Chapitre VIII
Chapitre 1 · Maladie
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Chapitre VIII — Chapitre 1 · Maladie

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Toufou dordogne
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Chapitre VIII

Chapitre 1 · Maladie

Chapitre VIII – Maladie
À peine rentré, la vie a repris son cours.
La vie, certes… mais surtout le travail.
J’ai enchaîné presque aussitôt après ma formation, avec encore les souvenirs plein la tête. Des images, des visages, des paysages qui rendaient le retour à la routine un peu amer. Pourtant, je n’avais pas le temps de m’attarder : déjà de nouveaux projets germaient.
Je comptais déposer une demande pour l’acquisition d’un drone professionnel, avec plusieurs options. Mon idée était simple : proposer de réaliser des plans 2D et 3D des bâtiments, en prévision des futurs travaux. La photogrammétrie, que je ne connaissais pas du tout avant la formation, m’avait littéralement passionné. Elle ouvrait un champ immense de possibilités.
Je pensais aussi contacter la gendarmerie et les pompiers pour leur proposer mes services. Je savais qu’ils étaient demandeurs de ces nouvelles technologies, et qu’ils faisaient souvent appel à du personnel civil extérieur.
L’ambiance au travail était plutôt bon enfant ces jours-ci, sûrement grâce aux fêtes qui approchaient. Et, presque étonnamment, la douleur m’avait laissé un peu tranquille. Au point que j’en avais presque oublié mon rendez-vous médical prévu pour la semaine suivante.
Mon médecin voulait que je passe un scanner. Une première pour moi. On m’avait dit que cela pouvait être angoissant, enfermé dans un tube étroit… Mais je ne suis pas claustrophobe. Alors je me disais que ça devrait aller.
---
Aujourd’hui, je ne travaille pas. Mais ce n’est pas un jour de repos comme les autres : c’est celui de mon examen.
Je me rends au centre hospitalier de la grande ville du département voisin. Une belle journée de décembre, lumineuse et froide. Je me surprends à espérer que l’examen ne dure pas trop longtemps, histoire de profiter un peu du centre-ville ensuite, faire quelques emplettes, flâner dans les rues commerçantes.
Tout va vite. En culotte et tee-shirt, je suis installé dans la salle. On m’explique la procédure : une injection de produit de contraste pendant que je serai dans le tube. On me prévient que je ressentirai sans doute une chaleur diffuse au niveau des oreilles, mais rien de douloureux. Le bruit, lui, sera couvert par un casque.
Je me laisse glisser sur le chariot. Le tube est ouvert aux deux extrémités, le mouvement de va-et-vient est mécanique, presque hypnotique. L’injection survient : effectivement, une douce chaleur me gagne, comme une vague qui se concentre autour des oreilles. Étrange, mais pas désagréable. L’examen se déroule sans stress, presque trop simplement.
Je me rhabille et retourne en salle d’attente. Quelques minutes passent, puis la secrétaire s’avance vers moi :
— Le médecin va vous recevoir…
Ah. Donc il y a quelque chose.
Je la suis, le cœur un peu plus lourd. Dans le bureau, le verdict tombe, sobre, clinique : sur les images, plusieurs « grosseurs » noires apparaissent. Le médecin insiste : je dois consulter rapidement un gastro-entérologue.
Je lui explique que j’en ai déjà un, qui me suit pour mes problèmes d’estomac, mais les délais sont longs, interminables parfois. Elle me propose de revenir vers moi pour me fixer un rendez-vous dans l’établissement.
Je quitte l’hôpital. Mon envie de shopping s’est envolée. Dans ma tête, les pensées se bousculent. Pas de peur franche… plutôt une perplexité sourde.
Est-ce grave ?
---
À peine arrivé chez moi, je découvre un message sur mon téléphone : le rendez-vous est déjà fixé dans quarante-huit heures.
Cette rapidité, loin de me rassurer, ne fait qu’attiser mon inquiétude.
Deux jours plus tard, je me rends donc à la consultation. La gastro-entérologue est une femme blonde, élégante, d’une quarantaine d’années. Mais, à vrai dire, je n’accorde que peu d’importance à ce détail : seule compte la gravité de ses propos.
Son discours n’a rien de rassurant. Pour savoir exactement de quoi il retourne, je vais devoir subir une biopsie du foie. Elle ajoute qu’elle a un créneau disponible rapidement, et qu’il faudra, dans la foulée, poser une chambre implantable. Je n’en avais jamais entendu parler.
