Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sa Créature — Chapitre 2 · Extensions, cathéters et pigmentation
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sa Créature
Chapitre 2 · Extensions, cathéters et pigmentation
Le lendemain matin, j'entends mon maître se lever à l'étage, puis le bruit de la douche. Finalement il descend l'escalier et me rejoint. Je suis assise au même endroit qu'hier, toujours ligotée. Je ne suis pas au mieux : en manque de sommeil, sans avoir mangé depuis plus de 24 heures, courbaturée d'avoir dormi ligotée dans une chaise et de l'urine qui a coulé sur moi puis sur la bâche plastique à mes pieds.
Je sais que cela fait partie du processus, comme les entraînements à l'armée et les hurlements du chef instructeur qui visent à casser l'identité individuelle pour aller vers un esprit de corps. Ici il faut casser encore plus l'identité et créer aussi un esprit de corps, mais juste avec mon maître. Il est une personne individuelle, mais je ne suis plus une individualité juste sa chose. Et je sais que tout ce qu'il fait sert à ça. Depuis que je suis chez lui, j'ai cessé de prendre mes antidépresseurs, passer d'une pleine dose à zéro, du jour au lendemain n'est pas normalement recommandé. Mais dans ma situation le normal est un concept lointain.
Il apporte une tasse de ce qui semble être du café et une tartine de confiture. Il mange et boit sans un mot et me regarde. Du fait de mon autisme, je ne regarde pas les gens dans les yeux et je ne sais pas interpréter les émotions sur le visage des gens. Alors je ne sais pas dire ce qu'il pense : me regarde-t-il avec amour ? Ou bien me regarde-t-il comme un prédateur regarde la proie qu'il a attrapée ? Tout ce que je sais c'est que je suis le centre de son attention. Il finit son petit-déjeuner et mon ventre se met à gargouiller.
— Tu as faim ? Je viens m'occuper de toi.
Il emporte sa tasse et son assiette dans la cuisine et revient avec un petit flacon d'une trentaine de centilitres.
— Comme tu ne vas pas pouvoir manger avec ta langue pendant quelques jours, je vais te donner des trucs à boire uniquement. Avec la nouvelle langue et la trace de sang sur le menton, S ressemble à une barbare qui aurait mangé une proie vivante.
Je suis contente de cette évocation, je renvoie une autre image loin de celle que j'étais.
Il retire le coton et observe les cicatrices de mon split et des piercings. Ensuite il retire les baguettes qui emprisonnent ma langue depuis hier soir. Je bouge ma langue endolorie. Les sensations sont différentes, je sens deux extrémités dans ma langue, je sens le poids des piercings, je le sens frotter contre mes dents. J'ai été changée, je ne le vois toujours pas, mais je le sens.
Il retire le coton et observe les cicatrices de mon split et des piercings. Ensuite il retire les baguettes qui emprisonnent ma langue depuis hier soir. Je bouge ma langue endolorie. Les sensations sont différentes, je sens deux extrémités dans ma langue, je sens le poids des piercings, je le sens frotter contre mes dents. J'ai été changée, je ne le vois toujours pas, mais je le sens.
— Ça peut parler maintenant, me dit mon maître pour me libérer. Décris-moi ce que ça ressent.
— Z'aime.
— Z'aime.
Je dois m'habituer à parler avec cette nouvelle langue, le corps change, je dois changer en conséquence. Alors je me force à parler correctement à mon maître.
— J'aime ce que je viens de vivre, dis-je dans un effort. Me sentir sans cheveux, ma langue aussi lourdement modifiée, c'est intense, c'est vraiment ce que je voulais subir. Je ne sais pas à quoi je ressemble, mais je sais que je ne sais plus qui j'étais et c'est ce qui compte.
— Bien. J'ai commencé par la langue et les cheveux justement pour que ça sente ces changements, que ça ressente ma puissance. Je vais passer à la suite tout à l'heure. Mais d'abord les piqûres.
— Bien. J'ai commencé par la langue et les cheveux justement pour que ça sente ces changements, que ça ressente ma puissance. Je vais passer à la suite tout à l'heure. Mais d'abord les piqûres.
Le même principe qu'hier, une injection d'hormones, une injection du produit pour ma couleur de peau. J'ai hâte de voir le résultat. Mais je crois qu'il le sait et veut que je ne me découvre que tardivement, que je découvre d'un coup ce que je suis devenue.
