Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Amanda seule — Chapitre 1 · Retour
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amanda seule
Chapitre 1 · Retour
Ceci est la suite de ma vie.
Pour en savoir plus sur les évènements passés, voir Amanda et Julien
Je suis rentrée en France. Je ne pouvais plus rester en Tasmanie. Julien m'a définitivement chassé de sa vie. Aux dernières nouvelles, il avait acquis une ferme avec Sara, sa nouvelle compagne.
Je suis repassée le voir une dernière fois pour lui annoncer ma décision. Il avait haussé les épaules et m'avait claqué la porte au nez. Notre échange n'avait pas dépassé les dix minutes et je n'avais même pas pu rentrer.
Le retour a été long. Difficile. Le retour chez mes proches encore plus.
Je suis retournée voir un médecin puis un psychologue. Être revenue est encore pire.
Je suis retournée voir un médecin puis un psychologue. Être revenue est encore pire.
Je ne passe plus par les rues ou je risque de croiser des connaissances. Je ne sais même plus où chercher un travail. Je n'ose pas donner de références et je me résous à falsifier un maigre CV bidon.
J'ai quand même pu louer une chambre meublée, grâce à mes économies. J'y survis, terrée comme une araignée. Je me nourris mal et je prends du poids.
Où est donc passée Amanda ? La brune pétillante, pleine de vie ? Mes actions ont conduit mon couple à l'explosion. Mes actions ont conduit mon âme dans une déchéance physique et mentale
Mon Facebook m'indique soudain un message. Je le lis dans un état semi-comateux, mélange d'alcool et de médicaments. Son expéditeur me ramène à un état de conscience quasi normal
Messenger sonne…
– Julien ?
– Oui, salut Amanda.
– Tu vas bien ? Oh, je suis si contente de…
– NOUS allons bien (cette insistance sur le "nous" me calme direct). Ce n'est pas ton cas, on dirait
– Comment ça ?
– J'ai eu des échos sur ton état de santé. On me dit que tu as une tête de zombie sous calmants. Pourquoi tu es revenue au village ? Tu as tout le pays pour refaire ta vie
– Ça t'inquiète ?
– Un peu. Quand même. Malgré tout. Mets-toi un coup de pied au cul ma grande. Tu vaux bien mieux que ça.
Va retrouver Kilian. Implore son pardon et voit avec lui
Va retrouver Kilian. Implore son pardon et voit avec lui
– Je ne pourrais jamais .....
– Ta ta ta ta… a un moment ça ne te posait pas de soucis. Ce coup-ci c'est moi qui t'impose.
Bon, je te laisse, j'ai à faire et il est tard.
Prends soin de toi malgré tout
Bon, je te laisse, j'ai à faire et il est tard.
Prends soin de toi malgré tout
– Et est-ce que tu pourrais…
– Je t'arrête tout de suite. N'attends plus rien de moi. Je ne partirai pas et Sara est enceinte. Tu as joué, tu as perdu. Bonne journée
Le bip de fin de conversation est long… très long. C'est fini. Le micro-infime espoir que j'avais est rompu. Mais il a raison. Je dois me remuer
Pour la première fois en quatre mois, je me regarde dans le miroir. Ce que je vois m'effraie.
Le lendemain, je reprends les choses en main. Je vide l'alcool dans l'évier. Ma chambre est rangée, nettoyée. Mes vêtements aussi. Je reprends soin de mon corps si négligé. Je reprends même des sensations quand je me masturbe pour la première fois depuis longtemps…
Mes grognements rauques ont dû alerter les voisins, mais je m'en fiche. Dans l'après-midi, je vais chez le coiffeur. Ma petite coupe à la garçonne refait son retour. Je rentre dormir. En début de soirée, je me réveille et décide de sortir.
Je prends un selfie que j'envoie à Julien. Je descends au petit restaurant à côté de chez moi. Je regarde partout… je respire fort. Là, le bar où j'ai rencontré Kilian. Au loin, sa résidence universitaire. À droite du croisement, l'hôtel. Et cet immeuble…
Je secoue la tête. Il faut passer à autre chose. Je rentre dans le restaurant. J'y dîne seule, posée. Le troisième verre de vin était de trop, mais je me sens bien.
