Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
l'Origine du monde — Chapitre 1 · Visite du musée d'Orsay
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
l'Origine du monde
Chapitre 1 · Visite du musée d'Orsay
Lorsque Courbet décide de peindre l'Origine du Monde en 1866, il ne pensait certainement pas qu'elle deviendrait une des pièces majeures du musée d'Orsay. Qui peut être le modèle ? Pas de tête ! Une personnalité de la bourgeoisie parisienne ? Certains parlent même de sa cousine ? Ou comme il se faisait beaucoup à l'époque une prostituée. Beaucoup d'artistes ont recours aux femmes « de petite vertu » comme modèle pour leurs dessins érotiques. Toulouse Lautrec en est le meilleur exemple. Picasso en 1906 a eu recourt à six prostituées pour son tableau les demoiselles d'Avignon.
Quelle intimité Courbet a-t-il eue avec son modèle ?
Arrivait-elle simplement dans son atelier s'installait, mettait la tête sous le drap et attendait la fin de la séance de pose sans mot dire ? Touchait son argent pour l'heure de pose et repartait jusque-là prochaine séance ? Etait-elle curieuse de voir l'évolution du tableau après chaque séance ? Ou après la pose, peintre et modèle devenaient-ils amant, apaisant le désir qui avait monté en eux pendant toute cette séance de voyeurisme et d'exhibitionnisme ? Ou à l'inverse les corps reposés après une nuit d'amour pouvaient se consacrer entièrement à la création.
Arrivait-elle simplement dans son atelier s'installait, mettait la tête sous le drap et attendait la fin de la séance de pose sans mot dire ? Touchait son argent pour l'heure de pose et repartait jusque-là prochaine séance ? Etait-elle curieuse de voir l'évolution du tableau après chaque séance ? Ou après la pose, peintre et modèle devenaient-ils amant, apaisant le désir qui avait monté en eux pendant toute cette séance de voyeurisme et d'exhibitionnisme ? Ou à l'inverse les corps reposés après une nuit d'amour pouvaient se consacrer entièrement à la création.
Lorsque l'on observe de près le tableau ou une reproduction photo, les seins de l'Origine sont lourds, mais ils n'ont pas cette lourdeur d'après l'amour et son sexe en partie caché sa toison semble bien sage, les lèvres ne sont pas ouvertes par l'excitation, elles forment un beau « S » bien dessiné. Le peintre n'est pas comme un photographe. Il peut, il a effectué plusieurs séances de pose et a certainement retenu tel ou tel détail à chaque séance. Malgré tout, cela me fait penser que l'Origine est un modèle professionnel. Je peux penser cela grâce à mon expérience de photographe sur le même sujet.
J'ai voulu parodier le tableau, c'est-à-dire avoir un modèle qui prenne la pose la plus proche possible de l'original. Origine, il a fallu trouver un modèle, j'ai voulu trouver une personne que je ne connaissais pas. S'il est relativement facile de trouver un modèle pour faire de jolis nus artistiques. Là, le modèle sait bien que ce qui nous intéresse c'est son sexe et exclusivement son sexe. La première chose que l'on va lui demander c'est de cacher la tête, ce qui n'est jamais très plaisant pour une belle femme. Après avoir installé confortablement le modèle, réglé l'éclairage, il faut trouver l'angle le plus proche possible de l'original. Les morphologies étant différentes, il est difficile d'avoir exactement le même angle de vue. La séance de pose commence donc d'abord lentement, je bouge légèrement autour du sujet principal, un poil plus haut, plus bas, à gauche, à droite. Le bruit du déclenchement de l'appareil, les flashes du studio, créent une atmosphère aphrodisiaque.
Les reins du modèle, son ventre frémit. Je lui demande de bouger imperceptiblement, un peu plus sur sa gauche, sa droite, tourner plus ou moins son corps, écarter plus ou moins les jambes. Au fur et à mesure de la séance, l'atmosphère devient de plus en plus érotique. Je shoote par petites rafales et deux ou trois photos. Les lèvres de son sexe semblent suivre la cadence de l'obturateur et s'ouvrir à chaque prise de vue un peu plus. Comme je ne cherche pas une photo anatomique, je lui demande de refermer ses lèvres avec ses doigts. Lorsque sa main touche son sexe, elle s'arrête, plus exactement son doigt glisse entre ses lèvres humides. Elle me demande de poser mon appareil photo, voulant garder l'intimité de son plaisir. J'assiste là à une des merveilles du Monde. Je m'approche, j'admire le bonheur monter en vague dans son corps. La tempête s'apaise, son corps se pose comme l'alcyon sur le flot.
Tu penses que tes photos sont bonnes ? me dit-elle en descendant du plateau de prises de vues sur lequel elle est installée. Je suis là pétrifié, elle va et vient dans le studio, nue, totalement épanouie, me demande à voir les photos. Les photos couvrent l'écran, mon érection qui avait disparu un instant s'affiche de plus belle. Le modèle de Courbet voulait-il voir l'évolution du tableau ?
Je ne pense pas à cela ! Mes yeux se rivent sur les images une, deux puis trois semblent répondre parfaitement au thème. Je mets la meilleure plein écran. Elle regarde avec attention, « je ne m'imaginais pas comme cela » dit-elle regardant l'écran au-dessus de mon épaule. Tu fais une très belle Origine, bien plus troublante que l'original, je suis dans un état que l'original n'a jamais réussi à me mettre. Je pense à Courbet, se masturbait-il avec son modèle ? Ou avant ou après seul en rêvant d'elle ? Ou simplement l'amour ? Mais sur le tableau, elle ne semble pas très excitée.
C'est la raison pour laquelle je crois que l'Origine était une Pro. Mais lui, une fois seul dans l'atelier continuait-il à travailler le tableau, l'excitation ne l'amenait-il pas à avoir d'une main son pinceau et de l'autre sa queue ? Lorsqu'il travaillait la couleur de sa palette au lieu d'utiliser l'huile pour mélanger sa peinture ne préférait-il pas utiliser son sperme ? Il ne serait pas le premier à utiliser son sperme sur ses tableaux. Salvador Dali lui-même puceau jusque 25 ans l'âge où il rencontra Galla, utilisait souvent son sperme comme lien pour sa couleur, mais plus souvent, il se branlait en prenant bien soin de récupérer son sperme dans le creux de la main et de le projeter sur son tableau « Du drepping à la Pollok avant l'heure », ou encore Philippe Meste qui éjacule sur des beautés glacées pour en faire de dérangeantes « aquarelles ». Les taches de sperme aux formes esthétiques souillent (exaltent ?) des top models qui posent pour des marques de prestige. « La lubricité est dans l'œil du regardant, dit-il, le plaisir dans celui de l'artiste ».
Mais je m'interroge l'Origine du Monde, c'est le sexe de la femme ou le désir ?
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Commentaires ()
Très intéressant.
Il y a tellement d'œuvres Qui ne sont que des éjaculation précoces