Il tâte mes testicules, la sensation est différente, son produit semble avoir un effet. Il va ensuite chercher un bol et un flacon d'un produit médical. Il remplit le flacon et me le tend.
Il tâte mes testicules, la sensation est différente, son produit semble avoir un effet. Il va ensuite chercher un bol et un flacon d'un produit médical. Il remplit le flacon et me le tend.
— Ton temps de parole libre est fini. Bois, mais n'avale pas.
Je m'exécute sans réfléchir. Ça picote la langue.
— C'est un bain de bouche à cause de la langue.
Je fais tourner le liquide, puis il me fait recracher dans le bol. Il répète l'opération deux fois.
— Ce matin je vais m'occuper de tes oreilles pour les sculpter à mon goût et installer les cathéters. Tu auras droit à une pause et ensuite cet après-midi on passera aux extensions.
Je frissonne de plaisir à cette simple mention. La langue et les oreilles ne sont que des préliminaires par rapport à ce que seront les extensions. Il sort un couteau et coupe les cordes qui m'attachent à la chaise. Puis il noue un bandeau sur mes yeux. Je ne vois plus rien. Il me soulève, me repose en évitant de mettre les pieds dans mon urine. Je l'entends s'éloigner de moi. Je reste debout, je suis ankylosée de partout. Tous mes muscles me font mal. Je sens le froid qui enveloppe tout mon corps, me rappelant mes cheveux disparus. Le bruit des pas de mon maître revient. Je sens mon collier être manipulé. Je panique un instant, à l'idée qu'il le retire. Mais je sens qu'il tire dessus.
— Suis-moi S !
La manière dont le collier réagit m'indique qu'il tire sur le collier avec une laisse ou une corde. Je le suis, rassurée que la situation aille dans ce sens. Je tourne à droite, puis c'est un escalier que je descends tant bien que mal. Finalement la corde ne tire plus, je m'arrête. Ses mains se posent sur mes épaules et me caressent un peu partout, j'en ai des frissons. Soudain il retire les bandeaux sur mes yeux, la lumière est plus faible et plus froide, probablement une lampe. Devant moi il y a une sorte de table d'examen médical ou de brancard avec les attaches en cuir pour empêcher quelqu'un de bouger. Un sourire doit éclairer mon visage. Je commence à tourner la tête, il met ses mains sur ma tête.
— Non, S regarde devant toi et allonge-toi sur le lit.
Je m'exécute, je devine où mettre ma tête et mes membres pour coller aux menottes de cuir. Mon maître arrive et commence à fermer les lanières de cuir les unes après les autres, chevilles, poignets, une au-dessus de la poitrine et deux sur la tête. Je suis immobilisée, totalement immobilisée. Il déplace le brancard au centre de la pièce sous la lumière.
— Les lanières sont là pour que tu ne bouges pas, m'explique mon maître. C'est plus marrant que les antidouleurs.
Un frisson me traverse. Il approche une table montée sur roulettes et d'après le bruit il prend quelque chose en métal. Il pulvérise quelque chose sur mon oreille, l'odeur évoque de l'alcool. Soudain je sens la douleur, quelque chose s'enfonce dans le pavillon de mon oreille. J'ai mal et je crois percevoir un saignement. Je devrais être effrayée, mais je ne le suis absolument pas, cette situation est extrêmement anormale, mais moi aussi. Modifier mes oreilles, il me l'avait dit et j'ai adoré l'idée. Une sorte de plaque est posée sur mon oreille. Mon pénis douloureux me rappelle que j'aime profondément ce que je vis et que la cage est toujours là. Je sens mon oreille être repliée différemment. La sensation est étrange, je serre les dents pour ne pas parler, mais mes membres qui essayent de gesticuler, en vain grâce aux menottes de cuir, expriment ce que je ressens. La douleur est un plaisir, mais il reste manifestement des sensations négatives qui peuvent l'affecter.
— Chuuuuuuuuttttt S. Ça va aller, dit mon maître.
Cela me rassure. J'ai peur que la magie de cette situation se casse, que cette petite voix qui me conseille toujours la prudence revienne. Il continue de me triturer l'oreille, je sens des choses sans comprendre. Je ne sais pas comment elle est modifiée, mais quand il me touche les oreilles, je ne comprends plus mes sensations, je ne comprends pas où il touche. La modification est radicale. Finalement il remet une dose de désinfectant qui me pique un peu partout, puis il applique un pansement sur mon oreille qu'il fixe avec du sparadrap. Heureusement que mon crâne est désormais sans cheveux !
