Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La randonneuse abandonnée — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La randonneuse abandonnée
Chapitre 2
Nous décidâmes d'y rester dîner et même d'y passer la nuit. Un repas chaud est toujours le bienvenu dans ces circonstances, de même qu'une nuit « en dur ». Il restait peu de places et une banquette commune nous fut proposée. C'était une plateforme en bois à un mètre du sol destinée à recevoir le couchage des randonneurs. Nous installâmes immédiatement nos matelas et nos duvets dans le coin droit de la banquette. D'autres randonneurs arrivaient à l'improviste. A mon grand regret, un certain nombre d'entre-eux décidèrent aussi de passer la nuit sur place.
La soirée fut agréable. Nous prîmes le temps de déguster notre plat de pâtes sur la terrasse extérieur et de converser. Florence riait toutes les trois minutes et je m'amusais à entretenir cette petite clochette. Lorsque nous décidâmes de nous coucher, à l'intérieur du refuge la lumière générale était éteinte depuis un moment. Certains dormaient déjà. Eclairés par notre lampe frontale en mode lumière rouge
Le faisceau de led rouge est pratique pour ne pas déranger la vision nocturne
, il fallut discrètement se déchausser et enlever nos vêtements, puis avancer à quatre pattes en sous-vêtement sur nos duvets pour s'y glisser. Je m'étais placé à la droite de la banquette contre le mur car l'ouverture de mon sac de couchage était à gauche. Je dus empiéter légèrement sur le duvet de Florence pour ouvrir le mien. Celle-ci a effectué à peu près la même manœuvre à l'opposé, car l'ouverture de son duvet était placée à droite. Ce fut apparemment très amusant pour elle de me marcher plus ou moins dessus, avec des mouvements maladroits, qui par réflexe me conduisirent à protéger mes parties sensibles. J'ai senti la chaleur de son petit corps et aperçu ses seins dans l'entrebâillement de son large col. Elle soubresautait en étouffant son rire.
— Chuuuut ! se dit-elle à elle-même, avec un grand sourire, qui avait très envie de devenir rire.
— Chuuuut ! se dit-elle à elle-même, avec un grand sourire, qui avait très envie de devenir rire.
Je mis mon index contre ses lèvres pour l'aider dans sa décision. Mutine, elle ne trouva rien de mieux que de me le mordre. Je fis semblant d'avoir mal en secouant plusieurs fois ma main. Elle plaqua une main sur sa bouche pour contenir son rire. Elle était là, en petite culotte et tee-shirt. Il fallut qu'elle termine sa manœuvre pour entrer dans son duvet. Pour "l'aider", je l'ai attrapée par les hanches et l'ai basculée sur moi. Elle se laissa tomber, immobile, riant en sourdine comme une adolescente. Ses cheveux noyaient mon visage. Elle gisait sur moi et j'étais bien. « Ne bouge pas petite bergeronnette, ton corps contre le mien m'apporte de grands bienfaits », pensai-je.
Evidemment, elle finit par sortir de son immobilité comme un jeune mammifère qui découvre l'usage de ses pattes. Ses appuis placés au hasard, je dus contracter mes abdominaux. Elle se mit sur ses genoux. Son visage placé au dessus du mien, elle laissa tomber ses cheveux sur mon nez et me chatouiller. Ca l'amusait beaucoup. M'attendais-je à un baiser ? peut-être… Nos vingt ans d'écart, me maintenaient en retrait. Les différences d'ages m'ont toujours paru être un obstacle inutile dans une relation entre majeurs. Mais tout le monde ne le voit pas de cette façon et je le respecte. Qu'en pensait-elle ?
Elle se glissa dans son duvet. Nous éteignîmes nos frontales. Son visage était tourné vers moi, car je sentais sa respiration et devinait parfois un éclat dans un œil. Je restai immobile.
— Bonne nuit Florence, chuchotais-je tout doucement.
