Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Amanda seule — Chapitre 4 · Le concert
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amanda seule
Chapitre 4 · Le concert
Je me retrouve de dos sur son lit. Il se jette sur moi en m'embrassant avec voracité. Sa bouche descend vers mes seins et mordille mes tétons
Je stoppe ses avances
– Théo stoppe tout de suite s'il te plaît… je ne suis pas venue te voir pour ça...
Penaud, il s'exécute. Intérieurement, je suis fière de moi, il y a quelques semaines, j'aurais été incapable de dire non
– Désolé, je croyais…
– Non. En fait, je suis venue t'inviter à sortir faire un bowling avec des amis à moi vendredi.
Son œil se met à pétiller
– Des amis ?
– Un d'eux est gay, lui dis-je, en souriant. Ne te met aucun scénario en tête
– Zut ! Et tu voudras dormir ici après ?
Je reste un long moment silencieuse. Je cogite beaucoup
– Non. Ce n'est pas une bonne idée et tu le sais. Je t'ai dit que je n'étais pas sûre de moi et de mes envies
– Tu n'as pas envie là ?
– Si. Mais je préfère te dire non… j'espère que tu comprends et que tu m'en excuses
Je sens sa main sur ma cuisse me palper. Elle frotte sur le haut de mon pubis et je crains de ne pouvoir pas dire non longtemps si cela continue, même si je garde mes jambes obstinément serrées l'une contre l'autre.
– Je préfère te dire non alors…
Je ramasse l'uppercut en pleine face
– D'accord. Donc, je ne suis ni plus ni moins que ta pute en fait ? D'accord… tant pis pour moi
Je sors de la chambre, ramasse mes affaires et m'enfuis rapidement de l'appartement en sanglotant. C'est pieds nus que je me retrouve dans l'escalier, je n'ai même pas pris le temps de remettre mes chaussures.
Une fois dehors, j'appelle Adrien. Il me propose de passer le voir sentant sûrement un désarroi dans ma voix
On se retrouve sur une terrasse au soleil. Je lui explique ce qu'il s'est passé. Je le sens sincèrement peiné pour moi. Je me confie encore plus ouvertement. Je lui dévoile mes secrets les plus sombres. Il m'écoute sans broncher
– Je suis sincèrement navré pour toi. Mais viens avec mes copains et mes copines. Ils sont super gentils, accueillants et tout. Personne ne te jugera. Tu dois te couper de ce genre de relations toxiques
– Ce n'est pas faux. Merci !
Il me prend dans ses bras et me câline. Ça me fait du bien surtout que là, je ne sens aucune tension sexuelle et ça me change.
Le vendredi arrive. Je rejoins mon collègue et ses amis. Tout le monde est en effet hyper agréable, ouverts, avenants.
Nous passons trois heures de folies à rire, jouer, boire…
Je me sens bien avec eux et l'espace d'une soirée mes soucis s'envolent. Mais quand vient l'heure du retour, et que je retrouve la solitude de ma chambre, mes vieux démons reprennent le dessus.
Je n'ose appeler personne pour ne pas les ennuyer avec mes jérémiades. Je prends sur moi, j'ouvre une bière que je sirote devant un film minable. Mon ventre est en feu et, je ne sais pas comment le calmer.
Finalement, je m'endors, mais la nuit est peuplée de mauvais rêves et de masturbations bâclées qui ne m'apportent aucun soulagement.
C'est frustrée et de mauvaise humeur que je me lève. Je m'astreins à mes exercices physiques et à mes lectures. J'ai repris la peinture également et je profite de ma journée pour meubler mon petit chez-moi avec des tentures et autres décorations orientales.
Ce travail prenant m'a pris la journée. En consultant internet, je vois que le soir, il y a un concert non loin de chez moi. Je décide de m'y rendre.
Il s'agit d'une petite scène champêtre. Nous sommes installés dans un champ. Je gare mon vélo. Je profite du concert les yeux clos quand un homme s'approche de moi. La trentaine, look aussi hippie que moi, mais qui semble propre sur lui.
Il me demande s'il peut s'installer. Je lui réponds que oui, le champ est à tout le monde.
Il se présente. Benoît, la petite trentaine. Il est grand, mince. On devine une musculature affirmée sous son t-shirt ample. Il est loin de me déplaire, mais en ce moment, je ne sais pas si je suis en état de juger lucidement.
Il se roule un joint et m'en propose. Je ne suis pas à l'aise, je n'ai fumé que très rarement. Mais bon, l'alcool aidant, je réponds par l'affirmative
Une taffe, puis deux. Rapidement, mon cerveau est gagné par une douce plénitude. Je suis bien consciente, mais totalement libérée.
