Suis je un Ange ou un démon ?
Chapitre 1
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Suis je un Ange ou un démon ? — Chapitre 1

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Chrystello
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Suis je un Ange ou un démon ?

Chapitre 1

Les travestis m’ont toujours fascinée. C’est compliqué au quotidien d’être une femme et tellement plus simple d’être un homme. Alors, pourquoi essayer de vivre en femme ? Certes, pour ma part, vivre dans la peau d’un homme ne me déplairait pas, mais seulement quelques jours. Juste pour voir ... Au final, voilà 42 ans que je suis femme sur cette Terre et j’en suis bien contente.
Le sujet étant compliqué, je ne m’épandrais pas dessus. Ce préambule est juste là pour comprendre la conversation que j’ai entamée avec Lucie sur un forum érotique, en ce mardi soir. Depuis mon divorce, il y a six ans, j’aime bien flâner sur le Net. Lucie, Lucas de son état civil, est étudiant, pardon étudiant-E, en première année de BTS Informatique. Il, décidément je ne vais pas y arriver, elle, Lucie, m’explique son attrait pour la féminité. Elle me raconte ses envies, rêves, fantasmes, tout cela face à la dure réalité de la société qui juge et condamne ceux qui sont différents. « Oui, je passe même des journées entières chez moi habillée en femme. » « Oui, j’adore me sentir comme une femme. » « Non, pas encore sortie en femme, j’ai trop peur.» « Non, je n’ai jamais fait l’amour avec un homme, je ne me sens pas sexuellement attirée par un mec. »
Au fil de ses réponses, je me laisse attendrir, émue par sa jeunesse et ses questionnements. On se rend compte que nous sommes voisines, à 10 minutes de voiture. Elle insiste pour se voir. Le mercredi, c’est mon jour de repos. Et je n’ai rien prévu le matin. Je finis par lui donner mon adresse.
Le lendemain, elle sonne. Elle est vêtue en homme : sortir en femme, elle n’a pas encore osé. Je l’invite direct à se changer dans la chambre d’ami, elle a apporté ses propres vêtements. Quelques minutes plus tard, une jeune femme entre dans mon salon. Une femme aux cheveux mi-longs bruns, plus grande et plus charpentée que la moyenne, mais avec un visage doux et des traits fins. Elle porte un pull rose bonbon, jupe en jean bleu mi-cuisses, des collants noirs fins sur des jambes épilées, et des bottines plutôt hautes, genre huit ou neuf centimètres. Et deux énormes bosses au niveau des seins.
Elle est intimidée, je lui propose un café. On retrouve notre discussion complice d’hier. La question qui lui brûle les lèvres depuis le début :
— Alors, Elsa, dis-moi franchement : je passerai dans la rue pour une vraie femme ?
A ma moue, elle comprend que le résultat n’est pas à la hauteur de ses espérances. Le visage, les épaules, le derrière, les jambes, ça le fait. Même la voix. Mais le reste : le maquillage, la posture, les talons hauts, on voit que tu n’es pas du tout habituée, l’assortiment des couleurs, l’absence d’accessoires comme un collier ...
— Je suis nulle, ça fait travelo, c’est ça ?
— Tu manques d’expérience, c’est tout. Allez viens.
Je l’amène dans ma chambre. Je la fais déshabiller. Elle est toute épilée. Elle garde son string en dentelle blanche, le soutien-gorge qui fait mémère, pour abriter ces deux énormes seins.
— J’ai pris du 100 D. C’est du silicone qualité supérieure, très proche d’une vraie poitrine.
— 100 D ? Mais tu es folle, tu vas te faire alpaguer par tous les hommes dans la rue. Moi, déjà, je fais du 95C, tu ne peux pas savoir les regards pervers que je dois subir au quotidien.
— C’est ça qui est génial, non ?
Je ne réponds pas. Comment lui expliquer qu’on peut se sentir salie par un regard vicieux, comme si j’étais un légume à manger ? Patiemment, j’essaie de trouver dans mon dressing des vêtements qui peuvent lui aller. Ça va être compliqué de jouer à la poupée sur elle. Avec mes 1 mètre 62, je fais une taille de moins par rapport à elle. Finalement je trouve une jupe longue noire qui tombe en dessous des genoux, tenant par un large élastique et un chemisier blanc, large d’épaules, avec un col fermé, dentelle devant et sur les manches longues. Je la sens désappointée.
