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✦ Vachette P'tite pomme d'amour - sexe entre filles XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

P'tite pomme d'amour - sexe entre filles — Chapitre 1 · La rencontre

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Vachette
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P'tite pomme d'amour - sexe entre filles

Chapitre 1 · La rencontre

P'tite Pomme d'amour
- sexe entre filles -
la rencontre
 - Sophie tu es prête ? Ton père est là, il nous attend. Il a fait chauffer la voiture.
 - Oui Maman, je boucle ma valise et je descends tout de suite.
Ah mes parents, leur fille unique c'était quelqu'un ! Ça me gênait un peu, parfois, de me sentir couvée, protégée, admirée même. Au sujet de ma scolarité on me disait « brillante », parce que j'avais toujours suivi facilement jusqu'au bac que je venais d'obtenir, pourtant à l'âge normal, 18 ans ; il n'y avait donc rien d'exceptionnel, sauf peut-être, à leurs yeux, ma mention « bien ». Mais c'étaient mes parents, je ne pouvais pas leur en vouloir d'aduler leur fille un peu trop, eux qui n'avaient pas fait d'études.
Plutôt mignonne de visage et bien faite de corps, j'avais un certain succès auprès des garçons, mais surtout, ce qui m'allait beaucoup mieux, auprès des filles, heureusement pour moi  ! Je restais très féminine toutefois : brunette aux cheveux mi-longs, une jolie poitrine de taille moyenne, de belles jambes, disaient mes copines. J'aimais beaucoup porter des dessous raffinés, souvent en dentelle de belle qualité. Je n'en étais pas encore, à dix-huit ans, à mettre des bas et un porte-jarretelles, mais... ça viendrait sûrement un jour. Car l'idée me plaisait déjà !
Je le savais, j'étais plutôt délurée et je l'assumais. J'aimais le sexe, n'ayons pas peur des mots. Etre attirée par les filles ça ne me culpabilisait en rien, à condition de pouvoir profiter au maximum de ce statut un peu hors des clous, comme disaient certains. Comme mes rapports sexuels ne risquaient pas d'entraîner la moindre grossesse, pourquoi ne pas mordre à pleine dents dans le seul fruit que la nature m'offrait, mon homosexualité ? Mais silence ! Le coming out, ce n'était pas encore à la mode, en 1993 !
Ce jour-là, sous la pluie, la température était anormalement glaciale pour une fin-septembre, même dans le Jura, mais qu'à cela ne tienne, c'était le grand jour, j'entrais en première année d'enseignement supérieur. La lycéenne devenait étudiante ! J'ouvrais un nouveau chapitre de ma vie.
Pour après le bac, j'avais choisi une filière scientifique, pour la double raison que j'y étais éligible par mes résultats de terminale et que j'avais la « bosse des maths » depuis toujours. Les classes de Math Sup et Math Spé m'attiraient particulièrement, plus que la fac de sciences, c'est bête à dire, parce que ces deux abréviations sonnaient bien à l'oreille. Sup et Spé, ça faisait chic, c'était valorisant ! En contrepartie le tri était impitoyablement sélectif. Car pas assez de résultats ou trop de désinvolture en Sup se payaient très vite par une sortie de route, c'est-à-dire la non-admission en Spé sans pour autant avoir le droit de redoubler Sup. Alors dans ce cas, finis les rêves de grande école comme Centrale, Sup Elec, les Mines ou Polytechnique ! Moi j'étais plus branchée sur Sup Aéro, pour faire pilote de ligne, une idée de gosse qui m'avait traversé l'esprit depuis que j'avais vu un Concorde décoller!
(Dans le futur chapitre 2 du présent récit, ces détails qui précèdent auront une influence majeure sur le cours des événements que j'y relaterai et qui sont vrais à quatre-vingt-quinze pour cent. Tous les noms propres sont fictifs, mais c'est mon histoire personnelle. Mon seul mérite c'est de l'écrire). 
                                                                                
************************************************************
Je revois mon arrivée comme si c'était hier, la veille de la rentrée au seul lycée de ma région qui soit pourvu des classes de Sup et Spé. Mes parents m'accompagnent, car vivant avec eux à cinquante kilomètres de ce "bahut", je vais devoir faire ces deux années en internat, sur place, au lycée même, ce qui rassure Papa et Maman qui savent ainsi leur fifille en toute sécurité. 
Au-dessus des salles de classe du premier étage se trouvent les chambres. Nous sommes en avance. Ma valise à la main j'attends fébrilement de faire connaissance avec les élèves dont certains, comme moi, mettent les pieds dans cet établissement pour la première fois. 
Le préau s'emplit peu à peu de familles venant des villages environnants, et qui attendent comme nous l'ouverture de l'accès aux étages. J'ai ainsi le temps de voir les visages des autres élèves qui vont prendre leurs quartiers. Certains et certaines affichent un air grave, les garçons semblant anxieux tels des appelés investissant leur caserne au premier jour de leur service militaire, les filles craignant peut-être ce qu'elles pourraient subir lors du traditionnel bizutage des Sup organisé par les Spé à chaque rentrée. Moi, rien ne m'inquiète, ni cette tradition que je sais plus amusante qu'humiliante, ni la somme de travail que les profs  vont exiger de nous.
Quand tout le monde est là, je compte tous ces internes - les externes n'arriveront que le lendemain - que je vais côtoyer pendant cette nouvelle année scolaire sans pouvoir distinguer qui sera en Sup, qui sera en Spé. En tout une dizaine de filles et deux fois plus de garçons sont là. J'en repère déjà qui sortent du lot de par leur physique ou leur désinvolture apparente avec leur cigarette au bec, mais sans m'extasier non plus. Le temps étant à la pluie en ce jour de septembre, l'imperméable est de mise, alors difficile de se faire une idée de la tenue vestimentaire de ces jeunes sous leur Kway, d'autant plus qu'à cette époque on ne parle pas encore de "dress code".
L'une des filles, toutefois, attire mon attention plus particulièrement. Mignonnette, blondinette, joliment coiffée, souriante, elle discute avec ses parents sans chercher comme moi à dévisager chacun et chacune. Ni elle ni mes parents ne perçoivent mon regard insistant bloqué sur cette future probable copine à l'allure de fille de bonne famille. Je me crois obligée de formuler une remarque sans grand intérêt, juste pour éviter qu'on me demande pourquoi cette absence passagère qui vient de me paralyser les neurones pendant plusieurs secondes, comme si j'avais reçu un choc à la tête :
— On dirait qu'il y a de la belle bourgeoisie, chez certains parents, hein Maman.