Elle m’explique alors : un petit implant placé sous la peau, au niveau de l’épaule. Une intervention chirurgicale légère, qui permettra d’administrer directement les traitements dans les veines en cas de chimiothérapie. Le mot n’est pas encore prononcé, mais je comprends. On y est.
C’est cancéreux.
La biopsie et l’intervention sont fixées pour la semaine suivante. Encore cette rapidité, inquiétante, qui ne fait qu’alourdir mes doutes.
La semaine s’écoule dans un mélange de peur, d’anxiété et d’attente. Les jours paraissent interminables, comme suspendus à ce qui s’annonce.
---
Je suis hospitalisé pour trois nuits.
La première, parce que l’intervention pour poser la chambre implantable est prévue très tôt le matin. Normalement, cela se fait en ambulatoire… mais pas pour moi. Le lendemain, c’est la biopsie du foie. Et pour cette intervention, une nuit de surveillance est obligatoire. Rien qui soit fait pour me rassurer.
La première opération se déroule rapidement. Une petite incision à l’épaule droite, un peu de peur, d’angoisse contenue, et déjà c’est terminé. Malgré le pansement, je devine sous la peau cette forme étrange : comme un bouchon de Coca coincé dans mon épaule. Pas douloureux, mais impressionnant.
Le lendemain, place à la fameuse biopsie du foie. Le chirurgien se veut rassurant, mais ses mots ne dissipent pas tout. Il me prévient : « Le bruit est impressionnant, surtout ne sursautez pas. »
Seule la partie du ventre où l’aiguille va pénétrer est anesthésiée. On sort une seringue équipée d’une longue aiguille d’une dizaine de centimètres, qui ressemble à une pompe à dessouder. Rien que la vue glace le sang. Quand elle s’enfonce dans mon ventre, la peur et l’angoisse sont à leur comble.
Le médecin appuie sur le bouton : un claquement sec résonne, violent. L’aiguille aspire un minuscule morceau de matière. Je sursaute, plus de frayeur que de douleur. L’opération est répétée cinq fois pour obtenir suffisamment d’échantillons.
Je regagne ma chambre, sonné. L’intervention elle-même n’a pas été douloureuse. Mais ce qu’on ne dit pas, c’est la suite : le réveil de la zone prélevée, hypersensible, devient rapidement infernal. Une douleur sourde, lancinante, qui me poursuit pendant près de cinq jours. Une expérience marquante, mauvaise augure pour la suite.
Finalement, je rentre chez moi. Toujours dans le vague, dans l’attente. Le centre hospitalier a été clair : il faudra patienter une quinzaine de jours avant les résultats. Ils me seront communiqués par un oncologue.
À ce moment-là seulement, je saurai quel sera mon avenir…
---
Une quinzaine de jours s’est écoulée. Le centre hospitalier m’a contacté : j’ai rendez-vous avec l’oncologue.
Je suis sur la route. Le verdict va tomber.
Voilà quinze jours que je tente de m’y préparer, balloté entre angoisse, inquiétude et larmes. J’ai commencé à mettre de l’ordre dans mes papiers — on ne sait jamais. Si une succession devait s’ouvrir pour mon fils, je voudrais que tout soit clair. Chez moi, j’ai rangé, nettoyé, aseptisé, comme si je rendais une maison en location.
J’ai essayé aussi de mettre un peu d’ordre dans ma vie. Sans rien dire à personne de ce qui se passait, j’ai envoyé quelques messages, demandé pardon à certains, fait le tri dans mes contacts — ce que l’on ne prend jamais assez le temps de faire.
Le moment est arrivé. Je franchis la porte du bureau. L’oncologue est jeune, brun, des lunettes, un visage neutre. Ni rassurant, ni effrayant. Simplement là pour dire la vérité.
Le verdict tombe : cancer du pancréas, stade 3.
Je suis abasourdi, anéanti.
Il explique sans détour. Il existe deux formes de ce cancer. La première, rapide, radicale : moins de trois mois à vivre. Mais ce n’est pas celle-là que j’ai. Apparemment, j’ai la seconde, moins fulgurante, qui laisse le temps d’envisager une chimiothérapie. Pas une guérison. Un ralentissement.
Ses mots sont posés, neutres. Il n’essaie pas de rassurer. Il n’essaie pas non plus d’alarmer. Il expose simplement les faits. Les résultats vont être envoyés à plusieurs oncologues, dans différents établissements. Ils choisiront ensemble le traitement le plus adapté. Mais la décision prendra du temps.
Aucun délai précis. Juste la certitude que je devrai passer encore des examens complémentaires.
Maintenant, je sais. Une longue attente commence. Une attente avec, au-dessus de moi, l’ombre silencieuse de la Faucheuse.
