Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La sieste — Chapitre 1 · La sieste
Auteur
La sieste
Chapitre 1 · La sieste
Un léger fond sonore habille sa matinée. Le samedi, elle ne travaille pas, et ses premières heures obéissent d’ordinaire à un rituel bien rodé : le marché du quartier avec sa meilleure amie, suivi d’un long moment à bavarder en terrasse autour d’un café ou d’un sirop. Mais ce matin, cette dernière a annulé au dernier moment. Changement de programme. Elle y est allée en vitesse, toute seule, filant entre les étals pour ramasser juste quelques fruits et légumes. Elle n’est pas rentrée les mains vides. Une idée, une envie lui trottait dans la tête depuis quelque temps déjà, et en dénichant par hasard l’objet de ce futur délice, son petit plan a pris corps.
Depuis son retour, elle tourne en rond sur un forum internet, mais ses yeux glissent sur l’écran sans vraiment lire. C’est juste pour s’occuper, car dans son ventre, ça pulse. Elle aime recevoir les SMS quotidiens de son homme, bien sûr, mais lorsqu’il lui écrit pour de vrai… hummmm. Ce matin, c’est une petite note manuscrite qu’il a laissée sur un coin de la table avant de partir à l’aube. Elle trouve ce geste un poil désuet, mais tellement romantique. Quelques lignes griffonnées à la hâte, des mots de sueur et de désir qui ont laissé des traces tenaces en elle tout au long des premières heures de la journée. Elle regarde l’heure, midi passé ; elle picore trois fois rien, le ventre un peu crispé par une impatience qui commence à lui piquer la peau. Elle sait qu’il est debout depuis quatre heures du matin, qu’il a la semaine dans les jambes, mais…
Le bruit net de la clé qui tourne dans la serrure brise soudain ses pensées. Quand la porte claque enfin, son cœur fait un bond. Le retrouver là, dans l’entrée, balaye instantanément toute l’attente accumulée. Il est visiblement heureux de la revoir, ses yeux parlent pour lui malgré la fatigue qui lui tire les traits. Il l’attire à lui pour un baiser, un petit câlin, une étreinte douce et serrée où elle sent toute sa chaleur. Leurs visages se rapprochent, et d’un même élan, l’un et l’autre posent une main sur la joue de l’autre, une caresse suspendue qui scelle leurs retrouvailles. Contre son torse, elle fond.
Ils passent rapidement à table dans la cuisine. Elle lui a préparé une petite salade de tomates bien fraîche, relevée d’un filet d’huile d’olive. C’est juste un en-cas, une habitude entre eux, il ne mange quasiment jamais lorsqu’il rentre du travail, l’estomac encore un peu serré par le rythme de sa matinée. Pendant qu’il picore son assiette, ils en profitent pour papoter, échangeant des mots légers, des nouvelles de tout et de rien. Ils effleurent un instant le sujet du travail, mais d’un commun accord, ils préfèrent le laisser dehors, au seuil de leur bulle. Le repas est léger, mais l’essentiel est ailleurs. Au-dessus des assiettes, les regards se croisent, s’attardent, et l’air entre eux est déjà chargé d’une électricité lourde.
— On va prendre une douche, murmure-t-elle en se levant pour l’entraîner. Tu seras mieux pour une petite sieste…
L’eau coule, chaude, lavant la fatigue du travail. Dans la cabine pleine de buée, ses mains à elle se font douces, enveloppantes. Elle savonne ce corps qu’elle désire, ses doigts s’attardent sur ses muscles tendus. Il réagit déjà, son sexe durcissant contre sa hanche, mais elle freine le jeu. Elle sait qu’il est épuisé et que les étreintes à la va-vite ne sont pas sa came. Elle veut qu’il soit au sommet de sa forme pour la suite.
Lorsqu’ils s’allongent enfin sur les draps frais, la pénombre de la chambre les enveloppe. Il s’effondre de fatigue, lourd. Elle sait qu’il n’aime pas dépasser une heure de sommeil, soixante minutes, c’est son temps idéal pour bien récupérer et être en forme pour le reste de la journée. Discrètement, elle programme une alarme douce sur vibreur pour dans quarante-cinq minutes. Elle a sa petite idée en tête. Pour la suite, elle verra bien, avec lui, elle sait que la spontanéité prime et qu’ils s’adaptent toujours l’un à l’autre. Chez eux, l’amour est une affaire de partage absolu, aucun ne force jamais l’autre, et le verbe imposer n’existe pas, à moins que la domination ne soit un jeu explicitement consenti pour pimenter l’étreinte.
