Femboy petit femboy
Chapitre 1
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Barbeman86 Femboy petit femboy XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Trans & QIA+ Orientation principale dans ce chapitre

Femboy petit femboy — Chapitre 1

39 minutes
12k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Barbeman86
Histoires publiées
27
Abonnés
86
J'aime cumulés
1.4k

Femboy petit femboy

Chapitre 1

Je me tiens devant le grand miroir de notre chambre, le cœur cognant sourdement dans ma poitrine. La lumière douce des lampes diffuse une chaleur dorée sur nos corps, et l’air est chargé de cette tension délicieuse qui précède toujours nos soirées au club. Élise, déjà sublime dans sa robe noire qui colle à sa peau comme une seconde couche de désir, s’approche de moi par-derrière et pose ses mains sur mes hanches nues.
— Alors, ma belle… tu es nerveuse ? murmure-t-elle à mon oreille, sa voix basse et veloutée, presque un ronronnement.
Ses lèvres effleurent le lobe de mon oreille, et je sens son souffle chaud contre ma nuque.
— Un peu, avoué-je dans un souffle, les yeux fixés sur notre reflet. J’ai toujours cette petite peur qu’on me regarde… et qu’on voie encore le garçon dessous.
Elle rit doucement, un rire tendre qui vibre contre ma peau.
— C’est précisément ce qui les rendra fous, Alexia. Ce mélange. Cette ambiguïté.
Ses doigts glissent sur mon ventre, descendant lentement.
— Et moi, ça me rend déjà folle.
Je ferme les yeux une seconde quand elle m’aide à enfiler les bas résille. Elle s’agenouille devant moi, relève lentement le tissu le long de ma jambe, ses ongles griffant légèrement l’intérieur de ma cuisse.
— Tes jambes sont plus douces que les miennes ce soir, dit-elle en levant les yeux vers moi, un sourire espiègle aux lèvres. Regarde-moi ça… on dirait de la soie. J’ai envie de les embrasser partout.
— Élise… je murmure, la voix déjà rauque. Si tu continues comme ça, on ne sortira jamais.
— Et alors ? répond-elle en attachant la première jarretelle, ses doigts s’attardant plus que nécessaire. Imagine leur tête quand ils verront ces jambes autour de leur cou… ou autour du mien, d’abord.
Elle clipse la seconde jarretelle, puis dépose un baiser léger juste au-dessus du bord du bas.
— Tu seras à moi avant d’être à eux. Toujours.
Je frissonne violemment. Elle se relève, attrape le body en satin rouge et le tient ouvert pour moi.
— Enfile ça, ma chérie. Lentement. Je veux te regarder.
Je passe les bras dans les bretelles fines, et le tissu glisse sur ma peau comme une caresse liquide. Élise se place derrière moi pour ajuster, tirant doucement sur les côtés pour que le satin épouse parfaitement mon torse.
— Regarde comme ça moule tes formes, souffle-t-elle contre mon cou, ses mains posées à plat sur mon ventre, descendant dangereusement bas. Tu as l’air… comestible.
Ses lèvres effleurent ma nuque.
— Dis-moi ce que tu ressens là, tout de suite.
— Je me sens… exposée, avoué-je, la voix tremblante. Mais en sécurité avec toi. Et excitée. Tellement excitée que j’ai peur que ça se voie déjà.
Elle sourit contre ma peau.
— Oh, ça se voit. Et j’adore ça.
Elle attrape la trousse de maquillage et me fait asseoir sur le tabouret.
— Ferme les yeux. Laisse-moi te transformer.
Elle commence par la base, ses doigts massant la crème sur mon visage. L’odeur florale emplit l’espace entre nous.
— Ta peau est parfaite, murmure-t-elle en étalant le fond de teint. Si douce… J’ai envie de la lécher partout après t’avoir maquillée. Goûter le goût de ce fond de teint sur ta joue pendant que tu gémis.
Je rougis sous la couche déjà appliquée.
— Élise…
— Chut. Ouvre grand les yeux maintenant.
Elle trace l’eyeliner avec une précision experte.
— Regarde-moi pendant que je fais ça. Je veux voir tes pupilles se dilater quand tu réalises à quel point tu es belle.