Mon maître embrasse le sommet de mon crâne et s'adresse à moi :
Mon maître embrasse le sommet de mon crâne et s'adresse à moi :
— Tout s'est bien passé. Ça peut être fière, aucun cri, aucune larme, c'est presque décevant pour mon côté sadique, mais je ne pensais jamais rencontrer quelqu'un d'aussi fait que ça, fait pour subir autant et y consentir en pleine connaissance de cause.
J'entends moins bien de mon oreille recouverte par le pansement. Il se met à me lécher le crâne.
— Les cheveux commencent à repousser. Pour l'instant je vais te les raser, ça sera notre rituel. A la fin j'aurais une alternative. Maintenant la deuxième oreille.
Le processus recommence : des découpes, des piqûres, des objets posés. Et les sensations deviennent de plus en plus étranges. Mes oreilles sont changées une autre partie de mon corps à laquelle je vais devoir me réhabituer, réapprendre mes sensations. Le processus s'achève avec un pansement. J'entends encore, mais tout est atténué, comme quand je mettais mon casque antibruit pour échapper aux situations bruyantes, le mode de vie d'une autiste, une vie qui me paraît déjà lointaine.
Il revient ensuite vers moi et manipule mes bras cou. Je sens ensuite une piqûre dans mon bras gauche et différentes manipulations. La même est répétée de l'autre côté. Je ne vois pas, mais je sais ce que c'est, il place deux cathéters dans mon bras au niveau des artères, même s'il a refusé de m'en dévoiler les détails, je sais à quoi elles serviront, elles serviront à envoyer des produits directement dans mon sang, certains ponctuellement, d'autres en permanence comme les hormones. Cela lui donnera un plus grand contrôle sur moi. Je le vois sortir de la pièce, éteignant la lumière au passage. Je me retrouve seule dans le noir, incapable de bouger. Le temps passe, j'essaye d'imaginer à quoi je ressemble, mais finalement je m'endors sans avoir de réponses à mes questions.
Finalement je suis réveillée par mon maître qui défait les lanières de cuir. Il le fait me retourner et je suis à nouveau attachée cette fois sur le ventre. Il me pulvérise de l'alcool sur le dos, puis je l'entends reprendre le scalpel et farfouiller.
— Pour les extensions, j'ai choisi de commencer par le dos, m'explique-t-il. Chaque vertèbre a un processus épineux, ce qu'on appelle à tort l'épine dorsale, mais toi tu vas avoir droit à de vraies petites épines dorsales avec ces extensions comme un reptile. Tu dois continuer à être silencieuse comme ce matin.
Je sens alors un scalpel s'enfoncer en moi au niveau de la colonne vertébrale. La douleur est moins intense que pour les oreilles, mais je la sens quand même. Puis il pose le scalpel et me farfouille dans le dos. Je ne vois rien, mais je sais qu'il glisse un petit objet solide dans mon dos et le fixe à la vertèbre. Puis je le sens suturer et je sens ma peau tendue. Je ne peux qu'imaginer la bosse sur ma peau. Et le processus est répété de mon cou à la vertèbre la plus basse. Je perds la notion du temps, mais je m'immerge dans ce que je ressens et j'apprécie, comme d'autres apprécient un massage.
— S s'est très bien comportée, pas un cri et presque pas de mouvements intempestifs. Maintenant je vais placer quelques autres extensions aux autres endroits qui seront plus douloureux pour ça.
Je vais avoir plus mal, c'est ce que mon cerveau a traduit. Immédiatement il recommence le travail sur mon coude. La douleur est plus intense et à la fin le coude est encore plus tiré.
— Parfait, déclare mon maître, il y a certaines extensions que j'aurais aimé pouvoir faire, mais qui ne sont pas possibles comme pour une queue.
Il commence mon deuxième coude. Quand nous avons discuté, j'ai longuement parlé de mon autisme en tant que handicap dans certaines situations. Nous sommes tombés d'accord que certaines situations qui me handicapent seront de faites supprimer par la soumission, le fait ne de pas comprendre le langage non verbal, les sous-entendus, le sarcasme, tout cela serait inutile quand je serais dans une situation où je ne parlerai qu'avec mon maître et qu'il ne me parlera sans tout cela. Et puis un ordre est simple à comprendre, la soumission semblait déjà être une très bonne solution, mais il a su s'adapter pour qu'elle me convienne parfaitement. Pour les situations bruyantes, il avait convenu de limiter le bruit ou mon exposition au bruit pour ne pas me gêner.