— Oui, ma fille, ça m'a tout l'air d'être des gens bien, et les jeunes aussi. Ah ben c'est pas tout le monde qui va faire des études comme toi, ma chérie !
Je ne le sais pas encore, mais une chance inouïe vient de s'abattre sur moi en m'offrant sur un plateau d'argent le plus grand bonheur de ma vie. Aujourd'hui, rien qu'y penser me fait monter les larmes aux yeux.
Les portes de l'internat s'ouvrent, nous montons à l'étage des filles, où chacune va chercher sa chambre et faire ainsi connaissance avec sa « colocataire ». Deux noms sont affichés sur chaque porte. En m'avançant dans le couloir, sur l'une d'elles je lis "Sophie C…", c'est moi, et "Julie H…", c'est mon binôme, qui n'est pas encore là.
La chambre double contient deux lits simples éloignés de quelques mètres, longeant deux murs opposés, entre lesquels se trouvent côte à côte deux bureaux, devant une large fenêtre avec vue panoramique sur la vaste étendue "sport et détente" du lycée. Près de chaque lit, un fauteuil, une armoire-penderie-casiers, au-dessus de laquelle on range sa valise. Attenant à la chambre, les sanitaires avec cabine de douche, lavabo, rangements, toilettes. 
Je me dis d'emblée qu'il fera bon vivre dans cet espace d'un tel confort. Mais tout dépendra aussi de la qualité de la cohabitation ! En fille bien élevée, par élémentaire politesse, j'attends que nous rejoigne cette Julie pour que nous choisissions ensemble nos lits ; celui de gauche ? celui de droite ? 
Malgré le brouhaha du couloir, j'entends se rapprocher une petite voix toute douce :
— Ça y est Maman, j'ai trouvé, c'est là !
Quelques bruits de pas, et je vois donc entrer... Julie, je présume, accompagnée de ses parents. Après les présentations chacun donne son appréciation.
— Elles vont être bien, c'est très confortable et joliment agencé ! dit mon père.
La famille de Julie acquiesce. 
Personne ne peut le deviner, mais à cet instant précis je remercie le destin et le hasard, pour être sûre de ne fâcher personne, pour m'avoir affecté une voisine de chambre aussi charmante que Julie, la fille que précisément je remarquais une heure avant sous le préau. Tout de suite je veux me rendre agréable à ses yeux :
— Prends le côté que tu veux, Julie. Moi ça m'est égal.
— Ah bon, merci, alors le gauche. Parce que je suis gauchère ! Comme ça, quand on sera à nos bureaux, on ne se cognera pas les coudes ! A moins que tu sois gauchère aussi ? Hein… Sophie ?
La douceur de sa voix et son charme m'enchantent déjà. Je suis fort troublée mais j'essaie de le cacher.                                                                                                - Euh, non, je suis droitière. Ton choix est judicieux, tu penses à tout, dis donc.
Les parents font amis-amis pendant que Julie et moi commençons à déballer et ranger nos affaires : nos crayons dans les tiroirs, nos vêtements sur les cintres et dans les casiers, les trousses de toilette en salle d'eau. 
Dans une heure le réfectoire va ouvrir ses portes. Nos parents retournent vers leurs voitures en n'oubliant pas de nous faire toutes les recommandations d'usage :
— Installez-vous bien jeunes filles, et surtout si quelque chose vous manque, on se débrouillera toujours pour vous le faire parvenir au plus vite. Et soyez sages, travaillez bien, dit mon père.                                                                                                                                       
Celui de Julie renchérit :
— Oui, n'hésitez pas, bien sûr, nous sommes là aussi. Allez, bon courage !
Les quatre parents nous font la bise puis se serrent la main, et hop, au revoir les adultes.
Moi qui ai passé l'année du bac à l'agrémenter de mes nombreuses fredaines avec des filles, je me surprends à me sentir fascinée par le charme que Julie dégage. Bizarrement il ne me vient aucunement à l'idée de la déshabiller du regard pour essayer de deviner comment ses jambes, ses fesses ou sa poitrine sont faites. Un seul mot peut convenir pour la décrire : belle. Julie est belle, tout simplement, des pieds à la tête. Par rapport à mes goûts en la matière, Tout est bon chez elle, il n'y a rien à jeter ! Son allure générale et son joli minois me font croire un instant qu'elle doit avoir au moins un an d'avance, car je lui donnerais plutôt seize ou dix-sept ans que dix-huit, ce que je lui dis en guise de premier compliment, mais elle me contredit immédiatement :
— Non, je suis majeure, j'ai eu mes dix-huit ans juste le jour de l'épreuve de maths ? 
— Ah bon ; mais alors je suis quand même la plus âgée, étant d'avril.
Julie s'amuse de ma remarque et se met au garde-à-vous en me faisant un salut militaire :
— Alors tu seras la cheffe de chambre ! A vos ordres adjudant Sophie, pour le coup de balai et le rangement quotidiens !
Je sens qu'on va bien s'entendre toutes les deux. Mais que vais-je faire de l'admiration que je porte à cette Julie qui déjà me trouble tant ? Et surtout elle, que va-t-elle en faire ? Je redoute de me laisser attirer comme par un aimant, ce qui pourrait devenir grave pour mon mental, car c'est un véritable sentiment qui vient de naître en moi, pas un simple espoir de partager du plaisir d'un soir avec une jolie fille. Que m'arrive-t-il, si ce n'est un coup de foudre, mais à sens unique ? Si je m'entiche de Julie, je m'imagine déjà vivre ça très mal, près d'elle qui statistiquement parlant présente neuf chances sur dix d'être hétéro. « Ne te fais pas d'illusions, ma Sophie », me dis-je intérieurement. C'est vrai qu'il ne suffit pas d'aimer, surtout vu mon orientation sexuelle, pour être aimée. Et ravissante comme elle est, elle a probablement un petit ami idéal, fou d'elle, qu'elle courra retrouver chaque week-end à la première occasion. Je dois essayer de m'enfoncer ça dans le crâne pour éviter une déception future.
Les cours commencent dès le lendemain de notre installation, et sur les chapeaux de roue ! Quatorze heures de maths par semaine, huit de physique-chimie. le rythme sera intense, mais je tiendrai bon. Julie a dès le début du mal à assimiler aussi vite qu'il le faudrait, alors le soir, je l'aiderai en maths. 
