Même chez soi...
Chapitre 1 · Comme quoi
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✦ Maxousang Même chez soi... XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Même chez soi... — Chapitre 1 · Comme quoi

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Maxousang
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Même chez soi...

Chapitre 1 · Comme quoi

    Une matinée d'avril. Le temps est dégagé et la température relativement douce pour la saison, ce qui permet à mon appartement d'être naturellement chauffé par le soleil, sans user des radiateurs. Je me suis levé il y a une petite demi-heure et je viens de terminer la vaisselle de mon petit-déjeuné. L'énergie fraîchement emmagasinée se répand dans mon corps, finissant de l'éveiller. J'ai déjà chaud sous ce pyjama et cette robe de chambre alors que n'ai toujours pas avalé mon café habituel. Qu'à cela ne tienne. Mon travail ne commence que dans quelques heures, j'ai du temps devant moi.
Je me dirige vers ma chambre et me déshabille. Une fois nu comme un ver, je renfile ma robe de chambre que je laisse ouverte afin de réguler la température. Le vêtement lourd se pose sur mes épaules encore fatiguées du sport de la veille, ma peau blanche et imberbe frissonne le temps d'une demie-seconde, poussant mes testicules à se rétracter sous mon sexe ballant et au gland dégarnit. Je me sens bien.
Les volets sont grands ouverts mais qu'importe, je n'ai pas de vis-à-vis. Le soleil déverse donc librement son essence sur mon plancher et ma peau vulnérable.
Quelques minutes plus tard, je suis devant mon ordinateur. Un café noir brûlant à ma droite, un écran allumé sur une page blanche, l'autre sur des tâches administratives. Mon casque diffuse une musique entraînante qui vient couvrir les désagréables bruits de la ville perçants à travers l'isolation. Je me retrouve coupé du monde, dans ma bulle, seul avec mon ambiance et mon imagination.
De temps en temps, lorsque je cherche mes mots ou que je viens à bout de l'un de mes objectifs, ma main vient se perdre dans mon entre-jambe, caressant mon pénis. Je le triture un peu, l'effleure du bout des doigts, stimule le gland. L'érection vient doucement, dressant mon membre contre mon abdomen. Titiller ainsi mon organe chaud et sensible me procure de petites décharges de plaisir aux creux des reins. Je profite de l'instant, puis l'inspiration revient. Je lâche mon sexe et reprend mon clavier. Tout aussi lentement, ma verge perd de sa raideur et retrouve sa place sur ma cuisse sur laquelle elle laisse une petite perle de lubrifiant.
Ce manège dure une bonne heure puis je me lève, ma tasse vide dans la main. Je la pose dans l'évier, la nettoie. Mon sexe à moitié érigée repose sur le bord du meuble. Quelques gouttes d'eau chaude éclaboussent mon bas-ventre, ce n'est pas désagréable.
    Un moment calme entre deux pistes me reconnecte avec le monde extérieur. J'entends du bruit sur ma droite, derrière l'un de mes velux. Je ne vois rien. Ces ouvertures donnent sur la pente du toit de l'immeuble juxtaposé et il n'est pas rare d'y voir des corbeaux s'échiner à casser des fruits à coques ou tenter par tous les moyens d'arracher le fil de la parabole installée sur le rebord. Je ne m'inquiète donc pas plus que ça et part évacuer l'excédent d'eau du café que je viens d'avaler.
Quelques minutes plus tard (ce que le temps passe vite lorsque l'on prend son téléphone avec nous et que l'on écoute de la musique), je suis de nouveau dans le salon. Je tire mon fauteuil et, de nouveau, un bruit. Ce dernier est plus fort. Sans être assourdissant, il a tout de même percé le casque. Je me retourne vers le velux et me retrouve face à un homme.
La trentaine, barbe un peu brouillonne, lunettes rectangulaires, cheveux châtains et coupés court, en brosse. Il est appuyé contre l'angle de ma menuiserie et s'emploie à retirer les feuilles mortes obstruant la rigole servant de séparation entre les deux immeubles. Il a la tête baissée, concentré sur sa tâche. Et je suis nu, à quatre-cinq mètres de là. Un simple double vitrage nous sépare.
Je m'immobilise une seconde. Qu'est ce que je fais ? Je referme ma robe de chambre ou je laisse ouverte ? Je me rassois à mon bureau en feignant de ne pas l'avoir vu, mon corps uniquement caché par une bibliothèque ou je vais me rhabiller ? Si je regagne ma chambre, je vais me rapprocher du verre. Il va forcément voir le mouvement. D'un autre côté…
D'un autre côté, j'aime tout de même me montrer. Je suis chez moi, j'ai le droit d'être nu si je le souhaite. Le respect de la vie privée le forcera sans doute à ne pas lorgner dans mon appartement. Et puis j'ai un casque, je peux très bien ne pas l'avoir entendu.
Bon sang, que cette seconde est longue. Ma tête réfléchit à cent à l'heure.
Mon sexe s'érige d'un bloc, l'adrénaline m'inonde, le désir m'astreint le bas du corps.
