Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Journée à la plage — Chapitre 1 · Une journée à la plage
Auteur
Journée à la plage
Chapitre 1 · Une journée à la plage
Comme à notre habitude, profitant d’une belle matinée d’août, nous prîmes nos vélos en direction des plages Super Sud. Ce sont des étendues sauvages, non surveillées, situées suffisamment loin de la station balnéaire. Nous y trouvons tout l’espace dont nous avons besoin pour déconnecter complètement de l’effervescence de la période estivale. Ce jour-là, la marée basse venait élargir copieusement ces larges bandes de sable fin. Après une trentaine de minutes de pédalage, nous posâmes nos vélos à l'entrée d'un petit sentier qui s'ouvrait à travers les dunes. Il nous fallut encore marcher un quart d’heure pour gravir cette montagne de sable qui sépare l'océan de la forêt de pins. Arrivés au sommet, le spectacle était superbe : nous dominions d’un côté la grande bleue, et de l’autre, la grande verte. Les jours de grand vent, notre balade s’arrête souvent ici, car l’endroit offre de nombreux recoins pour s’abriter. Il nous arrive d'ailleurs d’y surprendre d’autres couples à la recherche d’intimité.
Mais ce matin-là, le temps était splendide, la chaleur s'installait doucement et le vent d’ouest ne s’était pas encore levé. Nous descendîmes côté mer pour commencer notre marche. On pouvait parcourir des kilomètres sans croiser âme qui vive, à l'exception de quelques rares surfeurs et pêcheurs qui venaient troubler notre solitude. Nous finissions presque par croire que la plage nous appartenait.
Après avoir dépassé le deuxième bunker, la limite invisible que nous nous fixons toujours pour être de retour avant les grosses chaleurs de l’après-midi, nous atteignîmes l’endroit exact où, selon ma chérie, le sable est le plus fin. Nous y posâmes nos affaires, déroulâmes nos serviettes et retirâmes nos habits.
S’en suivit notre rituel cosmétique. Mutuellement, nous prîmes soin d’étaler la crème solaire pour protéger nos corps entièrement nus. C’est un moment intime, toujours très plaisant. À tour de rôle, debout sur nos serviettes, nos mains parcouraient le moindre centimètre carré de notre peau. C’est délicieux de sentir une main douce glisser sur son dos, descendre sur les fesses, passer sur le torse et finir sur le haut des jambes. Le passage à proximité des zones érogènes est toujours troublant. Puis, quand vint le tour de m’occuper de ma belle, et même si mes mains se voulaient sages, ce soin charnel, véritable préliminaire à la bronzette, fit frémir ma verge. Sur une plage naturiste, cette réaction m’aurait gêné et j’aurais tout fait pour me contrôler. Mais dans ce lieu reculé, loin de toute promiscuité, je me laissai aller. J’y trouvais un plaisir brut, une sorte de communion jouissive avec la nature. Parfois, la situation dérape, mais pas ce jour-là. Je mis mes lunettes de soleil et m’allongeai sur le dos. Ma femme, de son côté, prit la direction du rivage pour ramasser des coquillages et se tremper les pieds.
Quelques instants plus tard, machinalement, je levai la tête pour guetter sa silhouette. Nous étions sur un gros coefficient de marée : cent cinquante mètres de sable séparaient nos serviettes de l'eau. C’est alors que je vis ma femme en pleine conversation avec un pêcheur... un pêcheur nudiste. D’où sortait-il celui-là ? Nous étions au milieu de nulle part, et un homme d’un âge avancé, complètement nu, discutait une canne à la main avec mon épouse. Je n’en revenais pas ; je n’avais même jamais imaginé qu’on pouvait être pêcheur nudiste.
J’étais troublé de voir ma femme, sans aucune gêne, parler si naturellement dans son plus simple appareil avec un inconnu tout aussi nu. Que pouvaient-ils bien se raconter ? Je l’aperçus rigoler et tourner le regard vers moi à plusieurs reprises. Puis, elle fit un tour sur elle-même. Elle s’arrêta deux ou trois secondes lorsqu'elle se trouva de dos, se cambrant légèrement comme pour mieux lui exhiber son postérieur. Ma douce est une belle femme de quarante-cinq ans, élancée, mesurant un mètre soixante-dix, au physique avantageux et dotée, il faut le dire, de superbes fesses.
