Promenons-nous dans les bois
Chapitre 2 · Un été à Coursezan (nouveau titre)
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Promenons-nous dans les bois — Chapitre 2 · Un été à Coursezan (nouveau titre)

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Gripartigue
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Promenons-nous dans les bois

Chapitre 2 · Un été à Coursezan (nouveau titre)

Un été à Coursezan
Chapitre deuxième
Me voilà de retour à l'auberge du Fer à Cheval. Je m'assieds à la terrasse du café.
Je suis sur un petit nuage en me remémorant les images de mon après-midi dans le bois. Je n'en reviens pas d'avoir eu des rapports sexuels avec des garçons et surtout d'y avoir pris un plaisir si intense.
Et si quelqu'un nous avait vus ?...
Non, l'endroit de nos ébats n'est pas proche des chemins suivis par les promeneurs. Et puis je n'ai croisé personne à l'aller ni au retour. Bref, je me rassure comme je peux !
— Vous prendrez quelque chose, monsieur ?
— Quoi ? Oh ! Je ne vous avais pas entendue arriver...
C'est la jeune fille qui s'occupe du bar de l'auberge qui vient de me sortir de mes pensées. Elle est très souriante et fort mignonne, avec ses longs cheveux bruns et sa petite poitrine qu'on devine à peine sous son tee-shirt trop grand pour elle. Mais c'est l'été, en début juillet et, comme moi, elle est en short.
— Bon, je vais prendre une menthe à l'eau... Et vous, vous boirez bien un rafraîchissement avec moi ; je suis le seul client, semble-t-il ?
— Oh ! Monsieur, ce n'est pas l'habitude ici !...
— Allez ! Ça me fait plaisir, et puis nous ne faisons rien de mal ! Si le patron arrive, je lui dirai qu'on est cousins... Au fait je peux vous demander votre prénom ?
Elle éclate de rire, mais d'un rire discret, sympathique et amical.
— Eh bien, moi c'est Julie... Et... et vous ?
— Thibault... Thibault Linotte... Et... et vous ?
— Julie Dalon... Alors c'est d'accord ! Je vais prendre un verre avec vous. Ça va me faire tout drôle de m'asseoir à la table d'un client ! De toute façon, je finis mon service dans quelques minutes. Je reviens tout de suite ; avec deux verres de menthe à l'eau !
À son retour, j'obtiens d'elle - non sans mal - qu'on se tutoie, et nous faisons vraiment connaissance. J'apprends ainsi qu'elle a vingt et un ans, qu'elle travaille toute l'année à la ferme avec ses parents, qu'elle a deux frères et une sœur, et qu'elle s'est fait embaucher pour l'été à l'auberge afin de gagner un peu d'argent de poche.
Quant à moi, je lui explique que j'ai vingt ans, que j'habite en centre-ville à Toulouse, que je vis seul, dans un agréable studio offert par mes parents, et que je suis en seconde année des classes préparatoires littéraires, car je veux devenir écrivain.
— Écrivain ? ! Tu as de l'ambition, bravo ! Ça m'impressionne ! Moi, j'ai quitté l'école assez jeune. Je crois que la ferme, c'est mon seul avenir... Mais viens ce soir chez nous prendre le café, mes parents seront contents de te connaître ! C'est la ferme à cent mètres d'ici en direction de la mairie ; dans la cour, il y a un tracteur rouge et une vieille 403 grise... Tu peux pas te tromper !... Alors, tu viendras ?...
— Eh bien je suis très touché par ton invitation, mais... je ne vais pas déranger ?
— Oh non ! Ma petite sœur qui a neuf ans est en colo à Biarritz, et mes grands frères qui ont vingt-trois et vingt-cinq ans aussi... mais eux en tant que moniteurs ! Je suis donc seule avec mes parents pour tout l'été. Viens donc vers vingt et une heures... Allez, ça marche ?
— Ça marche ! Je viendrai. Mais je n'ai rien à apporter à tes parents...
— T'inquiète ! J'espère que t'auras d'autres occasions de venir...
Julie débarrasse notre table. Je dois insister pour qu'elle accepte que je paye nos deux verres... Peu après elle se met en route pour regagner la ferme.
— À tout à l'heure Thibault !
— Tu peux compter sur moi Julie !