Evidemment, elle finit par sortir de son immobilité comme un jeune mammifère qui découvre l'usage de ses pattes. Ses appuis placés au hasard, je dus contracter mes abdominaux. Elle se mit sur ses genoux. Son visage placé au dessus du mien, elle laissa tomber ses cheveux sur mon nez et me chatouiller. Ca l'amusait beaucoup. M'attendais-je à un baiser ? peut-être… Nos vingt ans d'écart, me maintenaient en retrait. Les différences d'ages m'ont toujours paru être un obstacle inutile dans une relation entre majeurs. Mais tout le monde ne le voit pas de cette façon et je le respecte. Qu'en pensait-elle ?
Elle se glissa dans son duvet. Nous éteignîmes nos frontales. Son visage était tourné vers moi, car je sentais sa respiration et devinait parfois un éclat dans un œil. Je restai immobile.
— Bonne nuit Florence, chuchotais-je tout doucement.
Son souffle se rapprocha nettement et je senti la moelleuse chaleur de ses lèvres se poser sur les miennes. Par une petite reptation, je m'approchai d'elle pour venir au contact de son petit corps allongé. Notre baiser timide devint ardent. Nos langues assoiffées, se fouillèrent. J'enveloppai ses épaules avec mon bras libre. Nous installâmes nos deux oreillers pour qu'ils forment une sorte de traversin unique. La soirée n'était pas vraiment finie pour nous.
Ma main glissa sur les plis de son tee-shirt jusqu'à trouver la peau des reins. Des frissons me parcoururent. Je dévorais sa tendre bouche sans interruption. Mon désir déformait mon boxer. Je ressentais une attirance puissante, une envie folle de la culbuter. Mes caresses glissèrent sous le vêtement, sur toute la peau de son dos, allant de la nuque aux fesses. Ces dernières étaient logées dans une petite culotte qui laissait pourtant passer ma main. La douce fermeté de ce petit cul rond m'électrisa. Mon membre poussait désespérément le tissu comme un poisson pris dans un filet. Impossible à immobiliser, mon bassin ondulait mécaniquement. Dans cette pénombre épaisse, les bruissements, les frôlements, les crissements pouvaient nous trahir. Nos souffles ou gémissements devaient absolument être contenus.
Sa main pris la mesure du drame qui se jouait dans mon slip. Mon sexe roide était à l'agonie. Ses doigts fins attrapèrent l'élastique, l'étirèrent largement pour le faire glisser sur mes cuisses. Ce fut une libération. J'eus l'impression d'une bouffée d'air soudaine, comme lorsqu'on sort d'une apnée insoutenable. Mon membre enfin libre, palpitait d'un désir suppliant. Florence ferma doucement sa petite main dessus. Ce contact fut un ravissement. Une énergie s'est concentrée dans ma colonne de chair en passe d'exploser. Mes reins, mon dos, ma nuque étaient parcourus de frissons. La chair de poule envahit ma peau de la tête aux pieds.
Ma main glissa sur les plis de son tee-shirt jusqu'à trouver la peau des reins. Des frissons me parcoururent. Je dévorais sa tendre bouche sans interruption. Mon désir déformait mon boxer. Je ressentais une attirance puissante, une envie folle de la culbuter. Mes caresses glissèrent sous le vêtement, sur toute la peau de son dos, allant de la nuque aux fesses. Ces dernières étaient logées dans une petite culotte qui laissait pourtant passer ma main. La douce fermeté de ce petit cul rond m'électrisa. Mon membre poussait désespérément le tissu comme un poisson pris dans un filet. Impossible à immobiliser, mon bassin ondulait mécaniquement. Dans cette pénombre épaisse, les bruissements, les frôlements, les crissements pouvaient nous trahir. Nos souffles ou gémissements devaient absolument être contenus.
Sa main pris la mesure du drame qui se jouait dans mon slip. Mon sexe roide était à l'agonie. Ses doigts fins attrapèrent l'élastique, l'étirèrent largement pour le faire glisser sur mes cuisses. Ce fut une libération. J'eus l'impression d'une bouffée d'air soudaine, comme lorsqu'on sort d'une apnée insoutenable. Mon membre enfin libre, palpitait d'un désir suppliant. Florence ferma doucement sa petite main dessus. Ce contact fut un ravissement. Une énergie s'est concentrée dans ma colonne de chair en passe d'exploser. Mes reins, mon dos, ma nuque étaient parcourus de frissons. La chair de poule envahit ma peau de la tête aux pieds.
