La luxure de Marie
Chapitre 1 · La plage
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La luxure de Marie — Chapitre 1 · La plage

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revesdelune
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La luxure de Marie

Chapitre 1 · La plage

Résumé des deux épisodes précédents :
Marie et Antoine possèdent une maison et un bateau dans la presqu'île de Fouras, en Charente Maritime. Ils se lient d'amitié avec Laure et Thomas qui sont propriétaires d'une maison pas très loin, à côté de Royan.
Après un apéro et une sortie en bateau pendant lesquels Antoine et Marie s'interrogent sur la sexualité de leurs nouveaux amis, ils sont à leur tour invités chez eux. Après un dîner dans un restaurant en bord de plage, pendant lequel Thomas fait découvrir un lieu étrange à Marie, ils rentrent.
Le retour jusqu'à la maison est rapide. Il est tard, l'alcool fait son effet. Nous allons tous nous coucher.
Marie, mon épouse, est bizarre, perturbée. Que s'est-il passé sur la plage avec Thomas ? Ils sont rentrés sans bois flotté, alors que c'était le but de leur promenade.
Dans le lit, je sens une main qui se pose sur mon ventre, le caresse, puis descend contrôler l'état de mon sexe mou au repos. La main remonte, flatte mes côtes, titille mes seins, remonte encore pour forcer ma bouche et me donner ses doigts à sucer. Elle redescend triturer, au passage, mes tétons qui durcissent immédiatement, pour atteindre et branler mon sexe qui s'est gorgé de sang.
Faisant fi de mes gémissements, Marie se soulève, m'enjambe. Elle me bâillonne de sa main gauche pour étouffer mes râles, continue de travailler mon téton avec sa main droite, pendant que sa bouche mordille l'autre.
Je lèche la main qui me bâillonne, ma bite est en béton. Marie déchaînée s'empale et me viole littéralement. Très vite, nous explosons tous les deux, en convulsions silencieuses, pour ne pas réveiller nos hôtes de l'autre côté de la cloison.
Les couilles et le cerveau vidés, je m'endors comme une masse.
Marie, elle, tourne et se retourne dans le lit. Elle ne parvient pas à trouver le sommeil. Les images de ce couple libertin et exhibitionniste, de ce mari candaulisme, la perturbent. Sa morale en a pris un coup. Elle est beaucoup moins détachée qu'elle ne l'a affiché devant Thomas. Elle a soif, se lève, enfile un kimono, et descend discrètement dans la cuisine boire un verre d'eau, en restant dans le noir pour ne réveiller personne.
Des gémissements étouffés proviennent du jardin éclairé par la lune.
S'approchant de la porte-fenêtre, elle aperçoit Laure et Thomas faisant l'amour. Couchée sur la table, robe remontée jusqu'aux hanches, dépoitraillée, Laure accueille le sexe de son mari, qui la besogne avec entrain, guidé en rythme par les deux jambes qui enserrent sa taille et les talons qui battent la mesure sur ses fesses.
Excitée par le spectacle vécu sur la plage dans la soirée, et maintenant par la vue de la queue de Thomas qui va-et-vient dans la chatte ouverte de Laure, Marie pose une main sur la pointe de son sein et le caresse à travers le tissu. Sa langue humidifie ses lèvres desséchées. Deux de ses doigts s'emparent de son téton. L'autre main descend, tout doucement, sur le bas de son ventre qui s'enflamme. Son sexe se liquéfie. Un doigt s'y aventure pour décalotter son clitoris. Alors, emportée, elle se prend à deux mains, tordant son sein et son clitoris dans la même explosion. Elle accompagne Laure qui, de l'autre côté de la vitre, secouée par un Thomas qui a perdu toute mesure, le sexe dégoulinant de foutre, mord son bras pour ne pas ameuter le voisinage.
À l'étage, moi, Antoine, je me réveille, tends le bras et ne trouve personne.
Après quelques minutes de patience, je me lève et descends doucement pour ne pas faire grincer l'escalier.
Là, j'aperçois Thomas baisant Laure dans le jardin et, captivée devant la porte-fenêtre, Marie râlant sa jouissance.
