Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Oyapock. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Oyapock.
Chapitre 1
Oyapock.
Guyane. Sur la rive gauche du fleuve Oyapock, frontière liquide entre la France et le Brésil ; un homme debout sur un ponton chancelant admire sereinement le spectacle que lui offre cette nature équatorienne luxuriante.
La quarantaine, un corps d'athlète à la peau burinée, habillé d'un gilet de toile et d'un short, le cheveu blond, la barbe de trois jours, en ces lieux c'est le prototype de l'aventurier. Et justement, c'en est un. Géologue de formation, il était venu en Guyane proposer ses services à des prospecteurs indélicats; il s'y est très vite brûlé les ailes.
Derrière lui une cabane de bois délabrée, un vieux Land Cruiser Toyota rouillé et brinquebalant, une pirogue dont il ne possède que le moteur, son chien Tox anéanti par la chaleur, sous le lit une carabine semi- automatique, à côté d'une vielle boite en fer remplie de liasses de dollars. C'est à peu près tout ce qu'il détient exception faite de la bicoque qui est un emprunt momentané.
Le soleil décline rapidement vers l'horizon, il quitte le ponton et décide de se faire griller les poissons pêchés le matin.
Quelques heures plus tard, dans la chaleur moite de la nuit, l'homme est allongé immobile, nu sur son lit métallique branlant, le matelas poisseux. La lumière blafarde de la lune traverse le rideau de lin déchiré qui éclaire faiblement son visage en sueur, plongé dans ses réflexions, ses yeux grands ouverts se perdent dans la nuit. Comme son maître le chien est affalé au pied du lit, immobile. Seules les volutes de fumée de sa cigarette qui louvoient dans l'air saturé donnent une impression de vie dans cette pièce.
Il se souvient : très tôt le matin même avoir emprunté le petit chemin qui longe le fleuve jusqu'au ponton, il contemple cette large langue d'eaux tumultueuses et bruyantes, contrairement au pourtour du ponton où c'est le calme plat, et voit arriver une jeune femme métis drapée d'une sorte de chasuble multicolore ; elle passe devant lui sans le saluer, s'avance d'un pas assuré, se débarrasse par le haut de ce vêtement. L'homme médusé la regarde, cette apparition inattendue le cloue sur place, il voit le cheveu lisse, le sein arrogant, la franche courbure de la hanche, la fesse callipyge, la jambe fuselée qui lui font perdre le contrôle un instant.
Elle s'approche du bord du ponton et plonge dans cette partie d'eau paisible et nage tel un dauphin, le divin corps et le fleuve ne faisant qu'un.
L'homme semble maintenant rasséréné, il contemple le spectacle un demi sourire aux lèvres, cet endroit lui sert quotidiennement de lavabo, de baignoire, bien sûr il sait nager, mais le fleuve n'est pas pour lui un lieu de plaisir mais plutôt un outil pour sa toilette, comme la pirogue en est un quand il veut le traverser.
La belle ondine ressort et repart sans se sécher, sa tunique à la main, nue ! La suivant du regard l'homme constate que son short délavé présente une protubérance magistrale, il bande, c'est donc là que se dirigeait le coup d'œil rapide de la jeune métis en passant devant lui.
Il en est là de ses pensées lorsqu'il lâche au sol son mégot éteint et s'endort.
Le lendemain matin il part vers le ponton tout proche dans l'intention de faire ses ablutions. L'apparition d'hier matin est toujours présente dans son esprit et il compte bien qu'elle se renouvelle aujourd'hui.
Son souhait se réalise : elle réapparaît flamboyante dans la même tenue et sans se soucier de sa présence nu dans l'eau elle refait les gestes déjà vus hier, plonge tout près de lui. En faisant surface elle jette un coup d'œil vers lui un sourire aux lèvres avant de s'éloigner. Il ne doute pas que sous l'eau elle a vu son érection vigoureuse et que plutôt que de s'indigner elle en sourit ce qui dans son esprit est encourageant pour un rapprochement qu'il appelle de ses vœux.
La solitude est sa seule compagne depuis quelques temps et une présence humaine ne peut que le réjouir ; si, de plus, cette présence se manifeste sous les formes excitantes d‘une jeune femme gaulée comme une déesse, il n'y voit aucun inconvénient. Lorsqu'elle sort de l'eau il est sur le ponton serviette à la main , toujours sans un mot, elle s'agenouille devant lui et embouche sa queue raide de désir. Une céleste fellation s'ensuit, cette inconnue lui prodigue un plaisir sensuel qu'il n'avait pas connu depuis un moment, sa bouche et sa langue mettent le feu à ce sexe de belle taille, son gland se délecte au passage des grosses lèvres humides et chaudes et du mince corridor du fond de la gorge qui le comprime. Ses mains agiles pétrissent doucement la paire de couilles dont un doigt s'égare vers l'anus qu'il pénètre.
