Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La transformation de Margot en Bambi — Chapitre 1 · Bimbofication volontaire
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La transformation de Margot en Bambi
Chapitre 1 · Bimbofication volontaire
Je m'appelle Margot. J'ai vingt-six ans, un master en marketing, un poste de consultante dans un cabinet prestigieux. Mon appartement dans le Marais coûte trois mille euros par mois. Mes collègues m'admirent. Ma famille me respecte. Mes amies m'envient.
Et tout ça va disparaître dans quarante-huit heures.
Je suis allongée sur mon lit, nue, ma main droite entre mes cuisses. Mon ordinateur portable est ouvert devant moi, l'écran illumine faiblement la chambre. Sur la page web, des photos. Des femmes transformées. Avant. Après.
Avant : normales, jolies, intelligentes. Après : méconnaissables.
Seins énormes. Lèvres gonflées. Tailles impossibles. Visages de poupées. Corps de dessins animés. Je les regarde depuis trois heures, et ma main n'a pas arrêté de bouger. Je jouis pour la cinquième fois, peut-être la sixième. J'ai perdu le compte.
Ce n'est pas nouveau. Cette obsession me hante depuis l'adolescence. J'ai toujours été celle qui réussissait tout, la bonne élève, la fille brillante. À l'extérieur. Mais à l'intérieur, dans le secret absolu de ma tête, je fantasmais sur l'opposé exact. Devenir vulgaire. Devenir bête. Devenir un objet sexuel.
Je me caresse plus vite. Mon clitoris est gonflé, hypersensible. Je dois me mordre la lèvre pour ne pas gémir trop fort. Les murs sont fins.
Je m'imagine dans six semaines. Mon corps complètement différent. Ma poitrine si grosse que je ne peux plus voir mes pieds. Mes lèvres tellement gonflées que je salive en permanence. Mon cul rebondi, mes hanches larges, ma taille minuscule. Des talons que je ne pourrai plus enlever. Jamais.
Je m'imagine dans six semaines. Mon corps complètement différent. Ma poitrine si grosse que je ne peux plus voir mes pieds. Mes lèvres tellement gonflées que je salive en permanence. Mon cul rebondi, mes hanches larges, ma taille minuscule. Des talons que je ne pourrai plus enlever. Jamais.
L'idée me fait jouir encore, violemment. Mon dos se cambre. Ma main libre attrape mon sein gauche, le pétrit. Trop petit. Beaucoup trop petit. Bonnet C. Ce n’est rien. Je les veux énormes. Je les veux obscènes.
Je reprends mon souffle. Ma main reste entre mes cuisses, caresse doucement. Je suis trempée. Mes draps sont mouillés. Ça fait des heures que ça dure.
Sur l'écran, je clique sur un autre onglet. Le site de la Clinique. Design minimaliste, luxueux. Pas de photos explicites, juste des descriptions vagues. "Transformation personnalisée". "Réalisation de fantasmes". "Confidentialité absolue".
J'ai eu mon entretien téléphonique il y a trois semaines. Une heure et demie à détailler mes désirs les plus sombres à un Dr. Kovac que je n'avais jamais vu. Sa voix était calme, clinique, mais je l'entendais prendre des notes. Il me posait des questions précises.
— Quelle taille de poitrine voulez-vous exactement ?
— Bonnet H.
— C'est extrêmement volumineux. Vous réalisez les implications physiques ?
— Oui. Je veux que ce soit énorme. Je veux que les gens me regardent avec envie.
— Bonnet H.
— C'est extrêmement volumineux. Vous réalisez les implications physiques ?
— Oui. Je veux que ce soit énorme. Je veux que les gens me regardent avec envie.
Un silence. Puis :
— Continuez.
Je lui ai tout dit. Les seins. Les lèvres. Le cul. Les tendons d'Achille raccourcis pour ne plus jamais marcher sans talons. Le conditionnement mental. L'humiliation publique. Les utilisations sexuelles. Le tournage porno.
Il écoutait. Notait. Parfois posait des questions de clarification.
À la fin, il a dit :
— Ce que vous demandez est irréversible. Vous ne pourrez plus revenir en arrière.
— Je sais.
— Vous perdrez votre carrière. Probablement vos amis. Peut-être votre famille.
— Je sais.
— Pourquoi voulez-vous ça ?
— Je sais.
— Vous perdrez votre carrière. Probablement vos amis. Peut-être votre famille.
— Je sais.
— Pourquoi voulez-vous ça ?
J'ai réfléchi longtemps avant de répondre.
— Parce que je ne supporte plus d'être Margot.
Nouveau silence.
— Alors, venons-en au contrat.
Deux cent mille euros. Toutes mes économies, plus un prêt. Un congé sabbatique inventé. Un voyage en Asie que personne ne pourra vérifier. Six semaines dans la Clinique. Et je ressors transformée. Complètement. Définitivement.
Ma main bouge plus vite. Je pense à ce qui va m'arriver. Aux chirurgies. À la douleur. À la terreur quand je verrai mon nouveau corps pour la première fois. À l'humiliation quand on me forcera à faire des choses dégradantes. Quand des hommes m'utiliseront comme un jouet. Quand je devrai parler comme une idiote, marcher comme une pute, baiser comme une professionnelle.
Je jouis encore. Plus fort. Je crie dans mon oreiller.
Quand je reprends mes esprits, je regarde l'heure. Trois heures du matin. Je dois me lever dans quatre heures pour aller au bureau. Dernière semaine de travail avant mon "départ". Mes collègues m'ont organisé un pot de départ. Ils m'ont offert un guide de voyage sur la Thaïlande. J'ai souri, remercié, menti.
Je ferme mon ordinateur. Me lève. Vais à la salle de bain. Ma culotte est trempée. Je la retire, la jette dans le panier à linge. Sous la douche, je me lave machinalement. L'eau chaude coule sur mon corps. Mon corps normal. Encore pour quarante-huit heures.
