Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une première décisive — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une première décisive
Chapitre 1
Une grande partie de ce que vous allez lire est vraie.
C'est le printemps, on est en 1991, j'ai tout juste vingt ans depuis quelques mois. Je ne suis pas du genre beau gosse, plutôt quelconque,1m72 pour 58 kilos, je suis sorti avec trois filles dont une seule relation sérieuse qui a duré un peu plus d'un an. Je suis aussi attiré par les garçons, mais je ne suis pas passé à l'acte par peur. J'ai rencontré il y a peu un couple lesbien, Emilie et Rozenn, avec qui je m'entends très bien et qui m'a fait découvrir le milieu gay quimpérois. Lors d'une soirée, je rencontre Antoine, un ami d'Emilie, efféminé, grand, fin, c'est un militant à AIDS et de la cause LGBT à Quimper. On s'entend plutôt bien, je l'imagine le soir dans mon lit en train de me sucer et moi ensuite le sodomiser, je dois dire que ses rêves érotiques sont bouillants et mes éjaculations fournis quand je me masturbe.
Un soir après une soirée, je me propose de le raccompagner chez lui, enfin chez sa mère avec qui il habite. Alors que je termine ma cigarette avant de monter dans la voiture, il se serre contre moi et m'embrasse. Je laisse sa langue jouer avec la mienne et savoure mon premier baiser avec un mec. Je pose mes mains sur ses hanches et le presse contre moi. Il me propose avant de rentrer d'aller dans un endroit discret, je l'imagine déjà en train de me sucer. Nous montons en voiture, prenons la direction des bords de l'Odet et je gare la voiture sur un petit parking isolé. Nous passons à l'arrière de ma voiture, on se colle, on s'embrasse, il défait mon pantalon et me caresse, vous imaginez à quel point je suis excité, mais extrêmement maladroit, il guide ma main vers son entrejambe, alors je le caresse aussi. Il porte ce soir-là une salopette, il la fait glisser en se contorsionnant dans la voiture.
Je me retrouve avec son sexe en main, il a cessé de me caresser, mais moi je suis subjugué par son sexe dur entre mes doigts. A un moment, alors que je viens de l'embrasser à nouveau, il appuie sur ma tête qui se retrouve face à son gland. J'entends comme très loin sa demande de le prendre en bouche, car je suis déjà en train de le lécher avant d'avaler son sexe.
Et voilà, je rêvais qu'il me suce et me voilà en train d'avaler son sexe et de prendre plaisir à le faire. Quand il se contracte pour jouir, je ne peux qu'avaler un peu de son sperme, la surprise, le goût, j'en recrache une bonne partie sur son pubis. Il me complimente quand même pour ma première pipe avant de m'embrasser à nouveau, moi j'ai toujours mon caleçon au niveau des genoux, il me prend alors en bouche et je connais pour la première fois de ma vie cette sensation délicieuse d'une bouche experte autour de mon sexe. Quand j'explose, lui n'en a pas perdu une goutte. On reste ainsi pendant environ une heure à s'embrasser et se caresser avant que je le dépose chez sa maman et rentre chez mes parents.
Samedi suivant, la bande se retrouve dans un bar gay de Quimper, et mes exploits du week-end précédent ont fait le tour de la bande. Donc pas de raison de se cacher, et on s'embrasse devant tout le monde. Si je ne suis pas encore très à l'aise, lui en revanche marque son territoire par rapport aux autres mecs qui seraient tentés de m'approcher. Après la soirée, il m'invite chez lui pour la nuit. Je suis gêné quand il ouvre la porte et que sa mère est dans le salon devant une émission de télé. Les présentations sont brèves et nous filons dans sa chambre. Il me déshabille, et me dit de ne pas m'inquiéter pour sa maman, nous filons à la salle de bain où il se fait un lavement, me fait faire le mien avant de rejoindre son lit. Allongés côte à côte, on s'embrasse, on se caresse, plus de vêtements, aucune barrière, juste le contact de nos mains sur nos peaux.