— Il faut t'accrocher, Julie. Je t'aiderai, si tu as du mal à suivre.
— C'est un rythme d'enfer, ça surprend, mais je vais me reprendre, t'en fais pas, merci, c'est gentil.
Cette assistance promise à Julie me permet de justifier ma présence à côté d'elle dans chaque cours. Parfois je lui jette un regard latéral pendant que nous prenons des notes, juste le temps de l'imaginer dans mes bras. Ah si seulement... Mais je ne veux rien montrer de mon attirance. Pour le moment elle sait que je l'aime bien, de par mon attitude de grande sœur, en quelque sorte. Je ne voudrais pas plomber une amitié naissante par des considérations sentimentales dont elle n'a sûrement que faire sinon s'en trouver mal à l'aise. Non, je tiens à voir comment elle va me jauger au fil des jours, sans la provoquer outrancièrement avec mon homosexualité même invisible à l'œil nu.
Chaque week-end nous retrouvons nos parents, qui viennent nous chercher. Je ne sais pas du tout ce que fera Julie de son côté. Elle me parle bien de sa famille, mais jamais de ses amis ou amies, encore moins de ses relations amoureuses. Moi, si je me laisse aller, je vais passer deux journées cafardeuses à ne penser qu'à elle. Alors je décide de garder mes samedis soirs pour faire la fête avec les copines de mon coin, que j'ai plantées là il y a quelques années déjà pour aller faire mes études à la ville. 
Avec moi, la fête ce n'est pas que la danse. Si je peux finir dans le lit d'une fille, je prends ! Au moins pendant une heure ou une nuit, je pourrai évacuer ma douce obsession pour Julie, en partageant le plaisir sauvage qu'on saura prendre entre filles. Le week-end, adieu la masturbation, vive le cunnilingus !
En effet, à l'internat, je ne peux pas rester une semaine sans jouir. Une fois couchée, le soir, il me faut un orgasme. Alors sans faire de bruit, dès que Julie est endormie, une fois la télé fermée, je serre d'abord une main entre mes cuisses, ce qui me fait commencer à mouiller agréablement. Je ne sais pas si elle en fait autant de son côté, mais je n'entends jamais le moindre soupir venant de Julie. Si elle se masturbe, c'est très discrètement, la main dans la culotte du pyjama et sous les draps, certainement. 
Moi il me faut un peu d'aise. Je ne porte jamais de pantalon de nuit. Juste ma culotte. Dans le noir, je sors mes jambes du lit. Sur le dos, je les écarte, j'ai la poitrine totalement découverte. Je commence toujours par m'effleurer l'intérieur des cuisses, du bout des doigts, ça me donne des frissons très excitants. Peu à peu je monte jusqu'à l'entrejambe. Je remue quelques doigts sur le tissu de mon slip assez fin pour que mon clitoris reste éveillé aux caresses. Mes attouchements me rendent humide plus vite. Je m'occupe aussi de mes seins que je pince fortement. La douleur que j'inflige à leurs pointes augmente le plaisir que je ressens dans ma petite chatte et ça suinte encore plus entre mes lèvres. Alors c'est le vagin qui réclame maintenant son dû. Je me pénètre, mon entrée engluée de mon miel se contracte sur mes doigts dont les affolants va-et-vient me mèneront à l'orgasme à coup sûr, sans jamais défaillir. Tirant sur la hampe de mon clitoris, je m'achève en caressant agréablement le tour de ce bourgeon béni des dieux que je lubrifie de ma liqueur dès qu'il pointe le nez hors de son capuchon. Je regrette, au moment de jouir, de ne pas le voir, ce petit bouton sensible, mais je sens bien qu'il est très dur. Que c'est bon ! Je serre les dents quand mon ventre reçoit ses premières secousses, car je ne veux pas réveiller la petite Julie. Mon corps se contorsionne, ondule sous le plaisir. Hmm… Puis je me replace sur le ventre, sous les draps, la tête de côté sur mes avant-bras croisés. Je ne me suis pas lavé les doigts, je profite des effluves de ma cyprine dont ils sont imprégnés et qu'ils dégagent juste sous mon nez. Je les mets dans ma bouche une dernière fois avant de m'endormir, repue de plaisir, pour faire ma nuit d'une traite. Ma culotte trempée, tant pis, je la changerai demain matin après la douche.
Les jours passent et se ressemblent quant à l'intensité du travail à fournir pour maintenir le cap. Julie perd parfois pied en maths, mais elle est très bonne en physique-chimie, et là c'est elle qui vient à mon secours quand j'en ai besoin. Dans notre chambre on s'assoit alors tout près l'une de l'autre en rapprochant nos chaises de bureau pour s'entraider. Quand elle est en jupette d'écolière, je ne peux m'empêcher d'apprécier ses jolies petites cuisses par des regards furtifs. Je l'adore. De plus Julie sent toujours bon, son parfum m'envoûte.  
— C'est quoi comme marque ?
— Oh c'est basique, tu sais, c'est une essence de muguet. Déjà ma grand-mère en raffolait.
 - Moi aussi il me plaît. Je le trouve très frais, ça rappelle les sous-bois en mai. Mmm que tu sens bon !
Julie se tourne vers moi pour me sourire avec insistance, sans un mot, en continuant de mâchouiller son crayon. Je l'imagine me répondre pour me narguer : « Oui, mais c'est pour moi que je le mets, pas pour toi, mademoiselle la cheffe de chambre ! » 
Mais non, elle s'en tient à son sourire enjôleur. Sa jolie frimousse un peu juvénile me fait craquer. Je ris parce qu'elle m'inspire la joie de vivre. Julie peut se moquer de moi tant qu'elle veut. Moi j'ai envie de lui dire « embrasse-moi, tu es trop belle ». Si elle savait que j'aimerais en fait lui dire : « laisse-moi te prendre dans mes bras, te dire des mots doux à l'oreille,  t'embrasser partout... ». 
Mais je me résigne à souffrir en n'osant pas. Je ne supporterais pas qu'elle me fuie à cause de mon statut sexuel.
Par une belle nuit d'octobre, je suis surprise par Julie à me masturber. Je la croyais endormie, mais en fait elle faisait semblant puisque au moment où je jouis, pourtant en sourdine, j'entends sa petite voix douce :
— Sophie ? Qu'est-ce que tu fais ?