Demain soir, derniers adieux. Après-demain matin, taxi vers la Clinique. Située à une heure de Paris, dans un domaine privé. Personne ne saura où je suis.
Je me savonne les seins. Bonnet C. Pour la dernière fois. Après-demain, ils seront ouverts, découpés, écartés. On y glissera d'énormes implants. Mille deux cents centimètres cubes chacun. Je ne pourrai plus dormir sur le ventre. Je ne pourrai plus courir. Je ne pourrai plus m'habiller normalement.
Ma main descend entre mes cuisses. Encore. Je n'arrive pas à m'arrêter.
Je pense à l'entretien d'admission. Dr. Kovac m'a prévenue. Je devrai verbaliser tous mes fantasmes devant lui. En détail. Dire à voix haute ce que je veux qu'on me fasse. Expliquer pourquoi. Me mettre à nu psychologiquement avant de l'être physiquement.
Je jouis sous la douche. Mes jambes tremblent. Je dois m'appuyer contre le mur.
Ensuite, l'examen médical. Mesures. Photos. Vidéo. Nue, tournant sur moi-même, décrivant mon corps. Pointant mes "défauts". Demandant qu'on les corrige. Qu'on me transforme en objet sexuel.
L'eau commence à refroidir. Je ferme le robinet. Sors. Me sèche. Retourne dans ma chambre. Me glisse sous les draps humides.
Mon téléphone vibre. Un message de ma mère.
— Tu pars dans deux jours, ma chérie ! Fais attention à toi. Envoie-nous des photos. On t'aime.
Je fixe l'écran. Trois petits cœurs après le message. Ma gorge se serre. Je tape une réponse.
— Je vous aime aussi. Ne vous inquiétez pas.
Je mens. Dans six semaines, je ne pourrai plus leur parler. Ils ne me reconnaîtront pas. Ils ne comprendront pas. Ils penseront que je suis devenue folle. Et peut-être qu'ils auront raison.
Mais je m'en fous.
Je veux ça. J'ai besoin de ça. Depuis toujours.
Margot va mourir. Et Bambi va naître.
Ma main glisse encore entre mes cuisses. Une dernière fois. Je ferme les yeux. Dans quarante-huit heures, tout commence.
Je jouis en silence, les larmes aux yeux, sans savoir si c'est de peur ou d'excitation.
Probablement les deux.
La voiture roule depuis une heure. Paysages de campagne, routes secondaires. Le chauffeur ne parle pas. Il est venu me chercher à sept heures du matin, comme prévu. A pris mon unique valise. M'a ouvert la portière.
Je suis assise à l'arrière, les mains crispées sur mes genoux. J'ai mis ma plus belle tenue. Tailleur noir, chemisier blanc, talons de sept centimètres. Cheveux attachés en chignon strict. Maquillage léger. Margot dans toute sa splendeur professionnelle.
Pour la dernière fois.
Mon téléphone est éteint depuis le départ. Consigne stricte. Aucun contact avec l'extérieur pendant six semaines. J'ai prévenu mes parents que le réseau serait mauvais en Asie. Qu'ils ne s'inquiètent pas s'ils n'ont pas de nouvelles. Ils m'ont crue.
La voiture quitte la route principale. S'engage sur un chemin privé. Des arbres des deux côtés. Dense. On roule encore dix minutes. Puis un portail apparaît. Haut, en fer forgé. Caméras discrètes. Le chauffeur compose un code. Le portail s'ouvre lentement.
Mon cœur bat plus vite.
L'allée serpente entre les arbres. Et soudain, le bâtiment apparaît. Moderne, tout en verre et béton. Trois étages. Design épuré. On dirait un spa de luxe. Rien n'indique sa vraie nature.
La voiture s'arrête devant l'entrée. Le chauffeur descend, ouvre ma portière. Je sors. Mes jambes tremblent légèrement. L'air est frais. Printemps. Odeur de verdure.
La porte d'entrée s'ouvre. Un homme sort. La cinquantaine, cheveux gris, costume impeccable. Allure distinguée. Il sourit.
— Margot. Bienvenue. Je suis le Dr. Kovac.
Sa voix. Je la reconnais. Celle du téléphone. Calme, posée. Rassurante et inquiétante à la fois.
Il s'approche. Me tend la main. Je la serre. Sa poigne est ferme.
— Vous avez fait bon voyage ?
— Oui. Merci.
— Oui. Merci.
Ma voix tremble un peu. Il le remarque. Son sourire s'élargit.
— C'est normal d'être nerveuse. Entrez. Nous allons discuter.
Il se tourne vers le chauffeur qui sort ma valise du coffre. La confie à quelqu'un que je ne vois pas. Puis me fait signe de le suivre.
Je franchis le seuil.
Je franchis le seuil.
L'intérieur est encore plus luxueux que l'extérieur. Hall immense, sol en marbre blanc. Œuvres d'art contemporain aux murs. Plafond haut. Tout respire l'argent et le secret.
— Par ici.
Dr. Kovac me guide vers un ascenseur. Nous montons au deuxième étage. Couloir large, éclairage tamisé. Porte numérotée. Aucun bruit. Nous nous arrêtons devant la porte 201.
Il ouvre. Me laisse entrer en premier.
Bureau spacieux. Grande fenêtre donnant sur le parc. Bureau en bois sombre. Fauteuils en cuir. Bibliothèque remplie de livres médicaux. Et sur un mur, des cadres. Des photos "avant/après". Dizaines de femmes. Transformations spectaculaires.
Je ne peux pas détacher mon regard.
— Impressionnant, n'est-ce pas ?
Dr. Kovac s'installe derrière son bureau. Me désigne un fauteuil face à lui.
— Asseyez-vous, Margot.
Je m'assois. Croise les jambes. Pose mes mains sur mes genoux. Posture professionnelle.
Il me regarde. Longtemps. Silencieux. Ses yeux parcourent mon visage, mon corps. Analyse clinique. Je me sens déjà nue.