— Tu n’as pas de plus féminin ?
— Tu es très bien comme ça. Tu passes très bien en femme. Il manque juste quelques détails.
Je sors ma trousse de maquillage. J’en profite gentiment pour lui donner des conseils, sur les ustensiles, la manière de s’en servir, comment mettre en valeur sa peau, ses yeux, ses lèvres ...
— Pour les chaussures, tu oublies tes talons hauts.
— Mais ... !
— Ca ne va pas du tout avec le reste. Et tu ne sais pas même marcher avec.
La voilà qui commence à grimacer. Je lui sors une vieille paire de chaussures, en 41, moi faisant deux tailles de moins, de ma fille qu’elle a laissé traîner. Des bottines avec de petits talons. Cette fois-ci, elle boude.
Je l’invite à marcher sur ma terrasse. Je suis contente de moi, Lucie fait vraiment femme, une femme passe-partout, mais plus du tout un travesti. Mais, à la tête qu’elle affiche, ma mannequin n’est pas de cet avis.
Appel de mon amie Gaëlle : « Désolée, je suis malade, je ne pourrai pas déjeuner avec toi et aller à l’expo. » Mince, moi qui ai horreur de faire toute seule les expos. Je propose à Lucie de m’accompagner. Son visage s’éclaire :
— Et on ira après faire les boutiques toutes les deux ?
On dit souvent qu’il faut suivre son instinct pour prendre une décision. En ce mercredi matin, le mien fait la grasse mat. Je réponds à Lucie que oui, on va déjeuner ensemble, puis on ira à l’expo puis faire les boutiques pour lui acheter des vêtements. Elle est folle de joie. Moi je découvre petit à petit l’ampleur de mon erreur :
Dans ma voiture, elle n’arrête pas de parler, mode commère, tout en faisant des remarques sur ma conduite soi-disant trop prudente.
Dans la rue entre le parking et le restaurant, elle n’arrête pas de critiquer sa tenue qu’elle juge trop banale.
Durant le déjeuner, elle tourne en boucle sur des sujets politiques qui ne m’intéressent pas.
A l’issu du déjeuner, elle ne pense nullement à m’offrir le repas pour me remercier.
A l’entrée du musée, aucun remerciement non plus pour le billet préacheté.
Dans le musée, soufflements réguliers d’impatience.
A la sortie du musée, déception après la découverte des toilettes dames, qui ressemblent tellement aux toilettes hommes.
Dans ma boutique de vêtements préférée, éthique et éco-responsable, critiques incessants sur les prix excessifs.
Et à sa demande réitérée d’aller à la boutique Chaîne, j’ai craqué, et nous voilà toutes les deux dans ce temple de la consommation, de la destruction de la planète et de l’esclavagisme moderne. Avec en plus, la foule. Tout ce dont j’ai horreur. Lucie, elle, s’extasie de rayon en rayon comme une midinette. Mon Dieu, sauvez-moi... Le ciel m’entend, mon téléphone sonne.
— Salut Rachid.
— Salut Elsa. Comment vas-tu ma chérie ?
— Ça va. Ça me fait plaisir ton coup de fil. Tu es rentré ?
— Oui, hier. On a terminé le tournage en Laponie. Tournage un peu compliqué, je t’expliquerai. Et là, je me dis que je vais appeler ma petite coquine. Besoin de me vider la tête, et pas que, si tu vois ce que je veux dire.
— Hé, je n’aime pas quand tu parles de cette façon.
— Fais pas ta rabat-joie. Quand je t’envoie mon jus, t’es la première à te régaler !
Je pince les lèvres. Souvenir fugace de notre dernier rendez-vous, après m’avoir fait l’amour dans diverses positions, il avait joui à grands cris sur ma généreuse poitrine. Hummm ... Rachid. Cameraman pour une grande chaîne de télé, il est devenu, depuis deux ans, un de mes amants réguliers. J’aime bien son côté directif, tendance dominateur, un brin pervers, mais toujours respectueux de ma personne et surtout, restant à l’écoute du plaisir de sa partenaire. Une sorte de macho qui sait ne pas se prendre au sérieux.
