Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chapitre v — Chapitre 1 · RENAISSANCE
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chapitre v
Chapitre 1 · RENAISSANCE
Chapitre V – RENAISSANCE
Voilà déjà plusieurs mois que mon grand amour m’a quitté. Je suis dévasté. C’est le début de l’hiver, une saison où tout semble s’éteindre, où même le soleil paraît fuir. À cette époque, je n’ai pas encore de travail fixe. J’ai donc pris un congé sabbatique, à durée indéterminée.
Peu de temps avant la rupture, j’ai acheté un petit camping-car à rénover. Ces derniers mois, je m’y suis consacré, presque à titre de thérapie. Il s’agit d’un Pilote Atlantis 36K, minuscule, à peine 5,50 mètres de long. Maintenant qu’il est rénové, l’intérieur est chaleureux : le mobilier en bois sombre, patiné par le temps, et mes vieilles ampoules diffusant une lumière douce créent une ambiance apaisante, quasi réconfortante. Le lit en capucine est bas, difficile d’accès, mais on y dort bien. L’espace de vie est petit mais suffisant, la cuisine simple mais accueillante… Tout ce qu’il faut pour se sentir ailleurs, loin du reste.
La décision est prise : je pars. Je dois essayer de fuir ce vide qui me ronge, au moins pour quelques jours.
La semaine précédant mon départ, je prépare ma petite maison roulante : des vêtements chauds, de quoi cuisiner, mon vélo, mes chaussures de randonnée, mon cerf-volant et mon appareil photo. Tout ce qu’il faut pour m’occuper manuellement et, peut-être, calmer mon esprit.
La semaine précédant mon départ, je prépare ma petite maison roulante : des vêtements chauds, de quoi cuisiner, mon vélo, mes chaussures de randonnée, mon cerf-volant et mon appareil photo. Tout ce qu’il faut pour m’occuper manuellement et, peut-être, calmer mon esprit.
Le jour du départ, je ressens un étrange mélange d’excitation et de mélancolie. Au moins, ça m’occupe. La journée est grise et froide, un vrai temps d’hiver. Je prends la route tranquillement, installé dans mon escargot motorisé, bien conscient qu’il me faudra plus de trois heures avant d’atteindre mon refuge.
Je roule longtemps. Le paysage défile, mais je ne le vois pas vraiment. Mes pensées vagabondent. Elles me ramènent sans cesse à elle… à ce manque que rien ne comble.
Enfin, j’arrive. Sur le parking au pied de la dune, il n'y a que deux voitures, dont celle du garde forestier. En été, c’est un lieu bondé, mais aujourd’hui, le silence hivernal a tout avalé.
Il est déjà 16 h. Le ciel est bas, lourd de nuages, et la nuit semble pressée d’arriver. Je coupe le moteur et je n’attends pas : je veux voir l’océan.
Il est déjà 16 h. Le ciel est bas, lourd de nuages, et la nuit semble pressée d’arriver. Je coupe le moteur et je n’attends pas : je veux voir l’océan.
Je monte le chemin de caillebotis jusqu’au sommet de la dune. Le vent est sec et glacial, il mord mes joues sans pitié. Là-bas, l’océan s’étend à perte de vue. L’eau et le ciel se confondent dans une même toile de gris et de bleu. Les vagues, lourdes, lentes, semblent chuchoter d’anciens secrets. Il n’y a personne. Pas une âme. Pas même une mouette. Seulement moi, le vent et cette mer immense.
Je reste là un long moment, immobile, respirant cet air salé qui brûle presque les poumons. Puis je redescends, le cœur un peu plus lourd, un peu plus calme aussi.
Je reste là un long moment, immobile, respirant cet air salé qui brûle presque les poumons. Puis je redescends, le cœur un peu plus lourd, un peu plus calme aussi.
