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Couverture de Les carnets d'une rousse chaude et salope..., par celadon
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les carnets d'une rousse chaude et salope... — Chapitre 9 · Week-end à la plage. Seule mais, pas trop ! (Chp. 1)

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Les carnets d'une rousse chaude et salope...

Chapitre 9 · Week-end à la plage. Seule mais, pas trop ! (Chp. 1)

Je profite de la plage pendant un week-end de quatre jours pour moi toute seule.
J'adore cette heure matinale où il n'y a quasiment personne sur la plage. Le sable chaud crisse sous mes pieds nus. Je marche, mon sac en bandoulière bat contre ma hanche. Le soleil encore pâle à cette heure embrasse ma peau déjà hâlée. Je choisis un endroit, un peu à l'écart des familles déjà installées, près d'une dune où l'herbe sauvage ondoie sous la brise. Je dépose mon sac, étends ma grande serviette bleue, et me débarrasse de ma légère robe d'été. Le tissu glisse sur mes épaules, révélant mon maillot deux pièces noir, simple mais élégant. Mes seins sont fermement soutenus. Ils sont encore fermes pour mon âge, et le string épouse la courbe de mes hanches, taillant ma silhouette. Je m'assois, croise les jambes, et sors mon livre… un roman policier que j'ai commencé hier. Je chausse mes lunettes de soleil, des montures noires qui me donnent un air distant. Je ne lis pas. Je regarde par-dessus la tranche de la couverture, observe à travers les verres fumés.
Le sable est déjà chaud sous mes cuisses. Le livre reste ouvert sur mes genoux, mais mes yeux ne suivent plus les lignes imprimées sur le papier. Je ne suis pas venue ici pour lire. Je suis venue pour me sentir vivante, pour laisser le soleil et le sel me consumer. Il y a un homme, plus bas sur la plage. Je l'ai repéré tout de suite, du coin de l'œil, alors que je dépliais ma serviette. La trentaine, peut-être. Les cheveux bruns, un peu longs, qu'il rejette en arrière d'un geste machinal. Il est allongé sur le ventre, torse nu, la peau déjà dorée. Il ne lit pas non plus. Il regarde dans ma direction. Je sens le regard. Ça me fait un drôle d'effet, là, entre mes jambes. Un picotement. Comme une chaleur qui n'a rien à voir avec le soleil. Je tourne une page, lentement, en faisant mine d'être absorbée par mon histoire. Je laisse mes jambes se déplier, m'allonge sur le dos, les bras au-dessus de la tête. Un étirement paresseux, calculé.
Le string de mon maillot remonte un peu entre mes fesses quand je bouge. Je le sais. Je le sens. Je veux qu'il le voie. Le vent caresse ma peau, soulève une mèche de mes cheveux. Je ferme les yeux derrière mes lunettes noires, mais je ne dors pas. Je l'imagine. Ses mains sur mes hanches. Sa bouche sur mon ventre. Je laisse mes doigts glisser sur mon flanc, remonter lentement vers la courbe de mon sein. Un geste à peine esquissé, comme si je me réajustais. C'est un signal. Un jeu que je connais bien. Il se redresse sur les coudes. Je le vois dans le reflet de mes verres.
Il hésite. Puis il se lève. Mon cœur bat plus vite. Pas de nervosité. D'excitation. Je suis une femme avec de l'expérience, je sais ce que je veux. Il s'approche, une bouteille d'eau à la main, l'air de faire une promenade innocente. Il s'arrête près de moi, à la limite de ma serviette.
— Belle journée, non ? Sa voix est grave, un peu rauque.
Je relève lentement mes lunettes, les plante dans mes cheveux, et le regarde en plissant les yeux à cause du soleil.
— Magnifique, dis-je. Vous êtes en vacances ?
— Juste le week-end. Je suis venu pour me vider la tête.
— Moi aussi, je murmure. Il sourit.