— Vous êtes jolie. Très jolie, même.
Un silence.
— Ça va disparaître.
Mon ventre se contracte. Excitation et terreur mêlées.
— Vous avez réfléchi depuis notre dernier échange téléphonique ?
— Oui.
— Et ?
— Je veux toujours le faire.
— Tout ?
— Tout.
— Oui.
— Et ?
— Je veux toujours le faire.
— Tout ?
— Tout.
Il hoche la tête. Ouvre un tiroir. Sort un dossier épais. Le pose devant lui.
— Bien. Alors, reprenons depuis le début. Je veux que vous me disiez exactement, avec vos mots, ce que vous voulez. Pas par téléphone cette fois. Face à face. En me regardant dans les yeux.
Mon cœur s'emballe.
— C'est nécessaire ?
— Absolument. Je dois m'assurer que vous comprenez pleinement ce que vous demandez. Que c'est un choix éclairé et assumé. Alors. Commencez. Qu'est-ce que vous voulez, Margot ?
— Absolument. Je dois m'assurer que vous comprenez pleinement ce que vous demandez. Que c'est un choix éclairé et assumé. Alors. Commencez. Qu'est-ce que vous voulez, Margot ?
Je respire profondément. Mes mains moites. Je les essuie discrètement sur ma jupe.
— Je veux... une transformation physique complète.
— Soyez plus précise.
— Je veux une poitrine énorme. Bonnet H.
— Pourquoi ?
— Soyez plus précise.
— Je veux une poitrine énorme. Bonnet H.
— Pourquoi ?
La question me déstabilise.
— Parce que...
— Parce que ?
— Parce que je veux être obscène.
— Parce que ?
— Parce que je veux être obscène.
Il note quelque chose.
— Continuez. Quoi d'autre ?
— Mes lèvres. Je veux qu'elles soient très gonflées. Au point que ce soit difficile de parler normalement.
— Pourquoi ?
— Pour avoir l'air stupide. Pour ressembler à une bimbo.
— Vous voulez avoir l'air stupide ?
— Oui.
— Pourquoi ?
— Mes lèvres. Je veux qu'elles soient très gonflées. Au point que ce soit difficile de parler normalement.
— Pourquoi ?
— Pour avoir l'air stupide. Pour ressembler à une bimbo.
— Vous voulez avoir l'air stupide ?
— Oui.
— Pourquoi ?
Je baisse les yeux.
— Regardez-moi, Margot.
Je relève la tête. Le croise son regard.
— Pourquoi voulez-vous avoir l'air stupide ?
— Parce que... parce que je suis fatiguée d'être intelligente. D'être admirée pour mon cerveau. Je veux être désirée pour mon corps. Seulement pour ça.
— Parce que... parce que je suis fatiguée d'être intelligente. D'être admirée pour mon cerveau. Je veux être désirée pour mon corps. Seulement pour ça.
Il écrit. Longuement.
— Quoi d'autre ?
— Mes fesses. Je veux qu'elles soient rondes, rebondies. Un cul de pute.
— Mes fesses. Je veux qu'elles soient rondes, rebondies. Un cul de pute.
Je rougis en disant ça. Il reste impassible.
— Ma taille. Je veux qu'elle soit très fine. Liposuccion agressive.
— Pour créer un contraste ?
— Oui. Seins énormes, taille minuscule, cul énorme. Proportions irréelles.
— Comme un dessin animé ?
— Exactement.
— Pour créer un contraste ?
— Oui. Seins énormes, taille minuscule, cul énorme. Proportions irréelles.
— Comme un dessin animé ?
— Exactement.
Il note encore.
— Les tendons d'Achille. Vous voulez toujours cette modification ?
— Oui.
— Vous savez ce que ça implique ?
— Je ne pourrai plus jamais marcher sans talons hauts.
— Jamais. Même chez vous. Même seule. C'est irréversible.
— Je sais.
— Pourquoi voulez-vous ça ?
— Oui.
— Vous savez ce que ça implique ?
— Je ne pourrai plus jamais marcher sans talons hauts.
— Jamais. Même chez vous. Même seule. C'est irréversible.
— Je sais.
— Pourquoi voulez-vous ça ?
Je déglutis.
— Pour... pour être forcée. Pour ne plus avoir le choix. Pour être obligée de marcher comme une pute en permanence.
— Vous voulez être une pute ?
— Vous voulez être une pute ?
Le mot claque dans le silence du bureau.
— Non. Oui. Je... je veux ressembler à une pute. Me comporter comme une pute.
— Mais vous n'êtes pas une pute.
— Non.
— Alors pourquoi ?
— Mais vous n'êtes pas une pute.
— Non.
— Alors pourquoi ?
Les larmes me montent aux yeux. Je ne sais pas pourquoi. Je les retiens.
— Parce que ça m'excite. L'idée d'être dégradée. Humiliée. Utilisée.
— Vous êtes masochiste.
— Vous êtes masochiste.
Ce n'est pas une question.
— Oui.
Il referme son dossier. Se cale dans son fauteuil. Croise les mains.
— Margot. Vous avez vingt-six ans. Une carrière brillante. Une famille qui vous aime. Des amis. Une vie stable. Et vous voulez tout sacrifier pour devenir une parodie de femme. Un objet sexuel. Pourquoi ?
Je le regarde. Longtemps. Et je dis la vérité.
— Parce que je ne me sens vivante que quand je fantasme sur ça. Le reste... c'est du théâtre. Je joue un rôle. Celui de la femme accomplie. Mais ce n'est pas moi. Ça ne l'a jamais été.
Il hoche la tête. Lentement.
— Bien. C'est la bonne réponse.
Il rouvre le dossier.
— Parlons du conditionnement mental. Vous voulez qu'on modifie votre comportement. Votre façon de parler. Votre vocabulaire.
— Oui.
— Vous voulez devenir bête.
— Oui.