Pendant qu’il dort d’un sommeil de plomb, elle reste collée contre lui. Le feu la brûle. Sa culotte est abandonnée au pied du lit, son intimité est déjà brûlante, mais elle se préserve. Pour tromper son impatience et ne pas s’endormir elle-même, elle attrape un livre. Elle lit un peu, immobile, retenant son souffle. Elle savoure cette attente qui la rend folle.
Soudain, la douce vibration contre sa peau lui indique que les quarante-cinq minutes sont passées. Elle pose immédiatement son livre. C’est l’heure de lui offrir le plus magnifique des réveils. Elle se glisse hors des draps avec une infinie précaution, veillant à ne pas troubler son sommeil de brute. Elle s’éclipse un instant vers la cuisine et revient avec une coupelle de fraises qu’elle a gardées bien au frais. Le parfum sucré embaume instantanément la pièce, une promesse gourmande pour plus tard, mais pour l’instant, c’est d’une autre chair qu’elle a faim.
Elle s’approche du lit, un sourire joueur aux lèvres. Elle glisse lentement le long de son corps. Il dort encore, son sexe est au repos. Elle s’installe entre ses cuisses et s’approche de son péché mignon. Elle sait à quel point il aime ça, sentir sa bouche chaude l’envelopper alors qu’il ne bande pas encore.
Elle l’accueille délicatement, sa langue l’entoure, ses lèvres se serrent avec une douceur infinie. Sous la chaleur humide de sa bouche, son corps à lui réagit instantanément. Elle le sent bouger, un soupir lourd échappe à ses lèvres endormies, alors que son sexe commence à gonfler et à durcir directement sous ses lèvres. Il émerge de sa sieste, le regard embrumé, mais l’esprit saisi par le plaisir de cette java en bouche aussi brute que tendre. Ses mains viennent se poser sur ses cheveux à elle, son trésor, la guidant dans ce réveil princier. Le repos est définitivement terminé.
Les yeux encore flous de sommeil, il bascule instantanément dans la réalité de leur désir. Le repos a payé, il est en pleine forme. Sans un mot, il se redresse, debout sur le lit, la dominant alors qu’elle l’observe, le regard déjà affolé par cette soudaine assurance. Son regard accroche la coupelle sur la table de nuit. Un sourire en coin se dessine sur ses lèvres. Il attrape une fraise bien mûre, rouge sang, et l’écrase légèrement entre ses doigts pour en libérer le nectar avant de la promener sur la peau de sa belle. Le fruit, encore chargé de fraîcheur, et son jus glacé créent un contraste saisissant, une morsure frissonnante sur sa chair enfiévrée. Le nectar frais trace une ligne brûlante qui descend le long de son cou, glisse entre ses seins tendus, avant de descendre plus bas pour venir border sa féminité. D’un geste lent, presque aérien, il fait glisser le fruit le long de sa fente, parcourant le pli de ses lèvres closes sans jamais chercher à s’y insérer, y déposant juste une caresse sucrée et glaciale. Elle frissonne, le ventre contracté, foudroyée par cette onde thermique qui embrase ses sens.
Le voyage ne fait que commencer. De ses lèvres et de sa langue, il suit fidèlement le sillage sucré qu’il vient de dessiner sur son corps. Il lèche chaque goutte de jus, remonte lentement le long de son abdomen, s’attarde sur la pointe de ses seins qu’il titille, pour finir par croquer la fraise à pleines dents. Il ne l’avale pas, échange d’or et de salive ; il plonge sa bouche sur la sienne et, dans un baiser farouche et confit, lui glisse la chair parfumée du fruit. Leurs langues se mêlent, ivres de ce goût de sucre et de péché.
La belle n’est pas du genre à rester passive. Le jeu l’excite au-delà des mots. Elle avale la pulpe d’un coup, le regard noir de défi. Elle s’empare à son tour d’une autre fraise dans la coupelle. D’un geste autoritaire, elle le pousse pour qu’il s’allonge sur le dos. Elle lui chevauche les cuisses, l’œil brillant.
Elle écrase lentement la fraise sur le torse de son homme, faisant descendre le jus collant le long de son ventre, jusqu’au ras de son sexe qui palpite, déjà lourd et baigné de son propre désir. Elle se penche, ses cheveux frôlant sa peau, et commence à lécher le nectar directement sur ce corps masculin. Sa langue s’attarde, gourmande, joueuse, descendant de plus en plus bas jusqu’à frôler la base de sa verge.