Un sourire franc, un peu timide. Je lui rends son sourire, et je laisse mon regard descendre sur son torse, sur la ligne de poils qui disparaît sous le bord de son short de bain. Je prends mon temps. Je le détaille. Je vois ses abdos se contracter sous mon regard. Il s'accroupit à côté de moi, pose sa bouteille dans le sable.
— Je peux rester un moment ?
— Je vous en prie. Il s'assoit, pas sur ma serviette, juste à côté.
Son épaule effleure la mienne. Un contact électrique. Je sens la chaleur de son corps, l'odeur de sa peau mêlée au sel et à la crème solaire.
— Vous êtes seule ? demande-t-il.
— Pour le week-end. Mon mari est resté à la maison. Ça ajoute du piment, un goût de fruit défendu.
Je vois ses yeux s'illuminer, une lueur d'appétit s'allumer.
— Ça vous dit de prendre un verre, ce soir ? propose-t-il.
Je passe ma langue sur ma lèvre inférieure, lentement. Je le regarde droit dans les yeux.
— Pourquoi attendre ce soir ?
Sa respiration s'accélère. Il jette un coup d'œil autour de nous. La plage est encore calme, mais des familles s'installent plus loin. Des enfants courent au bord de l'eau. Nous sommes à découvert, mais cachés par la dune. Juste assez pour une illusion d'intimité. Je pose ma main sur son genou. Sa peau est chaude, légèrement moite. Je remonte doucement, du bout des doigts, vers l'intérieur de sa cuisse. Il frémit.
— Tu es sûre ? souffle-t-il, d'une voix inaudible.
— Je sais toujours ce que je veux.
Je me penche vers lui, et je l'embrasse. Un vrai baiser, profond, ma langue cherche la sienne, mes doigts s'enfoncent dans ses cheveux. Il répond, ses mains trouvent ma taille, glissent sous mon dos nu. Je sens son sexe durcir contre ma cuisse à travers le tissu humide de son short. Je recule juste assez pour murmurer contre sa bouche :
— Allonge-toi.
Il obéit, se couche sur le dos sur le sable chaud.
Je me lève, m'agenouille au-dessus de lui, à califourchon sur son ventre. Je baisse la tête, ma bouche trouve son torse, je goûte le sel sur sa peau, je mords doucement son mamelon. Il gémit, ses mains agrippent mes fesses, les pétrissent à travers le string. Mes doigts descendent, trouvent la lanière de son short, tirent. Il soulève les hanches pour m'aider, et je dégage son sexe. Il est dur, épais, le gland déjà humide. Je l'entoure de ma main, lentement, sentant les veines battre sous mes doigts. Il me regarde, les yeux mi-clos, la bouche entrouverte.
— Tu veux que je te suce ? Je demande, la voix rauque.
Il hoche la tête, incapable de parler. Je descends, m'installe entre ses jambes. Le sable est chaud sous mes genoux. Je prends son sexe dans ma bouche, lentement, le goût du sel et du désir sur ma langue. Je l'aspire profondément, le laisse glisser au fond de ma gorge, mes lèvres serrées autour de sa hampe. Ses doigts s'enfoncent dans mes cheveux, il pousse un grognement rauque, ses hanches se soulèvent pour rencontrer ma bouche. Je le suce avec lenteur, avec application, mes joues se creusent à chaque mouvement. Je sens la tension monter en lui, ses muscles se bander. Je sais qu'il est proche. Je ralentis, le taquine du bout de la langue, le regarde par en dessous.
— Pas encore, dis-je en m'essuyant la bouche du dos de la main. Je me relève, retire mon string d'un geste, le laisse tomber dans le sable. Mon sexe est mouillé, brûlant. Je m'agenouille au-dessus de lui, guide son gland contre mon entrée. Je le regarde dans les yeux quand je m'empale sur lui, lentement, le sens pénétrer en moi centimètre par centimètre. Un gémissement m'échappe, que je n'essaie pas de retenir.
— Putain, tu es serrée, souffle-t-il.