Pour contenir ma respiration qui s'accélérait nettement, Florence vint coller sa bouche sur la mienne. Sa main allait et venait tout doucement. Depuis les profondeurs de mon être, le plaisir se frayait inexorablement un chemin vers la sortie. Cœur battant, sueur au front, je me donnais corps et âme à cette caresse, à cette femme. Je forçais ma respiration par le nez, narines dilatées. Sa main coulissait sur ma verge. Les mouvements étaient si parfaits que cet acte m'apparut être aussi naturel que la rotation de la Terre autour du soleil. Je quittai sa bouche pour ouvrir la mienne. Sa main libre est venue se poser dessus pour empêcher la traîtrise d'un gémissement. Tous les muscles de mon corps étaient tendus comme des amarres… et je les ai rompues.
Mon sexe battait avec abondance et générosité. Il délivra ses flux sans compter, pour la beauté du geste.
Ma petite fée, continuait d'astiquer. Il fallut attendre que la source se tarisse pour faire à tâtons l'inventaire des dégâts. Sa main était maculée, ce qu'elle trouva drôle. Son tee-shirt également, ce qu'elle trouva moins drôle. Nos duvets ne furent pas épargnés non plus. Des effluves de sperme me parvenaient et je dus me mettre à plat ventre dans cette humidité pour en camoufler les exhalaisons.
Un engourdissement me prit progressivement. Je posai une main reconnaissante et pleine d'amour sur la joue de ma voisine avant de sombrer dans le plus réparateur des sommeils.
Mon sexe battait avec abondance et générosité. Il délivra ses flux sans compter, pour la beauté du geste.
Ma petite fée, continuait d'astiquer. Il fallut attendre que la source se tarisse pour faire à tâtons l'inventaire des dégâts. Sa main était maculée, ce qu'elle trouva drôle. Son tee-shirt également, ce qu'elle trouva moins drôle. Nos duvets ne furent pas épargnés non plus. Des effluves de sperme me parvenaient et je dus me mettre à plat ventre dans cette humidité pour en camoufler les exhalaisons.
Un engourdissement me prit progressivement. Je posai une main reconnaissante et pleine d'amour sur la joue de ma voisine avant de sombrer dans le plus réparateur des sommeils.
Au petit jour, lorsque les premiers occupants commencèrent à s'activer, j'ouvris les yeux sur la forme allongée à mes côtés. M'approchant doucement, je me collai à elle, en cuillère, le nez dans ses mèches brunes. Tournant légèrement son visage pour pouvoir me regarder par dessus son épaule, elle prononça d'une petite voix badine :
— Alors ? tu as bien dormi ?
— Merveilleusement bien, répondis-je en l'embrassant dans le cou.
— Alors ? tu as bien dormi ?
— Merveilleusement bien, répondis-je en l'embrassant dans le cou.
Après avoir pris notre petit déjeuner, je lui annonçai que notre grand tour de l'Oisans, était en passe de se terminer, qu'il restait trois étapes, donc plus que deux nuits. Florence parut étonnée. Je lui détaillai la façon dont je voyais nos prochaines étapes. L'étape du jour était prévue bien conséquente avec un gros dénivelé. Impassible, Florence affichait une moue qui me laissa penser que ma proposition n'emportait pas une adhésion débordante.
— Tu es pressé de rentrer toi ? tu as un impératif de retour ?
— Non.
— Moi non plus.
— Tu es pressé de rentrer toi ? tu as un impératif de retour ?
— Non.
— Moi non plus.
Florence me fit réaliser que ma tendance naturelle a enchaîner de grosses étapes sportives n'était peut-être pas adaptée aux circonstances.
— Tu as raison Florence, on va profiter, savourer le temps qu'il nous reste.
— Oui, répondit-elle dans un grand sourire qui vint finir sur mes lèvres.
— Tu as raison Florence, on va profiter, savourer le temps qu'il nous reste.