— Tu fais quoi ce soir ? Trop envie de toi ma coquine.
— Humm avec grand plaisir. Juste que j’ai une invitée surprise.
Je lui explique toute mon histoire avec Lucie, alias Lucas.
— Elle est mignonne ?
— Arrête Rachid. C’est juste un mec déguisé en fille. Et puis elle m’a dit qu’elle n’était pas portée sur les hommes.
— C’est qu’elle n’a pas encore goûté à la bite de Rachid !
Eclats de rire graveleux. Qu’est-ce qu’il peut être lourd parfois.
— Raconte-moi plutôt ton reportage, je vais pendant ce temps-là la chercher. Je vais voir avec elle à l’heure qu’on finit, le temps que je la ramène, qu’elle se change chez moi, je te dirai un peu près mon heure d’arrivée chez toi.
Alors que j’ai droit aux détails du tournage dans le grand nord, je cherche Lucie partout dans le magasin parmi toute cette foule. Je la découvre finalement avec surprise rodant parmi les cabines d’essayage, réservées aux femmes. Elle se dandine dans le couloir, l’air de rien, se rinçant l’œil de bouts de peau dénudés, entre deux rideaux mal fermés. Je fulmine intérieurement. La goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tout le temps que je passe gentiment pour elle, et en arriver là ! Enervée, il me vient alors une idée.
— Rachid, tu étais sérieux tout à l’heure ? Au sujet de Lucie.
— Si elle est mignonne, je vais lui faire connaître le monde merveilleux de la femelle.
— Chiche ?
Il éclate de rire.
— Elle a déjà couché avec un homme ?
— Non jamais, elle m’a dit qu’elle n’est pas intéressée.
— Humm, un beau challenge pour moi de la convertir.
— Alors, tu tentes ou pas ?
— Seulement si je la trouve mignonne. Après, j’en fais mon affaire.
On se donne une heure d’arrivée chez lui. Je remets mon téléphone dans mon sac à main, tout en regardant Lucie. L’heure de ma revanche. « Seulement si je la trouve mignonne » : il ne va pas être déçu ! Allons préparer la proie.
Avec un grand sourire, j’emmène Lucie au rayon lingerie. On regarde ensemble les culottes, soutien-gorge, et autres gourmandises fines et dentelées. Lucie vit un rêve : elle choisit des dessous coquins, accompagnée d’une femme, parmi une foule de femmes. Je la pousse à choisir une guêpière noire et rouge, couvrant ses 100D, en dentelle et tulle recto verso, avec des attaches porte-jarretelles. Terriblement sexy. Un string rouge assorti. Des bas noirs 15 deniers avec coutures derrière. Bien sûr, ce n’est pas ma préférence, mais je connais les goûts du prédateur en matière de lingerie fine. Il ne pourra que craquer.
Au rayon robe, je trouve ce qu’il faut. Direction la cabine d’essayage. Lucie enfile les dessous. Son sexe fait une bosse dans le string, mais je ne m’y attarde pas. Je l’aide à attacher les bas. Je lui donne la robe. Toute rouge, avec les bras dénudés, un beau décollé, mi-cuisses, moulante.
Je vais chercher une paire d’escarpins. J’évite les talons aiguilles, elle n’en a pas l’habitude, je choisis avec une plateforme talon de 9 centimètres : pratique, classe, sexy.
Dans la cabine d’essayage, Lucie est ébahie devant son reflet dans le miroir. Elle se trouve si belle, si féminine. Son regard part des talons hauts, suit la couture des bas, ses jambes galbées, ses cuisses qui se dévoilent en partie. Les attaches du porte-jarretelles qui se deviennent juste au-dessus à la limite du tissu. Des fesses légèrement rondes, féminines. Un ventre plat. Une poitrine opulente plaquée par le tissu dont on devine aisément les plis de la guêpière. Je complète par un collier noir ras du cou avec anneau circulaire, décoratif officiellement, mais aussi symbole de soumission. Un bracelet sur chaque poignet, des boucles d’oreilles en argent autofixant sur les lobes.