Je plonge mon regard dans le sien, et elle sourit, concentrée.
— Voilà… ce regard, dit-elle doucement. Ce soir, tous les yeux seront sur toi. Et tu sais ce que je vais leur dire si quelqu’un te touche sans permission ?
Elle pose le pinceau, prend mon menton entre ses doigts.
— Que tu es à moi. Que je décide. Que je te prête seulement si j’en ai envie.
Un frisson me parcourt.
— Et… tu en auras envie ? demandé-je d’une voix presque inaudible.
Elle se penche, ses lèvres à un souffle des miennes.
— Peut-être. Si tu es sage. Si tu me supplies gentiment dans mon oreille pendant qu’un inconnu te caresse.
Elle dépose un baiser léger sur mes lèvres encore nues.
— Mais d’abord, je te veux pour moi seule.
Elle passe au rouge à lèvres, traçant le contour avec lenteur.
— Ouvre la bouche, juste un peu.
Je m’exécute, et elle remplit mes lèvres de ce rouge profond.
— Parfait. Maintenant, presse-les.
Je le fais, et elle observe, fascinée.
— J’ai envie de t’embrasser jusqu’à tout ruiner. Jusqu’à ce que ce rouge soit sur ma bouche, sur mon cou, sur mes seins…
— On le refera après le club, promets-je, la voix chargée. Quand on rentrera. Quand tu m’enlèveras tout ça lentement.
Elle sourit, prédatrice.
— Oh non, ma belle. Quand on rentrera, je te laisserai tout garder. La robe, les talons, le maquillage taché. Et je te prendrai comme ça, encore habillée en fille. Parce que c’est comme ça que je te veux ce soir.
Elle termine les cheveux, bouclant les mèches avec soin, puis recule pour admirer son œuvre.
— Lève-toi.
Je me lève, enfile les escarpins rouges, vacille un instant. Elle me rattrape par la taille.
— Regarde-toi, Alexia, murmure-t-elle en nous tournant vers le miroir. Regarde comme tu es magnifique. Dis-le.
Je déglutis, les yeux rivés sur notre reflet : elle, dominante et élégante ; moi, androgyne, fragile et provocante.
— Je suis… magnifique, soufflé-je.
— Et à qui appartiens-tu ce soir ? demande-t-elle en resserrant son étreinte.
— À toi, réponds-je sans hésiter. Toujours à toi d’abord.
Elle m’embrasse enfin, profondément, mais avec précaution pour ne pas abîmer le maquillage. Quand elle s’écarte, ses yeux brillent.
— Alors viens, ma chérie. Allons montrer au monde à quel point tu es à moi… avant de te partager. Peut-être.
Nous sortons de l’immeuble main dans la main, l’air frais de décembre me frappe aussitôt les jambes nues. La nuit est claire, les rues du centre-ville scintillent de guirlandes de Noël et de reflets humides sur l’asphalte. Mes talons claquent sur le trottoir avec un bruit net, presque trop fort, et chaque pas fait remonter un peu plus la robe sur mes cuisses gainées de résille. Élise a passé mon long manteau noir sur mes épaules, mais il reste ouvert ; elle a refusé de le fermer complètement.
— Laisse-les regarder un peu, ma belle. Juste un aperçu.
L’Uber arrive vite : une berline sombre aux vitres teintées. Le chauffeur, un homme d’une quarantaine d’années, barbe soignée, nous salue poliment en ouvrant la portière arrière. Élise me fait monter la première. Je m’assieds avec précaution, les jambes serrées, consciente que la robe courte remonte inévitablement. Le chauffeur referme la portière, fait le tour, et je sens son regard dans le rétroviseur au moment où il démarre.
Élise s’installe tout contre moi, sa cuisse contre la mienne, sa main déjà posée haut sur ma jambe. Le moteur ronronne doucement, la musique en fond est un R&B langoureux.
— Bonsoir, dit-elle au chauffeur d’une voix chaude et assurée. On va au Velvet Shadow, rue des Tanneurs.
Il hoche la tête, jette un nouveau coup d’œil dans le rétro. Cette fois, c’est moi qu’il regarde. Je baisse les yeux, sentant mes joues chauffer sous le fond de teint.