— Oui, répondit-elle dans un grand sourire qui vint finir sur mes lèvres.
Nous partîmes, main dans la main. Je crois bien que nous étions heureux, l'un et l'autre. L'un avec l'autre. Dans la grandeur majestueuse des paysages, je réalisai que j'étais parti seul et qu'à présent j'avais une compagne de voyage. Florence, elle, avait défait son couple et en avait reconstitué un autre, dans un univers où l'on croise très peu de monde. C'était une prouesse.
Notre rythme se ralentit. Nous n'avions qu'à profiter du temps qui passe, profiter de nous, profiter de tout. Il paraît que le vrai voyageur n'a pas besoin de destination. Le voyage se suffit à lui-même. Je pris conscience de cela et décidai de jouir de chaque instant, de ne plus regarder ni ma carte, ni ma montre. D'où vient cette maladie que j'ai, de chronométrer le temps à la seconde près ? Et si volontairement nous nous perdions ? J'eus l'envie furtive de ne pas aller vers la fin du voyage, de ne pas rentrer.
— Comment vois-tu nos prochaines nuits Florence ?
— Bien pourquoi ? répondit-elle avec un petit sourire ravissant.
— Pour rien.
Notre rythme se ralentit. Nous n'avions qu'à profiter du temps qui passe, profiter de nous, profiter de tout. Il paraît que le vrai voyageur n'a pas besoin de destination. Le voyage se suffit à lui-même. Je pris conscience de cela et décidai de jouir de chaque instant, de ne plus regarder ni ma carte, ni ma montre. D'où vient cette maladie que j'ai, de chronométrer le temps à la seconde près ? Et si volontairement nous nous perdions ? J'eus l'envie furtive de ne pas aller vers la fin du voyage, de ne pas rentrer.
— Comment vois-tu nos prochaines nuits Florence ?
— Bien pourquoi ? répondit-elle avec un petit sourire ravissant.
— Pour rien.
En milieu d'après-midi, nous décidâmes donc de sortir du sentier pour trouver un emplacement propice. Sous un col, dans la zone des combats, lorsque la forêt commence à apparaître, nous trouvâmes un petit carré d'herbe au pied d'un mélèze. Le sol était moelleux et invitait à s'y arrêter. Le soleil, encore haut, désignait ce petit coin. Suffisamment à l'écart du GR, nous eûmes le sentiment d'être seuls sur Terre. Nos matelas auto-gonflants furent disposés côte-à-côte. Florence voulu en éprouver le confort et s'allongea. Abandonnant mon sac, je vins la recouvrir de mon corps. Nous nous embrassâmes goulûment.
— Tu m'écrases, dit-elle en tentant de respirer.
— Oh pardon, dis-je en me levant sur les bras, les genoux de chaque côté de ses jambes. J'ai envie de toi !
— Moi aussi !
— Tu m'écrases, dit-elle en tentant de respirer.
— Oh pardon, dis-je en me levant sur les bras, les genoux de chaque côté de ses jambes. J'ai envie de toi !
— Moi aussi !
Sous les projecteurs du soleil, nous fîmes voler nos chaussures, glisser nos pantalons et disparaître nos sous-vêtements. J'avais sous les yeux cette fille seulement vêtue d'un petit haut à manches longues. La toison brune de son entrejambe contrastait avec la blancheur de sa jeune peau qui paraissait aussi fragile qu'une fleur qui aurait poussé à l'ombre. Elle sentait un peu la sueur mais c'était notre parfum depuis longtemps. Mon gourdin dressé anticipait le plaisir de s'enfouir dans son antre velu. Sans autre forme de procès, je la pénétrai. Un instinct sauvage vigoureux me fit la prendre sans ménagement. La maintenant fermement entre mes coudes appuyés au sol, les mains autour de sa tête, je m'enfonçai délicieusement. Elle était étroite mais ma pulsion exigeait ce coït animal. Elle gémissait. J'eus besoin de la baiser par de grands coups de reins. Florence criait. Mon sang plein de globules rouges battait dans mes tempes et durcissait mon gourdin. Chaque coup de rein la secouait. Elle glissait peu à peu hors des matelas. La nuque dans le tapis d'aiguilles et de mousse, elle subissait mes assauts en poussant un petit cri à chaque bourrade. Le tonnerre grondait dans mes entrailles. Bras tendus, mon dos se cintra comme un arc. Impossible de garder les yeux ouverts. La flèche jaillie et le ventre de la petite brune reçu les vibrations du trait qui se fiche dans sa cible.