J’ajuste la perruque. Je sors ma trousse de maquillage que je laisse toujours dans mon sac à main. J’accentue le fard, le rouge à lèvres. Un manteau qui couvre du froid ... et des yeux des prédateurs. Un sac à main pour finaliser.
Lucie se laisse faire, elle est sur un nuage. D’autant plus quand je lui annonce que je lui offre tout. En souvenir de cette belle rencontre. Moment de doute :
— Ce n’est pas trop osé ?
— Mais non Lucie, c’est une tenue très élégante, très féminine. Fais-moi confiance.
En fait, on frôle la vulgarité. Sa naïveté juvénile la rend aveugle. Elle se sent en confiance avec moi. Suis-je un démon ? La question m’effleure, mais j’écarte de suite : il ne fallait pas me chercher !
Je récupère toutes les étiquettes et règle la vendeuse. Elle me donne un sac plastique pour que Lucie mette ses anciens vêtements.
Dans la rue, elle dandine sur ses hauts talons. Toute fière. Epanouie dans son rêve qu’elle vit. Je lui montre la position à tenir, les épaules bien en arrière, le talon d’abord, comme si elle marchait sur une ligne. De nombreux hommes de retournent sur elle. Ca l’amuse.
Nous sommes en avance. Je l’emmène dans une onglerie. Pour la pose de faux ongles, avec un vernis rouge fuchsia. L’esthéticienne demande quel type de colle faut-il utiliser. Sans consulter Lucie, je réponds « Sans acétone ». Je connais : « Avec », elle pourrait facilement enlever ses faux ongles avec un simple diluant. « Sans », c’est pour une tenue longue durée. Lucie sourit en découvrant ces longs ongles attachés au bout des mains, elle n’a pas compris qu’elle va galérer pour les retirer. A moins de les garder quelques semaines. Je l’imagine, honteuse, avec ses longs ongles, en tenue d’homme à l’université. Je jubile intérieurement. Je lance le topo pour la soirée :
— J’ai un ami qui nous invite à dîner... Ne fais pas cette tête-là. C’est l’occasion de tester ton « passing ».
Elle hésite, mais je ne lui laisse pas vraiment me choix. Nous allons chercher ma voiture. Le gibier est prêt, je l’amène au chasseur qui l’attend avec son gros fusil, prêt à la passer à la casserole. Je réprime un rire. Voilà que je parle comme Rachid.
Dans la voiture, j’observe discrètement Lucie, assise sur le fauteuil passager. Elle est fascinée par ses ongles longs, qu’elle tapote sur la portière, la vitre. Au moins, j’ai le silence. Je regarde ses cuisses : en position assise, la robe trop courte s’est retirée découvrant les attaches du porte-jarretelles. Le menu en sera plus appétissant.
Nous arrivons chez Rachid, dans un appartement du 15e à Paris. A ma surprise, il me fait la bise sur la joue. Il me lance un regard complice. Officiellement, nous ne sommes qu’amis, pas amants. Il fait ensuite la bise à Lucie. Elle enlève son manteau, découvrant ses atouts. Le regard de Rachid parcourt la fille, allant des talons à la tête, s’attardant sur le derrière et les seins. Discrètement, il me fait un signe de pouce. La femelle plaît au mâle. La chasse est officiellement ouverte.
Nous nous retrouvons à trois autour de la table. Rachid nous a fait des crêpes. La trentaine bien avancée, cheveux noirs et bouclés, la peau méditerranéenne, bien plus grand que moi, larges épaules, il a fait du rugby dans sa jeunesse. Non seulement c’est un bel homme, mais aussi beau parleur, charmeur, charismatique, avec une voix chaleureuse.
Comme dans un film, me voilà au premier rang de la chasse.
Phase 1 : à l’apéro, commencer par tranquilliser la proie, en la valorisant.
— Lucie, tu fais quoi dans la vie ? ... Etudiante en informatique ?! Ouah ! Pas trop dur ? ... L’informatique, ça demande de sacrées compétences : de l’analyse, de la logique, de la patience. Bravo, c’est vraiment chouette.
