comprends mieux mon état de la veille. Une fois de plus, je me rends dans ma cuisine pour prendre mon petit-déjeuner. Je repense à ce que je viens de voir, des brides très nettes me reviennent à l'esprit, et sans attendre de finir mon bol, je me rends dans le canapé, la bite à la main, et entreprends une masturbation, les yeux clos, je me revois comme dans un film en train de sucer mon autre moi, puis je prolonge le fantasme en me faisant prendre par moi-même, puis prenant mon double. Je n'ai pas le temps d'aller au bout, je suis pris par un orgasme et mon sperme se repend sur mon ventre. Je reste ainsi allongé encore quelques instants, pensif, avant de me lever et de me rendre dans la salle de bain, une douche ne me fera pas de mal.
Sous la douche, à force de cogiter, j'en viens à la conclusion suivante : je suis visiblement assez narcissique pour vouloir coucher avec moi-même, et que s'il y a bien un fantasme qui ne se réalisera jamais, c'est bien celui-ci pour des raisons matérielles assez évidentes. Comment éliminer cette vision de mon esprit, car sans moyen de la consommer, elle me hantera encore longtemps.
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