Ouvrant les yeux, je découvris le visage tourmenté de Florence, les cheveux défaits pleins d'aiguilles de mélèze.
— Putain, mais tu m'as carrément défoncée ! On le dirait pas comme ça, mais tu es un sanglier en rut !
— Putain, mais tu m'as carrément défoncée ! On le dirait pas comme ça, mais tu es un sanglier en rut !
Il me fallut scruter longuement la moindre expression sur son visage pour savoir si ma sauvagerie m'était reprochée. Elle avança sa main qu'elle glissa le long de ma nuque pour m'attirer vers elle et me donner un long baiser d'une étonnante douceur.
— Je pensais qu'hier soir j'avais faire descendre la pression de l'homme des bois, dit-elle les yeux fermés.
— Je pensais qu'hier soir j'avais faire descendre la pression de l'homme des bois, dit-elle les yeux fermés.
Plus tard, avant que le froid ne tombe, nous fîmes notre toilette de chats. C'était un rituel quotidien pour moi. Nous n'avions pas besoin de nous abriter des regards. Il fallut faire vite, car à cette altitude en fin de journée, il n'était pas agréable de rester nus trop longtemps. La technique consiste à se dévêtir par moitié en alternant haut et bas du corps. C'est une toilette très rapide et ce soir-là charmante. Le gant de Florence passait vigoureusement sur le haut de son corps, mais ralentit sur le galbe de ses petits seins fermes. Séchée avec mon aide, elle enfila rapidement un haut avant de faire le bas. Je voyais courir l'éponge imbibée d'eau froide sur ses pieds, ses jambes fine, son sexe, ses fesses. C'était un spectacle charmant qui me donna encore envie d'elle.
Avant qu'elle ne mette le bas, je m'agenouillai pour tester sa propreté intime du bout de la langue. Très reconnaissante, elle mit ses mains sur ma tête et avança le bassin vers la langue. Elle gémissait et je me régalais de l'entendre. Ma langue s'enfonçait dans la tiédeur de ses chairs saumonées.
— Va te laver saligaud !
— Va te laver saligaud !
Une fois propre, ma petite fée se redressa et à genoux s'amusa à faire grossir ma queue avec sa bouche. Instant suspendu. Tour de magie dont on ne se lasse jamais. Afflux de sang qui concentre une énergie dense dans un appendice de chair. Toutes les fonctions corporelles semblent se concentrer sur cette création. Eclosion d'une subtile sensibilité prête à parcourir le moindre capillaire. Le prodige s'accomplit, s'inscrit dans l'action. Il appelle le mouvement, le rythme, la cadence.
L'apparition et la disparition de mon gland entre ses lèvres lorsque le jour tamise sa lumière, m'apparut comme une œuvre éphémère parfaite. Autour de la scène, les nuages se fardaient de rouge, la foret haletait et les oiseaux observaient dans un silence respectueux. Devenu exhibitionnistes, il fallut donner à voir, à entendre, à ressentir.
Une main sur le haut de sa tête, l'autre sur ma hanche, j'exécutais alors une scène théâtrale. Dans une attitude de toréador, je la pénétrai avec précision, excité par l'idée que je baisais sa gorge devant tout le monde. Florence, assise sur ses talons, les mains à plat sur ses cuisses donnait passivement sa bouche.
