Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma cavalière — Chapitre 1 · Nouvelle envie
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma cavalière
Chapitre 1 · Nouvelle envie
Je m’appelle Pierre, j’ai quarante-neuf ans. Depuis dix-sept ans, je partage ma vie avec Florence, quarante-sept ans, mon épouse. Nous vivons en région parisienne. Je dirige une entreprise florissante, tandis qu’elle exerce le métier qui la passionne : monitrice d’équitation dans un club hippique de l’Ouest parisien.
Florence est de ces femmes qui ne laissent jamais indifférent. Nous nous amusons souvent à voir hommes comme femmes se retourner sur son passage. Sa silhouette élancée, ses longues jambes galbées par des années d’équitation, son allure sportive et ses formes harmonieusement sculptées attirent irrésistiblement les regards. Blonde aux yeux d’un bleu cristallin, le sourire éclatant, elle possède cette joie de vivre communicative qui, jointe à son intelligence, son humour et sa bienveillance, en fait une femme aussi séduisante que fascinante.
Le plus souvent vêtue d’un simple jean ou de sa tenue d’équitation, Florence incarne une élégance naturelle et une sensualité discrète. Sa féminité me comble, autant que la complicité rare que nous partageons. Après toutes ces années, notre amour n’a rien perdu de sa force. Certes, nos étreintes sont peut-être moins fréquentes qu’aux premiers temps de notre histoire, mais elles gardent toujours la même intensité, qu’elles soient longues et tendres ou brèves et brûlantes.
Florence aime particulièrement ces instants d’abandon fulgurants. Elle ferme alors les yeux, se laisse saisir par mes gestes impérieux : je lui tiens fermement les poignets d’une main, tandis que l’autre la déshabille avec une hâte fébrile, souvent par-derrière, sans préliminaires. Ces moments sauvages, bestiaux, où le désir explose sans détour, la transportent — et moi avec elle.
Nous avons inventé un langage secret, un code qui nourrit notre complicité charnelle. Quand l’un de nous murmure « j’ai envie » et que l’autre répond « moi aussi », le reste n’a plus d’importance. Peu importe l’endroit, l’heure ou les convenances, nos corps se rejoignent aussitôt. Ainsi, il nous est arrivé de nous abandonner à cette urgence dans un restaurant, dans mon bureau, chez des amis, ou même au détour d’une galerie de peinture. Il y a toujours un recoin, un espace détourné des regards, où nous savons nous retrouver pour consumer notre désir.
Un après-midi, à l’hôtel où nous séjournions, le jeu de notre code secret fut lancé. Après quelques heures passées à la piscine, la peau encore tiède du soleil, Florence se pencha vers moi et murmura les mots magiques. Je n’eus pas besoin d’en entendre davantage. Je pris sa main et l’entraînai aussitôt dans une petite pièce attenante, où s’entassaient matelas et serviettes destinés aux clients.
La porte à peine refermée, je la plaquai contre le mur. Nos bouches se trouvèrent aussitôt, avides, brûlantes. Son maillot de bain encore humide épousait ses courbes avec une indécente précision. Mes mains glissaient sur sa peau moite, remontaient, redescendaient, explorant chaque relief de son corps avec une faim irrépressible. Sa respiration, haletante, trahissait déjà l’urgence du désir.
Je fis glisser les bretelles de son maillot ; ses seins se libérèrent, fermes, tendus, presque impatients. Elle se cambra contre moi, et ses doigts, sans attendre, descendirent entre nous, entourant ma virilité dressée. Elle me caressait avec cette assurance née de nos années de passion, mêlant douceur et morsures infimes, alternant langue et dents, jusqu’à me faire gémir de plaisir.
Je la basculai doucement sur un matelas. Mes lèvres parcoururent son cou, sa poitrine, mordillant au passage, arrachant à sa bouche de petits cris mêlés de douleur et de volupté. Ma bouche glissa plus bas, traça des cercles sur son ventre, effleura son nombril, tandis que mes mains écartaient ses cuisses, impatientes. Elle se tordait sous mes caresses, suppliait presque. Je la fis languir un instant, goûtant l’intérieur de ses cuisses humides, avant de céder à son appel.
Quand je la pénétrai d’un seul coup, profondément, elle cria, sa gorge laissant jaillir un son rauque et libérateur. Nos corps se heurtèrent, se cherchèrent, se prirent avec une urgence presque animale. Dans cet élan fulgurant, nous jouîmes ensemble, emportés par une vague brûlante qui nous submergea.
Mais soudain, un bruit sec nous fit sursauter. Derrière une étagère, une porte dérobée s’ouvrit dans un grincement discret. Un jeune homme surgit maladroitement, surpris de nous surprendre, recula trop brusquement et tomba à la renverse.
Florence, d’un geste instinctif, attrapa une serviette pour se couvrir, son visage encore rougi par l’orgasme. Moi, haletant, je saisis le garçon par le bras et plantai mon regard dans le sien.
— Qu’est-ce que tu fais là ? lançai-je d’une voix encore chargée de désir.
Il balbutia, le souffle court, le teint livide :
— M... Monsieur... je... je rangeais le linge. Vous êtes arrivés d’un coup... je n’ai pas eu le temps...
Un sourire m’échappa malgré moi.
— Petit coquin... tu t’es rincé l’œil ?
Il secoua la tête avec véhémence, protestant d’une voix mal assurée :
— Non, monsieur, je vous jure ! Je n’ai rien vu !
Je n’étais pas dupe, mais je le laissai filer après l’avoir fait promettre de garder le silence. Tremblant, il s’éclipsa aussitôt.
Florence, en s’ajustant dans sa serviette, me lança un regard mêlé de gêne et d’excitation.
— Tu sais... je crois qu’il a vu. Et qu’il a bien profité du spectacle.
Je prétendis le contraire, mais son sourire en coin me fit comprendre qu’elle n’en croyait rien. Le soir même, dans notre chambre, elle se donna à moi avec une intensité rare. Peut-être que l’idée d’avoir été observée avait éveillé en elle une étincelle nouvelle...
À suivre...
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