Alors moi aussi je pète un câble et me précipite sur le dos de Marie. J'embrasse sa nuque, suce ses épaules, son dos, ses reins. Elle se retourne brutalement et se jette sur moi. Elle lèche goulûment mon cou, et mon torse, tout en se masturbant contre ma cuisse. Elle prend mes fesses à pleines mains pour accentuer la pression contre son sexe trempé et brûlant. Elle veut plus de pression sur sa chatte, et pour cela elle entre un doigt dans mon cul pour pousser mon bassin plus en avant.
Surpris, choqué, je pousse un cri étouffé et veux me retirer. Mais la salope me tient fermement, ce qui produit l'effet contraire. Le doigt s'enfonce encore plus. Alors, je capitule et me laisse prendre.
Cette pénétration dans mon fondement le plus intime et privé n'est pas si désagréable. Je me sens possédé, appartenir à Marie. C'est nouveau, c'est honteux, mais c'est bon.
Elle se retourne encore et m'offre sa croupe, sans cesser de se caresser. Mon espar, rendu encore plus rigide par le doigt dans mon cul, la prend brutalement et la besogne. Je ne m'aperçois pas que l'esprit de Marie est parti ailleurs, sur la table de pique-nique dans la forêt près de la mer. Son esprit imagine qu'elle est cette femme prise en sandwich par deux inconnus, là-bas, sous le regard pervers de son mari.
Que Laure et Thomas tendrement enlacés ayant terminé leur « petite affaire », se soient transformés en voyeurs, l'excite encore plus et déclenche une jouissance explosive et violente. Ma bite et ma tête explosent.
Quelques minutes après, le temps pour tous de se remettre, Laure et Thomas entrent dans la pièce, comme si de rien n'était, avec un petit sourire complice. Officiellement, personne n'a rien vu. Il ne s'est rien passé. Et poliment, ils nous demandent : « Vous aviez soif, vous aussi ? On vous sert un verre d'eau ? Il est temps d'aller dormir si on veut profiter de la plage demain. »
C'est une plage particulière qui part du phare de la Coubre et avance dans la mer, formant une courbe qui semble rejoindre la cote au niveau de la Palmyre. À terme, elle refermera totalement la baie de bonne Anse.
Laure et Thomas nous en avaient vanté le côté sauvage qui, avec un peu de marche, parfois difficile dans le sable mou, permet de se retrouver quasi seuls au monde, si ce n'est quelques naturistes de loin en loin.
Décidément cette engeance se propage comme une maladie. Ils font cependant preuve de discrétion en se cachant derrière un coupe-vent. On y voit peu de touristes et surtout pas de famille. Nous y sommes pour une journée pique-nique.
Laure demande l'autorisation de se mettre nue. Cette fois-ci, elle ne peut donner comme excuse de ne rien porter dessous. Elle a prévu son coup. Évidemment personne ne refuse. C'eut été ridicule, nous l'avions déjà tous vue sur le bateau, et le spectacle de la nuit dernière allait bien au-delà d'un peu de naturisme.
Thomas, lui ne se propose pas, mais son string de bain ne cache que son sexe, laissant ses fesses à l'air. Fesses qui, je dois le reconnaître, ont de belles formes. Antoine et moi restons classiques, dans la catégorie touristes pudiques.
On bavarde. On rigole. On se laisse tenter par le rosé encore glacé. Et surtout, on profite de cette sorte de piscine naturelle qui apparaît à marée descendante. On joue comme des ados à s'éclabousser et à se pousser. Nous sommes seuls, sans voisin, comme seuls au monde.
J'ose, enfin, un « seins nus » sous les applaudissements de « la foule ». Antoine n'est pas le dernier à m'encourager.
Laure risque un commentaire :
— Tu as une très belle poitrine, c'était dommage de la cacher. N'est-ce pas Antoine ? »
La Traîtresse utilise mon mari. C'est lui que je regarde pendant que j'étale, consciencieusement, de la crème solaire sur mes deux seins.
On déjeune et puis Thomas lance à la volée :
— Qui vient avec moi faire le tour de la dune ?
— Cela fait loin ? demande Antoine.
— Une bonne heure. Mais la marée descend. Sur le sable mouillé et dur, la marche sera plus facile, précise Thomas.
