Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Vacances à la Martinique — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Vacances à la Martinique
Chapitre 1
Cet été-là, j'avais vingt-deux ans et je décidai de partir en vacances à la Martinique avec Ludo, un pote d'enfance avec qui j'avais grandi à Paris. On bossait tous les deux dans des jobs crevant – moi dans un magasin de sport, lui dans un entrepôt – et on avait besoin de couper, de voir autre chose que le béton. On économisa quelques mois et on booka un bungalow pas cher près de Sainte-Anne, un coin tranquille avec une plage de sable blanc et des eaux turquoise qui donnaient envie de plonger direct.
Je ne connaissais personne sur l'île, mais Ludo, avec son énergie de mec toujours prêt à faire la fête, assurait qu'on allait kiffer. Blond, sportif, baraqué, un peu grande gueule, il contrastait avec moi – brun, mais plus posé, avec un sourire et un regard qui faisaient souvent le taf tout seul. On passa les premiers jours à se poser : bronzer, nager, boire des ti-punchs en matant le soleil se coucher. Le bungalow était simple, une terrasse en bois, un hamac, et le bruit des vagues qui nous berçait la nuit.
Un soir, Ludo me traîna à une fête à laquelle des filles ‘avaient invité alors qu'il rentrait de son jogging sur la plage. C'était une de ces fêtes à la mode, dans une maison ouverte sur la mer, un spot avec des lumières tamisées et du zouk qui pulsait dans l'air moite. La piste vibrait sous "Maldon" de Zouk Machine, un classique qui faisait bouger tout le monde. C'est là que je la vis : Camille. Elle dansait au milieu d'un groupe, un verre à la main, et elle captait tous les regards. La trentaine, peau dorée par le soleil, cheveux châtains relevés en un chignon un peu fouillis qui laissait des mèches retomber sur sa nuque. Sa robe blanche légère collait à son corps – des hanches rondes et pleines, une taille fine marquée par des heures de yoga, une poitrine généreuse qui tendait le tissu, pas énorme mais parfaitement dessinée, avec des tétons qui pointaient légèrement sous l'étoffe.
Ses jambes, musclées mais élancées, brillaient sous la lumière, et ses pieds nus dansaient sur le sol avec une grâce naturelle. Elle avait un visage ovale, des yeux verts qui accrochaient la lumière, un nez fin et des lèvres pleines, souvent étirées en un sourire franc. Une alliance brillait à son doigt gauche, mais elle semblait s'en foutre. Nos regards se croisèrent pendant qu'elle bougeait sur "Sové Lanmou" de Kassav', et elle me fixa une seconde de trop avant de détourner les yeux, un sourire en coin sur les lèvres.
J'ai demandé à une des filles qui avaient invité Ludo si elle la connaissait et elle me glissa qu'elle était en vacances avec son mari, un type plus vieux, la quarantaine bien entamée, genre businessman français qui passait ses journées au téléphone. Ils logeaient dans un hôtel chic à deux kilomètres de là. Lui, on le voyait rarement – apparemment, il préférait les appels pro aux soirées. Camille, elle, vivait à fond. Plus tard, je la retrouvai près du buffet, seule, en train de grignoter des acras. On parla un peu – la chaleur, l'île, la fête – des trucs banals, mais y'avait une tension qui montait. Elle me demanda si j'étais du coin, je lui dis que non, juste un mec de Paris venu chercher le soleil avec mon pote. Elle rit, un son rauque qui me fit frissonner, et lâcha qu'elle adorait la Martinique mais que son mari préférait l'ombre de leur chambre climatisée.
Le lendemain, je la recroisai sur la plage. Elle était en bikini vert, un truc qui moulait ses formes comme une seconde peau. Ses seins bombaient sous le tissu, ronds et fermes, avec une légère goutte de sueur qui glissait dans son décolleté. Ses hanches s'évasaient juste assez pour donner envie de les agripper, et son cul, musclé par le yoga, remplissait le bas du bikini à la perfection. Elle était allongée sur une serviette, lunettes de soleil sur le nez, un bouquin à la main – son mari, nulle part en vue. Je m'approchai, jouai le mec qui passait par là, et on discuta plus longtemps. Elle avait trente-deux ans, prof de yoga à Paris, et ce voyage devait être une "reprise en main" de son couple. Mais elle ajouta, presque sans réfléchir, que son mec bossait plus qu'il ne la touchait. Ses yeux glissèrent sur moi, s'attardèrent sur mon torse bronzé, et je sentis qu'elle testait le terrain.
Les jours suivants, on se croisa encore – sur la plage, au marché, une fois au bar où Ludo m'avait emmené avec "An Nou Ay" de Tabou Combo en fond. À chaque fois, ça chauffait un peu plus. Elle flirtait subtilement – un sourire, une main qui frôlait mon bras – et moi, je laissais faire, jouant sur les silences pour voir jusqu'où elle irait.