Et quant à mes angoisses en société avec des inconnus. e. s ou quand on parle trop, il avait convenu de quelques règles avec moi : ne pas m'amener dans des situations avec trop de gens, utiliser un geste qui servirait à le prévenir si je commençais à avoir de l'anxiété sociale. En dernier recours, il m'avait assuré que j'aurais droit à des anxiolytiques si j'en avais besoin. Ça peut paraître paradoxal de dire ça quand on est attachée à un lit et que quelqu'un modifie mon corps selon ma volonté, mais ce qu'il me propose me libère de mon handicap. Dans cet environnement, mon autisme est neutralisé tout comme le TDA (mon TDAH n'incluant pas l'hyperactivité, c'est juste un TDA). Dans cette situation de soumission totale, je suis libérée de bien des choses.
La douleur quand il suture le deuxième coude me tire de ma pensée. Il s'attaque ensuite à mes épaules où il fixe une extension sur chacune. Puis c'est les talons qu'il travaille ensuite. Enfin il soulève mes jambes et pose des coussins dessous de part et d'autre du genou et il répète l'opération sur mes genoux.
— C'est fini pour l'instant S. Ça va maintenant se reposer le temps que les choses cicatrisent.
L'important c'est de bien boire pour hydrater au mieux ta peau. Il amène vers moi une gourde avec une paille pour boire alors que je suis sur le ventre.
— Bois toute cette eau maintenant, dit mon maître avec douceur.
Je commence à boire, alors que je suis assoiffée, mais même quand je n'ai plus soif, il me fait encore boire. A la moindre pause, il me dit de continuer. Il ne s'arrête que quand la gourde est vide.
— Bien je reviendrais te donner à boire régulièrement et venir voir l'avancée de ta cicatrisation. En attendant, tu vas rester dans le lit. Et... ah j'allais oublier.
Il part chercher quelque chose dans son matériel médical et revient vers moi. Il trifouille ma cage d'une main et je sens quelque chose entrer dans ma verge par je ne sais quel miracle.
— Toute cette eau risque de te donner envie d'aller aux toilettes, me dit mon maître, mais comme tu ne peux pas bouger. Ce petit tuyau te permettra d'uriner sans tacher le lit. Et autant t'y habituer tu en auras besoin à terme.
Puis il s'en va. Je me retrouve seule, dans le noir. J'essaye d'imaginer mon corps, chauve, sans sourcils, des pointes qui dépassent désormais de ma peau dans mon dos, mais aux coudes et aux omoplates comme si mes os se prolongent au-delà des limites habituelles.
Le temps s'écoule je ne sais pas combien. Mon maître revient pour me faire boire simplement ou aussi pour me faire faire mon bain de bouche, me faire boire un yaourt, me faire des piqûres pour les hormones et ma peau, changer les pansements de mes oreilles. es visites passent et s'enchaînent, je n'en connais plus le nombre. Et puis une fois après s'être occupé de moi, il défait les sangles.
— C'est le moment où il faut se lever, me dit-il avec douceur sans masquer l'aspect ordre.
Il défait le tuyau pour uriner puis me fait m'asseoir sur le lit. Là, il défait mes pansements sur les oreilles.
Et me tend la gourde. Je vais la saisir, mais en bougeant le bras, je sens la différence quand mon coude se plie. Pas une mauvaise sensation, juste une différence par rapport à avant. Je prends le verre et je bois d'une traite puis je regarde mon bras. Au niveau du coude il y a une pointe sous ma peau, avec une forme de cône, mais légèrement courbée évoquant une griffe.
— Le changement plaît à S ?
Trop absorbée par la contemplation ou pas encore complètement habituée à être appelée S, je mets quelques secondes avant de répondre, oubliant de forcer ma langue pour compenser le poids des piercings.
— Vouii, je bafouille avant de me reprendre, Je...J'aime beaucoup.
Je continue de regarder mon coude admiratif du travail et je note quelque chose, la couleur de ma peau est un peu plus foncée.
— Oui, dit-il devinant que je l'ai remarqué, le produit commence à faire effet, la peau de ma créature devient plus sombre. S pourra se regarder dans un miroir, une fois qu'on aura accompli notre petit rituel.