Mon escargot m’attend. Ce soir, ce sera simple : un steak, quelques haricots verts. Je n’allume pas la télévision. La lumière chaude de mes vieilles ampoules suffit. Le froid reste dehors, tenu à distance par ces quatre murs étroits. Je m’assois, je songe, je laisse mes pensées tourner doucement. Le vent secoue légèrement la carrosserie, et ce bruit régulier finit par m’apaiser.
La soirée est courte. Morphée m’appelle déjà. Demain sera un autre jour. Peut-être.
La soirée est courte. Morphée m’appelle déjà. Demain sera un autre jour. Peut-être.
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Voilà une bonne semaine que je suis installé ici, dans le froid mordant et sous les ciels grisâtres de ce début d’hiver. Les journées passent lentement, mais paisiblement.
Je prends mon vélo et sillonne les longues pistes cyclables entre les pins. La nature est silencieuse, presque figée, et ça me repose. Je marche aussi, beaucoup. Le long de l’océan, les pieds dans le sable humide, je laisse le vent me parler. Il me murmure une complainte familière, douce et cruelle à la fois… Celle de mon histoire. Celle que j’essaie d’oublier.
Je prends mon vélo et sillonne les longues pistes cyclables entre les pins. La nature est silencieuse, presque figée, et ça me repose. Je marche aussi, beaucoup. Le long de l’océan, les pieds dans le sable humide, je laisse le vent me parler. Il me murmure une complainte familière, douce et cruelle à la fois… Celle de mon histoire. Celle que j’essaie d’oublier.
J’alterne les endroits où je passe mes nuits, entre le bord de mer et un petit lac, tout proche. Là-bas, les levers de soleil sont sublimes à cette saison. Le ciel s’embrase doucement, comme une promesse qu’on ne tient jamais. Mais c’est beau, et c’est tout ce dont j’ai besoin.
Puis, un matin, ma retraite est troublée. Un message. Un simple SMS. C’est une amie. Une coquine. Nous nous sommes croisés plusieurs fois en club libertin. Je ne fréquente pas encore ces endroits très assidûment, mais j’y ai vécu quelques rencontres ; certaines légères, d’autres marquantes. Elle, je la connais un peu. Suffisamment pour me souvenir de son regard, de son énergie, et de ses mains qui parlent sans mots.
Cette femme, une viticultrice propriétaire d’un petit château, me demande si je peux lui donner un coup de main dans ses vignes. C'est l'époque des travaux d’hiver, et elle a besoin d’aide.
Je suis là, seul, à déjeuner dans mon camping-car, face aux bateaux à l’ancre, en hivernage ou sur corps-morts. Je regarde le port silencieux. « Pourquoi pas, pensé-je ? Peut-être que ça me ferait du bien ».
Je suis là, seul, à déjeuner dans mon camping-car, face aux bateaux à l’ancre, en hivernage ou sur corps-morts. Je regarde le port silencieux. « Pourquoi pas, pensé-je ? Peut-être que ça me ferait du bien ».
Alors je lui réponds que j’accepte. Dans 48 heures, je serai au château. Elle m’expliquera les grandes lignes du travail à faire. Et moi, peut-être, je retrouverai un peu de chaleur dans ce décor givré.
—--
Le jour J, j’arrive donc au château… Enfin, disons plutôt : à ce qu’on appelle ainsi ! Soyons réaliste, il n’a de château que l’appellation contrôlée. C’est en réalité une grande ferme joliment rénovée, avec, en plein milieu de la cour, une belle piscine qui doit briller sous le soleil d’été.
Le chemin qui mène chez elle s’enfonce entre ses vignes. Il est assez large pour que je puisse y faire avancer mon “bahut” et le stationner facilement. Ce sera mon campement pour les jours à venir.
Le chemin qui mène chez elle s’enfonce entre ses vignes. Il est assez large pour que je puisse y faire avancer mon “bahut” et le stationner facilement. Ce sera mon campement pour les jours à venir.