— Actuellement, vous avez un vocabulaire étendu. Vous vous exprimez avec aisance. Vous êtes cultivée. Tout ça va disparaître. Nous allons restreindre votre vocabulaire. Vous forcer à parler de façon simpliste. Vous conditionner à faire des fautes. À utiliser un langage vulgaire. Vous deviendrez incapable de conversations intellectuelles. Vous comprenez ?
— Oui.
— Oui.
— Vous voulez devenir bête.
— Oui.
— Actuellement, vous avez un vocabulaire étendu. Vous vous exprimez avec aisance. Vous êtes cultivée. Tout ça va disparaître. Nous allons restreindre votre vocabulaire. Vous forcer à parler de façon simpliste. Vous conditionner à faire des fautes. À utiliser un langage vulgaire. Vous deviendrez incapable de conversations intellectuelles. Vous comprenez ?
— Oui.
Mon sexe est mouillé. Je sens l'humidité dans ma culotte. J'espère qu'il ne le voit pas.
— Ensuite, le dressage sexuel. Nous allons vous apprendre à être performante. Fellation, pénétration, sodomie. Positions, techniques. Vous serez entraînée quotidiennement. Avec de vrais partenaires.
Je déglutis.
— D'accord.
— Vous serez filmée. Pour analyse et amélioration. Les vidéos seront archivées.
— D'accord.
— Ensuite, l'exposition publique. Sorties en ville. Humiliation devant inconnus. Utilisation lors de soirées privées. Vous serez regardée, jugée, touchée. Vous devrez accepter tout ça.
— Vous serez filmée. Pour analyse et amélioration. Les vidéos seront archivées.
— D'accord.
— Ensuite, l'exposition publique. Sorties en ville. Humiliation devant inconnus. Utilisation lors de soirées privées. Vous serez regardée, jugée, touchée. Vous devrez accepter tout ça.
Ma respiration s'accélère.
— Oui.
— Et pour finir, la présentation finale. Devant une cinquantaine de personnes. Vous serez la vedette de la soirée. On montrera votre transformation. On vous fera performer sexuellement en public. C'est le point culminant du programme.
— Et pour finir, la présentation finale. Devant une cinquantaine de personnes. Vous serez la vedette de la soirée. On montrera votre transformation. On vous fera performer sexuellement en public. C'est le point culminant du programme.
Je suis trempée maintenant.
— D'accord.
Il me fixe intensément.
— Une dernière chose. Le tournage pornographique. Vous serez filmée dans un vrai film. Professionnel. Avec des acteurs. Le film sera vendu. Votre visage sera reconnaissable. N'importe qui pourra vous voir. Vous comprenez les implications ?
— Oui.
— Il n'y aura aucun retour en arrière possible. Votre ancienne vie sera détruite.
— Je sais.
— Oui.
— Il n'y aura aucun retour en arrière possible. Votre ancienne vie sera détruite.
— Je sais.
Silence.
Puis il sourit.
— Bien. Alors, signons le contrat.
Dr. Kovac sort un document. Épais. Une trentaine de pages.
— Lisez attentivement. Chaque clause. Chaque paragraphe. Prenez votre temps.
Il me tend le contrat. Je commence à lire.
CONTRAT DE TRANSFORMATION :
Entre :
Margot, ci-après dénommée "la Cliente"
La Clinique du Nouveau Moi, représentée par le Dr. Kovac, ci-après dénommée "la Clinique"
Article 1 : Objet du contrat
La Cliente sollicite une transformation physique et psychologique complète selon les spécifications détaillées ci-après...
Je lis. Chaque mot. Chaque détail.
Article 3 : Modifications chirurgicales
3.1 - Augmentation mammaire : implants de 1200cc par sein, profil ultra-haut, résultant en bonnet H approximatif.
3.2 - Augmentation des lèvres : injections d'acide hyaluronique, volume total 8ml (4ml par lèvre).
3.3 - Rhinoplastie : réduction et retroussement du nez.
3.4 - Lipofilling facial : pommettes, menton.
3.5 - Brazilian Butt Lift + implants fessiers (450cc chacun).
3.6 - Liposuccion abdominale et des flancs.
3.7 - Augmentation des hanches par lipofilling.
3.8 - Raccourcissement des tendons d'Achille (irréversible).
3.9 - Modifications génitales.
3.10 - Épilation définitive : intégrale sauf cheveux.
3.11 - Tatouages et piercings selon liste annexée.
Mon cœur bat à tout rompre. Je continue.
Article 5 : Conditionnement comportemental
5.1 - Restriction volontaire du vocabulaire à 200 mots maximum.
5.2 - Modification des schémas vocaux (ton, intonation, timbre).
5.3 - Adoption de comportements stéréotypés ("bimbo").
5.4 - Conditionnement pavlovien associant humiliation et plaisir.
5.5 - Training sexuel intensif avec partenaires désignés.
Article 7 : Exposition et documentation
7.1 - La Cliente consent à être photographiée et filmée durant toute la durée du programme.
7.2 - Les images pourront être utilisées à des fins promotionnelles (visage flouté sauf autorisation).
7.3 - Un film pornographique professionnel sera réalisé (visage visible).
7.4 - Ce film sera commercialisé. La Cliente renonce à tout droit de regard et rémunération.
Je tourne les pages. Les mains tremblantes.
Article 12 : Irréversibilité
La Cliente reconnaît que plusieurs modifications sont IRRÉVERSIBLES, notamment :
Le raccourcissement des tendons d'Achille
Certains tatouages
Les modifications des tissus après chirurgies multiples
Article 15 : Clause de responsabilité
La Cliente décharge la Clinique de toute responsabilité concernant :
Les conséquences sociales, professionnelles ou familiales de sa transformation
L'impact psychologique post-programme
Les réactions de tiers face à sa nouvelle apparence
Article 18 : Droit de retrait
La Cliente dispose d'un droit de retrait UNIQUEMENT jusqu'à la première chirurgie. Passé ce point, le programme devra être mené à son terme.
