Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une rencontre de plage — Chapitre 1 · Adepte du naturisme en solitaire, Caroline assiste aux ébats d'un couple à côté d'elle. D'abord choquée, elle est peu à peu fascinée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une rencontre de plage
Chapitre 1 · Adepte du naturisme en solitaire, Caroline assiste aux ébats d'un couple à côté d'elle. D'abord choquée, elle est peu à peu fascinée
Le temps beau et chaud avait décidé Caroline : elle passerait sa journée à la plage distante de 50 km de son domicile. Elle demanda à son mari Roland s'il était partant mais pour le principe. Elle savait qu'il refuserait car la plage l'ennuyait. Il faut préciser que Caroline ne supportait pas le maillot de bain. Elle bronzait et se baignait nue sur une bande de sable de 500m réservée au naturisme, où elle exposait sans complexe son corps de quasi quinquagénaire, ses seins lourds et son abondante chevelure grisonnante car elle refusait la teinture. On voit par là qu'elle assumait son âge. C'est pourquoi Roland ne se montrait guère jaloux de cette exposition, d'autant qu'il savait cette plage fréquentée par une large majorité de seniors pour y avoir aussi bronzé ses fesses à de rares occurrences. Lorsqu'elle y partait seule, Caroline ne manquait cependant pas de le rassurer :
— Ne t'inquiète pas, je n'ai plus l'âge de me faire draguer par un étalon des plages.
A dire vrai, Caroline mentait par omission. Une femme seule et nue sur sa serviette, au physique encore attrayant, suscite toujours un intérêt masculin. Mais les hommes seuls d'âge mûr qui étaient venus tenter leur chance, parfois de manière très explicite, pour un rapport sexuel en retrait de la plage, sous les pins, avaient été sèchement rembarrés. En toute honnêteté, elle n'aurait peut-être pas été aussi catégorique si le prétendant avait eu quinze ans de mois et le ventre plat car cette plage stimulait sa libido. Mais heureusement pour sa fidélité conjugale, l'occasion ne s'était encore jamais présentée.
Encore que. Caroline était parfois accompagnée de sa copine Maud, une blonde quadra au corps de trentenaire, incontestablement plus sexy qu'elle. Divorcée et libre, sexuellement disponible, "open" disait-elle, elle avait renseigné Caroline sur le tatouage en forme d'ailes qui ornait son sacrum, au ras de la raie de son cul superbe :
— Cela veut dire que je baise, gloussa t elle.
Aussi, quand elles marchaient au bord de l'eau, elles ne tardaient pas à attirer les mâles comme la confiture les guêpes. Contrairement à Caroline, Maud n'était pas regardante. Après s' être laissée baratiner sur sa serviette, elle finissait par la ramasser et suivre son dragueur sous les frondaisons, quel que soit son âge, l'essentiel étant qu'il ait "ce qu'il faut au bon endroit".
Au retour auprès de Caroline, elle commentait ses ébats sans la moindre gêne avec un luxe de détails qui choquaient et excitaient en même temps son auditrice, au fond envieuse de sa liberté sexuelle même si elle se refusait à l'admettre. A son retour, Roland se voyait sommé de lui rendre hommage, ce qui le rassurait sur la fidélité plagiste de son épouse.
Cependant, un événement inattendu allait quelque peu modifier ce petit confort conjugal. Le jour où Caroline bronzait sur sa serviette au fond de la plage à sa place habituelle, un couple vint s'installer à une dizaine de mètres. C'était un homme d'une cinquantaine d'années accompagné d'une trentenaire, une grande brune au corps mince. Caroline les observait discrètement. Leur attitude amoureuse lui fit conclure qu'il s'agissait d'un homme et sa maîtresse. Son sens de l'observation était l'un des plaisirs qu'elle prenait sur cette plage particulière. Le rapport des gens à la nudite et donc à la sexualité implicite stimulait son imaginaire. Pourquoi telle femme, pourtant flanquée de son conjoint, bronzait en écartant les cuisses alors que telle autre cherchait à dissimuler son sexe ? Caroline ne masquait pas le sien parce qu'elle aimait ressentir la chaleur sur son intimité et peu importait qu'un homme passant devant elle la reluque.
Il n'empêche que l'envie de baiser l'assaillait parfois, comme sans doute ces femmes aux cuisses ouvertes.
Mais revenons à ce couple probablement adultère. Leur relation allongée devenait de plus en plus chaude, comme si Caroline n'existait pas à proximité. Leurs étreintes s'accentuaient, la femme était vautrée sur son amant.