En observant la scène plus attentivement, je m’aperçus que l’homme, qui approchait de la soixantaine ou des soixante-dix ans, était en pleine érection. Ce détail me troubla encore plus, et je sentis une vague d’excitation monter en moi. C’était la première fois que je voyais ma femme nue devant un autre homme dont le sexe était ostensiblement dressé dans sa direction. Au moment où je me décidais enfin à les rejoindre pour éclaircir la situation, ma femme prit congé et l’homme s’éloigna. Arrivée à ma hauteur, elle s’allongea sur le ventre, affectant un calme parfait, comme si de rien n’était. Je ne pus m’empêcher de la questionner :
— Alors, raconte-moi ?
Elle m’expliqua que c’était un vieux monsieur, à la fois élégant et déluré, qui l’avait bien fait rire. Il l’avait gentiment courtisée, lui proposant ses services et s'offrant même à s’occuper de nous deux en même temps. Une proposition qu’elle avait déclinée avec autant de politesse que de sourire. Elle me confia que lorsqu'elle lui avait fait remarquer son audace pour son âge, il lui avait répondu avec aplomb que tout était encore en parfait état de fonctionnement et qu’elle serait surprise si elle y goûtait.
— Il m’a aussi demandé si je voulais bien lui montrer mes fesses, ajouta-t-elle, parce que ça faisait longtemps qu’il n’en avait pas vu de si belles.
Surpris et piqué par ce récit, je la taquinai :
— Et en plus, tu lui as montré ton cul !
Elle rigola, ajoutant que c’était un papi très mignon et que le pauvre homme ne devait pas avoir souvent l'occasion d'admirer un tel spectacle ces derniers temps. Elle conclut d'un : « Voilà, rien de plus, pas de quoi en faire une histoire. »
Mais ses confidences venaient de faire grimper mon excitation d'un cran. Allongé juste à côté d’elle, je posai ma main sur ses fesses en murmurant que, moi aussi, je les trouvais terriblement bandantes. Doucement, ma main glissa vers son entrejambe. À ma surprise, elle était déjà très mouillée. Devant une telle invitation, je poursuivis mon exploration et fis glisser mon majeur entre ses lèvres humides, cherchant son intimité. À ma grande satisfaction, elle répondit à mon geste en écartant légèrement les jambes pour m’offrir un passage plus direct. Je compris alors que cette rencontre fortuite ne l’avait elle non plus, pas laissée indifférente.
Sans difficulté, j’introduisis mon doigt et commençai à la caresser. Rapidement, elle se mit à remuer son bassin, le basculant vers l'arrière. Je connaissais par cœur ce mouvement : dans son langage corporel, il indiquait sans équivoque que son excitation était à son comble. J’y glissai alors un deuxième doigt qui, rejoignant le premier, vint titiller le col de son utérus. Toujours sur le ventre, elle écarta encore plus largement les jambes. Le message était limpide : ma belle était terriblement émoustillée et voulait passer aux choses sérieuses.
Je retirai délicatement mes doigts. Tout aussi doucement, je vins me positionner sur elle, collant mon pubis contre ses fesses. Je présentai mon sexe à l'entrée de son intimité et m’y introduisis d’un coup, profondément, jusqu’à la garde. Elle poussa un petit gémissement étouffé et me souffla de la prendre fort.
Je m’exécutai. Tandis que le soleil de plomb chauffait nos corps brûlants de désir, mon bassin moite venait claquer au rythme de nos élans, lui arrachant quelques « Encore... plus fort ! ».
Alors que je me redressais sur mes bras pour cambrer mon buste et intensifier nos mouvements, j’aperçus une silhouette à une trentaine de mètres de nous. C’était le vieux pêcheur qui s’était installé à courte distance, immobile, pour nous mater.
Cette apparition soudaine me coupa net dans mon élan. Je me rallongeai immédiatement sur le dos de ma chérie, approchant mes lèvres de son oreille pour lui chuchoter la situation.
— Qu'est-ce qu'il fait ? me demanda-t-elle à voix basse.
— Il profite du spectacle... et il se masturbe en nous regardant.
Je sentis son cœur bondir et se mettre à cogner violemment dans sa poitrine. Ses épaules devinrent subitement rouges. Pensant que la situation la mettait mal à l’aise, je fis geste de me retirer. Mais elle contracta aussitôt son bassin et son vagin. Je sentis son sang affluer, ses lèvres enserrer ma verge avec une pression ferme pour m’empêcher de partir.
— Qu'est-ce qu'on fait ? murmura-t-elle, le souffle court.
Ironique, je lui répondis :
— Ce mignon papi ne doit pas voir ce genre de spectacle tous les jours, ce serait dommage de l’en priver, non ?