— Rien, pourquoi ?
— Ben si, je t'entends soupirer ; tu pleures ?
Je range calmement mes jambes sous les draps sans attendre que ma tension retombe, puis j'allume ma lampe. Difficile de nier !
— Non, je pleure pas. Au contraire… Tu m'entendais et tu ne comprenais pas ce que je faisais ?
— Oh si, je crois bien avoir compris. Mais tu m'as réveillée !
Si ce n'est que ça qui la dérangeait, je lui donne une explication pour m'excuser, tout en restant à l'aise  :
— Tu sais, moi il faut que j'évacue le stress. Tu vois pas comme on est toujours sur les nerfs avec ce programme de fou ?
— Si, je sais, mais moi je m'arrange toujours pour que tu m'entendes pas.
 Alors là, elle me cueille, la petite rouée, que j'aime ! Je suis stupéfaite de son aveu si spontané. Mais je ne vais pas la lâcher :
— Comment ça… Tu te masturbes souvent ?
— Comme toi, presque tous les soirs. Mais un peu plus tard que toi parce que je m'endors moins vite.
Je m'engouffre alors dans la brèche que Julie vient d'ouvrir.
— Mais tu penses à quoi pour t'aider ?                                                                                                                       
— Oh, à des trucs…
— Quoi comme « trucs » ?                                                                                                                                                              
— Ah ben ça c'est personnel. Allez, on se rendort, Sophie, bonne nuit.
Là, sans le vouloir, Julie vient de me la bailler belle ! Car je croyais que je pouvais la créditer d'une pureté virginale au point que même se masturber, ce ne serait pas dans ses mœurs. Quelle naïve je suis ! Reste à savoir ce qui l'aide à jouir quand elle le fait. Quels fantasmes ? Ne l'inspirerais-je pas au moins un peu quand elle m'entend ronronner en me caressant ? J'aimerais tellement ! Je suis déçue de savoir que la fille qui me plaît tant, dont je suis raide dingue, prend son plaisir toute seule le soir, tout près de moi mais sans moi. Alors je veux absolument trouver un moyen de connaître mieux Julie et ses préférences, Julie et ses pratiques, Julie et ses fantasmes. Il me faut mettre en place un stratagème pour savoir comment la séduire, si possible.
Julie prend sa douche le soir, moi plutôt le matin. Alors rien de plus simple que de me rendre à la salle d'eau au moment où j'entends qu'elle ferme le robinet. Elle ne peut qu'être encore dans la cabine, donc je me rends illico et sans bruit au lavabo en slip et soutien-gorge, juste au moment où elle va en sortir nue comme un ver.
 
La buée sur le vitrage l'a empêchée de me voir arriver. Maintenant, m'apercevant, elle court jusqu'au porte-serviettes aussi vite qu'une vierge effarouchée et se couvre le corps, de la poitrine jusqu'aux cuisses. Moi, je la taquine :
— Ah, j'ai vu tes jolis seins, petite Julie. Plus la peine de les cacher ; trop tard ! Et ils sont très mignons !
Je ne la regarde plus et je me lave les mains comme si de rien n'était.
— Sophie ! Te retourne pas, je mets une culotte.
— Je ne me retourne pas, t'en fais pas. Promis juré.
Elle se découvre entièrement, s'essuie, raccroche la serviette et met un petit slip blanc en dentelle qui lui va à ravir ; et me ravit aussi.
— Très jolie cette petite culotte. Sexy, même !
Julie réalise...
— Oh, tu me vois dans la glace ! Tricheuse !
Eh oui, je viens enfin de la voir nue. Son corps est parfait, c'est une merveille de beauté. J'en suis émue. Je n'ai pas de complexes quant à mon propre corps, mais Julie, elle… c'est une princesse. 
La poitrine nue, elle détale jusqu'à son lit avant que je sorte de la salle d'eau, enfile son haut de pyjama et se glisse dans ses draps jusqu'au cou. Décidément j'adore son côté ingénue. Je ferme mon robinet, m'essuie les mains et fais mine d'aller me coucher. Cependant je marque une halte sur le bord de son lit où je m'assois un moment juste pour lui parler un peu.
— Pourquoi tu es si prude, Julie jolie ? Un corps comme le tien, y a pas de honte à le montrer, tu sais.
Elle prend un regard de petit oiseau affolé, elle se mord les lèvres, incapable de me répondre. Je continue ma tentative de séduction verbale :
— D'ailleurs je suis certaine que tu n'en as pas honte, de ton corps, sinon tu ne porterais pas une si belle lingerie. Regarde, moi j'aime le mien, alors je l'habille aussi de beaux sous-vêtements, tu vois. Ma culotte et mon soutien-gorge, tu trouves pas ça joli, assortis comme ça ? 
Julie opine de la tête en gelant son regard sur ma poitrine et ma taille. J'ose espérer que c'est le contenu de ces deux parures qui lui plaît, encore plus que le contenant ! Je me relève, m'incline vers elle puis, en m'agenouillant au sol, descends lui déposer délicatement une bise sur le front. Elle ferme ses jolis yeux. Je serre mes lèvres pour lui donner un tout petit baiser sec et pointu sur chacune de ses paupières. Ce qui la fait rire comme une gamine.
— Allez, va, dors bien ma petite Julie. Bonne nuit.
Elle me redonne un magnifique dernier sourire, je suis heureuse, mon cœur et mon esprit s'emballent. Je vais me mettre au lit, me persuadant à tort ou à raison qu'à cet instant-là elle regarde mes fesses et mes jambes avec peut-être un début d'admiration, à défaut d'envie. Mais en fait, j'enrage de ne pouvoir être sûre de rien. Tout se mélange dans ma tête : l'envie de la prendre sous mon aile, l'envie de la mettre dans mon lit, l'envie de l'aimer. 
Le lendemain, ni Julie ni moi n'évoquons notre discussion de la veille au soir, encore moins mes gestes affectueux. J'attends impatiemment la prochaine nuit. Je ferai semblant de dormir et simulerai même quelques soupirs à l'heure habituelle où je me fais plaisir, en souhaitant que cela l'émoustille. Alors croyant que mon orgasme m'a détendue au point que je m'endorme, Julie se caressera peut-être et on verra bien...