Bien sûr, Lucie apprécie. Elle est tout sourire. Qui plus est, elle passe pour une vraie femme aux yeux de Rachid. Son sourire est éclatant.
Phase 2 : à la crêpe salée, le moment d’impressionner la proie.
— Moi ? Je suis caméraman chez BTN Infos. Je parcours le monde entier, je couvre les grands évènements. Les images de guerre en Afrique, que tu as vues récemment à la télé, c’est moi. Sous les balles, les bombes. Le danger, le stress, il faut savoir gérer.
Lucie est impressionnée. Je sais que la vérité est différente : il ne filme pas quand il y a vraiment du danger, BTN Infos prend alors des images de partenaires étrangers.
Phase 3 : à la crêpe sucrée, l’approche physique. Après avoir servi le dessert, il rapproche sa chaise contre celle de Lucie.
— On t’a jamais dit que tu avais un air d’Ana de Armas ? Les mêmes yeux pétillants, un sourire d’ange, une bouche faite pour embrasser ... Une fille comme toi, si mignonne, tu claques dans les doigts et t’as dix mecs à tes pieds ... Quoi ? Tu n’as pas de petit ami ? Mais c’est du gâchis !
Lucie commence à s’inquiéter. Elle essaie de reculer face à cette guêpe qui tourne autour d’elle. Mais sa chaise est collée au mur. Elle bafouille, elle cherche plusieurs fois mon regard, appelant à l’aide. Je fais comme si de rien n’était, dégustant tranquillement ma crêpe.
Phase 4 : au café, le coup de fusil. Rachid est quasi collé à elle, le bras droit posé sur le dessus de la chaise.
— Lucie, tu sais, je suis un homme d’expérience, je sais m’occuper de jeunes femmes comme toi, leur faire passer un très bon moment, leur donner beaucoup de plaisir ...
Lucie a les yeux écarquillés, elle est tétanisée. Elle cherche des mots qui restent coincés dans sa gorge. Rachid approche sa tête de la sienne à quelques centimètres, il lui caresse doucement la joue de sa main droite, sa main gauche sur son genou.
— Je ... non ... Je ... je ...
— Dis-moi ma puce.
— Je suis un homme.
Rachid sourit. Ils se regardent dans les yeux quelques secondes.
— T’aurais pas dû me dire ça, ça m’excite encore plus.
Il passe l’index de sa main droite dans l’anneau du collier et doucement attire Lucie à lui. Il pose délicatement un bisou sur les lèvres. Lucie essaie de reculer la tête. Mais le doigt dans l’anneau du collier bloque solidement le cou. Il plaque sa bouche contre la sienne, lui enfonce sa langue dans sa bouche. Sa main gauche caresse les cuisses gainées de nylon et remonte vers la culotte. Lucie pousse des appels à l’aide étouffés, Rachid continue un long moment cette langue qui fouille le palais de Lucie. Je comprends que sa main gauche masturbe son « clito ». Lucie essaie tant bien que mal de se retirer, mais elle semble tétanisée.
Rachid écarte sa tête, Lucie le regarde, toute retournée.
— Tu vas voir, je vais te donner beaucoup de plaisir. Elsa, viens ici.
Je me lève, docile, et m’approche. J’aime ces moments quand Rachid joue les durs, le mâle dominant.
— Allez les filles, gouinez-vous.
Je le regarde, surprise. Il me fait un clin complice avec un petit sourire coquin.
Je fais lever Lucie, elle est chancelante sur ses hauts talons. Je l’embrasse, elle réagit en me donnant un autre bisou, repasser par une femme lui plaît beaucoup. Nos langues se rencontrent. Je crois deviner le goût de la salive de Rachid. Tout en s’embrassant, on se prend dans les bras, on se caresse. Tout en sensualité. Mes mains derrière son dos défont sa robe, elle tombe à terre.
