Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Souvenirs d'un moustique — Chapitre 1 · Quand un insecte espionne les humains
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Souvenirs d'un moustique
Chapitre 1 · Quand un insecte espionne les humains
Histoire unique
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Mosquito, je viens de naître dans un bac de géranium, sur le balcon d'un immeuble. A part les quelques informations et recommandations de mes proches, je ne connais rien de la vie, et je sors ce soir pour la première fois seul.
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Mosquito, je viens de naître dans un bac de géranium, sur le balcon d'un immeuble. A part les quelques informations et recommandations de mes proches, je ne connais rien de la vie, et je sors ce soir pour la première fois seul.
Nous sommes en plein mois d'août, en début de soirée, la chaleur reste suffocante, mais mes battements d'ailes me ventileront un peu pendant mes pérégrinations.
Ma première fenêtre, grande ouverte, est une cuisine. Deux hommes nus, collés l'un à l'autre, préparent le repas, ça pue l'oignon grillé, j'ai horreur de ça alors je m'éloigne à toute allure, mais ils m'intéressent, je repasserai peut-être plus tard.
Ma première fenêtre, grande ouverte, est une cuisine. Deux hommes nus, collés l'un à l'autre, préparent le repas, ça pue l'oignon grillé, j'ai horreur de ça alors je m'éloigne à toute allure, mais ils m'intéressent, je repasserai peut-être plus tard.
La seconde fenêtre, un étage plus haut, un peu bruyante, ressemble mieux à ce que je recherche. Une jeune femme d'une vingtaine d'années, danse devant son miroir. Une savoureuse odeur de fraîche transpiration m'incite à pénétrer dans cette espace. Je vole haut, rase les murs et le plafond, il n'est pas de bon augure de se faire remarquer. Je me pose sur le coin de l'armoire pour admirer ce corps de sylphide. Elle a de longs cheveux blonds, un corps charnu couleur ambre, des fesses rebondies et de petits seins pointus qui brillent sous l'effet de la sudation. La nuit est longue, j'ai tout mon temps, elle finira bien par se calmer, s'allonger peut-être sur son lit et j'en profiterai pour aller la butiner, sans sa permission. Les bêbêtes de mon espèce ne sont pas les bienvenues, alors il ne faut prendre aucun risque. Un coup de tapette bien ajusté et c'est ma mort assurée.
La jeunette finit pas se calmer et s'allonge sur son lit, le corps tuméfié. C'est le moment pour moi d'entrer en scène. De mon observatoire je plane jusqu'à son oreiller. Ce mélange jeunesse-sueur est d'une subtilité extrême, et croyez-moi, chères lectrices et chers lecteurs, un moustique, si petit soit-il, a une truffe autrement plus développée que le vôtre. Je dois impérativement goûter à ce nectar. De l'oreiller j'atterris « en pantoufles » sur son épaule et sans perdre de temps je butine ce divin suc.
La respiration de cette jeune femme se ralentit, ses yeux se ferment, elle s'endort. Chic !!! Ça fait mon affaire. En ligne de mire, je vise un téton rose, je dois y goûter. Me voilà posé sur l'aréole de ce magnifique sein galbé. Je m'accroche à la fraise de ses seins et me laisse bercer au rythme de sa respiration. J'ai l'impression d'être en mer, sur un bateau, et de subir le roulis et le tangage. L'instant est divin. Allongé sur le dos, les six pattes en l'air, je savoure cet instant mémorable. Une belle histoire à raconter aux copains à mon retour. Bon, je dois me bouger, je ne dois pas m'endormir, moi aussi.
A l'aide de mes palpes, je descends, « à pied », le long de ce corps d'une beauté extrême. L'avance n'est pas facile. Un fin duvet soyeux recouvre son abdomen et ralenti ma progression. J'aperçois une colline à quelques enjambées, je vais m'y reposer un instant avant de poursuivre mon exploration. Je suis sur son mont de Vénus. Outre cette sue légèrement salée, je détecte un parfum plus enivrant encore. Intrigué, je poursuis mon chemin et je me retrouve sur son pubis. Une vraie odeur de femme se dégage de cette région. Ma trompe est en permanente analyse. Elle goûte tout, se régale de tout. Ces saveurs me font bander. Oui, chères lectrices et chers lecteurs, les moustiques bandent aussi, ce n'est pas impressionnant, mais ça fonctionne bien.