Le concert se finit. Nous partageons de nombreuses bières et je sens que la situation m'échappe à nouveau. La plaine se vide. Benoît a allumé son téléphone et son enceinte. Un reggae nous enveloppe. Je prends sa main pour prendre une nouvelle bouffée d'herbe.
Il me regarde et semble me juger.
Je m'allonge sur l'herbe. Prise d'un léger vertige. Il me propose gentiment son aide et si j'ai besoin de secours extérieurs. Je le rassure. Je vais bien.
Juste un peu sonnée par le cannabis fumé.
En faisant mine de me relever, je fais mine de trébucher et ma main glisse vers son entrejambe ou je sens une bosse.
– Je te fais de l'effet?
– Ouais, tu es canon. Mais là, tu es stone un peu, non ?
– Peut-être bien oui…
Je regarde autour de moi, nous sommes pratiquement seuls. Il m'aide à me relever et nous repartons vers les parkings. À mi-chemin, je m'arrête à nouveau et me rassieds.
Il s'installe à côté de moi semi-allongé. Sa bouche cherche la mienne. Notre baiser est long. Je retire mon débardeur et me rallonge sur l'herbe.
Je ferme les yeux. Il retire mes sandales et masse mes pieds. Puis il défait mon pantalon qu'il retire en même temps que mon dessous
Il tente de me parler. Je l'interromps aussitôt.
– Chuutt…
Je me tourne sur le côté et récupère un préservatif que j'enfile sur son sexe.
Je tente maladroitement de le sucer, mais le goût du plastique, c'est vraiment pas mon truc. D'ailleurs, il m'arrête très vite
Il se positionne et me pénètre très rapidement. J'apprécie ce moment, mais la encore impossible pour moi de jouir. Ce qui n'est pourtant pas son cas. À peine deux minutes après, il se retire, se défait de la capote et jouit sur mon visage
Je ramasse son foutre jusque dans les cheveux. Je sors un Kleenex de mon sac et essuie les dégâts tant bien que mal.
Portable allumé, il m'aide à retirer les dernières traces de cette dépravation.
– C'est gentil d'être resté…
– Tu me prends pour un salaud ? Me répond-il
Je soupire
– J'en ai trop connu…
Je le regarde. Il se masturbe légèrement et son sexe reste bandé
Sa bouche se pose sur mes seins et rapidement, je suis à nouveau allongée sur l'herbe. Il écarte mes jambes et vient poser sa bouche sur mon pubis poilu
– Tu n'a pas joui avoue ?
– Non… désolée… je n'y arrive pas bien…
Il me lèche avec application. Il veut bien faire, mais il n'est pas habitué ça se sent. Je ressens un certain plaisir
Son visage remonte sur mon corps. Nos bouches se joignent. Nos deux sexes se frôlent. Son pénis se frotte contre ma fente humide. Le contact avec le clitoris commence à me faire gémir. Je le chasse pour me tourner et refouiller dans mon sac. De nouveau, je tire un préservatif qu'il enfile.
Il se positionne et rentre à nouveau en moi
Ce coup-ci c'est plus long, plus doux. Bien meilleur. Les sensations changent soudain. Je griffe sensuellement son dos. Il sort et me demande s'il peut me prendre en levrette. Je me mets à genoux, saisis son sexe pour le glisser en moi.
Sa main caresse tendrement mon dos pour retirer l'herbe qui s'y est collée. Ses coups de reins sont profonds, irréguliers, mais j'aime beaucoup
Je savoure quand je l'entends murmurer "Merde".
Je me retourne paniquée
– Quoi ?
– La capote a lâché
– Merde… tu es clean toi ?
– Oui, c'est bon et toi ?
– J'ai fait un test récemment, mais bon…
Benoît m'embrasse. Me remet sur le dos. La capote inutile tombe au sol
– Je vais finir comme ça, me sort-il
Sans un mot, je la prends et la glisse entre mes lèvres humides.
Un gémissement me répond. Mais quelques secondes plus tard, il ressort et son sperme macule d'un coup mon ventre et mes seins
– Je suis désolé, mais sans capote, je jouis tout de suite…
– Ce n'est pas grave…
Bon un peu quand même. Mon premier précoce. Je rage un peu, mon plaisir n'était plus très loin…
Chacun se rhabille en silence. Arrivés à sa voiture, il m'embrasse. Je remonte sur mon vélo et tente de rentrer à la maison, un peu sonnée par la drogue et l'alcool.
J'arrive tant bien que mal et je m'effondre directement sur mon lit pour plonger dans un profond sommeil…
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