Je finis de lire. Trente pages de clauses légales. Détaillant exactement ce qui va m'arriver. Chaque acte. Chaque humiliation. Chaque transformation.
Je finis de lire. Trente pages de clauses légales. Détaillant exactement ce qui va m'arriver. Chaque acte. Chaque humiliation. Chaque transformation.
Dr. Kovac attend. Patient.
— Vous avez des questions ?
J'en ai mille. Mais une seule sort.
— Combien de femmes ont fait ça avant moi ?
Il sourit.
— Vous êtes la douzième en trois ans.
— Et... elles vont bien ?
— Définissez 'bien'. Elles sont vivantes. Elles ont eu ce qu'elles voulaient. Certaines travaillent dans l'industrie du divertissement pour adultes. D'autres sont devenues escorts de luxe. Une a épousé un homme riche qui la collectionne comme une œuvre d'art. Elles ont toutes trouvé leur place.
— Aucune ne regrette ?
— Et... elles vont bien ?
— Définissez 'bien'. Elles sont vivantes. Elles ont eu ce qu'elles voulaient. Certaines travaillent dans l'industrie du divertissement pour adultes. D'autres sont devenues escorts de luxe. Une a épousé un homme riche qui la collectionne comme une œuvre d'art. Elles ont toutes trouvé leur place.
— Aucune ne regrette ?
Il réfléchit.
— Deux ont eu des moments difficiles. Mais non. Aucune ne regrette vraiment. Parce qu'elles avaient besoin de ça. Comme vous.
Je hoche la tête.
— Autre chose ?
— Non.
— Non.
Il sort un stylo. Me le tend avec le contrat.
— Alors, signez. En bas de chaque page. Et à la fin, signature complète plus date.
Je prends le stylo. Mes doigts tremblent. Je commence. Page 1. Ma signature. Petite, nette. Page 2. Page 3. Je continue. À chaque page, je signe ma destruction. Ma renaissance.
Page 30. La dernière. Là où il faut mettre la date et mon nom complet.
Je soussignée, Margot, déclare avoir lu et compris l'intégralité de ce contrat. Je consens librement et en pleine connaissance de cause à toutes les modifications et procédures détaillées ci-dessus. Je reconnais l'irréversibilité de certaines transformations et accepte pleinement les conséquences de mes choix.
Je signe. Lentement. Appliquée. Comme si c'était important. Comme si mon écriture devait être belle pour ce moment.
Puis je repose le stylo.
Puis je repose le stylo.
Dr. Kovac reprend le contrat. Le range dans le dossier. Sourit.
— Félicitations. Margot vient officiellement de mourir.
Il se lève. Contourne le bureau. Se plante devant moi.
— Levez-vous.
J'obéis. Mes jambes flageolent.
— Déshabillez-vous.
Je le regarde. Surprise.
— Maintenant ?
— Maintenant. Vous n'êtes plus Margot. Vous êtes ma patiente. Mon projet. Je dois voir ce avec quoi je travaille.
— Maintenant. Vous n'êtes plus Margot. Vous êtes ma patiente. Mon projet. Je dois voir ce avec quoi je travaille.
Mon cœur cogne. Mais j'obéis.
Je retire ma veste. La pose sur le fauteuil. Déboutonne mon chemisier. Lentement. Mes doigts tremblent. Je le retire. Reste en soutien-gorge noir. Basique. Bonnet C.
— Continuez.
Je dégrafe ma jupe. La laisse glisser. Reste en sous-vêtements et talons.
— Tout.
J'enlève mon soutien-gorge. Mes seins se libèrent. Petits. Ferme. Normaux.
Puis ma culotte. Je suis nue devant lui. Tremblante.
Il ne me touche pas. Il observe. Cliniquement. Tourne autour de moi.
— Levez les bras.
J'obéis.
— Tournez.
Je tourne. Lentement.
Il prend des notes sur une tablette.
— Mmh. Poitrine petite. Fesses plates. Taille correcte, mais pas assez marquée. Hanches étroites. Beaucoup de travail.
Chaque mot est une humiliation. Et mon sexe est trempé.
— Bien. Rhabillez-vous. L'examen complet sera fait par l'équipe médicale. Mais je voulais voir par moi-même.
Je ramasse mes vêtements. Les enfile rapidement. Mes mains tremblent encore. Ma culotte est mouillée. J'espère qu'il ne l'a pas remarqué.
Mais bien sûr qu'il l'a remarqué.
— Vous êtes excitée.
Ce n'est pas une question.
Je ne réponds pas. Finis de boutonner mon chemisier.
— C'est normal. C'est même bon signe. Ça prouve que votre désir est authentique. Pas juste intellectuel.
Il retourne derrière son bureau. Se rassoit.
— Maintenant, parlons du calendrier. Six semaines. Première semaine : chirurgies principales. Vous serez sous sédatifs la plupart du temps. Deuxième semaine : récupération et premières modifications mineures. Troisième semaine : début du conditionnement comportemental. Quatrième semaine : training sexuel intensif. Cinquième semaine : expositions publiques. Sixième semaine : présentation finale et tournage.
Il marque une pause.
— Vous aurez mal. Beaucoup. Les premières semaines surtout. Les implants mammaires de cette taille créent une pression énorme. Vos muscles pectoraux vont protester. Votre dos aussi. Le raccourcissement des tendons d'Achille est particulièrement douloureux. Vous aurez l'impression qu'on vous arrache les jambes.
Je déglutis.
— Je tiendrai.
— Je sais. Sinon vous ne seriez pas là.
— Je sais. Sinon vous ne seriez pas là.
Il sort un badge de son tiroir. Photo d'identité imprimée dessus. Mais ce n'est pas la mienne.
— Voici votre nouvelle identité pour la durée du séjour. Désormais, vous êtes Bambi. Juste Bambi. Plus de nom de famille. Plus de Margot. Compris ?