Et merde.
Il a juste à tourner la tête pour voir une bite tendue et tressautante.
    Je me retourne vivement et sort mon téléphone, simulant d'être obnubilé par l'écran. Je m'assois, la robe de chambre toujours ouverte. Mon phallus est gainé comme jamais, mon gland rouge cramoisi a doublé d'épaisseur. Je reprends mes activités, sans un regard sur ma gauche. J'ignore s'il m'a vu, j'ignore s'il me regarde, mais une chose est sûre : si je recule mon siège de quelques centimètres, la bibliothèque ne me masquera plus.
Bien entendu, impossible de créer quoique ce soit dans une situation pareil. Je ferme donc mon manuscrit et ouvre mon logiciel de messagerie instantanée. Je trouve le contact de Benoît, un ami pour qui nos aventures sexuelles n'ont aucun tabou ni gêne. Je lui raconte ce qu'il ce passe.
Bien entendu, il n'est pas disponible. Ce n'est pas grave, il verra ça à son retour. Ma main s'égare doucement. Un doigt vint se poser sur mon bout toujours aussi tendu. Ce même doigt vient récolter la goutte de lubrifiant pour l'étaler sur toute la surface de cette zone délicieusement érogène. Seul mon avant-bras s'active, alors que le coude est toujours posé sur le bureau. Mon corps ne bouge donc pas et ma trique est toujours dissimulée. Du moins, c'est ce que je crois.
    Le gland désormais luisant, je porte les restes à ma langue et m'imprègne de la salinité de mon propre fluide. Je bande à bloc. Une voix intérieure me hurle de me masturber allègrement devant un porno, la queue bien en évidence. De cracher ma sève à grands bouillons sur mon torse, sous les yeux de cet inconnu qui n'a clairement rien demandé. Je ne lui obéis pas. Je garde mes moyens, maître de mes pulsions.
Cette voix s'atténue, au profit d'une autre. On pourrait penser qu'elle appartient à ma raison mais… non. Ce n'est que la partie absurde de mon pragmatisme. Cette voix-là, jamais la dernière pour me sortir des réflexions à la con dans les moments qui s'y prêtent le moins, me rappelle que mes mensurations sont dans la norme, et seulement dans la norme. Je suis certes équipé de manière acceptable, mais je ne bat aucun record. Il n'y a rien d'impressionnant dans mes proportions ni dans ma forme. Et sur ce plan là, il y a statistiquement plus de chance que ce gars dehors soit mieux gaulé que moi. Je ne risque donc pas de l'impressionner avec mon engin, aussi excité soit-il. Surtout avec ma pilosité actuelle.
─ Mais il est peut-être gay, on ne sait pas, intervient une nouvelle voix.
─ C'est… pas faux… Me dis-je.
─ C'est quoi les stats, en terme de parité d'attraction homme/femme ? Demande la nouvelle.
─ Qu'est ce que c'est que cette question à la con, encore ?! M'interpelle-je.
─ J'sais pas, répond le pragmatisme. C'est toi qui contrôle hein, on est dans ta tête.
─ Si ça ce trouve, il a des penchants voyeurs, renchérit la nouvelle.
─ Mais ferme-là !
─ On fait toujours partie de toi, vieux. Tu viens de t'auto-ordonner de la boucler, ironise le pragmatisme.
    Fébrile, je mets fin à ce débat intérieur et attrape vivement ma manette sur la bibliothèque, à portée de main. Du coin de l'œil, à la périphérie de mon champ de vision, j'aperçois la silhouette de l'ouvrier. Il est maintenant à l'angle opposé du velux. Je ne sais toujours pas s'il m'a vu.
M'efforçant de ne pas tourner la tête, je lance un jeu vidéo. Quelque chose de prenant, qui occupe l'esprit. Quelque chose de nerveux. Je m'adosse complètement au dossier de mon fauteuil, croise les jambes et les tends. Les roulettes bougent, je recule. Les fameux quelques centimètres. Ce coup-ci c'est sûr, s'il tourne la tête, il verra mon érection maximale dépasser de ma robe de chambre. Je ne tourne toujours pas la tête, préférant me concentrer et continuer à jouer l'innocent.
La B.O. du jeu est tout aussi prenante que les groupes que j'écoutais précédemment, mais les temps morts sont plus nombreux. Durant ces moments, j'entends l'homme vaquer à ses tâches. Je distingue sa silhouette floue partir et revenir, mais je ne perçois ni coups sur la dalle de verre, ni d'immobilité prolongée. “So far so good”, comme ils disent.
Le temps passe, ma vision se rétrécit au fur et à mesure que je gagne en concentration. Je ne perçois plus rien de l'extérieur, le sang navigue dans mon sexe que je reviens stimuler distraitement entre deux niveaux. Parfois je l'astique, d'autre fois je me contente de caresses. Souvent, je joue avec mon lubrifiant que je lèche régulièrement pour nettoyer mon doigt avant de le reposer sur mon périphérique. Mais je ne fais pas durer. Je ne me masturbe pas pleinement, je me contente de m'amuser et, soyons honnête, de prendre mon pied.
