Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La ligne interdite — Chapitre 1 · Mise en jambe
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La ligne interdite
Chapitre 1 · Mise en jambe
Il est 3 :14. Réveil en sursaut, je peux lire ces chiffres lumineux sur le cadran. Un cauchemar, toujours le même, qui me hante nuit après nuit. Je suis en sueur, mon cœur palpite et ma bouche est si sèche que je n'ai pas de salive à déglutir. Son visage me hante...
...
Il y a si longtemps que cette image me tourmente. Je m'appelle Samuel, mais tout le monde m'appelle Sam ou Officier Messard. Mon travail, c'est ma vie. Je mesure 1m95, mais malgré ma grande taille et mes épaules larges, ma silhouette fluette n'est pas imposante. Je suis basané, des cheveux noirs bouclés en bataille malgré ma coupe courte et un corps musculeux caramélisé. La seule chose intimidante chez moi, ce sont mes yeux. Mes iris sont si sombres qu'ils se confondent avec mes pupilles. Mon visage émacié, aux traits fins, avec un peu de maquillage, pourrait facilement devenir celui d'une femme. Seules mes pommettes saillantes et ma mâchoire carrée durcissent mon regard et me donnent des allures de truand voire même de terroriste. J'ai 30 ans. Peu de personnes gravitent dans mon entourage. Mon frère Élie, mon meilleur ami Gilles et moi sommes en colocation, sinon je suis proche de quelques-uns de mes collègues.
Il y a si longtemps que cette image me tourmente. Je m'appelle Samuel, mais tout le monde m'appelle Sam ou Officier Messard. Mon travail, c'est ma vie. Je mesure 1m95, mais malgré ma grande taille et mes épaules larges, ma silhouette fluette n'est pas imposante. Je suis basané, des cheveux noirs bouclés en bataille malgré ma coupe courte et un corps musculeux caramélisé. La seule chose intimidante chez moi, ce sont mes yeux. Mes iris sont si sombres qu'ils se confondent avec mes pupilles. Mon visage émacié, aux traits fins, avec un peu de maquillage, pourrait facilement devenir celui d'une femme. Seules mes pommettes saillantes et ma mâchoire carrée durcissent mon regard et me donnent des allures de truand voire même de terroriste. J'ai 30 ans. Peu de personnes gravitent dans mon entourage. Mon frère Élie, mon meilleur ami Gilles et moi sommes en colocation, sinon je suis proche de quelques-uns de mes collègues.
Je n'ai personne dans ma vie amoureuse, car mon travail demande un gros investissement et Marry occupe toutes mes pensées même si c'est Gilles qui l'aime. Elle me considérait comme un grand frère, mais moi je crois que je l'aime aussi. Ça arrive que je l'embrasse et je lui fasse l'amour dans mes rêves. Elle me manque tellement.
Perdu dans mes réflexions, sans m'en rendre compte, je commence à me caresser, en frôlant mon caleçon du bout des doigts. Des vagues de désirs irradient du creux de mes reins, faisant frissonner tout mon corps. Même contraint par mon boxer, mon membre se tend par soubresauts. Machinalement, je mets une vidéo pornographique avec une actrice qui lui ressemble. Après quelques secondes où elle entame une fellation agenouillée devant un acteur extrêmement bodybuildé, je glisse ma main sous le coton de mon sous-vêtement et saisis mon sexe en érection. Je fais de longs va-et-vient avec lenteur. L'actrice enfonce la queue au fond de sa gorge et laisse apparaître des fossettes. Mon corps se tend subitement. Je ferme les yeux et transpose la scène dans mon esprit. Je me tiens au-dessus de la femme que je désire le plus au monde. Je sens un peu de liquide pré-séminal perler. Je passe mon pouce sur mon méat et étale ce lubrifiant naturel sur mon gland. J'imagine que c'est sa langue.
Quand j'effleure la couronne, une décharge électrique secoue tout mon corps. Ma verge se gonfle davantage et la jouissance est en train de monter. Pris de court, pour ne pas éjaculer, je serre si fort la base de mon pénis que c’en est presque douloureux. Je rouvre les yeux. L'actrice, maintenue par les mains de son partenaire sur sa tête, encaisse de puissants coups de reins. Ses yeux brillent. Une larme légèrement teintée de mascara coule le long de sa joue emmenant avec elle une ligne de fond de teint. Cette vision commence à me faire débander. J'abaisse mes paupières et laisse mon esprit retourner vers Marry accroupie à mes pieds. J'ai tellement envie d'elle. J'aimerais l'embrasser à pleine bouche, m'enfoncer en elle et y jouir abondamment. Une nouvelle décharge me traverse. J'abaisse ma queue avec célérité, mais je sens quelques gouttes de sperme couler le long de ma tige.