Un « waouh » masculin derrière confirme que la lingerie plaît énormément à monsieur. Je sens la respiration de Lucie s’accélérer, mes mains passent sur son string, qui révèle une grosse bosse. Ses mains sur moi s’activent, ses caresses et ses baisers deviennent plus masculins. Lucas réapparaît, il me fait retirer mon chemisier, je défais mon soutien-gorge révélant deux belles et lourdes pommes. Il caresse mes seins, il prend les tétons dans sa bouche, je me sens de plus en plus excitée. Je le regarde dans les yeux, je reconnais le regard masculin du « j’ai envie de toi ».
Je tombe sur le canapé sur le dos, il se met au-dessus du moi, écartant mes jambes, son sexe tout dur à quelques centimètres de ma fente mouillée. Il est plein d’énergie, m’embrassant passionnément, ses mains me caressant partout. J’ouvre mes cuisses, prêt à le recevoir.
— Hé les filles, j’ai dit qu’on se gouinait.
De ses mains fermes, il prend les pieds de mon amant prévu et le fait doucement descendre au niveau de mon entrejambe. Je sens son souffle chaud sur mon intimité toute humide. Une claque sur ses fesses.
— Et on se dépêche, et on s’applique entre filles.
Lucas est redevenu Lucie. Sa langue me lèche, d’abord les grandes lèvres, puis cherche le clito. Elle joue avec, le titille. Je gémis, j’adore, je me laisse aller à mon plaisir.
Au bout de quelques instants, mon lécheur s’arrête net. J’ouvre les yeux. Richard est nu. Il est derrière Lucie, avec un tube de gel à la main, l’autre main entre ses fesses. Lucie le regarde, implorante, elle n’ose rien dire.
— Ne t’en fais pas ma petite puce, je vais bien te préparer, tu ne vas pas avoir mal. Allez, continue à lécher.
Lucie recommence deux secondes puis s’arrête. Un doigt a déjà forcé le passage de son fondement.
— S’il vous plaît, je ..., enfin, je ... pas ça ...
Rachid lui fait relever le torse, venant plaquer le dos de sa « petite puce » contre son poitrail, sa tête à hauteur de la sienne.
— Ma petite puce, laisse sortir la femme en toi, vibre à mon envie de toi, laisse-toi aller au plaisir de te faire saillir, à goûter mes coups de reins parce que tu me donnes trop envie de te baiser, à la jouissance de recevoir mon jus au fond de toi.
Il l’embrasse goulûment à pleine bouche. Il me fait un signe, je comprends que je dois me mettre tête bêche à Lucie, sur le dos, ma tête au niveau de son « clito ».
Rachid bascule doucement en avant le torse de Lucie, il retombe à quatre pattes, sa tête plonge entre mes cuisses, Rachid lui fait remonter son cul pour le mettre à hauteur de sa queue.
— Elsa, place tes jambes derrière sa tête ... Voilà, comme ça. Et continue à la gouiner.
Elle est trop haute pour que je la prenne en bouche. Je peux juste, en levant la tête, donner des coups de langue sur ses bourses. Ma main s’active sur son « clito ». Mes efforts le font rapidement durcir.
D’où je suis, le spectacle est hypnotisant. Les doigts qui pénètrent les fesses, 1, 2 puis 3. La belle queue toute dure qui se place face à l’entrée. Son bassin qui s’avance. Dans un dernier sursaut, Lucie essaie de se défiler. Mais mes jambes la maintiennent solidement entre mes cuisses, sans compter les deux mains puissantes de son amant sur ses hanches. Un long « ahhhhhh » soufflé par Lucie entre mes cuisses. Le bassin continuant son avance, la longue queue qui rétrécit, le restant sortant de ma vue pour s’enfoncer dans le trou. La vitesse est lente, par petits à-coups au rythme des « Ah » ou « Oh » lâchés par Lucie.
Rachid s’est enfoncé aux trois quarts. Il s’arrête, les gémissements de Lucie s’estompent. Il passe une main sur le « clito » de son amante., remplaçant ma main.
— C’est bon, hein, de se sentir comme une femelle offrant sa croupe en chaleur à un mâle ... Elsa, va prendre Titi dans le tiroir de la table basse.
Je me retire de dessous de Lucie. Titi, c’est le nom qu’on a donné ensemble à un vibromasseur.
— Mets-toi assise devant Lucie, et fais-toi plaisir.