Je prends le badge. Regarde la photo. C'est moi, mais retouchée. Lèvres plus charnues. Cheveux blond platine. Maquillage outrancier.
— Bambi.
Le nom sonne étrange dans ma bouche.
— Vous vous y habituerez. Dans quelques jours, Margot vous paraîtra être quelqu'un d'autre. Quelqu'un que vous avez connu il y a longtemps.
Il se lève à nouveau. Fait le tour du bureau.
— Une dernière chose avant que je vous confie à l'équipe. Je veux que vous me disiez, là, maintenant, ce que vous attendez vraiment de cette transformation. Pas les détails physiques. Le fond. Ce que vous cherchez.
Je réfléchis. Longuement.
— Je veux... disparaître. Je veux que Margot cesse d'exister. Je veux devenir quelqu'un de complètement différent. Quelqu'un qui n'a pas de responsabilités. Pas d'attentes. Juste un corps. Un objet de désir. Simple. Vide.
— Vide ?
— Oui. Je veux arrêter de penser tout le temps. Je veux juste... être.
— Vide ?
— Oui. Je veux arrêter de penser tout le temps. Je veux juste... être.
Il hoche la tête. Gravement.
— Alors vous êtes au bon endroit. Parce que c'est exactement ce que nous allons faire. Nous allons vider Margot. Et remplir Bambi.
Il appuie sur un bouton de son interphone.
— Envoyez l'équipe médicale. La patiente est prête.
Puis il se tourne vers moi.
— À partir de maintenant, votre ancienne vie n'existe plus. Vous appartenez à la Clinique pour les six prochaines semaines. Vous ferez ce qu'on vous dit. Vous obéirez sans discuter. Vous accepterez tout ce qu'on vous fera. C'est clair ?
— Oui.
— Oui, quoi ?
— Oui.
— Oui, quoi ?
Je comprends.
— Oui, Docteur.
— Bien. Vous apprenez vite.
— Bien. Vous apprenez vite.
La porte s'ouvre. Trois personnes entrent. Deux femmes en blouse blanche et un homme. Jeunes, professionnels, neutres.
— Voici Bambi. Notre nouvelle patiente. Emmenez-la en salle d'examen. Protocole complet.
La plus âgée des femmes s'approche.
— Bonjour Bambi. Je suis l'infirmière Chen. Suivez-moi, s'il vous plaît.
Je me lève. Mes jambes tremblent. Je jette un dernier regard au Dr. Kovac. Il sourit.
— À bientôt, Bambi. La prochaine fois que je vous verrai, vous aurez déjà changé.
Je sors du bureau. L'équipe m'encadre. Nous marchons dans le couloir. Ascenseur. Descente au premier étage.
Couloir différent. Plus froid. Plus clinique. Odeur d'antiseptique.
Nous nous arrêtons devant une porte marquée "EXAMEN 1".
L'infirmière Chen ouvre. Me fait signe d'entrer.
La pièce est blanche. Carrelage au sol. Table d'examen au centre. Éclairage violent. Matériel médical sur des chariots. Caméra au plafond.
— Déshabillez-vous complètement. Posez vos vêtements dans ce casier. Ensuite, montez sur la balance.
L'homme et l'autre femme sont déjà là. Ils préparent du matériel. Personne ne me regarde vraiment. Je suis juste un corps. Une patiente. Un projet.
Je me déshabille. Retire tout. Nue à nouveau. La pièce est fraîche. Mes tétons durcissent.
Je vais vers la balance. Monte dessus. Attends.
L'infirmière Chen note.
— Cinquante-quatre kilos. Bien. Descendez. Mettez-vous contre le mur. Dos droit. Bras le long du corps.
J'obéis. Le mur est froid contre ma peau.
Elle sort un mètre. Commence à mesurer. Hauteur. Tour de tête. Tour de cou. Épaules. Bras. Poitrine. Elle note tout.
— Tour de poitrine : quatre-vingt-deux centimètres. Bonnet C.
Elle continue. Taille. Hanches. Cuisses. Mollets. Chevilles.
— Taille : soixante-trois centimètres. Hanches : quatre-vingt-huit centimètres. Ratio taille-hanches : 0,72.
L'homme s'approche avec un appareil photo. Commence à me photographier. Face. Profil droit. Profil gauche. Dos. De près. De loin.
— Levez les bras.
Je lève les bras. Click. Click.
— Tournez-vous. Penchez-vous en avant.
Je me penche. Mon cul et mon sexe exposés. Click. Click.
— Écartez les jambes.
J'écarte. Click. Click.
Mon visage brûle. Mais mon sexe est mouillé.
— Asseyez-vous sur la table. Jambes pendantes.
Je m'assois. La table est froide. Mes cuisses collent légèrement.
L'infirmière Chen enfile des gants. S'approche. Commence à palper mes seins. Méthodiquement. Cliniquement.
— Tissu mammaire ferme. Peu de ptose. Bonne élasticité de la peau. Acceptera bien les implants.
Elle palpe mes côtes. Mon ventre. Mes hanches.
— Graisse abdominale minimale. Liposuccion sera facile. Transfert pour les hanches et les fesses.
Ses mains descendent. Touchent mes cuisses. Mes genoux. Mes mollets.
— Muscles des mollets contractés. Tendons d'Achille accessibles. Raccourcissement possible sans complications prévisibles.
Elle se redresse. Note tout.
— Allongez-vous. Jambes écartées. Pieds dans les étriers.
Mon cœur bat plus fort. Je m'allonge. Glisse mes pieds dans les étriers métalliques. Mes jambes s'écartent. Je suis complètement ouverte.
L'infirmière Chen s'assoit sur un tabouret entre mes cuisses. Enfile de nouveaux gants. L'homme avec l'appareil photo se positionne.
— On va faire un examen gynécologique complet. Restez détendue.
Ses doigts me touchent. Écartent mes lèvres. J'entends le click de l'appareil.