Le froid nous fit nous allonger au fond de notre nid duveteux. Le haut du corps vêtu, nos jambes eurent plaisir à s'entremêler, se caresser, se cajoler. Les trente sept degrés de son ventre était le refuge le plus doux que puisse espérer ma sonde. Nos mouvements de bassins tiédissaient notre couchage. Le contact fin et léger du duvet sur mes fesses nues qui ondulaient me donnait envie de me cambrer de plus en plus. Je montais de plus en plus haut les fesses pour plonger entre les cuisses ouvertes, facilement, sans contrainte. Florence, tête rejetée en arrière, semblait tournée vers son intériorité. Etonnament peu bavarde en amour, elle souffla un « chuuut » lorsque je voulu prendre la mesure de son plaisir. Elle eu un orgasme discret, qui disparu dans un souffle.
L'apparition et la disparition de mon gland entre ses lèvres lorsque le jour tamise sa lumière, m'apparut comme une œuvre éphémère parfaite. Autour de la scène, les nuages se fardaient de rouge, la foret haletait et les oiseaux observaient dans un silence respectueux. Devenu exhibitionnistes, il fallut donner à voir, à entendre, à ressentir.
Une main sur le haut de sa tête, l'autre sur ma hanche, j'exécutais alors une scène théâtrale. Dans une attitude de toréador, je la pénétrai avec précision, excité par l'idée que je baisais sa gorge devant tout le monde. Florence, assise sur ses talons, les mains à plat sur ses cuisses donnait passivement sa bouche.
Le froid nous fit nous allonger au fond de notre nid duveteux. Le haut du corps vêtu, nos jambes eurent plaisir à s'entremêler, se caresser, se cajoler. Les trente sept degrés de son ventre était le refuge le plus doux que puisse espérer ma sonde. Nos mouvements de bassins tiédissaient notre couchage. Le contact fin et léger du duvet sur mes fesses nues qui ondulaient me donnait envie de me cambrer de plus en plus. Je montais de plus en plus haut les fesses pour plonger entre les cuisses ouvertes, facilement, sans contrainte. Florence, tête rejetée en arrière, semblait tournée vers son intériorité. Etonnament peu bavarde en amour, elle souffla un « chuuut » lorsque je voulu prendre la mesure de son plaisir. Elle eu un orgasme discret, qui disparu dans un souffle.
Le lendemain matin, le froid nous trouva pelotonnés comme des écureuillons blottis l'un contre l'autre. L'aube parfaite luisait dans un air sec et glacé. A présent, rien n'était plus important que de jouir de chaque instant. Quand le chemin empêchait l'entremêlement de nos doigts, j'espérais qu'il nous réunisse à nouveau. Notre GR était devenu notre aventure, notre vie à deux. D'ailleurs quel jour sommes-nous ? Nous ne voulions pas le savoir. Seul comptait le soleil sur son beau visage souriant, le repli de ses phalanges entres les miennes, le cristal de son rire.
Nous entrâmes dans le panorama offert par le lac de La Muzelle, comme on entre dans un sanctuaire : silencieusement et respectueusement. Une boule dans la gorge, je me rendis compte que même si on refusait de chronométrer le temps, en descendant dans la vallée, nous serons au terminus. La boucle sera bouclée. La civilisation surgira. Que deviendra l'entité que nous formions ?
Notre dernière soirée fut silencieuse. Assis côte-à-côte, mon bras dans son anorak, sa tête sur mon épaule, nous nous taisions. Pelotonnés dans les plumes expansées de nos duvets, nous avions le cœur au chaud. Sa salive m'hydratait. Ses fesses massaient mon sexe pour me rendre fou. Fou d'elle. Fou d'envie de la prendre encore. Elle me cajolais puis dirigeait mon bâton de désir dans ses chairs. Je la pris en cuillère dans le nuage de notre couche désordonnée. Elle haletait sans bruit et jouissait doucement. Cette nuit-là fut très courte. Quelques heures de sommeil ponctuaient nos ébats. Une main qui glisse, un pied qui remonte, un souffle sur la peau et ma vigueur inventait la suite.
Le lendemain, en milieu d'après-midi nous arrivâmes dans l'univers sonore de Le Bourg d'Oisans. Les hommes avaient fabriqué cet univers étrange, où tout bouge, tout est accessible, même les billets de banque.