Ce matin-là, la brume est encore suspendue au-dessus des rangs, où les ceps ploient sous les bois de l’année, pas encore tirés. Elle m’attend sur le pas de la porte, toute souriante. Son accueil est chaleureux, presque familier. Elle m’invite à entrer et à prendre le café auprès de la cheminée. La chaleur du feu me saisit, et déjà, l’atmosphère change : il y a quelque chose d’intime dans ce lieu.
La conversation commence naturellement par le travail. Je suis là pour l’aider à tirer les bois, retendre les fils, arracher quelques souches. D’après elle, rien de bien sorcier. Elle me montrera au fur et à mesure. Physique ? Ça, je le découvrirai rapidement.
Puis, insensiblement, le sujet glisse. Elle me parle de tout et de rien, m’écoute plus qu’elle ne parle. Et, comme si elle avait perçu une fêlure en moi, elle s’attarde sur ma séparation, sur ce vide qui m’a coupé de toute envie envers la gent féminine. Elle ne commente pas, ne juge pas. Mais je sens, dans son regard et dans ses silences, que c’est un sujet qu’elle compte approfondir. Peut-être pas aujourd’hui, mais bientôt.
Puis, insensiblement, le sujet glisse. Elle me parle de tout et de rien, m’écoute plus qu’elle ne parle. Et, comme si elle avait perçu une fêlure en moi, elle s’attarde sur ma séparation, sur ce vide qui m’a coupé de toute envie envers la gent féminine. Elle ne commente pas, ne juge pas. Mais je sens, dans son regard et dans ses silences, que c’est un sujet qu’elle compte approfondir. Peut-être pas aujourd’hui, mais bientôt.
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Les journées de travail s’enchaînent sous un ciel bas, brumeux, dans ce froid grisâtre d’hiver. Les premiers jours, la tâche est simple, mais redoutablement physique. J’avais présumé de mes forces. D'après elle il ne s’agissait “que” de jeter les pieds de vigne arrachés dans la remorque du tracteur. Les trente premiers se font sans peine, presque en rythme… Mais les rangs de cette parcelle dessouchée semblent s’étirer à perte de vue, et l’effort finit par peser.
La suite du travail est plus calme, ou plutôt moins épuisante. Nous tirons les bois : ça consiste à détacher les sarments coupés pour l’hiver, encore prisonniers des câbles qui guident leur pousse au fil des saisons. Chacun à son rang, côte à côte, nous travaillons en échangeant quelques mots. Moi, je parle de mon amour perdu. Elle, de la nécessité de me ressaisir, d’aller de l’avant. J’écoute, sans trop savoir si je suis prêt.
Les derniers jours, nous retendons les lignes : le palissage, comme disent les connaisseurs. Toujours en binôme. Elle sait me faire sourire. Sa voix est chaude, et ses conseils, simples mais sincères, trouvent leur chemin.
Pour elle, libertin je suis, libertin je reste. Il faut juste que je tourne cette triste page.
Pour elle, libertin je suis, libertin je reste. Il faut juste que je tourne cette triste page.
Et voilà, la fin des travaux arrive. Dernier jour de labeur et, contre toute attente, je suis déçu que ça se termine. Ce jour-là, nous débauchons un peu plus tôt. Il est à peine 16 h, et déjà la nuit tombe. Elle me regarde, avec ce petit sourire complice, et me lance :
— Viens te doucher à la maison. C’est quand même plus grand que ton camping-car. Et il y a des jets massants !
— Viens te doucher à la maison. C’est quand même plus grand que ton camping-car. Et il y a des jets massants !
L’idée me plaisant, j’accepte immédiatement.
—--
Dans la salle d'eau, il y a une immense et vraie douche à l’italienne, où l’on pourrait tenir à trois ou quatre.
Appuyé contre le mur, je profite des jets massants, laissant l’eau chaude détendre mes muscles endoloris par plusieurs jours de travail.