Je suis resté assis en terrasse et je replonge dans mes pensées. Quelle journée formidable ! La rencontre avec Louis et Antoine, celle avec Julie : je suis verni, moi ! Vivent les vacances dans les Hautes-Pyrénées ! J'en ai presque oublié la valise de bouquins que je dois absolument lire et potasser pendant l'été !...
Bientôt dix-huit heures. Je vais faire un brin de toilette et me changer. Bien sûr j'ai hâte de retrouver Louis et Antoine demain, mais pour l'instant je suis pressé de revoir ma chère petite Julie !
Le restaurant de l'auberge est fermé le soir, et j'ai pris “l'habitude” depuis deux jours que je suis à Coursezan de casser la croûte à la pizzeria du village qui reste ouverte assez tard tous les soirs en été.
Pour m'y rendre, je passe devant la ferme de Julie : tracteur et 403 cabriolet sont bien dans la cour.
Je choisis de manger dehors, en terrasse, où je déguste tranquillement ma “quatre fromages” arrosée d'une bonne bouteille de San Pellegrino.
Je profite de la douceur de la température. J'ai tout mon temps avant de me rendre à la ferme de Julie. Elle m'a dit vingt et une heures. J'y serai donc à vingt heures cinquante-cinq. C'est ça une bonne éducation !...
Après une déambulation dans le village, j'arrive à l'heure que je me suis fixée. Cette ferme est un beau bâtiment en forme de L, avec toiture en ardoise. La cour est fermée par un double portail et une porte métalliques.
Un superbe basset hound vient vers moi en remuant la queue et se dresse, les pattes avant appuyées sur le portail. Il n'aboie pas... Julie a dû le prévenir de ma visite ! Il repart vers la porte d'entrée de l'aile d'habitation et aboie à quelques reprises. Très vite la porte s'ouvre et Julie apparaît.
— Merci Le Chien, c'est bon, n'aboie plus ! lui dit-elle gentiment.
Julie vient vers moi, suivie de... “Le Chien”, de nouveau silencieux.
— T'es venu Thibault, c'est vraiment chouette ! Je t'ouvre, entre !
Julie a mis une petite robe d'été ravissante. Elle m'embrasse sur une joue ; je l'imite aussitôt. Nous sommes sincèrement heureux de nous retrouver si vite. Le Chien s'est approché de moi et renifle mon pantalon. Je m'accroupis pour le caresser :
— Bonsoir Le Chien... Oh ! Que tu es beau, que tu es gentil !
— Oui, il est très brave et très affectueux, mais mon père t'en dira plus sur lui. Viens, entrons.
Et nous voilà à l'intérieur. C'est plutôt accueillant : une grande salle à manger rustique, avec son coin cuisine et surtout une belle cheminée où j'imagine que, l'hiver, crépite un joli feu de bois. Je suis reçu par monsieur Dalon qui me serre chaleureusement la main ; quant à sa femme, elle m'embrasse vigoureusement sur les deux joues.
— Alors c'est vous Thibault ? Soyez le bienvenu. Moi c'est Jeanne, et mon mari Baptiste. Depuis qu'elle est rentrée, notre Julie ne parle pratiquement que de vous !
Julie sourit en rougissant.
— Tout le plaisir est pour moi madame, et c'est très aimable à vous de me recevoir, mais je ne veux pas vous déranger...
— Bah ! Il n'y a aucun dérangement, et chez nous c'est à la bonne franquette ! Si vous aviez vu avec quelle impatience Julie vous attendait... Jeanne, on va peut-être prendre le café avec notre nouvel ami ?...
Le café servi, nous sommes tous les quatre assis à un bout de la grande table, au plus près de la cheminée. Julie reste discrète et parle peu, mais je remarque qu'elle ne me quitte pratiquement pas des yeux.
Jeanne raconte comment avec Baptiste ils se sont installés ici. Lui explique leur exigeant travail à la ferme. Nous prenons le café - fameux, d'ailleurs - en bavardant tranquillement.
— Papa, raconte à Thibault pour Le Chien...
— Ah oui, Le Chien !... Il y a cinq ou six ans, je l'ai trouvé tout petit qui pleurait dans un fossé près d'un de nos champs. Un chiot abandonné, c'est probable. Je l'ai ramené à la maison et on l'a gardé. On l'a fait vacciner et il est ici chez lui maintenant.