Elle tourna légèrement la tête vers moi et, dans un élan de pure coquinerie, m’avoua qu’elle trouvait cette situation extrêmement excitante. À demi-voix, presque de façon inavouable, elle me demanda de continuer. Je découvrais un côté exhibe et totalement décomplexé chez ma femme. Pourquoi ne m’en étais-je pas rendu compte avant ?
Je ressentis une sorte de fierté.
La sentant totalement détendue, comme pour mieux m'accueillir, je repris lentement mes va-et-vient, restant à l’affût de la moindre de ses réactions. Je ne voulais pas gâcher ce moment si singulier. Tandis que je sentais son sexe s'humidifier davantage encore, elle me murmura de la faire jouir. Son bassin se cambra de nouveau, réclamant plus d'ardeur.
Je me redressai alors sur mes genoux. Pour l'accompagner dans son mouvement, je lui soulevai légèrement les hanches afin de la reculer contre moi. En quelques secondes, elle se retrouva à quatre pattes, les cuisses écartées, offrant son magnifique postérieur à mon regard. Je n’eus aucun mal à réintroduire ma verge dans son sexe brûlant de désir. Reprenant un rythme soutenu, je lui imposai des mouvements longs, profonds et saccadés. De nouveaux râles et des gémissements étouffés s'échappèrent de sa bouche. Je sentais qu'il ne lui manquait plus grand-chose pour s'abandonner complètement.
Je passai alors mes deux bras autour de sa taille pour la serrer contre moi. En la soulevant légèrement, et par de petits mouvements successifs, je pivotai notre couple jusqu'à ce que nous nous retrouvions face à notre complice d’un jour. Je fus agréablement surpris de ne rencontrer aucune résistance de sa part ; elle se laissa guider sans un mot. C'est ainsi que nous fîmes face à lui, tout en gardant une distance de sécurité.
Le papi, visiblement très bien pourvu par la nature et arborant un grand sourire, commença à faire quelques pas dans notre direction. Peut-être prit-il ce changement de position pour une invitation claire. D'un geste de la main, je lui indiquai fermement de ne pas approcher davantage. Il s'exécuta et s'immobilisa à moins de cinq mètres de nous.
Comme ma chérie gardait les yeux fixés vers le sable, je posai délicatement ma main sur son cou. D’une légère pression, je l'incitai à relever la tête. Son regard ancra alors celui de l’homme, qui s'était remis à se masturber de plus belle.
Je fis glisser mes mains le long de son torse jusqu’à sa poitrine. Je découvris deux seins gonflés par le plaisir, aux tétons dressés, presque prêts à exploser. Je les saisis à pleines mains. Je n’avais jamais ressenti une telle intensité dans son excitation. Je me remis à la pénétrer puissamment, chacun de mes coups de reins s'accompagnant d’un râle de satisfaction. Saisissant fermement ses hanches, j'accélérai la cadence. Sans quitter l’homme des yeux, elle m’ordonna de la rejoindre dans sa jouissance. Mes mains vinrent attraper ses fesses, mes doigts s'ancrant profondément dans sa chair fine, je lui assénai de grands coups lourds, profonds et rapides dont le claquement résonna sur la plage.
Je sentis alors mon sexe convulser à quatre reprises, déversant en elle tout mon plaisir dans une onde brûlante. Sur ces dernières secousses, j’eus la sensation divine que son vagin aspirait ma verge, se contractant par vagues successives comme pour me guider encore plus profondément en elle. Le plaisir fut d'une violence inouïe. J’eus l’impression que mon corps venait de se vider entièrement de toute son énergie.
Ma chérie se retourna, se colla contre moi et m’embrassa langoureusement, mélange d'amour et de complicité sauvage. Elle prit ma main pour la plaquer contre son sexe brûlant puis enlaça ma verge de ses doigts et la caressa gentiment pour apaiser les dernières pulsations.
Nous restâmes ainsi, suspendus dans cette tendresse passionnelle pendant quelques instants. Ce moment hors du temps fut tout aussi magique que le reste : nous nous sentions de nouveau seuls au monde. Notre complice avait disparu aussi discrètement qu'il était apparu.
Nous reprîmes le chemin du retour dans un silence complet, chacun de nous bercé par le tumulte de ses propres pensées. Arrivés au sommet de la dune, nous nous rhabillâmes et juste avant de retrouver nos vélos, ma chérie brisa enfin le silence. Tournant vers moi un regard malicieux, elle me glissa :
— Je n’aurais jamais pensé qu’à son âge il pouvait autant éjaculer !
Cette phrase résonne encore en moi.
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