Nous fûmes triomphalement accueillis par le patron du snack-restaurant-bar où je m'étais arrêté en arrivant. Nous commandâmes un repas pantagruélique même si l'heure du déjeuner était largement dépassée. Des steaks, des bières, des frites avec de délicieuses sauces en mini-sachets furent engloutis. Je pris plusieurs bières. Il fallait que le ventre plein, ma tête tourne. Tourne pour rester dans le présent. Tourne pour garder l'euphorie de l'altitude. Tourne pour penser à Florence.
— Je te ramène à Grenoble ?
Nous fûmes triomphalement accueillis par le patron du snack-restaurant-bar où je m'étais arrêté en arrivant. Nous commandâmes un repas pantagruélique même si l'heure du déjeuner était largement dépassée. Des steaks, des bières, des frites avec de délicieuses sauces en mini-sachets furent engloutis. Je pris plusieurs bières. Il fallait que le ventre plein, ma tête tourne. Tourne pour rester dans le présent. Tourne pour garder l'euphorie de l'altitude. Tourne pour penser à Florence.
— Je te ramène à Grenoble ?
C'est vrai qu'il faut rentrer. Il le faut. Oui, mais partir avec elle, c'est déjà ça. Remettant la main sur ses clés de voiture, nous nous rendîmes vers le petit parking où elle s'était garée il y a deux semaines. Nous tournâmes sur ce parking, plusieurs fois. Florence de plus en plus nerveuse fini par s'avouer qu'elle n'était plus là. Vincent qui avait le double des clés était parti avec.
— Il me le paiera ce connard !
— Il me le paiera ce connard !
Ces mots, ce stress, cette ambiance venait de mettre un terme définitif à notre expérience alpine. J'étais coupé entre le besoin de soutenir ma petite compagnonne et l'envie de fuir cette agitation. Nous prîmes un bus qui nous amena à Grenoble. Le spectacle de gens qui s'invectivent en montant dans le bus me parut irréel. Cette agressivité est une folie. Florence, n'était plus une petite bergeronnette abandonnée dans la montagne. Elle ressassait ses rancœurs.
— Quand tu penses qu'il a piqué ma bagnole et qu'il vit chez moi !!!
— Quand tu penses qu'il a piqué ma bagnole et qu'il vit chez moi !!!
Muet, je voyais mon propre plongeon dans la vie d'avant. Arrivés à la gare de Grenoble, elle m'accompagna jusque devant la porte de mon wagon. Nous nous étreignîmes longuement. Des tremblements naissaient dans mon ventre. Nous échangeâmes tout ce que je pus échanger avec l'espoir de garder Florence dans mes prochains rêves.
Lorsque Betty est venue me chercher en gare d'Avignon, je planais. J'avais gardé sur mes lèvres le velours d'un baiser chaux et onctueux et je trouvais un baiser sec sur une bouche pincée, un regard inquiet sur mes yeux rêveurs.
Quelques semaines plus tard, j'avais rompu. Florence avait également fait volé en éclats sa vie commune avec Vincent. Leur rupture fut difficile. Elle m'abreuvait de messages électroniques, faisant de moi le témoin de leurs vicissitudes et de la souffrance qu'elle éprouvait. Se mélangeaient, la jalousie, les biens matériels, les mots trop durs qui se gravent dans les mémoires et empêchent de dormir. J'avais réussi ma séparation en douceur, et pourtant je vivais au quotidien les affres d'une séparation conflictuelle.
Las, je préférais préparer un nouveau périple et fomenter de nouveaux plans. Je lui proposai notamment de profiter d'une semaine de congés à la Toussaint pour aller ensemble en Corse et faire le mare a mare sud. Ravie, Florence y voyait un bon moyen de se changer les idées. Nous prîmes nos billets pour une traversée de nuit et une nouvelle idylle. J'eus le plaisir de composer mon cher sac bleu sans étudier les étapes.
L'avant-veille de notre départ, dans la soirée, j'eus un appel de ma belle randonneuse. Quelle joie de l'entendre ! J'eus l'impression que sa voix était petite, gênée et surtout très loin. Elle finit par me dire :
— Je ne partirai pas en Corse avec toi… je suis désolée Philippe !