C'est ainsi qu'il a passé plusieurs minutes à me raser le crâne et les sourcils. J'avais eu la chance en tant que femme trans, de ne pas avoir le corps très poilu. Je n'ai eu que quelques poils à faire disparaître au laser par-ci par-là en plus de la pilosité faciale. Repenser à ma barbe d'avant transition me fait me sentir mal. C'est un autre point dont nous avons longuement discuté, les modifications sur mon corps ne devaient pas apporter quoi que ce soit de masculin. C'était une limite absolue, comme me genrer au masculin. Je m'étais offerte à lui, mais il y avait des limites qui persistaient pour toujours.
Une fois le rasage fini, il essuie mon crâne. Mais au lieu de s'arrêter là, il fait de même avec mes aisselles. Puis il prend un coupe-ongles et s'occupe de mes ongles, les coupant au maximum. C'est la version complète du rituel. Une fois fini, il se lève et revient avec un grand miroir, qu'il pose devant moi.
— Profite S, admire ce que j'ai fait de ce corps, me dit mon maître.
Je découvre le reflet. C'est incroyable, je dois vérifier que c'est moi. Je cligne des yeux, mon reflet aussi. Je passe ma main sur ma poitrine, le reflet aussi. C'est vraiment moi ! En passant sur ma poitrine, je sens qu'elle est sensible, la dose d'hormones a l'air de donner des effets, je crois que la croissance de ma poitrine a recommencé. Je reprends la contemplation de mon reflet.
Ma peau est devenue effectivement plus sombre comme si je revenais de deux semaines à la plage. Mes oreilles sont incroyablement différentes, je touche pour vérifier si c'est réel, elles sont pointues comme une elfe ou un félin, la partie basse de l'oreille, celle où on fixe les boucles d'oreille n'est plus là. Mon crâne sans cheveux ni sourcils, lisse est magnifique. Je passe ma main dessus. J'adore être sans cheveux, je ne sais pas pourquoi j'adore ça alors que j'étais auparavant tellement fière de mes cheveux. Le pourquoi n'est pas si important, je dois profiter de l'instant. Sur les épaules, j'ai désormais deux piques qui dépassent vers le ciel, je les touche, c'est légèrement douloureux, mais c'est réel. Celles du coude sont un peu différentes, avec une courbure comme des griffes. C'est étrange, je reste humaine, mais différente très exotique, comme ces aliens dans les séries de SF qui sont juste des humains avec quelques prothèses.
Mais ce ne sont pas des prothèses temporaires, c'est mon squelette qui est étendu et ma peau qui prend ces nouvelles formes. J'aime ce que je deviens, j'aime être ça. Sur mes genoux je vois deux griffes comme sur mes coudes.
Je me tourne pour voir mon dos, les épines dorsales sont visibles, si certaines sont très petites aux extrémités de la colonne vertébrale. Mais dans le dos elles sont beaucoup plus grandes, certaines ont l'air de faire 3 centimètres. C'est impressionnant. Toutes sont pointues, sans courbures. C'est extrêmement réaliste, comme si c'était naturel. A l'arrière de mes talons, il y a deux extensions aussi parallèles au sol. Je m'admire, plutôt j'admire ce que mon maître a fait. Et la bascule se produit, le "je" devient le "ça" dans la manière de réfléchir.
— Tu peux parler librement, me dit mon maître me rappelant qu'il est toujours dans la pièce. Qu'est-ce que tu penses de ce corps ?
— J'aime... dis-je avant de me reprendre, pardon ça aime énormément ce que vous avez fait de ce corps, les oreilles sont magnifiques, les extensions, les griffes tout cela est tellement organique et tellement différent. Comme si ça était une hybride, et n'était plus une humaine. Est-ce que c'est solide ?
— J'ai fixé avec de la colle biologique, mais le matériau des extensions est comparable à celui des os, d'ici deux semaines les extensions auront suffisamment fusionné avec leurs os pour que ça soit très solide. Ensuite ça pourra dormir sans risquer d'abîmer sa nouvelle ossature. Est-ce que S regrette ? me demanda-t-il.
— Ça ne regrette absolument pas d'être venue, Ça est totalement heureuse. Il n'y a que la couleur de peau où ça espérait plus de changement. Et je croyais que les pics dans le dos.