Vers 23 heures je mets en pratique la ruse que j'ai préméditée. Nue sur le dos, jambes écartées, sans me toucher j'émets quelques-uns des murmures si propres aux femmes à l'approche de l'orgasme.
— Hmm… fff… Ohhh… Hahh… Hmmm…
Je range mes jambes sous les draps et plus un souffle, plus rien. Au bout de quelques minutes Julie doit me croire endormie. C'est alors que je l'entends se donner son plaisir solitaire. Elle ne simule pas, elle. Je me régale à imaginer les sensations qu'elle est en train de se procurer sous ses draps. Désolée pour elle de devoir interrompre son plaisir montant, je l'interpelle à voix basse :
— Julie ? Tu es bien ? Tu vas jouir ?
Je n'entends plus aucun son sortir de sa gorge. J'insiste :
— Julie, je peux venir te voir ?
— Pourquoi faire ?
— Il faut que je te parle. S'il te plaît, Julie.
Elle met quelques secondes qui me paraissent être de longues minutes, avant de se décider:
— Bon, si tu veux, viens.
Prenant sa réponse pour une invitation prometteuse, j'allume ma lampe et me lève. Je ne porte que ma culotte, je laisse mes seins nus et m'avance vers son lit resté dans une certaine pénombre.
 - Tu me fais une petite place ?
Julie admire d'abord ma poitrine de près puis se pousse contre le mur, je ne glisse que mes jambes sous les draps et m'allonge. La tête en appui sur un coude je peux lui parler de très près en face à face. Pas plus de quelques centimètres ne doivent séparer nos visages, nos yeux, nos lèvres. Chacune perçoit la respiration de l'autre. De temps en temps le regard de Julie descend discrètement sur mes seins dont les pointes dressées se distinguent suffisamment malgré la faible lueur émise depuis ma seule lampe de chevet. Je sens l'excitation monter en moi, ce qui m'aide à me lancer, au risque de choquer la petite par ma hardiesse. Je verrai bien comment elle réagira.
 - Je ne dormais pas, je faisais que penser à toi, tu sais.
— Oui, j'ai bien remarqué tes allusions ces jours-ci, et tes regards aussi.
— Tu prenais ça pour le l'amitié, je suppose ?
— Oh non Sophie, j'ai vite compris qu'il y avait autre chose de ta part.
Décidément Julie me désarme. Elle cachait donc bien son jeu, la petite malicieuse. Mais plus notre conversation avance, plus je pense qu'entre nous deux il ne pourra que se passer quelque chose de très fort. J'en suis sûre. J'ai le cœur qui bat.
— Mais avant tout je voudrais savoir…. Tu as un garçon dans ta vie, quand tu rentres chez toi ?
— Oui, on sort ensemble. On va danser, on va au restaurant, on se balade.
— Vous couchez ensemble ?
Je vois que Julie est troublée par ma question si directe et indiscrète. Mais elle y répond tout de même :
— Ben oui, on fait l'amour, quoi !
— Tu comprends que moi j'aimerais être... à sa place ?
— Ça ne te plairait pas forcément, tu sais, parce que je vais rompre ce week-end ! répond-elle avec humour.
Je fais l'étonnée pleine de compassion, mais intérieurement je me réjouis au plus haut point de la liberté qu'elle va ainsi retrouver. D'elle-même Julie m'avoue que ses sentiments pour ce garçon se sont émoussés, et qu'elle n'a pas assez de plaisir avec lui pour tomber vraiment amoureuse. Alors j'avance encore d'un pas dans mon questionnement :
— Tu n'as jamais rien fait avec une fille ? Pour le plaisir, du moins.
— Si. J'ai eu deux copines. Juste pour essayer. Par curiosité.
Cette réponse me laisse m'imaginer très furtivement en train de la lécher entre les cuisses. Je me reprends, il le faut :
— Et alors ?
— On se caressait surtout, à la main, ou plutôt...aux doigts. Mais on ne faisait pas vraiment l'amour, en fait, tu comprends ?
Bien sûr que je comprends ! Mais moi, je veux l'avoir toute entière ma Julie ; son corps, son esprit, ses sentiments. Et je lui apprendrai à aimer l'amour tel que nous le ferons ensemble. Je me surpasserai pour elle.
Nous continuons à discuter sur ce sujet. Son haut de pyjama est ouvert. Je ne peux pas me retenir, ma main libre s'infiltre sous ses draps et se pose sur un sein. Julie ferme les yeux le temps de ma caresse. Le mamelon durcit sous mes doigts, ma main descend peu à peu vers sa culotte. Je la chatouille négligemment par-dessus la dentelle. Julie apprécie et me sourit tout en émettant un petit « ooh » mais attrape soudain mon poignet pour me repousser lorsque j'essaie de m'introduire sous l'élastique de son slip. 
— Excuse-moi Julie, j'avais l'intention de te faire jouir, vu que je t'ai interrompue tout à l'heure, mais...
— Non, Sophie, je ne veux pas aller trop loin avec toi avant de savoir ce qui nous arrive, et surtout si moi je donnerai suite à tes avances. Je vois bien que tu t'es amourachée de moi, je me sens bien aussi avec toi, mais je veux être sûre que si je te dis oui, ce sera pour du sérieux entre nous.
Je lui souris et lui fais une caresse sur la joue. De nouveau j'ai les larmes aux yeux.
 - Comme tu veux, ma Julie, je ne te brusquerai pas. T'as raison, car parfois ne pas avoir ce qu'on voulait fait moins mal que le perdre après l'avoir eu.
Me voilà donc suspendue aux émois de Julie. Heureusement qu'elle a déjà eu quelques petites aventures avec des filles. Malgré le peu de fois qu'elle s'est fait caresser par des mains féminines elle ne peut pas avoir vécu cette expérience sans en avoir été un minimum demandeuse au fond d'elle-même, non ? Cette pensée me fait garder l'espoir, m'autorisant à croire que si je lui offre l'amour en plus du plaisir, nous pourrons vivre une très belle histoire. Je me languis de l'entendre me dire un jour qu'elle partage mes sentiments. Je serai aux anges ce jour-là.
En fin de trimestre nos profs nous font part de leurs appréciations sur nos résultats. Je ne crains rien quant à mes notes et ma moyenne, mais Julie finit le trimestre avec à peine 10/20, ce qui est très limite. Depuis la dernière fois que nous avons parlé sentiments, je l'ai laissé travailler, et je l'ai aidée en maths comme promis. Je voulais à tout prix lui éviter la convocation chez le directeur des études. 