— Vulve normale. Grandes lèvres minces. Petites lèvres légèrement proéminentes. Clitoris de taille moyenne.
Elle insère un doigt. Je sursaute.
— Vagin tonique. Parois élastiques.
Elle ajoute un deuxième doigt. Bouge. Explore.
— Profondeur normale. Pas de prolapsus. Col accessible.
Click. Click.
Elle retire ses doigts. Je respire.
— Vous êtes excitée. C'est noté.
Mon visage brûle. Elle le dit comme elle noterait ma tension artérielle.
— Tournez-vous. À quatre pattes.
Je me retourne. Me mets à quatre pattes sur la table. Mon cul en l'air.
Ses mains écartent mes fesses. Click. Click.
— Anus vierge. Sphincter serré. Dilatation progressive nécessaire pour le training.
Un doigt lubrifié me touche. Presse contre mon trou. Je me crispe.
— Détendez-vous.
Facile à dire. Le doigt insiste. Pénètre lentement. Je gémis malgré moi.
— Tonicité élevée. Bonne réactivité. Training anal sera progressif.
Elle retire son doigt. Je peux enfin respirer.
— C'est terminé pour l'examen physique. Asseyez-vous.
Je me rassois. Mes jambes tremblent. Mon sexe pulse.
L'autre femme, qui n'avait pas encore parlé, s'approche avec une tablette.
— Je suis la psychologue Reeves. Je vais vous poser quelques questions. Répondez honnêtement.
Elle s'assoit face à moi. Yeux gris, expression neutre.
— Avez-vous des regrets concernant votre décision ?
— Non.
— Aucun ?
— Non.
— Avez-vous informé quelqu'un de votre présence ici ?
— Non.
— Votre famille ou vos amis savent-ils où vous êtes vraiment ?
— Non. Ils pensent que je suis en Asie.
— Bien. Avez-vous des antécédents psychiatriques ? Dépression, troubles anxieux, autres ?
— Non.
— Avez-vous déjà eu des pensées suicidaires ?
— Non.
— Non.
— Aucun ?
— Non.
— Avez-vous informé quelqu'un de votre présence ici ?
— Non.
— Votre famille ou vos amis savent-ils où vous êtes vraiment ?
— Non. Ils pensent que je suis en Asie.
— Bien. Avez-vous des antécédents psychiatriques ? Dépression, troubles anxieux, autres ?
— Non.
— Avez-vous déjà eu des pensées suicidaires ?
— Non.
Elle note.
— Sur une échelle de un à dix, à quel point désirez-vous cette transformation ?
— Dix.
— Depuis combien de temps avez-vous ces fantasmes ?
— Depuis l'adolescence. Quatorze, quinze ans.
— Vous avez donc fantasmé sur ça pendant plus de dix ans ?
— Oui.
— Avez-vous déjà essayé de réaliser ces fantasmes partiellement ? Roleplay, vêtements, maquillage ?
— Oui. Mais jamais devant quelqu'un.
— Vous vous masturbez en pensant à votre transformation ?
— Oui.
— À quelle fréquence ?
— Dix.
— Depuis combien de temps avez-vous ces fantasmes ?
— Depuis l'adolescence. Quatorze, quinze ans.
— Vous avez donc fantasmé sur ça pendant plus de dix ans ?
— Oui.
— Avez-vous déjà essayé de réaliser ces fantasmes partiellement ? Roleplay, vêtements, maquillage ?
— Oui. Mais jamais devant quelqu'un.
— Vous vous masturbez en pensant à votre transformation ?
— Oui.
— À quelle fréquence ?
Je rougis.
— Tous les jours. Parfois plusieurs fois.
— Qu'est-ce qui vous excite le plus ? Les modifications physiques ou l'humiliation ?
— Les deux. Mais... l'humiliation surtout.
— Pourquoi ?
— Parce que... parce que j'ai besoin de perdre le contrôle. D'être forcée. D'être jugée.
— Qu'est-ce qui vous excite le plus ? Les modifications physiques ou l'humiliation ?
— Les deux. Mais... l'humiliation surtout.
— Pourquoi ?
— Parce que... parce que j'ai besoin de perdre le contrôle. D'être forcée. D'être jugée.
Elle note longuement.
— Avez-vous peur ?
— Oui.
— De quoi ?
— De la douleur. Des chirurgies. Mais surtout... de l'après. De qui je vais devenir.
— Vous avez peur de ne plus vous reconnaître ?
— Non. J'ai peur de trop m'aimer comme ça. De ne plus vouloir revenir en arrière.
— Oui.
— De quoi ?
— De la douleur. Des chirurgies. Mais surtout... de l'après. De qui je vais devenir.
— Vous avez peur de ne plus vous reconnaître ?
— Non. J'ai peur de trop m'aimer comme ça. De ne plus vouloir revenir en arrière.
Elle lève les yeux de sa tablette. Me regarde vraiment pour la première fois.
— Vous ne pourrez pas revenir en arrière de toute façon. Vous le savez ?
— Oui.
— Ça vous angoisse ?
— Oui. Mais ça m'excite aussi.
— Oui.
— Ça vous angoisse ?
— Oui. Mais ça m'excite aussi.
Elle sourit légèrement.
— Vous êtes une excellente candidate. Profil psychologique parfait. Désir authentique, conscience des conséquences, mélange sain de peur et d'excitation.
Elle se lève.
— Examen terminé. Vous pouvez vous rhabiller.
Je descends de la table. Mes jambes flageolent. Je vais vers le casier. Récupère mes vêtements. Les enfile.
L'infirmière Chen s'approche.
L'infirmière Chen s'approche.
— Nous allons vous conduire à votre chambre. Vous avez le reste de la journée pour vous installer. Demain matin, sept heures, première chirurgie. Augmentation mammaire et raccourcissement des tendons. Les interventions les plus lourdes en premier.
Mon estomac se noue.
— D'accord.