Avec mon index et mon pouce, je forme un cercle autour du bout de mon sexe et commence une masturbation frénétique puis je lâche tout avant de jouir. Ma queue se soulève au rythme des spasmes qui contractent le bas de mon ventre. Mon excitation est à son comble. Je sens que le moindre attouchement engendrerait une explosion de foutre. Je me remémore Marry... je les avais surpris avec Gilles dans l'atelier contre les casiers. J'ai aperçu un de ses seins alors qu'il ôtait sa main de son tee-shirt. Comme pris en faute, ils avaient baissé les yeux de concert. Elle était si rouge que c’en était touchant et terriblement excitant... hummm ... je sens quelque chose sur ma lèvre... qu'est-ce que c'est ???
Je passe ma langue ... c'est salé. Je soulève mes paupières pour constater que j'ai giclé sur moi jusqu'à ma bouche. Du sperme s'écoule sur mon téton, Marry lèche la strie de ma jouissance... je tends les mains vers son visage, mais son image s'évapore. Mon phone sonne, il est 4h00. Je me redresse et me dirige vers la salle de bain. Mon pénis s'est un peu ramolli et vient taper mes cuisses à chaque pas. Au-dessus de la vasque, le miroir me renvoie le reflet de mon buste maculé de sperme. En levant les yeux, je constate qu'un filament est suspendu à ma lèvre inférieure. Je trouve ça très sensuel. Je l'essuie avec mon doigt que je suce. J'ouvre le robinet. Je m'asperge la figure et le torse d'eau tiède. J'enfile mon jogging qui traîne sur la panière de linge sale. Je passe par la cuisine pour manger deux bananes et boire un coup avant d'aller courir environ une heure dans le parc Saint-Pierre. Dans l'entrée, je mets mes baskets. Je prends mes clés et mon portable. Je sors.
Je descends les escaliers en colimaçon. Je traverse la cour. Je claque la porte cochère. Je tourne à droite dans ma rue en petite foulée. Je remonte vers la rue qui longe la Somme. Je passe sur le pont qui la surplombe en accélérant la cadence. J'emprunte la passerelle, arrivé de l'autre côté, j'augmente mon rythme en faisant de grandes enjambées. Ce sont les prémices d'une longue journée qui m'attend.
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Commentaires ()
Et encore, critique... Si ça se trouve c'est voulu, mais si "son travail c'est ça vie", on aimerait en savoir un peu plus sur son boulot. "Officier Messard" suggère un travail dans l'armée, la police ou les pompiers, mais dans ce cas on l'appellerait par son grade (lieutenant, capitaine...), pas "officier". Le diable est dans les détails ;-)
ALERTE SPOILER
Tous mes personnages ne peuvent pas avoir un visage androgyne et le personnage en question n'intervient pas avant un moment donc un peu de patience ... il arrive ^^
Je suis fan de manga et de drame yaoi donc je compte bien que mon personnage soit à la hauteur de la beauté des hommes androgynes asiatiques que je trouve particulièrement attirants ^^
Étant un chapitre très court, comme un essai, je ne vais pas redire ce qui a été dit par d'autre. Je ne vais ajouter que quelques commentaires sur certains points précis de l'histoire.
1. Je croyais que le protagoniste principal avait un visage androgine jusqu'à ce que je lis mâchoire carré, je me suis dit ''et non, il a juste un visage qui peut passer pour celui d'une femme s'il est maquiller, alors je me suis fait avoir :lol: ''.
2. Pour ce qui est de la caresse, je ne trouve pas pratique de se masturber en gardant un sous-vêtement mais peut-être que certains n'y voient pas d'inconvénient. Pour ma part, je l'abaisse (d'habitude je le retire). Et pour l'étalage du liquide pré-séminal, je l'étale plus avec mon index mais certains l'étale surement avec leur pouce.
3. Pour la pensée, j'aime aussi laisser vagabonder mon imagination mais ce n'est pas un trait commun à tous les hommes, ni de la VR, mais les yeux fermés ça peut aider d'imaginer.
4. Je ne sais pas pour tous les hommes mais souvent après la jouissance, peu de temps après, il y a une descente de l'exitation et la sensualité ou les idées pré-éjaculation solitaire apparaissent moins sensuel. Idem pour le goût d'ingérer du sperme, pour un hétéro en général, mais il y a toujours des exceptions. Par contre, je ne connais pas la sexualité du protagoniste.
5. Pour ma part, j'aurais pris une douche après la décharge mais c'est personnel. Il y en a qui ne le ferait pas et iraient travailler quand même.
Sur ce, continue ainsi.
La pertinence des critiques déjà prononcées me permet de juste vous féliciter. J'apprécie sincèrement votre plume.
Une question me taraude tout de même, que je ne dévoilerai pas pour l'instant.
J'attends d'abord le commentaire d'autres intervenants, de préférence masculins.
J'ai hâte de lire la suite ^^ :P
E.