Je paye, sors et j'erre sans but. Tiens… ce quartier… la curiosité me pousse plus loin… je reconnais cet immeuble-là aussi. Celui de Théo et de son colocataire.
Merde… la curiosité est la plus forte et je scrute les noms sur les boîtes aux lettres.
Merde… la curiosité est la plus forte et je scrute les noms sur les boîtes aux lettres.
Mon cœur se serre un bref instant "Ils sont toujours là".
Folie ? Solitude ? Je décide de sonner
"Ils vont sûrement m'envoyer bouler"
Un long moment puis une voix
– Ouais ?
– Théo ?
– Oui…
La méfiance se lit dans sa voix… étrange
– C'est… c'est Amanda. Tu te souviens de moi ?
– Oh putain… ouais. Ouais, je me rappelle bien. Tu veux monter ?
– Je veux bien…
Mon ventre se serre en grimpant les étages.
Il m'ouvre. L'air étonné, mais ni hostile ou bizarre. Sa bise est franche, il m'invite sur le canapé tandis qu'il nous sert deux Cocas
– Alban n'est pas là?
– Non, il est en stage. Donc, je suis seule quelques semaines. Ça va-toi?
– Oui…
– On ne dirait pas… tu étais à l'étranger ?
– Oui en Australie, mais voilà, je suis rentrée… tu as dû revoir Kilian depuis ?
– Non. En fait on s'est fâché après notre soirée. Pour pleins de raisons. Il m'a juste dit que tu étais une pute qui couchait avec tout le monde…
Moi, je m'en fiche en fait. Tu fais ce que tu veux. J'avais bien apprécié ta compagnie.
Moi, je m'en fiche en fait. Tu fais ce que tu veux. J'avais bien apprécié ta compagnie.
Il a juste été vexé que tu le largues c'est tout
– Désolée, j'aurais dû te donner des nouvelles aussi…
– Ne t'excuse de rien. Tu ne me dois aucune explication. Je suis content de te revoir. Il est tard quand même.
– Je ne sais pas ce qui m'a pris…
– Ne t'inquiète pas, me fait-il en riant, j'aime ces surprises-là. Tu bosses où là?
– Je n'ai rien trouvé encore
– Ah, t'étais chez son vieux ? Il est cool son paternel
– Oui. Je n'ose pas le rappeler
– Fais-le. Franchement, il n'est pas rancunier l'ancien. Et si ça peut faire chier Kilian, il le fera
Son doigt caresse le dessus de ma main. Je devine son regard espiègle qui me regarde par-dessous.
Je souris, prends la sienne et l'embrasse. Je me lève soudain.
– Il vaut mieux que j'y aille
– Pas de soucis… désolé, me dit-il. Je n'ai pas fait exprès
Je rigole nerveusement
– Je ne te crois pas ! Mais c'est gentil de ne pas insister
Il me raccompagne à la porte, me claque une bise sonore et l'ouvre. En sortant, il me tend la main
– Tiens, prends ça
– Qu'est-ce que c'est?
– Le pass du hall. Si tu veux venir, viens frapper directement
– Merci…
Je ressors. Il a été charmant, un peu entreprenant, mais il ne m'a pas fait de forcing. Quand je rentre je me procure un nouveau moment de plaisir en solo. Bon sang ce que ça fait du bien de ne plus avoir à se prendre la tête…
Le lendemain, c'est dimanche. Je me réveille. Je retravaille mon CV et mes lettres de motivation.
Puis une séance d'exercice. Un café, un petit déjeuner léger.
Puis une séance d'exercice. Un café, un petit déjeuner léger.
Dans l'après-midi, j'enfile ma sempiternelle tenue de hippie et je retourne voir Théo.
Il m'ouvre, la surprise faisant place à un grand sourire. Il me fait entrer et s'enquiers de ma visite.