Que le temps est long, dans ces moments-là…
---
Un mois et demi s’est écoulé.
Dans l’attente. Dans la peur. Pour moi, le monde s’est comme figé durant cette période.
L’oncologue revient vers moi, mais ce n’est plus lui qui suivra mon dossier. Désormais, c’est l’énorme service spécialisé de la mégapole du département voisin qui prend la main. J’ai rendez-vous avec eux dans les jours qui suivent. Reçu rapidement, traité rapidement… un peu comme à l’usine.
Le verdict tombe : j’hérite d’un traitement à base de cachets. Sur le moment, je ressens presque un soulagement. Je me dis : « Bah ! après tout, ce ne sont que des cachets… »
Le rendez-vous, l’examen, la remise du traitement : tout s’enchaîne selon un protocole bien huilé, impersonnel. L’impression de passer à la moulinette dans une machine géante.
Enfin, je rentre chez moi avec mon traitement. On doit se revoir dans trois mois, si tout va bien.
Les jours qui suivent, j’attaque la médication avec motivation. Les deux ou trois premiers jours se passent plutôt correctement. Puis, petit à petit, les premiers effets indésirables apparaissent.
La fatigue d’abord — encore supportable. Mais très vite, la perte d’appétit, puis la perte de la soif. Je dois rester vigilant, me forcer à boire. Les nausées s’invitent aussi, tenaces, insidieuses, coupant toute envie de manger.
Chaque jour, les symptômes s’aggravent.
Bientôt trois semaines, et déjà je comprends : ce n’est que le début du calvaire…
---
Quelques jours plus tard, tout bascule à nouveau. Depuis deux ou trois jours, j’ai des difficultés à uriner. Et ce qui sort est rouge — sûrement du sang. Mon inquiétude grandit. Ma compagne m’accompagne sans hésiter : froide et efficace, mais présente, attentive. Pas de tergiversation pour elle, c’est direction urgences, illico — pas l’hôpital qui me suit, trop loin, mais les urgences de la grande ville voisine. C’est un vendredi après-midi.
L’accueil est rapide. On m’examine, puis on me pose une sonde pour la première fois de ma vie. Une douleur que je ne souhaite à personne. Ne parlons pas du rinçage de la vessie… Après quatre heures, l’urologue de garde (dont l’attitude trahira plus tard un certain mépris du « week-end ») conclut que ce sont sans doute des caillots.
« Buvez beaucoup, pas besoin de revenir ce week-end. »
Sur le moment, je repars dubitatif, accompagné de mon amie.
La première miction du soir est rouge et douloureuse. Le lendemain matin, je suis de nouveau bloqué : seules quelques gouttes de sang s’échappent. J’appelle la permanence oncologie de l’hôpital qui me suit — réponse tout autre : pro, réceptive, organisée. On me demande de venir si je le peux. Ma sœur m’emmène.
À l’hôpital, on me prépare une chambre. On sent tout de suite que ce n’est pas anodin. Après un trajet qui ressemble à un chemin de croix, on me sonde à nouveau, sous la douleur, et je reste ainsi sous surveillance tout le week-end.
Dès lundi, batterie d’examens. L’après-midi, alors que j’essaie de somnoler malgré la douleur, une femme en blouse blanche entre dans ma chambre. L’air strict, le regard sérieux : c’est la chef du service de chirurgie digestive numéro 2 de l’établissement. Elle s’assoit et m’explique, avec calme et sans fard, la situation : la tumeur a percé le rein. La décision est nette et dramatique — la chirurgie est inévitable. Il n’y a pas d’alternative : soit on enlève le rein, soit le risque est de mourir dans les trois à quatre jours.
Je m’effondre. Terrorisé, je pleure. Même si j’hésite, quelque chose en moi sait déjà la vérité : il faut que je me fasse opérer.
Le lendemain, elle revient pour détailler la procédure : injections, une première intervention mineure, puis la grosse intervention dans trois jours. Entre ces deux dates, un petit miracle arrive — ou du moins une présence inattendue.
Une petite femme blonde, une ancienne maîtresse qui s’était éloignée quand je suis parti vivre à la campagne, est revenue vers moi. Je lui avais envoyé un message collectif pour expliquer la situation, sans attendre de réponse. Et pourtant, elle est venue. Elle travaille dans le milieu médical, dans le même établissement. Informée, elle a décidé d’être auprès de moi dans ce moment difficile. Sa présence tombe comme une lumière dans l’obscurité.
---
Ça y est, le jour J est arrivé.