Puis, elle descend encore. Sa bouche chaude englobe le membre, sa langue lèche et aspire le jus de fraise mêlé au précieux liquide qui commence à perler. Elle prend alors un nouveau morceau de fruit en bouche, l’écrase contre son palais, et vient envelopper le gland de ses lèvres chaudes et sucrées, lui offrant une fellation au goût de fruit défendu qui le fait arquer sur le matelas, les mains crispées dans les draps. Elle remonte ensuite jusqu’au nombril de son homme, l’affolant de ses coups de langue experts, avant de cueillir le reste de la pulpe entre ses lèvres pour le lui offrir au cours d’un baiser profondément possessif.
C’est lui qui relance les hostilités pour ne pas sombrer trop vite. Il guide son sexe à nouveau entre ses lèvres, mais cette fois, c’est lui qui imprime le rythme. C’est lourd, direct, un peu brusque, sans pour autant perdre leur complicité. Elle suffoque un peu sous l’intensité des va-et-vient, les mains agrippées à ses cuisses, totalement soumise à cette énergie brute qu’elle a elle-même réveillée. Après quelques poussées appuyées, il se retire brusquement. Il se laisse glisser à genoux sur le matelas, se penche sur elle et capte sa bouche dans un baiser sauvage. Leurs salives abondantes se mélangent, chaudes, prolongeant le goût de leur étreinte.
Elle n’a pas besoin d’ordres. Consumée par le feu qui la brûle depuis le midi, elle se retourne d’un mouvement fluide et offre son postérieur à son homme. Lui, toujours à genoux derrière elle, ne la fait pas attendre. Il se baisse et commence à la lécher goulûment, explorant son humidité avec ferveur. Sa langue descend, alterne, s’attarde sur ses deux orifices avec la même gourmandise. Son désir à elle est sa drogue, il aime la sentir trempée, et la seule chaleur de son souffle à cet endroit suffit à la faire cambrer, elle qui frissonne de la tête aux pieds.
Elle finit par écraser sa tête contre le matelas frais, le visage enfoui dans l’oreiller pour étouffer ses gémissements. Dans un mouvement désespéré de luxure, elle glisse ses deux bras sous son propre corps, les pliant pour réussir à atteindre son sexe brûlant et trempé. Sa première main plonge alors deux doigts au cœur de son intimité et s’y enfonce lourdement, les bruits indécents participant à sa propre excitation. Pendant ce temps, son autre main s’empare de son clito, qui réclame une attention immédiate et sauvage. Sous la pression de ses propres doigts et les assauts réguliers qui la percutent par-derrière, son clitoris sature. C’est un bombardement de sensations, de véritables décharges électriques qui envoient des ondes brûlantes directement dans son ventre et secouent son cerveau. Ses yeux sont grands ouverts dans le noir de l’oreiller, son esprit totalement submergé par la violence des vagues qui se propagent en elle. Elle est au bord de la rupture, le ventre contracté à l’extrême, prête à exploser.
Il se redresse, s’agenouille fermement derrière elle, les mains ancrées sur ses hanches, prêt à la prendre. L’entrée se fait d’abord dans un souffle, presque feutrée. Le gland glisse dans cette petite chatte qu’il admire, luisante de jus, il rentre entre ses chairs palpitantes de désir. Après tant d’attente, le premier glissement est un soulagement immense qui leur arrache à tous les deux un gémissement sourd. Il s’enfonce en elle avec une lenteur calculée, savourant la chaleur étroite qui l’accueille. Ses mains, calées sur ses hanches, guident le mouvement avec une douceur protectrice. Elle bouge le bassin en rythme, s’habituant à cette plénitude, les yeux mi-clos. Elle est complètement arquée, prisonnière volontaire de ses propres mains et des hanches de son homme qui continuent de marteler le rythme.
Mais le feu qui couve depuis le matin ne peut pas rester calme bien longtemps. Lentement, presque invisiblement, l’atmosphère de la chambre change. Le rythme s’accélère. La tendresse des premiers instants se charge d’une urgence plus sombre, plus brute. Ses mains à lui se crispent plus fermement sur ses hanches, ses doigts s’ancrent dans sa chair pour imprimer des coups plus profonds, plus appuyés. Ce n’est plus une caresse, c’est une possession. Sentant cette force derrière elle, elle se cambre davantage, totalement enfiévrée. Ses propres mains s’activent : l’une remonte pour écraser et pétrir ses seins durcis, tandis que l’autre reste entre ses cuisses pour chercher son clito brûlant, hypersensible. Elle se caresse fougueusement, le geste rapide, dicté par le rythme lourd et régulier des assauts qu’elle reçoit par-derrière. Le bruit de leurs corps qui s’entrechoquent se mêle à leurs souffles de plus en plus courts. Elle n’essaie plus de retenir ses cris. Chaque poussée de son homme la pousse un peu plus vers le vide, chaque frottement de ses propres doigts la rapproche de l’explosion. Elle est prise entre deux feux, prise par les hanches, le ventre tendu à bloc, subissant et provoquant le plaisir dans une même fureur charnelle.