Mais là où ça devient intéressant, c'est que, peu après l'avoir adopté, je suis passé chez le garagiste du village, un vieux copain. Il avait remis en état de marche une vieille Peugeot 403 cabriolet qu'il proposait à la vente. Je l'ai achetée, après accord de toute la famille, et c'est pour ça que dans le village, depuis on m'appelle avec bienveillance... Columbo !
Et tout le monde d'éclater de rire...
La soirée se prolonge un peu. Je me sens à l'aise avec Julie, Jeanne et Baptiste.
— Les enfants ! Baptiste et moi partons nous coucher. Finissez la journée ici ensemble. Au fait Julie, fais donc visiter la maison à Thibault. Il ne doit pas y en avoir de semblable en plein Toulouse !... Et regarde si tout va bien avant de te coucher.
À bientôt Thibault, revenez quand vous voulez ! Bonne nuit !
— Bonne nuit, et merci pour votre accueil !
Baptiste nous salue comme le ferait Columbo. Julie et moi rions de bon cœur.
En empruntant un court corridor, les parents s'éclipsent dans leur chambre voisine de la salle à manger.
— Ils ont une salle d'eau et des toilettes dans leur chambre, et même un petit réfrigérateur, me glisse Julie. Bon, je vais voir si tout va bien pour fermer, et puis je t'emmène visiter notre palais !...
Nous empruntons un escalier qui nous conduit tout droit du corridor à l'étage.
— Tu vois, à droite au bout du petit couloir, c'est ma chambre, on ira pour que je te la montre. Elle est au-dessus d'une partie de la salle à manger. Les deux portes qui donnent sur le couloir mènent à la salle d'eau et aux toilettes. Et à gauche ça conduit à quatre chambres : pour mes frères, ma sœur et... pour les amis ou la famille. Mais elle est très rarement utilisée. Ah oui ! A gauche aussi il y a une salle d'eau et des toilettes. Suis-moi...
Je visite ainsi la partie de l'étage située au-dessus de la chambre des parents. Julie me montre la chambre d'amis, très spacieuse, la salle d'eau et les toilettes : tout est d'une propreté exemplaire.
— Je ne t'emmène pas voir les trois autres chambres, par respect pour l'intimité de mes frères et sœur. Et maintenant, viens dans la mienne. J'espère qu'elle te fera bonne impression...
Je la suis, émerveillé par sa gentillesse et la confiance qu'elle me témoigne. C'est peu dire qu'elle me plaît beaucoup ma petite Julie. Je suis sous le charme de cette jeune fille toute simple et prévenante. Je me dis que je crois que je les ai aussi, ces deux qualités !
— Entre ! dit-elle en ouvrant fièrement la porte de son “chez elle”. Ça te plaît ?... Je retire mes chaussures et mes chaussettes, ça ne te gêne pas d'en faire autant ?
— Mais non, mais non ! Allez hop !...
Nous nous exécutons, avant de ranger le tout le long du mur près de la porte.
— Waouh! Elle est vraiment chouette cette chambre, et tu l'as aménagée et décorée avec goût ! Et puis tu as un grand lit, pour deux personnes. Avec en prime un poster d'Elvis Presley au mur !
— Oui, c'est mon chanteur préféré, c'est ma mère qui m'a refilé le virus ! Et puis dans la maison il n'y a que des grands lits à deux places. Mon père dit que ça sera peut-être bien utile un jour ! Mais viens t'asseoir près de moi au bord...
Nous nous installons et tout à coup nous ne savons plus quoi dire. L'émotion sans doute ; elle me plaît et j'ai l'impression que je suis loin de la laisser indifférente. Après une courte minute de silence, elle pose une main sur ma cuisse. Elle est assise entre le traversin et moi. Je sens mon sexe qui commence à grossir dans mon jean tout neuf. Sans rien dire, elle appuie sa tête sur mon épaule. Je mets une main sur la sienne et lui caresse la joue avec l’autre.
— Tu sais Thibault, tu m'attires beaucoup, tu es gentil, respectueux, et ça me plaît d'être avec toi. T’as vu ? Mes parents t'ont déjà adopté !
— C'est vrai, ils sont sympas et bienveillants...
Vois-tu Julie, je te connais depuis peu et j'ai déjà très envie de toi. J'aimerais prendre soin de toi, te toucher, te caresser, te...
Mais à cet instant elle passe une jambe par-dessus ma cuisse. Je retire mes mains pour la laisser faire et pose une main à l'intérieur de sa cuisse. Comme elle est douce ! Je la caresse tendrement en remontant sous sa robe, vers l'objet du désir.