Mais quelque temps avant les vacances de Noël, un soir je remonte seule du réfectoire, après un dîner sans Julie. Et elle n'est même pas encore remontée dans la chambre. Elle devait passer sur le grill, comme quelques autres élèves. L'inquiétude me ronge, je mets la télé sans la regarder. Le temps se prolonge cruellement. Je me couche pour attendre et réconforter si nécessaire celle que, de plus en plus, je suis sûre d'aimer.
A 22 heures Julie revient, le visage décomposé, elle est en pleurs. En la voyant ainsi, avant de dire un mot j'ai envie de pleurer autant qu'elle. Elle me fait trop de peine. Puis j'essaie de me faire plus optimiste que je ne suis :
— Eh ben ma Julie, qu'est-ce qui t'arrive ?
Elle ne me répond pas, et se renferme sur elle-même, baisse les yeux, regardant vers ses chaussures.
— Tu es passée au ref ? T'as mangé au moins ?
— Pas faim, je vais me coucher. Je veux dormir.
— Mais dis-moi, ne reste pas comme ça. Hein, Julie jolie, parle-moi !
Entre deux sanglots qui m'attristent, elle avoue enfin :
— Le directeur des études...snif...il m'a dit que...snif...ma moyenne était trop basse...snif...et que si je ne redresse pas la barre...snif...je ne passerai pas en Spé...snif.
Que dire ? Que penser ? Je suis désespérée de ce qui arrive à ma Julie, qui se déshabille machinalement pour aller à la douche, sans plus rien dire. Quand elle revient dans la chambre, elle m'apparaît en petite tenue, en culotte et soutien-gorge, toujours jolie comme un cœur. Mais elle n'a pas l'humeur à la bagatelle ce soir. Allongée dans son lit, elle ne reprend toujours pas sa respiration et essaie d'étouffer ses sanglots. Je ne peux pas la laisser comme ça.
— Viens me voir, ma Julie, viens. Allez, tu me fais trop de peine, viens que je te console.
Ses pleurs se dissipent. Julie essuie ses joues et sèche ses larmes, avant d'accepter mon invitation. Je lui ouvre mon lit, elle vient s'allonger près de moi sans même passer son pyjama. Je lui offre le creux de mon coude pour y reposer son cou, et remets ses cheveux bien en place sur l'oreiller que nous partageons.
— Alors, dis-moi, pourquoi tu te mets dans un état pareil ? L'année n'est pas finie, hein ?
— Je sais, mais si je ne passe pas en Spé l'an prochain...
— Eh ben quoi, tu n'es pas perdue, tu feras autre chose, voilà tout. T'es excellente en physique-chimie, par exemple, tu pourras toujours faire un IUT ou une fac et trouver un bon boulot après, tu sais. Ou même devenir la nouvelle Marie Curie !
C'est alors que Julie me fait ce que je prends immédiatement pour une superbe déclaration d'amour :
— Oui, je sais...snif, mais je te verrai plus...snif… toi tu vas passer en Spé, c'est sûr et certain...snif… et rester ici...
Pendant un instant, je reste la gorge nouée. Je ne peux plus lui parler. Mais ses mots viennent de m'emplir de bonheur, alors je me dois de lui répondre:
— Non, ne recommence pas à pleurer ma chérie. Je t'aime aussi, tu le sais, tu l'as compris, évidemment. C'est merveilleux ce que tu me dis là. Alors...tu m'aimes vraiment aussi, Julie, on s'aime ? Tu te rends compte ?
— Oui, je t'aime, j'en suis sûre maintenant. 
Mon émotion est à son comble quand Julie enroule son bras autour de mon cou et attire ma bouche sur la sienne. Me voilà à mon tour avec la larme à l'œil, nous échangeons des milliers de petits bisous sur les joues, sur les lèvres, dans le cou, sur le front. Ma tête tourne, mon amour pour elle se transforme, c'était à prévoir, en désir physique. Elle et moi dégrafons nos soutien-gorge sans aucune gêne et les jetons au sol. Seule ne compte plus que la chaleur de nos corps serrés. Nos poitrines se réchauffent l'une sur l'autre. Je ressens une douceur extrême dans les seins. Mes pointes se dressent, je m'empresse de les offrir à Julie, je prends les siennes dans ma bouche pour lui transmettre mon amour à mon tour. Ses bras ceinturent ma taille, ses mains pétrissent mes fesses pour mieux palper leur fermeté. Elle m'étreint de toutes ses forces pour que nos bas-ventres se frottent l'un à l'autre. 
Quand je cesse de couvrir Julie de tout mon corps, je m'allonge de côté, elle en fait autant, face à moi. Nos sourires sont radieux, nos regards sentent l'amour et le désir aussi.
— Tu veux bien me caresser ? Je me laisse faire. Je me donne à toi, ma Sophie.
Cette fois, Julie abandonne ses seins à mes mains, qu'elle laisse courir sur tout son corps. Cette fois nous échangeons un long et profond baiser plein d'amour. Cette fois, je peux descendre la caresser en franchissant la barrière de sa culotte. Cette fois, Julie écarte ses magnifiques jambes pour me laisser investir tous les recoins de son sexe offert à mon désir de l'honorer. Entre ses lèvres humides je glisse mes doigts et caresse sa chair, de son clitoris à son périnée et même un peu plus loin. Julie ronronne.
— Hmm, je me sens bien, maintenant que je suis sûre que tu m'aimes, ma Sophie, c'est tellement bon ce que tu me fais. Tu es si douce.
— Je m'appliquerai toujours à te donner tout le plaisir et la douceur que tu mérites, ma chérie, je te le jure.
Julie me rend caresse pour caresse. Pour chaque geste que je fais afin de m'aventurer et lui donner ce plaisir, elle m'en fait un qui me fait vibrer aussi. Je passe mes doigts dans sa culotte, les fais aller et venir le long de son sillon puis reviens dans le mien pour mélanger symboliquement nos nectars. Nos fentes sont aussi trempées l'une que l'autre.
— Laisse-moi enlever ta culotte, je n'en peux plus, il faut que je goûte à ta petite chatte.
