Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jeux de plaisir — Chapitre 2 · Les règles du jeu
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jeux de plaisir
Chapitre 2 · Les règles du jeu
— Oups ! ricana Maxime en se levant, les bras en l'air comme un perdant triomphant.
Un éclat de rire général secoua la table. Margaux, loin d'être gênée, leva les yeux au ciel.
— J'espère au moins que tu vas rester assis tranquille, plaisanta-t-elle en croisant les bras.
— Mais bien sûr, répondit Maxime avec décontraction en se rasseyant, les jambes légèrement écartées, sans chercher à cacher quoi que ce soit.
— Mais bien sûr, répondit Maxime avec décontraction en se rasseyant, les jambes légèrement écartées, sans chercher à cacher quoi que ce soit.
Juliette riait aussi, mais en son for intérieur, quelque chose bougeait. Un battement de cœur un peu plus fort. Un regard un peu trop insistant.
Son regard glissa malgré elle sur ce qui se dévoilait sous ses yeux. Elle savait qu'elle ne devait pas trop regarder, que tout cela n'était qu'un jeu absurde entre amis... mais elle n'arrivait pas à détourner totalement les yeux. L'image continuait de s'imprimer dans son esprit, refusait de s'effacer.
Son regard glissa malgré elle sur ce qui se dévoilait sous ses yeux. Elle savait qu'elle ne devait pas trop regarder, que tout cela n'était qu'un jeu absurde entre amis... mais elle n'arrivait pas à détourner totalement les yeux. L'image continuait de s'imprimer dans son esprit, refusait de s'effacer.
Son cœur accéléra imperceptiblement lorsqu'une pensée fugace, interdite, traversa son esprit. Et si... ?
Elle réprima aussitôt cette idée, avalant une gorgée de son verre pour étouffer la pensée.
Le jeu reprit, et cette fois, ce fut Alexandre qui perdit tout. D'un geste tranquille, presque solennel, il retira ses derniers vêtements sans théâtralité. Il ne chercha ni à cacher, ni à jouer les provocateurs. Il était simplement là, droit, à l'aise dans sa peau. Pas dans la démonstration, mais dans une nudité tranquille, assumée.
Juliette sentit un pincement au ventre en voyant Margaux le détailler du regard, longuement, sans détour. Il n'y avait rien de discret dans sa façon de l'observer. Pas de gêne, pas de détour. Juste cette assurance naturelle, presque déconcertante. Ses yeux passaient sur le torse, glissaient plus bas, s'attardaient un peu, puis remontaient, comme si c'était la chose la plus normale du monde.
Juliette se surprit à comparer : elle avait jeté un regard volé à Maxime, du coin de l'œil, presque honteusement. Margaux, elle, regardait pleinement. Elle savourait, même. Et ça se voyait.
Juliette détourna brièvement les yeux, troublée par ce mélange de gêne... et de fascination. Elle ne savait pas très bien si elle était jalouse de ce regard posé sur Alexandre, ou fascinée par la liberté avec laquelle Margaux se permettait de le faire.
Margaux ne se gênait pour rien, et Juliette n'arrivait pas à lui en vouloir. Il y avait chez elle cette manière d'assumer, ce naturel désarmant, presque insolent. Même quand elle perdit à son tour, elle se leva et se débarrassa de son dernier vêtement sans la moindre hésitation. D'un geste fluide, précis. Elle semblait faite pour être nue. Pas pour séduire, pas pour provoquer, mais parce qu'elle était exactement à sa place, comme ça.
Juliette l'admira un instant, silencieuse. Elle était belle. Sauvagement belle. Pas parfaite, mais rayonnante. Libre.
Mais cette fois, l'ambiance avait définitivement changé. Ce n'était plus seulement du rire et du jeu. Quelque chose de plus dense flottait dans l'air, une tension électrique, presque palpable.
Et il ne restait plus qu'elle en sous-vêtements.
Un silence s'étira avant que Maxime ne rompe l'instant avec un sourire amusé :
— Bon, et maintenant ?
Alexandre haussa un sourcil, sa voix légèrement plus rauque qu'avant :
— On continue ? Ou on change les règles ?
Margaux s'étira lentement, un sourire espiègle au coin des lèvres.
— Des gages, décréta-t-elle. Maintenant, chaque perdant a un gage.
Un frisson d'excitation parcourut la pièce. Ils savaient tous que le jeu venait de franchir une nouvelle limite.
Maxime perdit en premier. Un éclat complice illumina les regards.
— Allez, enfile ça, lui lança Margaux en lui tendant son string noir, un brin trop fière de son idée.
Maxime éclata de rire.
— Sérieusement ?
Mais il joua le jeu, se levant pour enfiler le minuscule morceau de tissu. Il tira légèrement dessus en grimaçant, arrachant de nouveaux éclats de rire au groupe.
Juliette ne put s'empêcher de fixer l'étoffe tendue sur son corps masculin, détaillant des formes qu'elle n'aurait jamais cru observer d'aussi près, et aussi naturellement. Son ventre se contracta sous une étrange chaleur.
Puis ce fut au tour de Margaux de perdre.
Alexandre se frotta les mains, son sourire s'élargissant.
— Puisque tu as l'air si à l'aise... Je veux te voir retirer ce que porte Maxime... avec les dents.
Un frémissement parcourut la pièce.
Margaux haussa un sourcil, mais un léger rose colora ses joues. Elle éclata de rire, comme si tout cela n'était qu'une simple plaisanterie.
— Tu joues gros, toi, dit-elle doucement.
Puis, sans la moindre hésitation, elle se leva et s'agenouilla devant Maxime, lente, féline. Juliette sentit son souffle se bloquer. Elle n'aurait pas su dire si c'était de l'inquiétude... ou de l'excitation.
Le regard de Maxime se fit plus intense, son torse se soulevant lentement. Il ne bougea pas d'un pouce tandis que Margaux posait ses mains sur ses cuisses. Elle resta là un instant à le contempler, joueuse, profitant de son impatience avant de s'approcher de son sexe. Elle pencha la tête et attrapa délicatement le fin tissu de ses dents. Elle tira doucement, trop doucement. Elle savourait l'instant.
L'ambiance n'avait plus rien d'innocent.
Le silence devint presque assourdissant.
Juliette le sentit au creux de son ventre, cette chaleur insidieuse qui la consumait lentement. Son regard oscilla entre Margaux et Maxime, puis glissa vers Alexandre. Il observait, immobile, les mâchoires contractées, un sourire au coin de la lèvre. Est-ce qu'il ressentait la même chose qu'elle ?
Puis le tissu finit par tomber au sol.
Margaux recula légèrement, levant les mains en signe de victoire.
Juliette ne put s'empêcher de tendre un dernier regard vers Maxime. Un regard bref, mais qui lui permit néanmoins de voir ce que le string avait vainement tenté de dissimuler. Si elle n'était pas sûre qu'Alexandre avait ressenti la même chose qu'elle, on ne peut pas en dire autant pour Maxime. Ce qu'il affichait n'était pas ce qu'on peut qualifier d'une érection, mais c'en était plus proche que ce qu'il présentait quelques minutes plus tôt.
— Et voilà, défi relevé ! déclara-t-elle d'un ton léger.
Tous sourirent, ricanèrent, mais personne ne rit cette fois.
Parce qu'ils savaient.
Ils avaient tous ressenti ce point de bascule.
Ils avaient franchi une ligne invisible.
Et il n'y avait plus de retour en arrière.
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Commentaires ()
des aventures comme ça faut vraiment les vivres
j'aime bien votre écriture
merci