Je m’assois devant Lucie, toujours à quatre pattes. J’ouvre mes cuisses, ma chatte poilue à quelques dizaines de centimètres de son visage. J’active le vibromasseur. Doux ronronnement. Je l’entre dans ma chatte, toute mouillée, je gémis, je le sens en moi, il vibre, je le fais aller et venir.
— Regarde ma petite puce, regarde le plaisir de la femelle de se faire pénétrer.
Je le vois reculer et avancer doucement, commençant ses va-et-vient.
— Toi aussi, ressens ce plaisir, de ma queue qui entre et sort de toi ... Oui, c’est ça, je sens ton clito tout gonflé dans ma main, tu mouilles entre mes doigts. Tout à l’heure, tu n’as pas pu pénétrer Elsa, c’est pas ton truc les filles. Ton truc, c’est sentir cette queue dans ton cul, cette queue qui te donne tant de plaisir. Profite de cette chance.
Je croise le regard de Lucie. Regard de détresse et de honte. Honte de se faire humilier, de perdre sa virilité, rétrogradé à une simple femelle ... ou honte d’y découvrir du plaisir, un plaisir intense, bien fort que celui du mâle.
Le spectacle est fascinant. Lucie tout juste devant moi, en levrette, l'anneau de son collier oscillant, poussant de petits gémissements, le regard fixé sur mon entrejambe, pouvant renifler mes effluves féminins. Rachid derrière donnant des coups de reins plus longs, plus forts, râlant doucement de plaisir, dégustant la « chatte » serrée de Lucie.
Je voudrais tellement être à la place de Lucie, non pas en sodomie, mais dans ma chatte, sentir cette queue que je connais tout au fond de moi, les mains solides qui tiennent mes hanches.
Je ferme les yeux, me laissant aller à mes autres sens. Le canapé qui ondule sous mon dos, Rachid accélérant le rythme. Plus vite, plus fort. Les gémissements de Lucie plus plaintifs ou plus jouissifs, va savoir. Le vibro qui vibre doucement dans mon vagin. Ma main gauche qui caresse mon sein, titillant le téton. Ma main droite qui fait aller et venir cette tige de plastique en moi. Mon plaisir monte, je me mets à gémir langoureusement. Plus vite, plus fort. Le bruit sourd et répétitif de bassin cognant des fesses, il l’encule maintenant à fond. Le « oh oui c’est bon » en boucle de Rachid. Sa voix de mâle, chaleureuse et virile, qui m’a si souvent murmuré à l’oreille que je n’étais qu’une petite salope. Je vibre, la vague de plaisir monte, elle me submerge, je crie, je crie encore, encore ...
Le canapé sous mon dos s’est arrêté d’onduler. J’ouvre les yeux. Rachid a plaqué Lucie contre son poitrail, comme tout à l’heure, la tenant solidement contre lui. Il lui a fait tourner la tête et lui a enfoncé sa langue au plus profond de sa bouche. Il est toujours en elle, ses coups de reins moins puissants, mais toujours rythmés, sa main droite lui astique activement son « clito » tout dur. Les cris de Lucie s’étouffent dans la bouche de son amant. Un jet, puis deux jaillissent de son bas-ventre. Rachid sort sa langue et lui lèche les lèvres, la joue, la tempe, l’oreille, marquant de sa salive odorante la peau de sa nouvelle conquête. Il lâche Lucie. A bout de force, elle s’affale sur le ventre.
Le mâle retire le préservatif, il se branle, il approche sa queue de mon visage. Je sais ce qu’il aime. Docilement, j’ouvre la bouche, je sors la langue. Il se branle vivement juste devant mon nez. J’attends patiemment. Il grogne de plaisir. Sursaut de sa queue. Il se décharge dans ma bouche, chaque jet noyant un peu plus ma langue. Nos yeux se croisent. Regard dominant / dominée, je sais ce qu’il attend de moi. Je me penche vers Lucie, toujours affalée, je la fais retourner sur le dos. Je pose mes lèvres sur les siennes, ma langue sort de son bain visqueux et pénètre en elle. Le sperme, par gravité, emplit sa bouche. Elle n’a pas la force de résister. Ma langue étale le jus sur sa langue, dessous, sur les dents, le palais, partout où elle peut. Je me retire, un filet visqueux tout fin unit encore nos lèvres. Ses yeux dans les miens. Dégoûtée, consternée, déboussolée. Tellement de ressentis dans un simple regard. Mon doigt casse le filet et se pose sur ses lèvres, les fermant.