Julie m'avait fait comprendre qu'elle n'était jamais allée aussi loin avec une fille, je voulais bien la croire, mais là elle se libère enfin. Elle soulève son bassin bien volontiers pour me faciliter la tâche. Je prends mon temps pour faire glisser l'étoffe légère me séparant encore du tendre fruit défendu que le désir vient de commencer à faire fondre. A sa chair rose dont je devine le relief, l'entrejambe de la culotte reste un instant collée par les sécrétions profondes d'un vagin impatient, avant de s'en détacher d'un coup. Je me régale d'avance à la vue de ce bourrelet charnu que je veux déguster délicatement en prenant mon temps. J'en approche mes lèvres, je l'admire, je sens son odeur délicieuse, je le suce et l'aspire à volonté. Je sais que Julie fait confiance à mon expérience, elle se donne à fond, bras et cuisses écartés lascivement, son esprit est aux nues. Je la sens monter par paliers vers le bonheur suprême, jouir sous la langue de la fille qu'elle aime et que j'ai la chance d'être. A cet instant j'ai de la pitié pour toutes les femmes qui ne connaissent pas un tel bonheur. 
Ma pauvre Julie, elle n'ose pas crier comme elle devrait, car nous ne sommes pas seules à l'étage. De sa petite voix toujours aussi douce, elle me félicite et m'encourage:
— Oh ma Sophie, tu me fais jouir. Je perds la tête, oohhhh… tu me fais du bien….ahhh ta langue...t'arrête pas...ohhh c'est si bon …t'arrête pas, je t'aime, tu sais.
— Je t'aime aussi, ma Julie, je t'aime !
Je connais trop bien cette sensation inouïe, recevoir amour et plaisir. Alors sûre qu'elle ne me refusera rien, je vais imposer à ma belle amante, sans perdre une seconde, de fouiller de sa langue, à son tour, tous les coins les plus chauds de mon sexe. Pour lui faire découvrir, accepter et aimer le goût d'une femme en chaleur, de SA femme en chaleur, je veux qu'elle me lèche tant qu'elle est encore sous le coup de l'excitation quand ses spasmes s'estompent peu à peu après son orgasme. Je l'aime tellement ma Julie que je la ferais bien jouir une seconde fois, mais je ne me maîtrise plus et, le diable me pardonne, je pense un peu à moi à ce moment-là, je l'avoue. J'ai besoin comme elle de ma dose de bien-être, de jouissance, je veux moi aussi écarter mes cuisses pour accueillir sa langue chaude au plus profond de mon corps. 
A genoux, les cuisses ouvertes, en me dandinant en canard, je monte à l'assaut pour aller chevaucher sa bouche et lui offrir mon sexe :
— Lèche-moi d'abord à travers la culotte, s'il te plaît… J'adore ça. Hmmm oui, il est bon mon cul ?
— Oui, j'aime ton odeur, me susurre Julie tout en opinant de la tête et en fermant les yeux.
J'écarte le tissu, et d'une main je le garde tendu. De l'autre, à deux doigts j'ouvre en grand mes petites lèvres. Julie n'a plus qu'à lécher ma chair rose et luisante. Elle s'applique à bien enfoncer sa langue au plus profond de ma cavité inondée. Je lâche mes doigts, mes lèvres gonflées s'offrent à la bouche de mon amante, qui instinctivement comprend ce que j'attends d'elle. Elle les gobe littéralement tout en faisant rouler sa langue autour de mon clitoris qu'elle a trouvé sans que j'aie eu à la guider. Julie me regarde droit dans les yeux. Je la surplombe, massant mes seins, pinçant leurs pointes jusqu'au plaisir d'avoir mal pendant que les vagues d'un tsunami déferlent dans mon ventre.
— Ohhh ma Julie, oui….ouiiiiiii… je jouiiiiiiiis...Oh la la, quel bonheur que ce soit par toi, dans ta bouche ! ...Mmmm…. Oh que c'est bon !...
Julie m'a mis le clitoris en feu. Je suis maintenant pantelante comme une poupée désarticulée, affalée n'importe comment sur le lit, le slip inondé de sa salive et de mon nectar, et dont le tissu enroulé sur lui-même forme un cordon épais qu'une de mes grandes lèvres congestionnées suffit à retenir écarté contre ma cuisse. Ma Julie jolie semble s'étonner de sa compétence, elle observe ma redescente sur terre avec curiosité et naïveté, d'un air de me dire "C'est moi qui ai fait ça ?". Oh Julie que je l'aime, que je l'aime !
Je trouve que pour une débutante, le cunnilingus qu'elle vient de me faire était redoutablement habile. Nous ne voulons pas recommencer tout de suite, même si notre partage de plaisir était divin autant qu'équitable. Julie et moi sommes repues. Repues de sexe mais pas d'amour. Toutes deux nues, impudiques, enlacées, amoureuses, nous échangeons encore des bisous, des caresses toutes douces qui ne cherchent plus à exciter mais à dire combien on s'aime. Je frotte mon nez sur le bout du sien, ça la fait rire. Je respire à fond pour m'enivrer de l'odeur de son corps. Elle me répète qu'elle m'aime, que c'est sérieux, que c'est pour la vie. Moi, plus réaliste peut-être, je me dis que pour quelques années on peut y croire, mais qu'il ne faut pas trop en demander aux dieux du bonheur, soyons raisonnables. C'est long, une vie, quand on a dix-huit ans ! Il peut y en avoir, des embûches, sur le parcours. Et pourtant, ce sera bien pour la vie, l'avenir nous le prouvera !
Enlacées l'une dans l'autre avec une infinie tendresse, nous ne dialoguons plus qu'autour de nos sentiments. Pas de « Je t'aime, moi non plus », que des « Je t'aime, moi aussi » ! Entre deux mots nous ne pouvons pas nous empêcher de partager un petit bisou plein d'amour en fermant nos yeux, pour mieux ressentir intérieurement ce qu'il signifie. Mais toutes les deux phrases, c'est un vrai baiser, c'est la joute entre nos langues ! Nos salives se mélangent et coulent au fond de nos gorges. Nous avons chaud mais je remonte quand même les draps et la couverture, peut-être pour nous conforter, nous rendre sûres que nous ne formons qu'une, que la chance et la vie nous font ce cadeau merveilleux. C'est la première fois que je suis vraiment amoureuse, et Julie me jure qu'elle aussi. Son bonheur, c'est moi. Je me sens heureuse à en pleurer ; mon bonheur, c'est elle.
