Un peu de chaleur (1)
Chapitre 1
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✦ nevaterra Un peu de chaleur (1) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Un peu de chaleur (1) — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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nevaterra
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Un peu de chaleur (1)

Chapitre 1

Unpeu de chaleur (1) 
 
 Depuis quelques années, maintenant, je vis dans la rue, comme un chien, plus précisément depuis que je n'ai plus de toit au dessus de ma tête. Pourquoi, me demanderez vous ?
 
 Ayant été élevé dans une famille aimante, certes, mais rigoriste, rigide, religieusement ancrée dans la piété, j'ai, après que mon père ait récité la prière dominicale avant de prendre notre repas, annoncé et révélé à mes frères et sœurs, à mes parents le fait que je sois homo.
 Le regard noir et diabolique de mes parents, ce dimanche, fut mortel, pour moi.
 
 A dix huit ans, mes parents m'ont gentiment montré la direction de la porte de sortie, avec interdiction de revenir, sauf si le diable qui m'habite m'ait libéré de mes tourments.
 
 J'erre donc depuis, de quartiers en quartiers, dormant ici, seul ou dans les bras de mecs avinés. Et pour obtenir un peu de chaleur, je dois me montrer docile et soumis en ouvrant bien grand et ma bouche et mon cul.
 Mais loin de moi, l'alcool, la drogue . . . .ou tout cela. 
 
 Je travaille une paire d'heures dans un restaurant du centre ville. Je fais de temps en temps la vaisselle lorsqu'il y a un manque de personnel ou bien je sors les poubelles. Des tâches ingrates en somme. Et dans les rues de Charleville Mézières, où la politique d'un maire est de chasser des rues les gens que je représente, comme moi, assis sur un trottoir pour mendier, la vie devient de plus en plus pénible.
 
 Au bas de la rue Bourbon, celle où la famille Rimbaud, dont notre poète local, Arthur, y a vécu, je fais la manche, seul, en cette fin de journée du mois de janvier. Emmitouflé dans plusieurs pulls troués, et récupérés ici ou là, je souris lorsque, de temps à autre, une piécette tombe dans mon escarcelle. Le soleil brille à ce moment dans mes yeux. Je sais que cela me permettra d'acheter ce petit morceau de pain. 
  ( bien que souvent, nombre de personnes pensent que ces piécettes permettent aux gens de la rue de picoler). 
 
 Est ce la chance qui va se présenter ce soir, me dis je, en voyant un mec, la trentaine, bien mis, jeter dans les gobelets des uns, une petite pièce. Il s'approche de moi, me sourit, plie les genoux et face à moi, me regarde, me sourit. Je me dis à moi même qu'il ressemble à un ange, tellement son visage est beau.
 
 Il me tend un billet de 10 euro, me prie de le prendre. Je saisis ce billet en remerciant ce généreux donateur. Toujours agenouillé face à moi, il me demande si je dors dans la rue, par cette température mordante et froide. 
 Je ne peux que lui avouer ma vraie vie et lui, me propose un studio qu'il possède près de chez lui.
 Noël est passé, me dis je ! Je rassemble mes niques et le suis, lui devant moi et moi, derrière son petit toutou.
 
 - Mais, au fait comment t'appelles tu ? Me demande t il..
 - Arthur, comme le poète.
   - Moi c'est Paul. Quelle coïncidence, Paul et Arthur, les amants maudits. Voilà, nous sommes arrivés. Je reconnais cette merveilleuse place Ducale, la soeur jumelle à la Place des Vosges à Paris.
   
 Il ouvre la porte de son studio, et je suis saisi par une chaleur qui me fait frissonner, car il y a bien longtemps que je n'ai connu ce simple bonheur : du chauffage. Il me fait visiter son appartement, pas bien grand, certes, mais chaud, propre, et accueillant. Pas le luxe extravagant, mais un lieu où on doit bien se sentir.
 
   - Soit le bienvenu dans ce qui sera, chez toi, le temps que tu veux. Je t'ai déjà vu maintes fois au bas de le rue Bourbon et t'ai donné parfois une pièce, sans que tu ne relèves la tête. Je ne te demande rien sur toi, le pourquoi de ta vie dans la rue. Peut être qu'un jour je serai ton confident, dit il.
   
   Je pose mon petit sac couvert de tâches douteuses à mes pieds, contenant mon maigre luxe, pétrifié de réaliser ce qui m'arrive. Paul me regarde, un sourire au coin des lèvres, et me demande de me déshabiller car mes nippes dégagent une odeur pestilentielle dans cette petite pièce surchauffée.   
   
   - Donne moi tes vêtements que tu portes, ceux de ton sac également. Je vais t'en donner des propres. Mais avant, tu vas prendre une bonne douche salvatrice. Puis, nous mangerons une omelette au lard en discutant, si tu veux.
 
 Sans pudeur, j'enlève donc mes trois pulls et mon t shirt troués, pas tellement propres, nauséabonds. Puis suivent mon pantalon, chaussettes et slip. Nu au milieu de la pièce principale, un relent de sueur s'échappe de mon corps. Je me dégoûte. 
 
   - Arthur, tu peux me rejoindre dans la salle d'eau. Prends tes nippes et mets les dans ce sac poubelle.
   
 Je me dirige, nu, la peau crade, vers la salle de bains, mes vêtements sous le bras, car c'est le seul bien que je possède. Paul, versant du bain moussant dans l'eau, surveille la bonne température du bain. 
 