L'heure arrive. Je dois me préparer pour aller gagner ma croûte. Je pose la manette, le casque, et me lève franchement, sans réfléchir. Je fais face à la fenêtre, ma robe ouverte sur mon pénis gonflé et horizontal. Le gland luisant et des reliquats de lubrifiant sur les cuisses. La demie-molle, en terme technique.
Personne. Pas de bruit. Juste des traces de gants là où l'homme s'est appuyé.
    Je me dirige calmement -mais excité- vers ma salle de bain dont le velux donne lui-aussi du même côté. Toujours personne. Je retire ma robe de chambre que je suspends au crochet. Plus aucun vêtement ne couvre mon corps. S'il revient, il me trouvera pleinement exposé. Je m'observe dans le miroir et, alors que je me brosse les dents, je vois une ombre passer sur ma gauche, à l'extérieur. Ma queue retrouve aussitôt sa raideur, sans me laisser le temps de la retenir. Je continue, évitant de tourner la tête.
Cette fois, je suis beaucoup plus proche du mur. Deux mètres me séparent du voyeur potentiel, tout au plus. Il repasse. Je comprends ce qu'il fait. Il porte un sac, un balais à manche court, une pelle. Il ramasse les feuilles. Plus besoin pour lui de tourner la tête. Bouger les yeux suffira pour me remarquer, moi et mon intimité gorgée de désir.
Les dents récurées, c'est au tour de ma barbe. J'entretiens ma toison, mon érection palpitante contre mon ventre. L'ombre s'arrête presque devant ma fenêtre. Il ramasse toujours ses déchets verts. Je l'ignore mais je fais deux va-et-vient distrait le long du tronc de ma verge, en même temps que j'inspecte une dernière fois mes poils.
Je pose le ciseau, il est toujours là. Je lui tourne le dos pour ouvrir la porte de la douche, présentant mon fessier que je contracte pour le raffermir. J'ouvre les vannes et, le temps que l'eau chaude arrive, je me masturbe complètement. Je suis de dos, donc s'il me regarde, il ne peut voir que mon bras s'activer en une gestuelle qui ne laisse pas de place au doute. La vapeur s'élève, je me tourne de profil.
J'espère qu'il me voit.
J'entre dans la cabine et ferme la porte. Je ne peux faire autrement, sinon j'inonde la pièce. Les parois sont transparentes mais il y a des bandes opaques qui, selon l'angle et la taille de la personne, peuvent cacher les zones sensibles. Impossible, donc, de savoir si ma virilité est complètement visible ou simplement suggérée. L'ombre est toujours là, elle bouge, s'affaire.
L'eau chaude ruisselle, ma peau brille à la seule lumière du jour, ma queue est luisante et raide. Je laisse couler quelques secondes, prend du savon et je lâche prise. Je me branle totalement, des deux mains, le bassin en avant. Je ferme les yeux. Qu'il me voit ou pas, qu'il me regarde ou pas, je me donne du plaisir sans retenue. Je l'imagine me détailler sous toutes les coutures, j'imagine son propre membre se gonfler au point de tendre le tissu de ses vêtements. Je l'imagine mal à l'aise, contraint de lui-même porter la main à son entre-jambe pour replacer son sexe douloureux.
J'hésite à me masser l'anus mais, finalement, je reste sur la face avant. Travaillant ma tige avec toujours plus d'ardeur. Je sens le savon mousser puis disparaître. J'en reprend, sans ouvrir les yeux. Mon phallus est extrêmement sensible, j'ai envie de jouir. Maintenant. D'éjaculer avec force, de projeter ma semence au loin sous les yeux d'un inconnu.
Je m'active un peu plus, je gémis, je torture mon gland et, d'un coup, la délivrance. La sève draine mes forces, mes genoux cèdent, mes orteils se crispent, mes reins s'arquent. Mon gland explose, un jet puissant qui m'asperge le coup et le menton, recouvrant mes mains et tombant à grosses goûtes sonores sur le sol.
Je soupire de satisfaction, ma queue pendante entre mes jambes. Elle est encore un peu gorgée de sang et quelques particules de sperme continuent de tomber, de manière éparse. J'ouvre les yeux, je ne vois plus d'ombre. Seulement de la vapeur et une trace de gant sur le velux.
    J'ai terminé ma douche, l'ai nettoyé et ai achevé mes préparatifs en prenant soin de rester nu tout du long, sans me cacher. Je n'ai pas raperçu cet homme. Je ne saurais jamais s'il ma vu, ni si le spectacle lui a plu. Moi en tout cas, je me souviendrais longtemps de cet orgasme.
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Ced6782
26 août 2022 à 00:58
Super génial bravo vivement la suite
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
16 août 2022 à 07:22
Il y a une mode au maniérisme et à l'affectation depuis quelques mois sur XStory, c'est fou. Et tellement dommage.
Soyez respectueux
Répondre

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