Antoine est d'accord.
— Et vous les filles, vous venez ?
— Moi je ne bouge pas, affirme Laure.
— Moi, non plus. Je lui tiens compagnie.
Ils partent. Nous les suivons du regard. À peine cent mètres et je vois Thomas s'arrêter pour enlever son maillot et repartir nu, le zizi à l'air.
Une rapide discussion entre eux, et c'est mon mari, mon Antoine, qui s'arrête et enlève son maillot. Lui aussi est nu. Même à cette distance, la différence de couleur est marquée. Le blanc laiteux des fesses d'Antoine attire le regard.
— Maintenant, tu es mal barrée, me dit Laure.
— Quoi ? Pourquoi ?
— Antoine va goûter au plaisir de se promener sans contrainte. Il est généralement difficile de revenir en arrière, précise-t-elle.
— Tu crois ?
Elle insiste :
— Vous allez faire comment ? Plage séparée ?
Elle rit.
— Allez, Marie, nous sommes seules, fais comme eux, si tu veux je ne te regarde pas.
Je me sens adolescente qu'une autre ado provoque par un « Chiche ? ».
Je cède :
— Bon d'accord. Tourne-toi.
Elle, hilare.
— T'es Sérieuse ? Tu sais, j'ai déjà vu des dizaines de minettes, alors une de plus...
— Tourne-toi ! j'insiste.
Elle obéit. Et, je fais glisser mon bas. Me voici nue. Je sens tout de suite une brise effleurer mon intimité et sa douceur est un délice.
— Je fais quoi ? Je reste toute la journée tournée ? demande-t-elle d'une voix moqueuse.
— Bon, ça va, mais pas un mot.
— Promis.
Elle se retourne, ne dit rien, mais je vois son regard moqueur, mais complice.
— Adepte du ticket de métro, Marie ?
— On avait dit pas un mot.
— En effet, pas un, non. Ça fait, un, deux, trois... six mots. »
Elle éclate de rire et du coup moi aussi.
— Tu vois, c'est facile, dit-elle.
— En revanche il faut bien te tartiner, si tu ne veux pas priver Antoine de dessert pendant quelques jours.
Je m'exécute. Elle se rallonge me laissant seule pour ce délicat exercice de protection. Je me rallonge à mon tour.
Quelques minutes passent à lézarder au soleil, quand Laure reprend la parole.
— Thomas m'a raconté votre escapade hier, au restaurant.
— Ah ?
— Tu as aimé ? demande-t-elle.
— Aimé n'est pas le mot. Surprise serait plus juste, même sidérée que des couples
puissent faire cela.
— Tu condamnes ?
— Non, le problème n'est pas là. Ils font ce qu'ils veulent. Tu fais ce que tu veux... Thomas aussi... Mais moi je ne pourrais pas. J'aime trop mon mari.
Elle insiste :
— Pourtant tu as vu ce mari candauliste ?
— Oui, celui de la table de pique-nique.
— Donc tu as constaté combien il aime sa femme ?
— Je suis sceptique. Ou, combien c'est un pervers pour aimer la regarder avec d'autres ?
— Mais pourquoi pas ? rétorque-t-elle.
— La perversité n'est pas un gros mot pour les libertins, du moment qu'elle est partagée.
Je rends les armes.
— Tu as réponse à tout.
— À propos de réponse, une question : n'as-tu pas été un peu troublée par le spectacle ? Au moins un peu ?
Je suis piégée.
— Je condamne, mais je reconnais que ce n'était pas désagréable à regarder. Bon, d'accord, disons, un peu...
— Et cette nuit, n'est-ce pas de nous avoir regardés qui t'a troublée au point de te jeter sur Antoine ?
— Oh, ça va. J'avoue.
Heureusement elle n'insiste pas. Mais ce rappel d'hier, le souvenir de ces couples, de leur plaisir, de cette femme possédée par deux hommes, que son mari regarde, et qui le remercie pour les deux bites qui la baisent, accélèrent l'effet du soleil. Je suis toute moite.