Je déglutis, le goût du jus du mâle prend possession de moi, j’entrouvre la bouche, ma langue léchant mes lèvres. Lucie ferme les yeux. A-t-elle vraiment le choix ? Je vois sa glotte se soulever et s’abaisser. Elle rouvre les yeux. Bienvenue Lucie au club des avaleuses de sperme. Je lui souris pour la gratifier.
Un grand « waouh » masculin nous ramène à la réalité.
— C’était trop bon !! Allez, les filles, qui a soif ?
Sans attendre notre réponse, il part nous chercher deux verres d’eau. Lucie l’avale goulûment. Pour chercher à faire partir le goût ?
— Bon, les filles, désolé, je ne peux vous retenir. Demain, je pars pour Bordeaux et je prends le train très tôt.
Chacune se rhabille. Sur le pas de la porte, bisous du mâle :
— Elsa, on essaie de se voir dimanche ? ... Lucie, hummm, mon instinct ne m’avait pas trompé, une belle coquine qui sommeillait en toi.
Dans la voiture, pas un bruit. A part les essuie-glaces. Il pleut. Une pluie froide. Lucie reste silencieuse, répondant à mes questions par des signes de tête furtifs.
— Je te dépose chez toi ? ... Tu as besoin de te changer en homme chez moi ? ... Non ? ... Tu habites juste devant le stade Jean Michel, c’est ça ? ... OK, je connais le chemin.
Ce silence commence à me peser. Je n’ai pas un caractère méchant, et encore moins sadique. J’ai peut-être été trop loin avec Lucie, la poussant dans les bras d’un homme, alors qu’elle m’avait précisé qu’elle n’était pas attirée sexuellement par eux. Je commence à culpabiliser. Mon côté ange réapparaît. Nous arrivons devant le stade, je me gare. Lucie s’apprête à sortir.
— Attends !
Je cherche mes mots. Lucie patiente, le regard vide vers le pare-brise.
— La journée a été bien chargée pour toi, avec plein d'émotions... Lucas, regarde-moi s’il te plaît.
Il tourne enfin la tête vers moi.
— Tu te sens femme. Mais être femme, ce n’est pas seulement porter des vêtements féminins et faire les boutiques. C’est un ressenti, une façon d’être, de vibrer en soi et avec son environnement. Ça ne passe
pas forcément par une sexualité avec un homme. Tu es encore très jeune, à toi de trouver ta voie, de savoir qui tu es au fond de toi. Et c’est en testant, en faisant des expériences comme celles aujourd’hui que tu vas avancer. Tu comprends ?
— Oui ... Merci.
— Ca va aller ?
— Oui, je vais prendre une douche.
— Chouette idée.
Quelques secondes de silence.
— Merci encore.
— Je vais attendre que tu passes la gâche électrique. Histoire de sécurité.
— Oui, merci.
Nouveau silence.
— On se fait la bise ?
— Oui.
Je le regarde s’éloigner, titubant sur ses hauts talons, comme s’il avait trop bu. Il s’engouffre dans l’immeuble. Je démarre.
Le lendemain, un message privé sur le forum finit de me rassurer. Il me remercie encore.
Par contre, il ne me précise pas s’il a réussi à retirer ses faux ongles...
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Commentaires ()

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ercb
17 février 2026 à 07:21
Belle histoire, même si le démon a poussé le bouchon un peu loin. Mais sur le fond, tu as réson.
Très curieuse, impatiente de lire la suite et merci pour ce début d'histoire
Soyez respectueux
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Jeff63
16 février 2026 à 09:36
Très belle histoire même si tu es un peu coquine quand même
Soyez respectueux
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Photo de profil de legarsdu16
legarsdu16
15 février 2026 à 13:27
Pourquoi les enlever
Soyez respectueux
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