— Déshabille-moi, Thibault, déshabille-moi vite, et déshabille-toi aussi... Je t'en prie ! Moi aussi j'ai très envie de toi. Ces instants je veux ne jamais les oublier !
Je me lève doucement ; je vois à un petit sourire que mon érection ne lui a pas échappé. Elle se met debout à son tour et lève les bras pour que je retire sa coquette petite robe fleurie. J'en déboutonne le haut derrière son cou, et hop ! Elle s'envole, la robe !
Mais que vois-je ? Ma Julie entièrement nue ! Belle comme un ange, avec de mignons petits seins à mon goût.
Elle remarque à mon expression que le spectacle me ravit. Alors elle engage un lent tour sur elle-même. Tonnerre ! Le verso est aussi beau que le recto : quelles fesses magnifiques, aux courbes bien dessinées ; je n'en peux plus mes amis ! Maintenant qu'elle me fait de nouveau face, elle me propose :
— Vois-tu, si tu veux bien, j'ai pensé changer le programme : c'est moi qui vais te déshabiller. T’es partant ?
— Mais... mais oui... Vas-y, je suis prêt !
Elle retire d'abord mon Lacoste à manches courtes et me voilà torse nu. Elle m'étudie en me tournant autour, puis s'agenouille devant moi sur un coussin. Elle déboucle ma ceinture, déboutonne ce qui doit l'être, et descend la fermeture éclair de... enfin vous avez compris... Toujours à genoux, elle fait glisser mon jean sur mes chevilles en le tirant par le bas.
— Allez mon Thibault, assieds-toi sur le lit que je te débarrasse de ce beau jean tout neuf !... Et voilà, tu es à poil toi aussi ! Hum ! T’as une queue en érection bien épaisse, avec un joli prépuce, et elle doit mesurer dans les... Attends, j'attrape une règle... Lève-toi... Voyons... Oui, c'est ce que je pensais : autour de treize centimètres. Ça me convient : je t'expliquerai pourquoi plus tard !
Nous sommes donc maintenant debout, face à face, et je m'aperçois que nous faisons sensiblement la même taille (environ un mètre soixante-cinq), et ça me plaît bien... Je bande toujours ferme et je me retiens pour ne pas lui sauter dessus. Je ne veux pas la brusquer ni lui faire mal.
— Tu es belle Julie, et je veux te donner du plaisir...
Elle se laisse tomber en arrière en travers du lit et écarte bien les jambes. Je m'agenouille à mon tour sur le coussin, et ma bouche est bientôt à quelques centimètres de sa vulve.
Comme moi, elle semble avoir pris l'habitude de raser ses endroits intimes. Je la lèche, je la lèche consciencieusement, ma langue se fait peu à peu un chemin entre ses grandes lèvres.
Je comprends que ma Julie se détend, à entendre ses soupirs qui me donnent l'illusion de bander encore plus. Puis il y a cette cyprine, ce fameux liquide qui coule de la vulve d'une fille quand elle est bien excitée.
Sa cyprine et ma salive forment un formidable lubrifiant, pour que ma langue pénètre facilement entre ses petites lèvres qui se sont écartées. Et je lèche, je lèche doucement. Je crois bien être l'amant le plus doux du monde !
Et bientôt j'arrive à l'entrée du vagin. Le bouton du bonheur est un peu plus haut. Je sens que le bout de ma langue l'a trouvé quand ma Julie pousse des gémissements significatifs. Alors je le lèche, le lèche par petites touches ; elle n'est pas loin de jouir et elle laisse échapper des petits cris en frappant le lit avec ses bras. Je lèche, je lèche toujours, de façon plus appuyée toutefois.
Julie doit apprécier, car ses cris se font maintenant plus sonores et plus rapprochés. Et tout à coup ils se transforment en un râle étonnamment long et bruyant. Ça y est, l'orgasme est venu et il a duré, fort et voluptueux, semble-t-il.
J'ai retiré ma langue de sa vulve et me suis redressé. Heureusement qu'il y avait le coussin, sinon j'aurais les genoux en sang ! Mais Julie ne sort de sa torpeur qu'après quelques minutes que je mets à profit pour respirer à fond afin de débander. Ça marche assez bien, même si mon sexe qui pend reste volumineux.