— Bien. Pour les extensions il peut être possible d'en allonger certaines, mais il y a des limites notamment dans le dos pour pouvoir dormir. Pour la peau c'est un changement progressif et que je vais pouvoir accélérer. Maintenant c'est justement l'heure des piqûres.
— J'aime... dis-je avant de me reprendre, pardon ça aime énormément ce que vous avez fait de ce corps, les oreilles sont magnifiques, les extensions, les griffes tout cela est tellement organique et tellement différent. Comme si ça était une hybride, et n'était plus une humaine. Est-ce que c'est solide ?
— J'ai fixé avec de la colle biologique, mais le matériau des extensions est comparable à celui des os, d'ici deux semaines les extensions auront suffisamment fusionné avec leurs os pour que ça soit très solide. Ensuite ça pourra dormir sans risquer d'abîmer sa nouvelle ossature. Est-ce que S regrette ? me demanda-t-il.
— Ça ne regrette absolument pas d'être venue, Ça est totalement heureuse. Il n'y a que la couleur de peau où ça espérait plus de changement. Et je croyais que les pics dans le dos.
— Bien. Pour les extensions il peut être possible d'en allonger certaines, mais il y a des limites notamment dans le dos pour pouvoir dormir. Pour la peau c'est un changement progressif et que je vais pouvoir accélérer. Maintenant c'est justement l'heure des piqûres.
Et il commence à préparer ses produits et à me faire les piqûres en commentant :
— Les hormones : je reste à la même dose.
— Pour la peau : je double la dose.
— Celui-ci c'est pour continuer à rendre ton corps plus maigre, ce qui va aussi changer la silhouette beaucoup plus qu'un régime, c'est une hormone produite par le corps pour faire fondre les muscles en cas de manque de nourriture. Ça va me permettre d'obtenir cet effet très rapidement. Sans que ce corps ne brûle les graisses dans les seins ou les hanches.
— Ça c'est juste du calcium et de la vitamine D pour accélérer la fusion des os avec les extensions. Bientôt j'arrêterai ces piqûres et je te donnerai tout ça directement par tes cathéters quand les doses seront stables.
— Pour la peau : je double la dose.
— Celui-ci c'est pour continuer à rendre ton corps plus maigre, ce qui va aussi changer la silhouette beaucoup plus qu'un régime, c'est une hormone produite par le corps pour faire fondre les muscles en cas de manque de nourriture. Ça va me permettre d'obtenir cet effet très rapidement. Sans que ce corps ne brûle les graisses dans les seins ou les hanches.
— Ça c'est juste du calcium et de la vitamine D pour accélérer la fusion des os avec les extensions. Bientôt j'arrêterai ces piqûres et je te donnerai tout ça directement par tes cathéters quand les doses seront stables.
Il fait se lever sa créature du lit et l'amène sur une chaise où il la ligote, de telle manière à ce que chaque extension n'appuie pas sur la chaise.
— Ça a soif ? demanda-t-il.
— Oui maître.
— Oui maître.
Il sort une bouteille, celle où l'urine se déversait directement du tuyau qui me rentrait dans le sexe et me fait boire le litre entier.
— Je vois que tu aimes ça, me dit mon maître. Attends de goûter à la mienne.
Il rebranche le tuyau à mon sexe et remet l'autre extrémité dans la bouteille puis il s'en va en éteignant la lumière.
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Commentaires ()
Oui j'avais bien retenu le côté "réalité romancée" de l'histoire. On ne saura jamais ce qu'il aurait pu se passer mais une chose est sûre, ça se serait produit, il aurait été trop tard pour se demander pourquoi :)
Au final la personne a cessé de répondre, mais j'ai voulu écrire cette histoire à partir de mes réflexions sur pourquoi j'avais sérieusement envisagé d'accepter (en plus de la dépression, parce que la raison est plus profonde) ? qu'est ce qui ce serait passé ? Pourquoi est ce que j'aurais consenti à ça ?
Oui j'aurais pu écrire une histoire dans un contexte fantastique où l'esclave se voit injecter un produit magique qui la transforme, mais je voulais essayer quelque chose qui reste crédible. De plus c'est une histoire que j'ai commencé à écrire en m'interrogeant sur pourquoi j'aurais accepté de devenir esclave comme on me le proposait. Et c'est aussi ce qui la distingue au moins en partie d'une histoire horrifique.
Je suis étonnée qu il n y ait pas eu la moindre objection la validation...
Mais oui les chapitres suivants seront dans une autre catégorie