 Je me tiens face à lui, mon long sexe fin lové sur mes couilles, couronné d'une abondante toison de poils noirs. Paul me regarde, s'attardant sur ma bite et m'invite à entrer dans la baignoire qui dégage un arôme parfumé.
 
 Je glisse dans cette eau chaude vite fait et une envie de pleurer me fait chavirer. Paul s'en rend compte et vient près de moi.
 
 Je mets mes deux bras autour de ma tête afin que Paul ne remarque pas ma saleté, ma crasse, cet encrassement qui parfois ressemble à une seconde peau.
 Mes cheveux sont gras, Mes poils pubiens sont poisseux : je me dégoûte.
 
   - Ne t'en fait pas, Arthur, j'ai déjà secouru d'autres mecs dans la même situation que toi, et tu en rencontreras sans doute Raphy, un garçon qui a erré de longues semaines dans les mêmes rues que toi. Il vient régulièrement me saluer et prendre un café. Je lui ai trouvé du boulot et aujourd'hui, il est heureux. Peut être que tu suivras le même chemin. Attends, je vais t'aider à te laver".
   
   Paul prend la bouteille de shampoing, et entreprend de me savonner les cheveux mi longs, blonds, sales, emmêlés. Ses belles mains aux doigts fins massent mon cuir chevelu, et cela me fait un bien fou. Je remarque seulement à ce moment qu'il a ôté son t-shirt. Je mate son torse magnifiquement dessiné, propre, parfumé, aux pectoraux bien dessinés. Ses deux beaux tétons bruns semblent m'observer. Cela me change des mecs qui se mettaient à poil devant moi rien que pour me baiser.   
 
 Il prend ensuite un gant de toilette, y applique quelques jets de gel odorant, noix de coco, je suppose, et entreprend de me nettoyer le dos, assis sur le rebord de la baignoire. 
 Je me laisse faire, comme un enfant. Je ferme les yeux et revois ma mère me laver, enfant. Que c'est très agréable. Il frotte allégrement pour ôter toute cette crasse accumulée. Le gant glisse à l'orée de mes fesses puisque je suis assis. Ses belles mains se posent sur mon torse imberbe, frottent mes pectoraux ; mes tétons durcissent sans que je ne maîtrise cette réaction.
 
   - On voit la différence, beau garçon. Vas y, mets toi debout, Arthur.
      
   Je me redresse, mon sexe couvert d'une épaisse quantité de mousse. Paul me demande si je veux moi même me nettoyer mon sexe et fesses, mais je lui demande de poursuivre, si cela ne le dérange pas.   
 
 Paul se place dans mon dos, et glisse le gant de toilette sur mes fesses légèrement poilues, petit cul musclé. Puis ses doigts s'insèrent dans la raie de mon cul et s'attardent sur mon anus. Un frisson enveloppe mon corps, et Paul s'en rend compte. Il insiste sur mon auréole, car il l'a devine bien crade. Les larmes aux yeux, le cœur qui cogne à tout rompre, je baisse la tête car je réalise que je bande dur, mon sexe fortement tendu, fier, dressé, telle une lance de chair qui transperce le nuage de mousse. Je ne sais plus où me mettre car Paul va s'en rendre compte. Je rougis et une honte s'empare de moi.
 
   - Hum, je te fais de l'effet dis moi ! C'est naturel, ne t'en fais pas, dit Paul en constatant mon dard tendu.
   
 Il attrape ma bite bien dure, mon totem de chair d'une vingtaine de centimètres et le nettoie consciencieusement, minutieusement, religieusement. Ses mains chaudes sur ma bite m'excitent. Sa grosse main coulisse sur ma queue, de haut en bas. Il tire doucement sur la gain de peau qui recouvre mon gland.
 
 Je me laisse faire, ses caresses sont douces par rapport aux divers enculages brutaux et coups que je subissais tous les soirs voire la journée. Ces mecs plus âgés que moi ne désiraient qu'une chose : vider leurs couilles dans le cul du seul garçon craintif.
 
 Je tourne la tête vers lui et constate que lui aussi bande, une grosse bosse turgescente naît dans son entrejambe. Puis une barre dure glisse le long de sa cuisse, un énorme pieu qui suit la courbure de sa cuisse musclée, me laissant deviner un membre impressionnant....
 
 Paul remarque mon regard et me dit que je lui fait de l'effet car il me trouve beau, maintenant que je suis propre. Je baisse la tête. . . 
 
                                                    Fin partie 1
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RV77130
14 octobre 2024 à 21:30
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DenisB
13 octobre 2024 à 20:43
belle histoire, bien écrite, et meme si c'est fantasmé, j'ai vécu l'accueil de jeunes mecs errants chez moi, le temps d'une douche et d'une lessive..mais j'ai tjours eu peur, comme Jean ValJean, de me faire voler pdt mon sommeil.. et je n'ai donc jamais accepté de les garder pour la nuit.. au moins ils repartaient propre, le ventre plein et les fringues lavées.
vite la suite...
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Photo de profil de Stephane269
Stephane269
13 octobre 2024 à 19:25
Magnifique histoire tant humaine qu'erotique.
Combien de fois j'ai rêvé de recueillir un sdf, noir, blanc ....
Etant jeunes on l'a fait en coloc.
Ici en plus se profile un aspect garçon/ garcon qui est bien sympa!
Impatient de la suite....
Soyez respectueux
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