Je commence à bouger. Un va-et-vient lent, profond, au rythme de la mer qui se brise plus loin. Mes seins rebondissent sous mon maillot, je rejette la tête en arrière, les yeux fermés, m'abandonnant à la sensation. Sa main trouve mon clitoris, le masse en cadence avec mes mouvements. Je sens monter la vague, la chaleur qui se concentre dans mon ventre.
— Continue, je halète. Ne t'arrête pas.
Le plaisir monte, m'emporte, et je jouis sur son sexe, un cri étouffé dans ma gorge, mon corps secoué de spasmes. Il me suit quelques secondes plus tard, un grognement sourd, sa semence chaude se répand en moi. Je reste immobile un long moment, le souffle court, la tête posée sur sa poitrine. Le soleil est haut maintenant, la plage commence à se remplir. Je m'en fous. Je suis bien. Il caresse mes cheveux, doucement.
— On recommence ce soir ? demande-t-il.
Je souris blottie contre lui.
— J'étais sûre que tu allais demander ça.
Je me redresse à contrecœur, le sable collé à ma peau moite. Ses mains glissent de mes hanches, mais son regard reste accroché au mien, ce sourire satisfait toujours aux lèvres. J'attrape mon string dans le sable, l'enfile en me tortillant, sans me presser. Il me regarde faire, ses yeux suivent chaque mouvement.
— J'ai faim, dis-je en attrapant ma robe. Et toi ?
Il se lève, remonte son short, son sexe encore à demi dur dessine une bosse sous le tissu. Il s'en fout. Moi aussi.
— Il y a un petit resto pas loin, sur le port. Fruits de mer, vue sur la mer. Tu aimes les fruits de mer ?
Je passe ma robe par-dessus ma tête, laissant mes cheveux mouillés dépasser en désordre. Je remets mes lunettes de soleil.
— J'adore.
On marche côte à côte sur le sable, nos doigts se frôlent sans se prendre. La plage commence à s'animer, des enfants courent dans les vagues, des groupes de jeunes s'installent avec des glacières. Je sens leurs regards sur nous, sur mon corps encore luisant de sueur et de sel. Je sais ce qu'ils voient : une femme de quarante ans, visiblement satisfaite, accompagnée d'un homme plus jeune. Ça me fait sourire. Le resto est une cabane en bois sur pilotis, les pieds dans l'eau. On s'installe à une table en terrasse, une nappe à carreaux rouges et blancs, le bruit des assiettes et des rires autour de nous. Il commande une bouteille de vin blanc, des huîtres, des gambas grillées.
— Alors, dit-il en remplissant mon verre. Raconte-moi. Qu'est-ce qu'une femme comme toi fait toute seule sur une plage un samedi matin ?
Je bois une gorgée, le vin frais et sec sur ma langue.
— Une femme comme moi ?
Il hausse les épaules, un peu gêné.
— Belle. Intelligente. Libre.
Je ris doucement.
— Libre, oui. C'est le mot. Je suis libre. Je prends ce que la vie me donne.
Il me regarde, ses doigts tournent le pied de son verre.
— Et qu'est-ce que la vie t'a donné aujourd'hui ?
Je plante mes yeux dans les siens, enlève mes lunettes pour qu'il voie bien mon regard.
— Toi.
Il rougit légèrement, mais il ne détourne pas les yeux.
Il lève son verre.
— À nous, alors.
— À nous.
On trinque, les verres tintent. Sous la table, mon pied remonte le long de sa jambe, lentement. Il sursaute, puis un sourire en coin éclaire son visage. Il pose sa main sur ma cuisse. Sous la nappe, ses doigts remontent sous l'ourlet de ma robe. Le serveur arrive avec les huîtres. On se sépare, le temps de manger, de parler de tout et de rien. Il s'appelle Thomas, trente-quatre ans, architecte, divorcé. Il a un fils de huit ans qui vit avec son ex-femme.
— On est là pour s'amuser, pas pour s'appesantir, dit-il en piquant une gamba.