Je me perds dans mes pensées, « Deux bites qui la baisent ! Bravo. Mais quel langage maintenant ! Qu'est-ce qui te prend ma pauvre Marie ? Il faut que j'arrête d'y penser. Et, dans la chambre... j'ai aimé qu'Antoine me prenne comme une putain. J'ai joui plus fort. Arrête ! Arrête ! Maintenant, je mouille. Regarde-toi, ma pauvre fille, tu es ridicule avec tes tétons qui pointent. Cette petite voix dans ma tête me ramène à la réalité. C'est vrai, je mouille. Et, l'excitation fait grossir mes tétons déjà bien marqués, comme des pointes tendues vers le ciel. Je me tourne sur le ventre. Le silence, sauf la brise, les vagues qui déferlent, les mouettes qui crient...
Laure se rappelle à moi.
— Si tu ne fais rien, tu vas brûler et devoir rester debout.
Je comprends la remarque de Laure. Il faut que je me tartine. J'attrape le tube de crème.
— Laisse-moi faire, dit-elle.
Elle a attrapé le tube et, avant même que je dise quoi que ce soit, commence à l'étaler sur la peau délicate de mes fesses.
— Tu as une peau de bébé. Pendant que j'y suis, je fais aussi les marques du soutif.
C'est troublant. Rien à voir avec ma kiné. Le lieu, la conversation, ma nudité complète, transforment cet exercice en caresse. Mais, déjà elle cesse son massage. Je suis bien. Sans le vouloir, j'écarte mes cuisses pour que l'air du large atteigne mon intimité. Il fait chaud, mais pas trop. Cette plage est un petit morceau de paradis.
— J'ai envie de me baigner. Tu viens ?
Elle est debout devant moi. J'ai une vue totale sur son sexe.
Elle me tend la main.
— Allez, on y va, il n'y a personne.
Elle a raison. J'accepte. Elle ne cherche pas à me regarder. Elle m'entraîne et me force à entrer dans l'eau en courant.
Le niveau a baissé dans cette piscine naturelle, mais c'est suffisant pour nager. L'eau est presque chaude. C'est un délice.
Nous retournons à nos serviettes. Je saisis la mienne pour m'essuyer, mais Laure n'est pas d'accord.
— Non, s'il te plaît, ne t'essuie pas. Comme cela tu ressembles à une naïade qui sort du bain. Si Rodin vivait encore, il ferait de toi son modèle.
— Mes rondeurs l'inspireraient ?
J'essaie de donner le change, étonnée par la remarque et le sérieux de son propos.
Elle s'approche.
— Tu es belle et tu ne dois pas en douter. Tout est beau en toi. Ton cou, tes épaules, ta poitrine, tes hanches, oui des hanches que les hommes aimeraient saisir à pleines mains, tes fesses, tes jambes, tes pieds.
Et je ne parle pas de ton visage, ton regard vif et souvent moqueur, tes pommettes, tes oreilles, tes lèvres, ô tes lèvres que...
Tu as tout pour attirer les hommes, pour qu'ils te donnent du plaisir. Pas que les hommes d'ailleurs. Les femmes aussi. Tu serais surprise de découvrir combien, moi aussi, tu...
Elle approche son visage du mien. Nos regards ne se quittent pas. Elle pose ses lèvres sur les miennes.
Deux secondes et puis je réagis :
— Laure. Qu'est-ce que tu fais ? On pourrait nous voir.
Quelle conne je fais ! La seule chose que j'arrive à dire dans un moment pareil, c'est qu'on pourrait nous voir, et non pas de s'arrêter.
Évidemment elle saute sur l'occasion, prenant ma remarque comme une invitation.
— Il n'y a personne. On est sur une île déserte. Juste toi et moi.
Elle m'embrasse, et le baiser chaste se transforme très vite avec une langue qui force le passage pour envahir ma bouche et caresser la mienne.
Son corps contre mon corps, et ses bras qui m'enveloppent et me font prisonnière. Mais une prisonnière dans un cocon de douceur.
Je frissonne de cette main qui enveloppe un sein, et de l'autre qui se plaque sur mes reins, empoigne mes fesses, m'attirant irrésistiblement vers elle.
Je frissonne. Jamais une femme n'a fait cela avec moi. C'est bon de se sentir cajolée, valorisée.