Julie commence à s'endormir dans mes bras. J'ai posé ma main sur sa poitrine mais je n'abuse pas. Ses jolis seins tout chauds à l'endroit de son cœur, à ce moment précis, sont pour moi des symboles d'amour, pas de libido. Il y a un temps pour tout. 
Avant qu'elle ne m'entende plus, je lui fais une déclaration, tout bas à l'oreille, en lui caressant les joues du revers de mes doigts :
— Ma chérie, quand j'étais petite, j'adorais une gourmandise plus que toutes les autres, qu'on trouvait dans des baraques à la fête au village, la pomme d'amour. Depuis quelque temps je voulais te trouver un petit nom autre que « ma chérie », ou « mon cœur ». Tu mérites mieux. J'aime beaucoup aussi t'appeler « ma Julie jolie », parce que tu es trop belle et que tu es à moi, mais désormais, comme je passerais volontiers mon temps à te croquer, j'ai décidé que tu seras « ma p'tite pomme d'amour ». Un nom qui rime avec « toujours » et qui te va à merveille.
Julie rouvre ses beaux yeux pour moi, me donne le plus joli de ses sourires, et me tend ses lèvres pour un dernier baiser avant de pousser un grand soupir plein d'émotion tandis que je la retiens serrée dans mes bras, tout contre mon cœur. Et tant pis si je dors mal, figée dans ce lit trop étroit pour deux ! Elle est à moi, je monte la garde pour qu'on ne me la prenne pas. Et je finirai bien par m'endormir, anesthésiée par mes profonds sentiments…
— Bonne nuit, ma p'tite pomme d'amour.
                                                               À suivre...  (chapitres 2, 3 et 4)
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Exorium
22 septembre 2025 à 06:08
Un texte magnifique.
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Vachette
24 juillet 2025 à 16:14
après avoir cogité sur ta critique positive, j'en suis arrivée à me dire que non, je n'aurais pas pu écrire, par exemple:
"Ma p'tite pomme, c'est ouf comme je la kiffe en la voyait à poil !"
Alors je sais que je continuerai à assumer mon âge. Et les mots de mon temps avec. Tant pis si je fais ''Vintage'' LOL
Mais j'essaierai quand même de ne pas en abuser.
Merci encore
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Vachette
19 juillet 2025 à 20:38
Pour les interlignes, c'est la faute du site ! J'écris serré sur Word, et quand je translate sur le site, ça donne des espacements ridiculement grands. Même quand je corrige ce défaut dans mes relectures directement sur la page,, je retrouve mon texte, quand je rouvre en lecture, avec ce défaut.
Beaucoup s'en plaignent. Les ingés du site n'ont toujours pas trouvé de solution. Sauf peut-être à écrire sans dialogues, que des pavés-paragraphes ?

Sur le fond, j'accepte toutes les critiques sur mon style. Mais à mon époque, entre filles on parlait quand même plus d'"attirance" et de sentiments que de "léchages de chattes" par exemple. Mais c'est ce qu'on faisait déjà, j'en conviens.
Aurais-je gardé mon côté "fleur bleue" ?
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cocolst
19 juillet 2025 à 20:23
Bon, Vachette, à la base, les histoires lesbiennes c'est pas trop mon truc. Je ne dis pas que je n'aimerai pas voir deux filles ensemble, mais, mis sur papier, c'est souvent chiant.

Commençons par la critique méchante : la mise en page. Trop d'interlignes dans les dialogues, ça pète le truc tout de même.

Sinon, en dehors de ce côté lesbien, j'ai été pris par "1993"... Ouais, l'année de mon bac aussi. Rapport révision/résultat au top pour moi : j'ai rien révisé, je l'ai eu du premier coup (je n'y croyais pas un instant pourtant). Ok, aucune mention contrairement à toi. Pas de math sup ou spé, même si j'avais aussi la bosse des math, mais le rythme ne m'intéressait pas. Juste une petite école d'ingé avec prépa intégrée... Bougre d'âne, tu me fous dans le passé.

Ouais, 1993, pas de coming-out. Je dirais même que des filles qui se bouffent la chatte c'était accepté seulement dans un plan à trois avec un mec. Sinon, mal vu, comme toute homosexualité... la pensée générale était d'une connerie monumentale (a-t-elle changé depuis ?). C'était une autre époque. Je dirais même pire : une nana qui osait dire qu'elle se masturbe était forcément vue comme une salope.

Bon, retournons au texte, si tu veux bien. Alors, la façon dont tu mènes la chose m'enlève cette idée de relation lesbienne pour une relation entre deux personnes attirées l'une vers l'autre. Du coup, j'apprécie ma lecture.

Je reste tout de même bloqué sur un truc : le dialogue entre vous deux lorsque tu vas la rejoindre la première fois dans son lit. "Je vois bien que tu t'es amourachée de moi"... On est en 1993, à l'époque d'Elmer Food Beat, ou en 1950 ? Et d'autres dialogues que je trouve trop lissés limite "niais".

Sinon, j'aime beaucoup la progression, les doutes, le désir, l'envie et la retenue derrière... L'empathie. C'est bien écrit.

J'espère que tu ne prendras pas mal ma critique de façon générale. Sache juste que j'ai beaucoup apprécié ce texte. J'aime les histoires d'amour. Est-ce que je vais lire la suite ? Je ne sais pas encore... Peut-être par curiosité pour savoir si elle est passée en Spé.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Masva
Masva
23 juin 2025 à 13:29
Ah ouiiii c'est sensuel et erotique à souhait.Toujours maîtrisée l'écriture. Ta marque de fabrique. Plus hard la suite ?? Je vais voir ça
Soyez respectueux
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Photo de profil de Masva
Masva
23 juin 2025 à 13:28
Ah ouiiii c'est sensuel et erotique à souhait.Toujours maîtrisée l'écriture. Ta marque de fabrique. Plus hard la suite ?? Je vais voir ça
Soyez respectueux
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Photo de profil de Franz52
Franz52
8 mai 2025 à 10:29
Belle description d'un amour d'étudiant ou de la naïveté sincère, j'adore.
Soyez respectueux
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Photo de profil de phil13
phil13
28 avril 2025 à 19:00
Les larmes me sont montées quand vous lui dites que désormais, elle sera votre petite pomme d’amour .
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sms35
11 avril 2025 à 08:03
Que c'est beau, que c'est sensuel l'amour entre femmes . J'adore ce récit, bravo
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Vachette
10 avril 2025 à 19:26
merci pour votre commentaire
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