Au summum de cette tension, elle a besoin de le voir, de plonger ses yeux dans les siens pour la fin. Elle se couche soudain à plat ventre, un mouvement net pour lui signifier de se retirer. Le glissement de la séparation arrache un frisson de manque à leur peau. Aussitôt, elle se retourne sur le dos face à lui, le regard noir de désir, et enroule ses jambes autour de sa taille dans une invitation muette et sauvage. Entre ses cuisses grandes ouvertes, son sexe reste béant, indécent, ruisselant de tout le désir accumulé. C’est un appel à l’aide brut que le jus fait luire sous la pénombre de la pièce. Elle le fixe, le souffle haché, et l’invite d’un geste des hanches à y remettre sa bite.
— ENCORE… murmure-t-elle dans un râle, les yeux plantés dans les siens.
Il ne se fait pas prier. Il se laisse glisser entre ses jambes relevées, guidant son sexe à nouveau contre cette entrée grande ouverte qui coule sur les draps. L’emboîtement est immédiat, lourd, foudroyant de chaleur. Leurs regards se verrouillent alors qu’il s’enfonce jusqu’à la garde, scellant leurs corps pour l’estocade finale. Elle se sent partir – une seule pensée traverse le brouillard : lui, seulement lui, et cette chaleur qui la remplit jusqu’au vertige. Il commence à haleter, son souffle est fort, ses traits se crispent sous l’effort de ce va-et-vient destructeur. Il veut l’honorer comme il se doit, à la hauteur de leur passion.
Mais alors qu’il est sur le point de lâcher prise et de jouir en elle, elle le repousse soudain. D’un geste ferme, elle le bascule sur le côté. Il roule sur le dos, pris de court, le souffle coupé. Aussitôt, elle se jette sur son membre. Elle vient finir exactement comme elle a commencé. Elle le suce avec une fureur incontenue. Les bruits de succion et de déglutition emplissent la pénombre de la pièce. Cela le rend dingue, et elle le sait pertinemment. À force de se parler et de s’explorer, chacun connaît la moindre faille de l’autre. De sa main libre, elle lui malaxe les bourses, puis vient lui chatouiller doucement l’anus. Il n’est pas en reste. Profitant de sa position de côté, il glisse une main entre ses cuisses : il plonge son pouce dans son petit cul tendu et deux autres dans son sexe ruisselant.
Il la branle au rythme exact de ses succions à elle. C’est un accord parfait, synchrone, électrique. Il sent le plaisir ultime se pointer à la base de sa verge, monter comme une lame de fond. Le souffle court, il la prévient qu’il va venir, car c’est à elle de décider. Elle entend son avertissement, mais elle aime le recevoir ainsi, sans reculer. Elle sent ses testicules se raidir sous ses doigts, signe de l’imminence de l’orage. Elle accélère ses mouvements de tête, le cou tendu, restant focalisée malgré les frissons d’agonie que lui procurent les doigts de son homme en elle.
Ça y est. Elle sent la verge se figer, durcir à l’extrême dans ce centième de seconde où tout explose. Au même instant, ses propres doigts la poussent dans le vide. Elle jouit bruyamment, un séisme qui la secoue de la tête aux pieds, mais son cri de jouissance pure est instantanément étouffé par ce membre qu’elle garde au fond de la gorge. Son râle se perd dans un gargarisme sourd, un mélange brûlant de sa propre salive et de ce sperme lourd qui lui envahit la bouche, jet après jet.
Le silence retombe enfin sur la chambre, lourd, moite et victorieux. Collés l’un contre l’autre, la peau luisante de sueur, ils reprennent leur souffle au milieu des draps défaits. Puis, les battements de leurs cœurs s’apaisent et leurs regards se croisent. À travers la pénombre, l’écho de la fureur s’efface.
La sieste est terminée.
Reposante ? Un peu.
Magique ? Assurément.
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Commentaires ()
En tout cas, tout ça m'a réconciliée avec la sieste. Ça me donne même pas mal d'idées 🫦
Merci pour ce délicieux moment de sensualité gustative, Xavier 🥴.
Merci pour ce chapitre.