— Exactement.
L'après-midi passe, le soleil décline, la lumière devient dorée. On commande un deuxième verre, puis un café. On ne veut pas se quitter. Finalement, il pose quelques billets sur la table, se lève, me tend la main.
— J'ai une chambre d'hôtel, là-bas, dit-il en indiquant une façade blanche au bout de la jetée. Vue sur la mer. Lit king-size. Climatisation.
Je saisis sa main et me lève.
— Tu me fais visiter ?
On marche le long du port, les bateaux de pêche qui dansent sur l'eau, les mouettes qui crient. Sa main dans la mienne, chaude, assurée. L'hôtel est modeste, une réception avec un employé qui lève à peine les yeux de son écran. On prend l'ascenseur, nos corps se touchent dans l'espace exigu. Je sens son sexe durcir contre ma hanche. Je glisse ma main sur sa nuque, attire sa bouche vers la mienne. On s'embrasse dans l'ascenseur. Un baiser profond, glouton, nos langues se cherchent. La porte de la chambre s'ouvre sur une pièce baignée de lumière orangée. Le lit est immense, blanc, la fenêtre ouverte sur la mer. Le bruit des vagues entre par la fenêtre, mêlé à l'air salin. Il me prend par la taille, me fait pivoter, mes fesses contre le bord du lit. Il embrasse mon cou, descend sur mes épaules, défait les bretelles de ma robe. Le tissu glisse, révélant mon maillot encore humide.
— Enlève ça, murmure-t-il contre ma peau.
Je fais glisser les bretelles, détache le soutien-gorge, le laisse tomber par terre. Mes seins sont libres, les tétons durcis par l'air conditionné. Il les prend dans ses mains, les lèche, les suce, alternant, me faisant gémir. Mes doigts trouvent la fermeture de son short, l'ouvrent, le laissent tomber à ses chevilles. Son sexe jaillit, dur, prêt. Je m'agenouille devant lui, sans y être invitée, et je le prends dans ma bouche. Il gémit, une main dans mes cheveux, l'autre agrippe le drap.
— Putain, tu es incroyable, souffle-t-il.
Je le suce longtemps, lentement, le regarde réagir à chaque mouvement de ma langue. Je sens la tension monter, le goût salé au fond de ma gorge. Je ralentis, le taquine, le fais languir. Finalement, je me relève, me débarrasse de la culotte de mon maillot, et je m'allonge sur le lit, les jambes ouvertes, offerte.
— Viens, dis-je. Prends-moi.
Il s'agenouille entre mes jambes. Il me regarde, les yeux remplis de désir.
— Dernière chance de reculer, dit-il.
— J'ai cessé de reculer il y a longtemps.
Il s'enfonce en moi en un seul mouvement, profond, brutal. Je crie, un cri de surprise et de plaisir mêlés. Il commence à bouger, à un rythme rapide, désespéré, comme s'il voulait rattraper tout le temps perdu.
Je l'accueille, mes jambes enroulées autour de sa taille, mes ongles s'enfoncent dans son dos. La chambre se remplit de nos bruits, des gémissements, du clapotis des vagues, du grincement du lit. Le soleil couchant jette nos ombres sur le mur, nos corps mêlés, une seule créature à deux têtes. Je sens le plaisir monter, inévitable. Je jouis avec un cri rauque, mon corps se cambre sous le sien. Il me suit, une dernière poussée, un grognement sourd, et il s'effondre sur moi, en sueur, haletant. On reste là, enchevêtrés, le souffle court, le bruit de nos cœurs qui ralentit. La nuit tombe doucement, la lune se lève sur la mer. Il murmure quelque chose contre mon épaule, un mot, peut-être mon nom. Je ne réponds pas. Je me contente de le serrer plus fort, mes doigts dans ses cheveux.
Aucune idée de ce que demain apportera. Je m'en fous. Ce soir, je suis là, dans ce lit, avec cet homme, et c'est tout ce qui compte.
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