— Tu plaisantes j'espère !!! répondis-je en me relevant d'un bond comme si je m'étais brûlé. Mon cœur battait et ma gorge se serrait.
— Non, je suis sérieuse. Je ne peux plus partir avec toi… parce qu'on s'est remis ensemble, Vincent et moi.
— Pardon ? Mais c'est quoi cette histoire ?
— C'est un projet de vie qu'on a formé tous les deux. Je suis vraiment désolée mais finalement, je m'aperçois qu'il me convient bien. On a eu un passage à vide comme beaucoup de couples. Et puis on a une grosse différence d'age toi et moi, c'est un problème si je veux avoir des enfants, tu vois ?
— Je vois… répondis-je anéanti par un autre météorite qui venait de me tomber dessus.
— Je ne partirai pas en Corse avec toi… je suis désolée Philippe !
— Tu plaisantes j'espère !!! répondis-je en me relevant d'un bond comme si je m'étais brûlé. Mon cœur battait et ma gorge se serrait.
— Non, je suis sérieuse. Je ne peux plus partir avec toi… parce qu'on s'est remis ensemble, Vincent et moi.
— Pardon ? Mais c'est quoi cette histoire ?
— C'est un projet de vie qu'on a formé tous les deux. Je suis vraiment désolée mais finalement, je m'aperçois qu'il me convient bien. On a eu un passage à vide comme beaucoup de couples. Et puis on a une grosse différence d'age toi et moi, c'est un problème si je veux avoir des enfants, tu vois ?
— Je vois… répondis-je anéanti par un autre météorite qui venait de me tomber dessus.
Mon sang déserta mon corps. Tout devint statique. Je levai les yeux sur ma bibliothèque pour que mon regard s'accroche à quelque chose de fiable, de solide, d'immuable. Ma gorge me forçait à déglutir toutes les trois secondes. La suite de notre conversation fut un échange entre une jeune femme désolée et un muet qui passait son téléphone d'une oreille à l'autre, les doigts collés de chaque côté du nez parce que l'endroit était devenu humide.
Le 17 octobre, j'étais à l'arrière du Corsica Ferry et je voyais s'éloigner la rade de Toulon au bout d'un sillage blanc écumeux. Mélancolique, j'avais devant moi un tableau qui avait une ombre. Celle qui m'enlevait le soleil du cœur... ou celle qui projetait maintenant sa silhouette silencieuse sur moi ?
– Florence ?
– Florence ?
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Commentaires ()
Qu'appelez-vous m'épancher auprès de mes lecteurs ? donner des conseils ?
En tous cas, merci infiniment pour ce commentaire très touchant.
Bon, sinon, on en parle du goujat qui se fait branler et qui s'endort juste derrière 😑...?
Non, parce que moi, un coup comme ça, je te plaque ma vulve de force sur ta bouche ! Non mais 😤 !
Bon, à part ce détail, je te félicite pour cette belle histoire, Pantaï 😌.
Oui, il m'en arrive des trucs et franchement, il y en a que j'hésite encore à raconter...
Je reconnais que tous les épisodes de ma vie sentimentale ne sont pas brillantissimes. Cela dit, si tu m'avais plaqué ta vulve sur le museau, je ne me serais pas beaucoup forcé pour la dévorer.
A part ce détail, je te remercie pour ce beau compliment Wedreca ;)
Cela m'est d'autant plus agréable qu'en tant que lecteur, j'y accorde beaucoup d'importance également. Merci d'y être sensible et de l'avoir exprimé, merci.
J'apprécie sincèrement votre commentaire en supposant que vous avez relevé quelques détails qui vous parlent.
Merci encore.
C'est une fort agréable découverte que ce récit doux amer, écrit dans un style presque inédit en ces lieux.
J'ai beaucoup apprécié ce moment intime, cette aventure de la rencontre.
Votre commentaire est très touchant et je suis particulièrement heureux d'être une "agréable découverte". Je suis également enchanté d'apprendre votre volte-face. Il s'agit d'une histoire vraie, un peu adaptée, que j'aime pouvoir partager avec vous. Ces lieux me permettent de le faire.
Mes sincères remerciements.