Nous bandons tous les deux et il me guide de nouveau vers son sexe, je prends pour la deuxième fois son sexe en bouche et de nouveau je prends plaisir à le faire, quand il sent le moment venir, il se retire pour me retourner, il me met du gel entre les fesses et me doigte pour me dilater, il va me baiser, voilà l'idée qui me traverse l'esprit quand il présente son sexe contre mon anus. Le passage est douloureux, loin d'être plaisant au début, et cette envie de l'expulser de soi. Mais quand il commence ses va-et-vient, la sensation est bien différente, à la douleur s'ajoute le plaisir, cette chaleur qui envahit petit à petit votre bas-ventre. Je me fais baiser par un mec et je prends plaisir, au point de me mettre à gémir, je ne peux me retenir tellement c'est bon. Le moment où je sens son sperme envahir mes entrailles, je jouis également, je ne me suis même pas aperçu que j'ai débandé pendant qu'il me prend.
On s'endort collés l'un à l'autre, et je me sens tellement bien dans ses bras, blotti contre sa poitrine. Le lendemain matin, on retrouve sa maman au petit-déjeuner, je suis honteux de mes gémissements de la veille, elle profite que son fils soit aux toilettes pour me demander comment s'est passée ma nuit et que j'ai l'air d'avoir pris beaucoup de plaisir. Antoine me demande si je veux prendre une douche et passer le reste du dimanche avec eux. J'accepte la douche, sa maman lui propose alors de me prêter un sous-vêtement propre, ce qui nous fait sourire vu la différence de gabarit, mais c'est surtout le type de dessous qui me fait rire, car les deux fois que je l'ai vue en dessous, ils étaient féminins. Elle me propose alors un des siens qui sera plus adapté et devant mon expression, Antoine me dit que comme ça, on sera assorti.
J'entre dans la salle de bain en tenant à la main une culotte en satin et dentelle, ma douche terminée, j'hésite à l'enfiler même si j'ai déjà piqué des dessous à ma maman où à une copine, je l'ai toujours fait dans l'anonymat de ma chambre. Alors j'enfile cette culotte avant de vite remettre mon jean, elle me rentre dans les fesses et je ne cesse de tirer dessus dès que je me lève. Dans l'après-midi, nous retournons dans sa chambre où il me prend une nouvelle fois après m'avoir et que je l'ai sucé. De nouveau, je gémis bruyamment, on passe un moment au lit, je repasse la culotte pour aller aux toilettes en croisant sa maman dans le couloir qui me fait une caresse sur la joue, je suis troublé par ce geste.
Le week-end suivant, il m'invite à le passer chez lui, et donc le vendredi, je me présente à la porte de l'appartement, accueilli par sa maman, Antoine étant sorti voir un ami qui ne se sent pas bien et qui va rentrer très vite. J'en profite pour lui rendre sa culotte que j'ai lavée discrètement, mais que j'ai aussi portée la nuit dans mon lit jusqu'à la veille, me faisant ainsi repenser à Antoine et au plaisir du week-end précédent. Elle me dit que je peux la garder, gêné, je la remets dans mon sac. Elle m'offre une bière, elle me pose des questions sur moi, ma vie, ce que je fais, elle ne cesse de m'observer, et moi j'ai du mal à détacher mon regard du décolleté de sa robe moulante. Elle me propose pour faire une surprise à Antoine de repasser la culotte, idée qui me plaît sachant qu'Antoine sera aussi en dessous féminin.
Je file dans la chambre, alors que je suis en train de remonter la culotte, elle entre dans la chambre et je deviens tout rouge, je termine très vite de la remonter et d'y glisser mon sexe qui commence à durcir. Elle sourit en me voyant, elle me dit que vu mon état, j'apprécie beaucoup les dessous féminins. Elle me prend par la main, de nouveau une caresse sur ma joue et m'entraîne vers sa chambre, elle ouvre son armoire et y prend une robe qu'elle me tend. Me demande de l'enfiler, et passe dans mon dos pour fermer la glissière. Je me vois en robe dans le miroir en face de moi, elle qui me sourit dans mon dos, me disant que j'ai une taille parfaite, m'explique qu'Antoine adore porter des vêtements de fille, mais que maintenant, c'est plus compliqué vu sa taille. Pour moi cependant, c'est facile d'en porter une, je suis petite et toute fine.