— Vous ne devez rien manger après vingt heures ce soir. Buvez beaucoup d'eau. Demain, vous serez sous anesthésie générale pendant six à huit heures.
— D'accord.
— Vous ne devez rien manger après vingt heures ce soir. Buvez beaucoup d'eau. Demain, vous serez sous anesthésie générale pendant six à huit heures.
— D'accord.
Elle me guide hors de la salle. Couloir. Ascenseur. Troisième étage. Couloir plus agréable. Moquette épaisse. Éclairage doux.
Porte 305.
— Votre chambre. Tout ce dont vous avez besoin est à l'intérieur. Si vous avez des questions, appuyez sur le bouton rouge près du lit. Quelqu'un viendra.
Elle ouvre la porte. Me laisse entrer.
— Bienvenue à la Clinique, Bambi. Votre transformation commence demain.
Elle referme la porte.
Je suis seule.
La chambre est belle. Luxueuse même. Grand lit double. Meubles modernes. Salle de bain privée en marbre. Grande fenêtre donnant sur le parc.
Ma valise est posée sur un fauteuil. On l'a déjà montée.
Ma valise est posée sur un fauteuil. On l'a déjà montée.
Je m'approche du lit. M'assieds. Mes mains tremblent.
Ça y est. C'est réel. Demain matin, on va m'ouvrir. Me découper. Me transformer.
Je regarde l'heure. Seize heures. Encore quatre heures avant l'interdiction de manger.
Je n'ai pas faim.
Je me lève. Vais à la fenêtre. Le parc est immense. Arbres centenaires. Pelouses parfaites. Personne dehors. Silence total.
Je pense à mes parents. À mes amies. À mon appartement vide. À ma vie qui continue sans moi. Mes collègues ont dû recevoir mon mail automatique. "Bien arrivée en Thaïlande. Tout va bien. Bisous."
Je pense à mes parents. À mes amies. À mon appartement vide. À ma vie qui continue sans moi. Mes collègues ont dû recevoir mon mail automatique. "Bien arrivée en Thaïlande. Tout va bien. Bisous."
Mensonges.
Je suis enfermée dans une clinique clandestine. Demain, on va me charcuter. Dans six semaines, je serai méconnaissable.
Et je le veux.
Mon sexe pulse. Je glisse ma main sous ma jupe. Touche ma culotte. Trempée. Encore.
Je me déshabille complètement. Reste nue devant le miroir de la salle de bain. Mon corps. Tel qu'il est. Pour la dernière fois.
Petite poitrine. Ventre plat. Fesses discrètes. Visage normal. Cheveux châtains mi-longs. Je suis jolie. Pas spectaculaire. Normale.
Petite poitrine. Ventre plat. Fesses discrètes. Visage normal. Cheveux châtains mi-longs. Je suis jolie. Pas spectaculaire. Normale.
Demain, ce corps va changer. À jamais.
Ma main descend entre mes cuisses. Je me caresse. Lentement. Pense à ce qui va m'arriver.
Les chirurgies. La douleur au réveil. Les pansements. Les drains. Les médicaments. Les semaines de récupération.
Puis le conditionnement. Les exercices. Le training. Les hommes qui vont m'utiliser. Les humiliations. Les expositions.
Je jouis contre le lavabo. Fort. Mes jambes tremblent.
Après, je prends une douche. Longue. Chaude. Lave mes cheveux. Mon corps. Minutieusement.
Demain, je ne pourrai plus bouger normalement pendant des jours.
Je sors. Me sèche. Enfile un peignoir trouvé dans la salle de bain. Retourne dans la chambre.
Sur la table de nuit, une chemise de nuit a été posée. Blanche, simple. Et une note.
— À porter pour la nuit. Ne mettez rien d'autre. Pas de sous-vêtements. Pas de bijoux. Cheveux détachés. - Infirmière Chen.
J'obéis. Retire le peignoir. Enfile la chemise. Légère, douce. Elle s'arrête mi-cuisses.
Je défais mon chignon. Mes cheveux tombent sur mes épaules.
Je regarde à nouveau l'heure. Dix-huit heures.
J'ouvre ma valise. Sors mon téléphone éteint. Le fixe. Hésite.
Je ne devrais pas. C'est interdit.
Mais je l'allume quand même. Juste une minute.
Trente-sept messages non lus. WhatsApp. Famille. Amies.
— Bon voyage ma chérie !
— Fais-nous rêver avec tes photos !
— Tu vas nous manquer !
— Fais-nous rêver avec tes photos !
— Tu vas nous manquer !
Des cœurs. Des emojis. De l'amour.
Les larmes me montent aux yeux. Je les retiens.
Je tape un message groupé.
— Bien arrivée. C'est magnifique ici. Je vous embrasse. À bientôt.
Mensonge. Dernier mensonge.
J'éteins le téléphone. Le range au fond de la valise.
On frappe à la porte.
— Entrez.
L'infirmière Chen entre. Plateau dans les mains.
— Votre repas. Léger comme demandé. Vous devez finir tout le liquide. C'est une préparation pré-opératoire.
Elle pose le plateau sur la table. Soupe claire. Pain. Bouteille d'eau avec poudre dissoute dedans.
— Buvez tout. La poudre va nettoyer votre système digestif. Vous aurez probablement besoin d'aller aux toilettes plusieurs fois cette nuit. C'est normal.
— D'accord.
— D'accord.
Elle s'approche. Sort une seringue de sa poche.
— Je dois vous faire une injection. Antibiotiques préventifs.
Je tends mon bras. Elle désinfecte. Pique. Je ne sens presque rien.
— Essayez de dormir. Demain sera une longue journée.
Elle sort.
Je mange la soupe. Sans appétit. Bois l'eau. Goût étrange, chimique.
Vingt heures. Je finis la bouteille.
Vingt et une heures. Premiers gargouillis dans mon ventre. Je cours aux toilettes.
La nuit va être longue.
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