— Ils vont finir par baiser. C'est sûr, se disait Caroline, qui constata l'érection de l'homme.
La logique et la prudence auraient voulu qu'ils s' échappent pour se dissimuler sous les arbres derrière la plage. C'était la procédure habituelle pour les couples chauds, qu'ils soient hétéros ou homos. Mais la femme était dans un tel état d'excitation qu'a la suite d'un bref et vigoureux mouvement de bassin, elle s'empala sur son amant.
De son observatoire privilégié, Caroline fut à la fois stupéfaite et fascinée par l'audace de ce couple, en particulier de la jeune femme qui cavalait en couinant sur la bite verticale de son amant à grands coups de hanches. Ce sexe en direct ne passa pas longtemps inaperçu. Un voyeur d'âge très mûr s'approcha du couple puis un autre puis un couple d'âge mûr si bien qu'un mini attroupement encercla les deux fornicateurs sans troubler le moins du monde celui-ci.
— C'est intéressant, hein ? Vous croyez qu'ils vont rester dans cette position ?
Caroline sursauta. Un homme s'était positionné derrière elle pour profiter du spectacle sans qu'elle s'en aperçoive tellement elle était prise par cette scène de sexe en direct. Elle bafouilla une réponse, disant "ils ont un sacré culot", mais elle n'en continuait pas moins à mater comme les autres voyeurs. Elle remarqua que ceux-ci se masturbaient tous, y compris la femme aux formes abondantes, le doigt sur son sexe, et Caroline avait une furieuse envie d'en faire autant mais se retint à la fois par un reste de pudeur et à cause de la présence de l'homme à ses côtés.
Celui-ci avait raison d'envisager un changement de position du couple. La jeune femme se détacha et s'allongea. Son amant vint se positionner entre ses cuisses et entreprit un intense labourage, encerclé par les jambes de sa maitresse. Le spectacle de ce cul d'homme virevoltant mit littéralement Caroline en transes. Elle ne peut s'empêcher de se caresser les seins. L'homme à ses côtés prit alors une initiative qui devait plus tard provoquer sa confusion mais qui, sur le moment, correspondit à la situation de l'érotisme extrême provoqué par le couple fornicateur. Se glissant derrière Caroline, il parcourut son corps de ses mains, s'attardant avec expertise sur les points les plus sensibles en lui murmurant "laisse-toi faire" à l'oreille. Caroline ne voyait plus trop l'homme besogner sa maitresse et les voyeurs se masturber de plus en plus frénétiquement. Elle ne pensait plus qu'à ses mains d'homme qui la faisaient bouillir.
Aussi, quand il lui dit : "viens, on va aller derrière, on sera plus tranquille", elle ramassa sa serviette comme une automate et escalada la dune en lui tenant la main. Elle n'était plus elle-même. Il fallait qu'elle baise.
Face à face à l'ombre d'un pin, elle détailla davantage son séducteur. Légèrement grisonnant, à peine barbu, intégralement bronzé, un beau regard bleuté, il avait à peu près son âge, peut-être un peu plus jeune. Son érection était spectaculaire et Caroline y vit un hommage à son corps de mature. Il lui proposa un 69 pour "faire connaissance" et elle s'y plia sans réticence, avide d'engloutir cette bite splendide qui allait la rendre pleinement femme. Sa langue experte lui fit connaitre un premier orgasme qui la surprit elle-même, Roland n'étant pas aussi adroit au cunni. Et quand elle s'allongea sur sa serviette, cuisses ouvertes, c'est elle qui implora :
— Viens, j'en peux plus.
L'homme n'était pas un béotien des conquêtes plagistes. Mais celle-là, il en était sûr, allait lui donner un plaisir rare. Non seulement parce que son corps associant de lourdes mamelles à une structure mince l'inspirait particulièrement, mais aussi parce que sa chevelure grisonnante révélait un naturel qui tranchait avec les filles tatouées qui s'allongeaient facilement. "Une vraie femme qui a envie de baiser", tel fut son analyse. Aussi, quand il la pénétra, il déclencha sous lui une petite tempête qui l'obligea à se maitriser pour ne pas gicler prématurément. "Oui oui encore encore t'arrête pas", tels furent les mots qui se mêlèrent au bruit des vagues proches, complétés d'exclamations de plaisir qui fortifièrent l'homme dans l'intention de durer. Il se laissa chevaucher en admirant le balancement de ses seins lourds qu'il empauma avec volupté et l'agitation de sa crinière grisonnante surmontant un visage extatique.