Il est sept heures, on vient me chercher pour l’opération du rein. Je me sens comme un soldat qu’on emmène au débarquement, conscient qu’il va se passer quelque chose de décisif, sans savoir ce qu’il en sera. L’angoisse est là, tapie, mêlée de peur.
Le chariot passe la double porte marquée CHIRURGIE.
Dans la pièce, une douzaine de personnes s’affairent. On me prépare. Les professionnels perçoivent mon appréhension et, rapidement, on me sédite. Avant que le rideau noir ne tombe, mon dernier regard accroche l’aiguille de la pendule : 07h36.
Le noir.
Puis, peu à peu, la lumière revient, diffuse, accompagnée de bruits étouffés. Mes yeux s’ouvrent enfin. La première chose que je vois, juste en face, c’est la pendule : 15h42. Une éternité s’est écoulée. Je suis là, calme, hébété, mais vivant.
Une infirmière s’approche et me glisse quelques mots rassurants :
— Ça s’est bien passé. Vous allez rester un peu ici, puis on vous conduira en unité de soins intensifs.
La fin de journée, ainsi que la suivante, restent floues, noyées dans un demi-sommeil.
Enfin, je retrouve ma chambre. Les jours passent, ma famille et ma compagne viennent me voir. Leur présence me soutient. Mais, je dois l’avouer, j’attends aussi avec impatience de retrouver celle que j’appelle déjà mon petit ange, ma petite aide-soignante…
---
Je suis fatigué. Épuisé. Vidé. Mais l’opération s’est bien passée.
J’ai vu la chirurgienne : elle m’a expliqué en détail ce qui avait été fait.
Ablation du rein. De la rate. De la moitié du pancréas. D’un tiers du foie. D’un morceau d’intestin. Mais aussi, et surtout, l’exérèse de quatre-vingt-quinze pour cent de la tumeur.
Un instant de répit. L’horizon s’éclaircit un peu, plus serein, malgré la fatigue et la douleur.
Au-delà de cette nouvelle, il y a mon petit ange. Elle vient presque chaque jour, dès que la titulaire n’est pas là. Sa seule présence booste mon moral. Ce jour-là, malgré les drains et la sonde, on parle, on se touche, on se caresse, on s’embrasse. Et soudain, une chose improbable se produit…
Une érection.
J’ai envie d’elle comme un fou. Je ne pensais pas cela possible, pas dans mon état, pas avec une sonde. Elle-même, qui est soignante mais ne travaille pas dans cet établissement, s’en étonne : elle ne pensait pas non plus qu’une érection puisse survenir malgré la sonde.
Malheureusement, dès que ma queue commence à durcir, la douleur provoquée par la sonde coupe net l’élan. Alors l’érection retombe. On en rigole, mais à force de se titiller, le phénomène se répète deux ou trois fois. Finalement, on décide d’arrêter.
Reste cette promesse silencieuse, presque excitante : quand la sonde sera retirée, une partie de sexe endiablée nous attend.
---
Quatre jours plus tard, on me retire enfin les drains et la sonde. Je retrouve peu à peu de l’énergie. La sortie est proche.
L’après-midi, mon petit ange passe me voir. Je suis excité à l’idée de lui annoncer que je ne suis plus appareillé. Elle est tout émoustillée par la nouvelle, et cette fois, c’est elle qui prend l’initiative. L’infirmier vient de quitter la chambre : nous sommes seuls, tranquilles, pour un petit moment.
Elle me chauffe à mort, comme pour vérifier que tout fonctionne. Et effectivement, je bande comme un taureau. Ses caresses, son corps contre le mien… Je n’ai que mon t-shirt sous ma robe de chambre. D’un seul geste, elle me prend en bouche. Pas timidement.
Elle me dévore, sa main malaxant mes couilles. Voilà plus d’un mois que je n’ai rien fait, même pas seul. Le résultat est fulgurant : je lui tiens la tête, de peur qu’elle s’arrête, et je jouis violemment. Les soubresauts secouent tout mon corps, la charge est énorme.
Mais en bonne petite travailleuse, elle avale tout. Essoufflée, elle me lance avec un regard coquin :
— Tu avais faim, toi ?
Je ris. La guérison est en bonne voie. Je me sens vivant.
Le lendemain, je sors de l’hôpital. Retour à la maison, au repos, pour me remettre de cette aventure. Un mois plus tard, nous nous revoyons, et cette fois c’est une partie de sexe endiablée, mêlée de sentiments, qui nous unit.
Quatre mois passent. Lors du contrôle médical, le verdict tombe à nouveau : récidive.
Le cancer ne me quittera plus. Il fera partie de ma vie.
Alors, un seul mot d’ordre s’impose :
CARPE DIEM !
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