En me penchant en avant, je découvre un petit organe proéminent que son humidité fait briller. Je dois y goûter. Whaouah !!!! du nectar, de l'élixir de jouvence. Je me soûle de ce breuvage. J'en ressens même des vertiges. Est-ce ça les vertiges de l'amour ?
Je voudrais croiser Aladdin avec sa lampe magique et devenir pour quelques instants un humain pour profiter de cette femme offerte avec une bite digne de sa chatte. Eh oui, rêver c'est permis, même pour un misérable insecte comme moi.
A pas de loup, oui, je ne vais pas écrire à pas de moustique, vous ne comprendriez pas, je pousse mes investigations plus en avant. Je découvre son aven. Une odeur enivrante s'en dégage. La tête me tourne. Bien heureusement, grâce à mes six pattes, j'ai pu rester en équilibre. Je suis saoul de bonheur. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation. Mes copains vont être jaloux quand je parlerai de cette aventure, que dis-je, de cette exploration.
Il est temps de prendre congé de cette charmante et excitante jeune personne, mais promis, je reviendrai, et bien vite. Je déploie mes ailes, prends mon envol, sors de la chambre par sa fenêtre et remonte le long de la façade de l'immeuble, à la recherche de nouvelles sensations.
Ici, entrée impossible, un grillage m'interdit l'entrée de l'appartement. Voyons plus loin. Là, ce sont des bruits insolites qui attirent mon attention, puis mon regard. Deux humains, totalement nus, s'activent bruyamment sur un lit. Il s'agit d'un couple. La dame, allongée sur le dos, jambes écartées, gémit bruyamment en criant des « oui » chaque fois que le monsieur plante son dard dans le bas-ventre de celle-ci. Je dois m'approcher. Je dois y voir plus clair, je veux savoir.
Effectivement, à voir le visage épanoui de la femme, ce ne sont pas des cris de douleur, mais de plaisir. Le pieu de l'homme est énorme, et il larde violemment l'entrejambe de sa compagne qui remue les fesses dans tous les sens, histoire d'encore mieux ressentir cette piqûre masculine.
Là encore, l'absence d'Aladdin me plonge dans une frustration totale. Comme faire pour participer aux ébats et prendre moi aussi du plaisir. Si vous avez une solution, n'hésitez pas à me la communiquer, car moi, je n'en ai pas.
Perché sur la lampe de chevet, je ne perds pas une miette du spectacle qui se déroule sous mes yeux. Mon bas-ventre, à moi aussi, me chatouille de partout. Je me mettrais bien volontiers une congénère dans l'escarcelle et fonder une famille.
Après d'interminables allers-retours, le mâle retire sont membre et envoie sur sa dame de puissants jets de liquide blanchâtre, éclaboussant son ventre, ses seins et son visage. Elle ne perd pas une goutte de ce sperme. De son index, elle essuie ce nectar et le porte à ses lèvres avec gourmandise. Je profite d'un instant d'inattention pour m'approcher et butiner cet onguent visqueux. C'est pas mal. Je ne me relèverais pas la nuit pour m'en faire une dose, mais c'est crémeux, un peu salé, loin d'être désagréable au goût.
Bon, je reprends mes distances, atterris au sommet de l'armoire et remarque que mon minuscule organe sexuel est tout humide et me fait bigrement mal. Est-ce les prémices de ma première éjaculation ? Confortablement installé au haut de ce meuble, je commence à me tripoter le sexe en revoyant les scènes précédentes, ce couple en pleines élucubrations, cette jeune femme endormie, nue sur son lit, et là, oh miracle !!! quelques micro gouttes de sperme s'échappent de mon micro membre. C'est ma première masturbation, mais certainement pas la dernière.
Bon, il est temps de rejoindre mes congénères, en évitant de mauvaises rencontres, chauves-souris, oiseaux nocturnes de mauvais augure, ou autres prédateurs qui ne feraient qu'une bouchée de moi, avant même que j'aie eu le temps de raconter ma première soirée en célibataire à mes potes.
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