Les paroles de Laure résonnent dans ma tête. Jamais on n'a mis en avant mes rondeurs avec une telle sensualité, transformant ce que je haïssais en atout d'une beauté différente.
Je frissonne. Son pubis se frotte contre le mien. Ce n'est pas le sexe d'Antoine que la dureté rend agressif, mais une promesse plus douce, plus intime.
Je réponds à son baiser. Nos langues jouent, quand je repousse la sienne, elle revient en moi reprendre sa possession.
Une brise plus forte que les autres réveille ma conscience. Je défais le doux lien :
— Laure, il ne faut pas.
Mais, elle ne m'écoute pas, se redresse, déplace les serviettes de bain, se rassied, et me tend la main.
D'une voix faible avec un sourire désarmant, elle dit :
— Viens, j'ai envie de toi.
Alors, j'oublie tout. Comment résister à cet appel, à cette tentation de tendresse ?
Elle m'enlace, m'embrasse, me couche sur la serviette. Elle me couvre. Je me sens aimée, adorée, adulée.
Ses lèvres remplacent ses mains sur ma poitrine. Elles lapent les gouttes. Elles dégustent mes tétons, sa bouche les aspire. Une main a suivi les courbes de mon corps et se pose sur ma fente, comme une protection, mais qui déjà se frotte à mes bosses et vallons.
C'est sans aucune pudeur que j'écarte mes cuisses afin qu'elle se glisse entre elles pour préparer la venue de ses lèvres, de sa langue, de son souffle, de son nez. Pour me caresser dans une danse des sens qui m'emporte.
Le soleil m'éblouit, le soleil me chauffe, mais c'est une autre fournaise qui embrase mon ventre.
Combien de fois Antoine s'est placé entre mes cuisses pour jouer à ce jeu délicieux et délicat qui conduit à ma jouissance ? Je ne compte plus. Mais là, avec Laure c'est différent. C'est plus...
Mon esprit quitte mon corps et plane au-dessus de nous pour voir une femme sur une plage qui se donne à une autre.
Cette autre allongée, qui donne du plaisir, la tête perdue entre des cuisses grandes ouvertes, jambes repliées pour mieux s'offrir aux caresses.
Il ne peut que voir le visage de cette femme que le plaisir déforme, sa bouche qui s'ouvre pour haleter des gémissements et des cris.
Et cette femme c'est moi !
C'est moi, mais je ne me reconnais pas. Mon Dieu comme c'est bon. Laure a extrait mon clitoris de sa gaine pour le saisir entre ses lèvres. Elle suce, elle aspire, elle l'étire comme on le ferait d'un téton.
Et puis, ces doigts qui se glissent en moi. Qui se fraient un chemin dans une grotte inondée. Ces doigts qui s'activent se courbent pour pousser, à travers mes chairs, mon petit bouton qui gonfle encore et palpite comme une petite bitte.
Ma jouissance coule à flots. Ma grotte n'est bientôt plus qu'un cloaque que les doigts brassent.
Là, sur cette plage coupée de monde, accompagnée par le soleil, l'Océan, et l'acquiescement des mouettes, j'ai abandonné ma morale entre les mains, les lèvres et la langue de Laure.
Elle dépose juste un baiser sur mes lèvres et me susurre un merci avant de reprendre une position digne ; digne d'une épouse et mère de famille adoratrice du soleil.
Et c'est elle qui me dit merci !
Alors que c'est moi qui devrais la remercier. Oui, la remercier d'avoir forcé ma nature pour monter jusqu'au ciel d'azur sans nuages.
Plus loin, sur la plage de nombreuses minutes plus tôt :
Nous, les hommes, avons à peine fait quelques pas que Thomas me questionne :
— Antoine, cela te dérange si j'enlève mon maillot ? me demande Thomas.
— Moi ? Mais non.
Je joue le blasé.
Il s'exécute. Je m'efforce de ne pas regarder ses fesses musclées et dorées par le soleil. Il se retourne et insiste :
— Tu devrais faire comme moi. On va croiser peu de gens et la plupart seront comme nous. Mais attention, l'essayer c'est l'adopter.