Je suis dans un autre monde, je voulais sodomiser un mec et je me retrouve dans la chambre de mon mec en robe avec sa mère qui me dit que ça me va bien. C'est à ce moment que l'on entend la porte s'ouvrir, Antoine vient de rentrer, je panique, sa mère lui dit qu'on est dans la chambre. Il entre et me voit en robe, il me sourit et me prend dans ses bras pour m'embrasser, et là, plus rien ne compte que sa langue qui joue avec la mienne, ses mains sur mes fesses et ses mots qu'ils lâchent dans mon oreille. « La robe te va super bien, j'ai envie de toi ».
En me soulevant, il m'entraîne dans sa chambre, il retrousse ma robe, m'allonge sur le dos avant de baisser ma culotte. Quand il enlève son pantalon, je découvre une culotte en dentelle rouge, qu'il baisse pour laisser apparaître son sexe, il s'allonge sur moi, m'enduit de gel avant de me prendre, encore une petite douleur, mais supportable face au plaisir de me sentir remplie par son membre dur et chaud. Mon plaisir est intense, cette fois les gémissements laissent place à un déferlement de cris de plaisir. Je jouis, tachant la robe de mon sperme, quand il me demande si ça m'a plu et si je suis heureuse, je ne peux répondre que oui. Sa maman me fera porter robe, jupe, nuisette tout le week-end pour le plus grand plaisir d'Antoine et le mien.
Je passe tous mes week-ends chez Antoine et sa mère, je m'habille en fille en arrivant pour ne plus quitter ces tenues avant mon départ le dimanche soir tard. Au bout de quatre mois, ma mère a découvert des culottes de fille en rangeant mon armoire. Après un long moment à discuter, je finis par lui avouer que j'ai rencontré un garçon et que j'aime faire la fille pour lui. Elle a bien remarqué des changements dans mon attitude, me demande si je me sens bien. Je lui réponds naturellement qu'il me rend heureuse. Le samedi suivant, maman décide de m'emmener faire du shopping et je m'achète plusieurs tenues de fille, elle me dit que je ne peux pas continuer à porter les tenues de la maman d'Antoine le week-end, surtout sa lingerie, alors on fait le plein de culottes, dentelle, coton, j'ai même acheté un bikini rose à fleurs blanches, je découvre le plaisir de porter le haut. Deux semaines plus tard, je m'achète un soutien-gorge.
Après huit mois, on décide de faire se rencontrer nos mamans, ma maman insistant pour cette rencontre, la mère d'Antoine nous invite chez elle, la rencontre se passe bien et je me passe pour la première fois une soirée habillée en fille devant maman. Antoine a la côte auprès de ma mère, pour mon père, ça risque d'être plus compliqué. Maman promet de travailler papa pour lui faire accepter le fait que j'aime un garçon et surtout celui que j'aime me sentir fille.
La première rencontre entre papa et Antoine est plutôt froide, surtout que maman lui a parlé de nous, de notre façon d'être chez Christelle. S'il se retient de toute réflexion, il refuse de me voir en fille pour le moment. Pourtant je le suis de plus en plus, je laisse pousser mes cheveux, je me vernis les pieds, les mains, et commencé à me maquiller le week-end avec l'aide de maman. Mes jeans, t-shirt sont féminins, les chemisiers ont remplacé mes chemises, mes shorts sont courts, moulants et je ne porte plus de caleçon. C'est pour mon anniversaire que je me présente à lui pour la première fois en robe, achetée pour l'occasion lors d'une sortie entre mère et fille. Elle est mi-cuisse, moulante avec un grand V dans le dos, épilée intégralement pour l'occasion chez l'esthéticienne, maquillée, Sarah invite ses parents et son copain au restaurant. Elle va leur annoncer qu'elle s'installe avec Antoine dans un mois dans un appartement en ville.
Mon père dit que c'est n'importe quoi, même s'il avoue à demi-mot que je suis jolie, moi je suis heureuse, je me sens bien avec Antoine, je viens de changer de travail pour devenir barmaid dans un bar gay.
Il me faut encore deux ans et de multiples rendez-vous psy pour obtenir l'accord et commencer une transition, je ne suis plus avec Antoine, mais nous nous voyons régulièrement pour des moments agréables, en revanche, je vois souvent sa maman, et avec la mienne, sont un très grand soutien dans mon parcours. Je suis maintenant une femme heureuse et épanouie, à l'heure où j'écris ces lignes, je vais rejoindre l'homme avec qui je partage ma vie depuis vingt ans et qui ronfle tranquillement dans notre chambre.
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