— Oh putain, quel amant tu fais ! Je n'ai jamais eu un orgasme aussi violent et aussi délicieux ! Dis-moi qu'on recommencera. Promets-le-moi !
— Pour sûr que je te le promets ! Surtout que tu es la première fille que je vois nue et que je fais jouir !
— Et toi le premier garçon qui m'emmène au septième ciel ; j'ai cru mourir de plaisir !... Je t'expliquerai aussi pourquoi je te dis ça. Mais au fait, tu n'as pas joui toi, ce soir... Tu veux que je te branle avant que tu partes ?
— Ma Julie, ce soir il ne faut pas, même si j'en ai très envie. Il faut que tu saches que quand tu as joui, dans ma tête j'ai joui aussi. Mais je te promets que demain... on fera des projets, puisque je vois que comme moi, tu aimes le sexe !
— OK, vive le sexe sans modération ! Allez, rhabille-toi, moi j'enfile vite fait une chemise de nuit et je te raccompagne à l’entrée. Le Chien t'escortera certainement jusqu'à la porte de la cour, qui n'est jamais verrouillée.
— Mais dis-moi Julie, il n'y a pas de risques que tes parents nous aient entendus ?
— Aucun risque, ma chambre est trop éloignée de la leur. Et puis les épaisses portes des chambres étaient fermées. T'es prêt ? J'enfile mes espadrilles et on y va.
Avant de sortir de sa chambre, j'embrasse Julie sur les joues. Mais elle m'attrape la tête aussitôt après pour me donner un baiser sur la bouche, un vrai baiser ; un patin, quoi ! Un moment de pur bonheur...
Je vous le dis : tout est plus facile quand on a la même taille !
Nous quittons la chambre et descendons l'escalier sans faire de bruit. Arrivés en bas, nous entendons des gémissements en provenance de la chambre des parents, qui ne laissent aucun doute sur ce à quoi ils s'adonnent...
Julie et moi pouffons de rire. Un rire étouffé quand même. Nous poursuivons en chuchotant :
— Tu vois mon Thibault, de toute façon ils étaient trop occupés pour nous entendre... Enfin, surtout moi !
Julie m'ouvre la porte et me laisse sortir seul dans la cour.
— À demain Thibault, je serai de service à l'auberge, de quatorze à dix-huit heures. Je t'aime ! Bye...
— Moi aussi je t'aime, à demain Julie, bye...
Elle referme la porte d'entrée sans faire de bruit, c'est alors que je vois arriver Le Chien, ravi de recevoir quelques nouvelles caresses. Je sors par la porte près du portail.
— Peut-être à demain, Le Chien !
En partant, je me retourne vers la maison maintenant chère à mon cœur, et je vois Le Chien disparaître dans la grange au fond de la cour.
Éclairé par les lampadaires du village, je parcours les quelques dizaines de mètres qui me séparent de l'auberge en pensant à Julie, à son corps si parfait, à ses gémissements quand on lui donne du plaisir, à sa gentillesse...
Elle avait raison tout à l'heure : j'avais besoin d'une bonne masturbation pour que mon bonheur soit complet ce soir. Mais l'occasion se représentera pour qu'elle devienne la première à me donner ce plaisir. J'espère que je ne lui ai pas fait de peine en reportant ce moment qu'elle me proposait...
Arrivé dans ma chambre où j'ai aussi une salle de bain avec toilettes, je me déshabille très vite et, tout nu, je me précipite pour me masturber devant la baignoire. Gémissements discrets... à cause des voisins. Je pense à Julie, je l'imagine se masturbant aussi. Mon excitation est telle que j'éjacule assez vite dans un râle étouffé. Cinq ou six giclées de sperme. J'ai l'impression d'exploser dans une jouissance extraordinaire, mais trop courte à mon goût. Quel dommage que les garçons aient des orgasmes moins longs que les filles ! Enfin le positif à la fin de cette journée, c'est que je suis maintenant à peu près certain d'être bisexuel !... Et pourquoi pas omnisexuel ? ! On verra ça plus tard...
Rapidement mais en m’appliquant, je nettoie la baignoire et le mur carrelé. Puis je me glisse dans mon lit, heureux, et la tête pleine de projets coquins...
Putain, il est déjà une heure du matin ! Je règle mon réveil pour qu'il sonne à onze heures et j'éteins la lumière.
Bonne nuit à tous !
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