Sa moquerie amicale me défie. Je fais sauter mon slip de bain. Ce n'est pas la première fois que je me retrouve nu devant un homme. Tout le monde est à poil dans les douches au rugby ou au foot. Mais, ça date. Je n'ai plus l'habitude d'exposer mes fesses blanches aux regards des autres depuis longtemps.
Heureusement, en quelques minutes j'oublie ma tenue. Mon outil ne se balance pas et se fait oublier. Seul le vent me rappelle ma nudité. C'est vrai, que c'est agréable. Nous marchons.
— Thomas, je peux te poser une question, un peu délicate ?
— Bien sûr.
J'ose enfin la question sur ce qui me taraude depuis hier soir.
— Hier... Lorsque tu étais avec Marie, sur la plage, juste vous deux. Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ?
Surpris, il répond :
— Quelque chose, comme quoi ?
— Comme ce qui peut arriver entre un homme et une femme.
— Pas du tout. Je peux te rassurer, mais pourquoi tu penses cela ?
— Marie était toute bizarre à votre retour. J'ai bien vu qu'elle était absente.
Il rit.
— Oh, je comprends. Il ne s'est rien passé entre nous, je te l'assure, mais en marchant sur la plage, on a entendu des cris vers le bois. On s'est questionné et on a décidé d'aller voir. C'étaient clairement des cris de femme. J'imagine que c'est ce qu'on a découvert qui l'a troublée. Tout le monde l'aurait été.
Je suis suffoqué.
— Mais c'était quoi ?
— C'était une scène bien particulière. Un homme, manifestement le mari, regardait son épouse avec deux hommes qui la prenaient en sandwich. Tu vois ce que je veux dire ?
— Je comprends. Et qu'avez-vous fait ?
— Antoine, pour rien te cacher, on a regardé un moment et puis on est revenu. J'imagine que c'est cela qui l'a perturbé.
— Et, Marie, qu'a-t-elle dit ?
Thomas voit bien que je suis perturbé par sa révélation.
— Rien. Elle a regardé, c'est tout. On n'en a même pas parlé, nous sommes rentrés juste après.
— Je comprends mieux son attitude.
— Qui ne serait pas troublé par cette expérience ?
Que dire de plus ? J'imagine la surprise de ma femme devant ce genre de scène. Elle ne m'en a pas parlé. Avait-elle honte ? Pourtant elle n'a fait que voir ! Sauf si Thomas a profité de ce moment si intime pour la séduire ? Lui aussi devait être troublé ? Non, ce n'est pas ça. Je ne vois pas Marie céder, même dans un moment si particulier.
Nous sommes en vue de nos épouses. Je vais remettre mon maillot. Quand il me semble voir...
Mais, Thomas me devance.
— J'ai bien l'impression que Marie s'est convertie, elle aussi, au naturisme.
Nous retrouvons nos femmes. Aucune remarque sur ma tenue. Je n'en fais pas non plus sur celle de Marie. Elle paraît troublée. Décidément il suffit que je la laisse seule avec Thomas ou Laure pour la retrouver différente. Pourtant j'ai beau regarder autour de moi, pas de couple qui baise. Alors ?
Nous racontons notre balade. Puis le silence s'installe. Je crois m'être assoupi un instant.
Marie me tourne le dos. Je profite de la vision de ses courbes. Ses fesses sont encore blanches, mais elles bronzent vite.
Ils ont raison Laure et Thomas. C'est ridicule de craindre de se montrer nus, comme la nature nous a fait. J'espère que cette expérience va se reproduire.
Je pose ma main sur sa hanche. Elle sursaute et tourne sa tête vers moi, me fait un sourire rapide, puis se repositionne comme elle l'était. On dirait qu'elle observe quelque chose ? En me soulevant d'un bras, je comprends. Son regard est attiré, à mon opposé, vers nos amis. Et, il faut dire que la vue n'est pas banale.
Laure surplombe son mari dans un 69 parfait. Si ses cuisses nous cachent ce que Thomas lui fait, le soleil, projecteur indiscret, illumine le mandrin que Laure prend en bouche. La fellation est profonde, active, et la salive coule le long de la tige tendue.
C'est ce qui captive mon épouse. Elle regarde sans rien dire, sans bouger, enfin presque, car sa respiration s'est accélérée.