Il se dit que cette jeune femme est le démon en personne doué d'une exceptionnelle capacité de perversion.
Elle lâche soudainement la bite prête à exploser, se retourne et se cramponnant à la rambarde du ponton, lui offre son postérieur arrogant, dont elle écarte les fesses laissant apparaître un anus boursouflé et une chatte d'un rouge sombre, luisante de mouille ; guidé par son instinct l'homme l'investit sans ménagement sous les râles de satisfaction de sa propriétaire. Il se dit que cela fait plus d'un mois qu'il n'a pas connu cette félicité et rend grâce au ciel pour cette incroyable opportunité. Il la besogne avec ardeur, mais aussi avec le souci de faire durer cet accouplement inespéré le plus longtemps possible, n'ayant aucune idée de quand sera le prochain. Le corps de la femme se met à louvoyer autour de sa bite, les seins emprisonnés par les mains de l'homme se raffermissent, ce ne sont plus des râles mais des petits cris qui jaillissent de sa gorge, elle tremble, elle se cabre au maximum avent de se laisser aller à une jouissance qui la pétrifie.
Lui, intensifie ses mouvements et un flot de sperme jaillit et inonde cette chatte déjà saturée de cyprine.
Tous deux restent un long moment dans cette position, statufiés, les cerveaux embrumés par les orgasmes, insensiblement la bite se retire à regret et le sperme, élastique et nacré, s'écoule lentement et vient s'échouer sur les vielles planches du ponton. Elle se retourne, se plaque contre lui et ils s'embrassent furieusement.
En se séparant on entend enfin le son d'une voix :
— Je m'appelle Yann, dit-il !
— Moi c'est Laurence répond-elle avant de se baisser, de ramasser sa robe et de repartir comme elle était venue.
— Je dois aller au village, si tu veux je t'emmène.
— Euh…, non merci, je préfère qu'on ne nous voit pas ensemble . - Okay, comme tu veux.
Yann se demande pourquoi elle ne veut pas être vue avec lui, une sorte de prémonition lui commande de suivre cette demoiselle sortie de nulle part et curieusement offerte à ses envies. C'est trop beau pour être vrai ! A bonne distance il suit le chemin qu'elle emprunte, Tox à ses côtés ; il n'a pas fait un kilomètre qu'il voit au loin devant lui un 4x4 garé sur le côté et la belle monter à son bord, côté passager avant qu'il ne démarre en trombe.
— Putain, la salope !
C'est sa première réaction. Il vient de reconnaître l'un des véhicule appartenant au gros bonnet qui lui cherche des embrouilles. Il reste quelques secondes interrogatif, les mains sur le hanches, puis il fait demi-tour :
— Viens Tox, on fait nos bagages !
Il rassemble l'essentiel de ses affaires, les charge à l'arrière de son Toyota, Tox a compris, il grimpe sur la banquette près de son maître, Yann prend le volant et part dans la direction opposée du village, longeant le fleuve sur le chemin de brousse cahoteux aux trous remplis de l'eau des pluies fréquentes.
Après avoir mis suffisamment de distance entre lui et ceux qui le recherchent, il s'arrête devant un établissement qui semble être à la fois un bar, une station service, un hôtel restaurant, le tout dans un état de délabrement avancé. Quelques bicoques autour donnent l'impression d'un petit village. La salle ouverte à tous vents est occupée par quelques personnes qui lui ressemblent et qui ne savent pas pourquoi elles sont là, pauvres bougres que les sirènes de l'aventure vers l'argent facile ont conduit à cette déchéance.
Yann s'approche du comptoir derrière lequel une femme qui semble être la patronne lui demande ce qu'elle peut faire pour lui.
— Une bière, s'il vous plaît, vous avez une chambre de disponible ?
— Oui, c'est cinquante euros la nuit payables d'avance, le petit déjeuner en plus.
— D'accord, je ne sais pas encore combien de jours je vais rester, je vous paierai au jour le jour.
Il savoure tranquillement sa bière tout en parcourant des yeux la salle et ses occupants alors que lui-même est la cible de tous les regards ; il aperçoit à l'autre bout du comptoir une jeune femme visiblement alcoolisée, sans doute également droguée qui se dirige vers lui tel un fantôme et lui demande s'il veut bien lui payer à boire lui faisant comprendre qu'elle serait gentille avec lui. Il fait signe à la patronne de lui servir à boire, mais décline son invitation n'ayant aucune envie de tremper sa queue dans ce vagin qui doit être le refuge de toutes les bites de l'ensemble de cette petite communauté.