Soudain, j’entends la porte s’ouvrir. Elle entre, nue.
Soixante-cinq ans passés, et pourtant… quelle femme ! Une poitrine généreuse, des fesses rondes et fermes, des cheveux bruns coupés court, et ces yeux… perçants, presque indécents.
Je la connais intimement. Nous avons déjà joué ensemble, plusieurs fois, dans d’autres contextes.
Appuyé contre le mur, je profite des jets massants, laissant l’eau chaude détendre mes muscles endoloris par plusieurs jours de travail.
Soudain, j’entends la porte s’ouvrir. Elle entre, nue.
Soixante-cinq ans passés, et pourtant… quelle femme ! Une poitrine généreuse, des fesses rondes et fermes, des cheveux bruns coupés court, et ces yeux… perçants, presque indécents.
Je la connais intimement. Nous avons déjà joué ensemble, plusieurs fois, dans d’autres contextes.
Nous nous lavons chacun de notre côté, mais nos regards se croisent, se retiennent. Elle lâche quelques remarques coquines, comme pour tester ma réaction. Après plusieurs mois d’abstinence, je m’interroge : mes envies seraient-elles mortes ?
Je sors de la douche, et commence à m’essuyer.
— Va devant la cheminée, me dit-elle. Tu verras, il fait meilleur.
Je sors de la douche, et commence à m’essuyer.
— Va devant la cheminée, me dit-elle. Tu verras, il fait meilleur.
Devant le canapé, l’âtre crépite. La chaleur du feu enveloppe mon corps nu. Elle me rejoint, elle aussi nue, et à peine arrivée, me pousse en arrière.
— Ça suffit maintenant ! Ça m’étonnerait que ça ne marche plus. En tout cas, je vais m’en occuper !
— Ça suffit maintenant ! Ça m’étonnerait que ça ne marche plus. En tout cas, je vais m’en occuper !
Je n’ai pas le temps de protester. Elle s’abat sur moi, saisit ma verge encore molle tout en me massant par en dessous. Le désir monte d’un coup. Très vite, mon sexe gonfle, durcit et devient aussi tendu que mes testicules. Elle ne me suce pas,... elle me dévore !
Son massage est rude, presque brutal. Elle m’arrache des râles. Puis, soudain, je sens des doigts forcer mon petit trou. Elle est en moi, bien profond. Je hurle.
Tout à coup, j'expulse de puissants jets chauds : le premier s'écrase sur son visage, le second sur ses seins, et un troisième sur mes cuisses. Elle continue de me masturber, plus doucement, tout en léchant mon sperme en guise de récompense.
— Tu vois que ça marche toujours… Et t'as intérêt à être au club la semaine prochaine pour t’occuper de moi, me lance-t-elle en se levant, un sourire carnassier aux lèvres, avant de retourner dans la salle d'eau.
Son massage est rude, presque brutal. Elle m’arrache des râles. Puis, soudain, je sens des doigts forcer mon petit trou. Elle est en moi, bien profond. Je hurle.
Tout à coup, j'expulse de puissants jets chauds : le premier s'écrase sur son visage, le second sur ses seins, et un troisième sur mes cuisses. Elle continue de me masturber, plus doucement, tout en léchant mon sperme en guise de récompense.
— Tu vois que ça marche toujours… Et t'as intérêt à être au club la semaine prochaine pour t’occuper de moi, me lance-t-elle en se levant, un sourire carnassier aux lèvres, avant de retourner dans la salle d'eau.
Elle a raison. C’était bon. J’avais envie.
Assis nu devant le feu, vidé de ma substance, je profite de cet instant. Ce n’était pas juste une baise, c’était une véritable renaissance !
Assis nu devant le feu, vidé de ma substance, je profite de cet instant. Ce n’était pas juste une baise, c’était une véritable renaissance !
Le temps est venu de tourner la page, même si ma compagne restera toujours quelque part dans mon cœur.
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