Jouissant une nouvelle fois en se raidissant, constatant son érection intacte, elle l'embrassa pour la première fois, comme par reconnaissance, et il lui dit :
— Je te baise bien ?
— Oui oui, mais j'ai encore envie. Prends-moi par derrière.
— Oui oui, mais j'ai encore envie. Prends-moi par derrière.
Il entra en elle alors que son visage était tourné vers la mer et cette conjonction leur procurèrent à tous les deux un plaisir inouï. Il se demanda si elle accepterait d'être sodomisée car son cul charnu l'inspirait particulièrement. Il se détacha, lui écarta les fesses et mit la langue là où il voulait mettre sa bite. Un frisson parcourut la peau ambrée de Caroline. Roland la prenait rarement par là, il ne s'y prenait pas très bien et elle n'aimait pas vraiment ça mais il ne mettait jamais la langue avant. Et elle était dans un tel état sexuel qu'elle ne se sentait pas en mesure de refuser quoi que ce soit. C'est elle-même qui le décida, de la manière la plus crue :
— Vas-y, encule-moi.
La résistance fut réduite. C'est dans son rectum bien ouvert, face à la mer, que ce coït improbable s'acheva. Il la prit comme un chien une chienne, ventre contre dos, mains sur ses seins pendants et elle explosa de jouissance en même temps qu'il se répandait dans ses entrailles. Ils restèrent encore quelques minutes, fichés l'un dans l'autre. Puis elle l'embrassa à nouveau et lui dit "merci". Main dans la main, ils coururent vers la mer pour se laver de leurs turpitudes et croisèrent les deux amants qui en sortaient, rigolards, pleins de santé. Le coup d'oeil de connivence qu'ils s'adressèrent valait tous les discours. Les voyeurs avaient disparu.
De retour sur la plage, le couple exhibitionniste voulut engager la conversation. Elle s'appelait Audrey, était psy dans un Ehpad et lui Fabrice, médecin coordinateur du même Ehpad, où ils étaient censés être tous les deux pour leurs conjoints respectifs. Leur liaison était ancienne, "très érotique", voulurent-ils préciser. Ils leur demandèrent s'ils étaient échangistes, avec l'intention visible d'un plan à quatre ultérieur. Mais les deux autres déclinèrent et la conversation s'arrêta là.
Caroline voulut en savoir un peu plus sur cet homme qui l'avait fait jouir alors qu'elle ne connaissait même pas son prénom. Il se présenta comme Rudi, il était Allemand et de fait, il possédait un léger accent. Il vivait dans le secteur depuis plusieurs années, pratiquait le naturisme avec assiduité, n'était pas marié, bref disponible. Il la trouvait belle, désirable, l'avait prouvé et elle en fut touchée. Mais elle fut honnête avec lui. Elle lui précisa sa situation maritale et nullement dans l'intention d'en changer. Ils se quittèrent avec un baiser sans rien se promettre. Et de retour à son son domicile, Caroline dut s'assigner de gros efforts pour ne pas paraitre troublée devant Roland. Elle prétexta une migraine pour justifier son malaise. Et le temps s'écoula comme il s'écoulait tous les jours. Mais dans la tête de Caroline, la plage naturiste revenait régulièrement. Tôt ou tard, elle y reviendrait. Et Rudi y serait peut-être, allez savoir.
Caroline voulut en savoir un peu plus sur cet homme qui l'avait fait jouir alors qu'elle ne connaissait même pas son prénom. Il se présenta comme Rudi, il était Allemand et de fait, il possédait un léger accent. Il vivait dans le secteur depuis plusieurs années, pratiquait le naturisme avec assiduité, n'était pas marié, bref disponible. Il la trouvait belle, désirable, l'avait prouvé et elle en fut touchée. Mais elle fut honnête avec lui. Elle lui précisa sa situation maritale et nullement dans l'intention d'en changer. Ils se quittèrent avec un baiser sans rien se promettre. Et de retour à son son domicile, Caroline dut s'assigner de gros efforts pour ne pas paraitre troublée devant Roland. Elle prétexta une migraine pour justifier son malaise. Et le temps s'écoula comme il s'écoulait tous les jours. Mais dans la tête de Caroline, la plage naturiste revenait régulièrement. Tôt ou tard, elle y reviendrait. Et Rudi y serait peut-être, allez savoir.
La question serait alors de savoir si son corps serait plus fort que sa tête. Pour l'heure, elle n'avait pas la réponse.
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Commentaires ()
En tout cas un beau texte sur la valeur de l'exemple!