Par contre il remarque que la patronne ne le quitte pas des yeux ; c'est une femme de la cinquantaine, aux formes avantageuses sans excès, un joli visage encadré d'une chevelure brune soignée, elle semble être la seule personne équilibrée de ces lieux. Il soutient son regard, longuement, avant de lui demander la clé de sa chambre. Cinquante euros ! Bigre ! C'est propre, mais d'un confort très rudimentaire. Il ne va pas faire la fine bouche, vide son Toyota de ses maigres biens, si l'on excepte la boite en fer et va le garer dans un endroit discret.
Après avoir dîné il entre dans sa chambre suivi de Tox et réfléchit à cette journée quelque peu mouvementée ; il s'est fait rouler dans la farine par cette Laurence, ça lui apprendra à se méfier des femmes, mais comment résister à ces charmes alors qu'il était sevré depuis une éternité ? A ce moment on toque à la porte, Tox grogne, il le fait taire, prend sa carabine, se lève et debout derrière la porte il crie :
— Qui est-ce ?
— C'est moi, Olivia, la patronne !
Ayant reconnu la voix il ouvre et dans la pénombre aperçoit cette femme dans un déshabillé provoquant qu'il n'aurait jamais imaginé sur ce corps grassouillet, ni sous cette latitude, les yeux troublants semblant lui réclamer son accord pour entrer. Il s'efface et pénètre de sa démarche un peu lourde sa forte poitrine ballottant au rythme de ses pas ; il ferme la porte et se retournant il la distingue devant la lampe de chevet, la lumière efface son déshabillé, l'ombre chinoise de son corps apparaît fortement désirable. Il dépose sa carabine sous le lit, lorsqu'il se relève elle a fait tomber à ses pieds cette frêle carapace, son pubis aux poils noirs fournis apparaît sous ses yeux, il y engouffre sa langue à la recherche de la fente humide de la dame.
Jugeant la position inconfortable elle s'allonge sur le dos en travers du lit, écarte largement ses cuisses charnues et présente à Yann une large chatte dégagée de la broussaille, aux grandes lèvres boursouflées qui invite la langue à tête chercheuse à venir l'explorer dans les moindres recoins. Il peut distinguer son clitoris qui lui paraît d'une taille inhabituelle ce que sa langue confirme sous son passage ; c'est sans doute comme pour les bites des hommes, certaines sont mieux dotées que d'autres. En levant les yeux il aperçoit les doigts d'Olivia triturer ses tétons, ce qui augmente son érection pour une raison qu'il ignore.
Sa bite à son apogée il se met en position de 69 pour en faire profiter sa partenaire qui l'engloutit avec un appétit d'ogresse, ses mains quittent ses seins pour venir caresser ses couilles et titiller son anus. Il sombre dans une félicité sensuelle qui lui fait oublier ses problèmes et les règles élémentaires de sécurité avant de se ressaisir au souvenir de Laurence.
A cet instant Olivia le couche d'autorité sur le côté puis sur le dos et vient s'empaler sur sa bite tendue vers le plafond et assure les mouvements de va et vient qui, jadis, étaient l'exclusivité des hommes. Et la diablesse s'y entend, elle manœuvre à merveille autour de ce pieu de chair qui envoie Yann au paradis, alors qu'il sent la cyprine de la dame l'inonder avant que lui-même se vide les couilles de son sperme généreux.
Revenus d'outre baise, chacun fume sa clope en silence allongés sur le dos, Tox retrouve le sommeil, perturbé un moment par le chahut érotique, elle se tourne à demi vers lui, pose sa tête sur son épaule et lui demande :
— Qui te recherche ?
Cueilli à froid, il avale sa salive, hésite une seconde avant de répondre que personne ne le recherche.
— Ne dis pas de conneries, ça se voit comme le nez au milieu de la figure!
_ Oscar Medez.
_Mendez? Là on peut dire que tu t'es foutu dans la merde! Et il te veut quoi ce connard ?
_Laisse tomber, ce n'est pas important.
Tu as raison, moins j'en sais, mieux ça vaut.
Olivia a déjà enrendu ce type de confidences, pas nécessairement sur l'oreiller; elle aimerait bien garder Yann auprès d'elle encore quelques temps; mais pour leur sécurité il vaut mieux qu'il disparaisse pour un moment.
Je peux te trouver un boulot qui t'éloignerai de tes soucis !
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