Un soir, alors que le soleil tombait sur la mer, je la trouvai seule près d'un sentier qui longeait la plage. Elle portait une jupe courte en lin et un haut léger, ses cheveux détachés dansaient dans la brise. On marcha un peu, loin des regards, et elle s'arrêta net, me fixa droit dans les yeux.
— J'ai envie d'un truc différent, murmura-t-elle.
Je hochai la tête, et on bifurqua vers une crique cachée, entourée de rochers et de palmiers, loin de tout. Le sable était encore tiède, les vagues chantaient au loin. Elle se colla à moi, ses mains glissèrent sur mon torse, et je sentis son souffle contre ma peau. Je la laissai mener un moment. Elle m'allongea sur le sable, s'assit sur mes cuisses, et ses doigts descendirent vers mon short. Elle le baissa, libéra mon sexe déjà dur, et commença à me caresser. Une branlette lente, précise, qui dura longtemps. Sa main allait et venait, serrait juste ce qu'il fallait, son pouce jouait avec le bout pendant qu'elle me regardait dans les yeux. Je grognai, mes mains cherchèrent ses seins sous son haut, les empoignèrent à travers le tissu. Elle gémit doucement, accéléra un peu, puis ralentit, me laissant au bord sans me lâcher. Ça dura des minutes, une torture qui me rendait fou.
Puis elle se pencha, mais je l'arrêtai une seconde.
Puis elle se pencha, mais je l'arrêtai une seconde.
— Attends, j'ai des capotes, dis-je en fouillant mon short.
Elle sourit, un éclat sauvage dans les yeux, et me laissa sortir un préservatif de la poche. Je l'enfilai vite, et elle se redressa, ôta son haut et sa jupe en un mouvement fluide. Son corps nu brillait sous le soleil couchant – ses seins ronds aux aréoles brunes, son ventre plat avec une légère courbe, son cul ferme qui tremblait à peine quand elle bougeait. Elle grimpa sur moi, guida mon sexe avec sa main, et s'empala lentement. Je sentis sa chaleur à travers la capote, humide et serrée, et je grognai encore. Elle commença à bouger, un rythme lent d'abord, ses hanches ondulaient comme si elle dansait sur "Mwen Diw" de Tony Chasseur. Ses seins rebondissaient doucement, je les attrapai, pinçai ses tétons, et elle gémit plus fort, la tête renversée.
Le plaisir monta vite, une vague chaude qui partait de mes reins. Elle accéléra, ses cuisses claquaient contre les miennes, et je sentis son intérieur se contracter autour de moi. Elle jouit la première, un cri rauque étouffé par le bruit des vagues, son corps tremblant sur moi. Je la laissai reprendre son souffle, puis je la basculai sur le dos. Le sable colla à sa peau, ses cheveux s'étalèrent autour de son visage. Je la pénétrai d'un coup, profond, et elle enroula ses jambes autour de ma taille. Je la pris fort, mes mains sous ses fesses pour la soulever à chaque coup. Ses seins tressautaient, elle mordit sa lèvre, et ses yeux verts me fixaient, pleins de défi. Chaque poussée m'arrachait un grognement, la capote glissait sans gêner, et je sentais tout – sa chaleur, sa moiteur, ses muscles qui me serraient. Elle jouit encore, ses ongles griffèrent mon dos, et je tins bon, prolongeant le rythme.
Puis je la relevai, la mis à quatre pattes. Son cul se dressa devant moi, rond et doré, avec une fine ligne de bronzage là où le bikini s'arrêtait. Je la pénétrai par derrière, une main sur sa hanche, l'autre dans ses cheveux que je tirai légèrement. Elle grogna, aimait ça, et poussa contre moi pour aller plus loin. Le plaisir devenait brûlant, chaque coup envoyait des éclairs dans mon corps. Je voyais ses seins pendre sous elle, ses cuisses trembler, et son dos se cambrer à chaque fois que je la remplissais. "Fô An Lôv" de Patrick Saint-Éloi résonnait dans ma tête, un écho imaginaire qui collait au rythme de nos corps. Elle jouit une troisième fois, plus fort, son cri se perdit dans la crique, et je sentis la vague finale me submerger. Je me lâchai, un spasme violent, et restai en elle un moment, essoufflé.
Elle se retourna, s'allongea sur le sable à côté de moi, haletante. Son corps luisait de sueur, ses seins montaient et descendaient au rythme de sa respiration, ses cheveux collaient à son front. On resta là, silencieux, le bruit des vagues reprenant le dessus. Puis elle se rhabilla, me lança un sourire.
— Faut que je rentre avant qu'il se pose des questions, dit-elle.
Elle partit sans un mot de plus, sa silhouette disparut derrière les rochers. Je remis mon short, encore sonné. Ludo me retrouva plus tard au bungalow, me demanda où j'étais passé. Je lui ai raconté. J'avais eu un vrai coup de coeur. Je savais que Camille avait marqué ces vacances, et que cette crique resterait gravée dans ma tête.
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