Je lui propose une virée tous les deux, chose qu'il accepte. Il revient une vingtaine de minutes plus tard, rasé, habillé de frais.
Nous partons dans sa voiture. Nous échangeons beaucoup sur le trajet puis nous longeons le lac. La promenade s'alterne avec des pauses dans l'herbe. Il est bavard, mais ne tente aucune approche. Ma réaction d'hier semble l'avoir mis sur ses gardes. Je m'en veux un peu du coup
La journée se passe agréablement cependant. Nous rentrons chez lui et il me propose de prendre un verre avant de partir.
J'accepte avec joie. Je l'entends remuer dans la cuisine puis il revient avec une bouteille de blanc et un paquet de chips
Je ronchonne un peu et je le taquine
– Tu ne trouves pas que j'ai déjà assez grossi comme ça ?
Le "poup" du bouchon me répond. Il me regarde avec un grand sourire puis sa main se pose sur ma poitrine tandis que ses lèvres se posent sur les miennes.
Je réponds instinctivement à ce fougueux baiser. Mon sein droit est comprimé, malaxé entre ses larges mains. Ma main gauche agrippe sa nuque. Nos langues se mêlent. Nous nous arrêtons
– Ça répond à ta question ?
– Je ne sais pas… tu me désires pour le sexe ou tu me désires pour le tout ?
– Les deux… puis le sexe, j'ai déjà eu avec toi
– Hmm… pas faux. Donc tu t'es dit, je vais la saouler pour me la faire ?
La question semble le surprendre
– Non… mais tu en avais envie non ?
Je croise mes bras autour de sa nuque
– Je crois que je suis encore perdue surtout. Mais, j'ai envie de toi
Après voilà. Je ne peux et ne veut plus rien promettre. Tu dois y réfléchir si tu développes un fond de sentiment.
Après voilà. Je ne peux et ne veut plus rien promettre. Tu dois y réfléchir si tu développes un fond de sentiment.
En attendant, je vais faire honneur à ton blanc !!
Joignant le geste à la parole, je nous sers deux verres généreux.
Il s'installe à côté de moi. Nous trinquons et un silence s'installe pendant que nous buvons. Ce silence est le fait aussi des longs baisers que nous échangeons.
Il s'installe à côté de moi. Nous trinquons et un silence s'installe pendant que nous buvons. Ce silence est le fait aussi des longs baisers que nous échangeons.
Je stoppe mon baiser. Le regarde.
– Tu attends quoi de l'après ?
– Je ne sais pas. Peut-être juste être des sex friends. On baise quand on a envie et voilà. Après, on doit communiquer. Je ne cache pas qu'à terme, j'aimerais plus avec toi
– Pour l'instant, c'est trop me demander
Je me lève du canapé et m'agenouille devant lui.
Je le fixe du regard pendant que je déboucle sa ceinture puisque son jean et son boxer glissent sur ses genoux.
Je le fixe du regard pendant que je déboucle sa ceinture puisque son jean et son boxer glissent sur ses genoux.
Sa queue glisse lentement dans ma bouche. Un râle me répond tandis que sa main se pose sur ma tête
– Oh putain, tu suces divinement bien…
Fière au fond de moi de cette affirmation, je redouble d'ardeur. Sa queue palpite, glisse entre mes doigts et mes lèvres
– OH PUTAIN AMANDA JE VIENS!!!
Un flot de liquide poisseux envahit ma bouche et coule sur mon menton. Théo reprend son souffle.
– Oh merde, désolé… je n'avais pas fait depuis longtemps…
Je m'essuie la bouche après avoir péniblement avalé son sperme.
– Ce n'est pas grave, mais là… même pas une minute…
– Ouais… merde, je comprends ce qu'a ressenti Alban l'autre fois…
Sa remarque me fait sourire. Je le regarde se déshabiller complètement et s'asseoir nu à côté de moi.
Nous finissons tranquillement la bouteille. Nous nous embrassons. Il reste sage et cette attitude me plaît. Je regarde de temps à autre son sexe se durcir à nouveau.....
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