Mon sexe se tend immédiatement. Je bande.
Cette vision provocante de nos amis captive Marie et m'aide à comprendre l'attitude de mon épouse la nuit dernière, perturbée par cette autre vision d'une femme baisée par deux hommes sous les yeux de son mari.
Je bande et je rampe pour me coller contre le dos de Marie, ma queue bien appuyée entre ses cuisses.
Elle tourne la tête. Je lui souris.
Aussitôt ses cuisses s'entrouvrent pour faciliter le passage. Dois-je être étonné de la facilité avec laquelle je la pénètre ? C'est la preuve de son excitation. Nous sommes si près d'eux, à peine séparés par la largeur d'une serviette. Marie pourrait les toucher.
Si près, le bruit de la fellation démontre que Laure pompe le mandrin de son homme avec ardeur. Et moi, en même temps, le plus naturellement du monde, je baise mon épouse ! Une baise à la cuillère, comme souvent les week-ends, encore ensommeillés, profitant d'une érection matinale.
Une queue bien rigide pour une baise simple, lente, qui s'accélère, qui réveille les sens, les envies, les désirs, la bonne humeur. Marie se tortille, ses petits mouvements qui m'excitent aident mon engin à avancer au plus profond de son vagin.
Brusquement, Laure bouge. En deux secondes elle s'est redressée face à son mari, l'enjambe, le chevauche et s'empale sur le dard qui disparaît dans une fente très accueillante.
Elle nous regarde, ou plutôt elle regarde Marie. Son regard souriant, complice, est un message que Marie comprend et approuve.
C'est une cavalière qui domine sa monture pour franchir les obstacles. Ses reins ondulent, montent et descendent sur cette selle très particulière qui lui fait du bien. Et toujours ce regard très présent dans les yeux de Marie, les bouches entrouvertes haletant leur plaisir.
Alors, Marie bouge. Elle imite sa complice et vient me chevaucher dans une symétrie sidérante.
S'il y a une chose que je n'aurais jamais cru possible, c'est bien ce qui se passe. En plein air, en public, même si aucun voyeur n'en profite, ma femme me chevauche. À l'air libre et juste à côté d'un couple, des amis inconnus il y a quelques jours, mais que les circonstances ont rendus complices. Ils sont les exemples que nous recherchions. Pire, ce sont les catalyseurs qui ont permis cette expérience.
Un tel enchaînement est très improbable. Que s'est-il passé pendant notre balade ? Les femmes ont-elles parlé ? Se sont-elles confiées ? Ont-elles comploté ?
Allons, pas de prise de tête, c'est bon. Je laisse aller. J'en profite. La tête de Marie est auréolée de lumière. Les rayons du soleil la rendent irréelle. C'est une déesse sur cette plage isolée du monde. Nous sommes deux couples pour un côté à côte imprévu, improbable.
Nos deux femmes affirment leur complicité en se tenant la main. Elles sont belles. Elles se baisent sur nous. Marie suit la cadence de Laure.
Nos cavalières deviennent des furies. Leurs gémissements, et leurs cris se mêlent. Qui est qui ? Elles ne font qu'une dans ce concert. Que se passe-t-il ? Putain que c'est bon. Son vagin est comme une pompe aspirante. Ma queue gonfle, gonfle et sans prévenir crache sa liqueur...
Marie se penche sur moi et m'embrasse d'un baiser brûlant, fougueux, presque douloureux. Mais elle bouge toujours et enfin un spasme plus fort que les autres. Elle a atteint le point de non-retour et sa délivrance. Elle s'effondre.
Le soleil, le sable, l'océan reprennent leurs rythmes doux. Nous nous séparons.
Pas un mot, pas un geste, pas une parole. Une certaine gêne s'installe. Je ne sais pour eux, mais pour nous, il est difficile de faire comme si de rien n'était arrivé.
— On va se baigner ? lance Thomas.
Et, la vie redevient normale.
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lexdepenny
22 mars 2025 à 17:21
Je vois que vos goûts, comme vos récits, ressemblent pas mal aux miens! Merci de cette belle histoire, suite logique et délicieuse des deux autres chapitres.

Francis dit lexdepenny
Soyez respectueux
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