Élise glisse ses doigts entre les miens, puis, sans prévenir, pose ma main sur sa propre cuisse, sous le tissu de sa robe. Sa peau est brûlante.
— Regarde par la fenêtre, Alexia, murmure-t-elle à mon oreille, assez bas pour que seul moi entende. Imagine tous ces gens qui nous croisent. Ils voient deux belles femmes dans une voiture. Personne ne sait ce que tu caches sous cette robe… sauf moi.
Je tourne la tête. Les néons défilent, rouges, bleus, dorés. Un couple attend au passage piéton ; la femme me fixe une seconde, sourit comme si elle reconnaissait quelque chose. Mon cœur s’emballe.
La main d’Élise quitte la mienne et revient sur ma cuisse, plus haut cette fois. Ses ongles effleurent le bord du bas résille, puis la peau nue juste au-dessus.
— Écarte un peu les jambes, souffle-t-elle.
Je jette un regard paniqué vers le rétroviseur. Le chauffeur ajuste son miroir, comme par hasard, et nos yeux se croisent une fraction de seconde. Je sens mon excitation durcir sous le satin du body.
— Élise… il pourrait voir…
— Exactement, répond-elle en souriant, ses doigts remontant encore. Et alors ? Il verra une jolie fille qui se fait caresser par sa copine. Il ne saura jamais que tu bandes comme un garçon en chaleur sous ta petite culotte.
Elle appuie légèrement là où le tissu est déjà tendu.
— Dis-moi, ma chérie… tu mouilles déjà le satin ?
Je mordille ma lèvre maquillée, étouffe un gémissement.
— Oui… un peu.
— Un peu ?
Elle rit doucement.
— Menteuse. Tu es trempée. Je le sens rien qu’à la façon dont tu trembles.
La voiture ralentit à un feu rouge. À côté de nous, un taxi s’arrête. Le passager, un homme en costard, tourne la tête et me regarde franchement. Je ne peux pas détourner les yeux. Élise profite de l’instant : elle glisse sa main plus haut, effleure la bosse évidente sous la robe, juste assez pour me faire sursauter.
— Regarde-le, ordonne-t-elle à voix basse. Souris-lui.
Je force un sourire timide. L’homme me rend un sourire intrigué, presque appréciateur. Le feu passe au vert, les voitures redémarrent. Je respire enfin.
Élise se penche plus près, ses lèvres contre mon oreille.
— Tu te rends compte à quel point tu es désirable ce soir ? Cet inconnu vient de te dévorer des yeux. Et il n’a même pas vu tes jolies jambes écartées sur la banquette arrière.
Elle écarte doucement mes cuisses de quelques centimètres, juste assez pour que l’air frais effleure l’intérieur. Sa main reste là, possessive, sans aller plus loin… pour l’instant.
— Dis-moi ce que tu veux, Alexia, murmure-t-elle. Dis-le-moi tout bas.
Je ferme les yeux une seconde, la voix tremblante.
— Je veux… que tu continues. Que tu me touches plus. Même s’il regarde.
Elle pousse un petit soupir satisfait.
— Bonne fille.
Ses doigts glissent enfin sous le bord du body, effleurant la peau hypersensible. Je me mords la lèvre pour ne pas gémir trop fort. Le chauffeur ajuste à nouveau son rétroviseur. Cette fois, il ne fait même plus semblant de regarder la route.
Élise ralentit délibérément ses caresses, juste assez pour me maintenir au bord.
— On arrive dans cinq minutes, annonce-t-elle d’une voix parfaitement normale, comme si elle commentait la météo. Tu jouiras quand je te le dirai. Pas avant. Et sûrement pas dans cette voiture. Je veux que tu gardes toute cette tension pour le club. Pour qu’ils voient à quel point tu es prête à te donner.
Je hoche la tête, incapable de parler. La ville défile toujours, lumières floues à travers mes yeux embués de désir.
Elle retire sa main au dernier moment, la porte déjà ouverte par le chauffeur devant l’entrée discrète du Velvet Shadow. Il me tend la main pour m’aider à sortir. Je la prends, vacillante sur mes talons, la robe légèrement froissée, les lèvres gonflées d’envie contenue.
Élise passe un billet généreux au chauffeur, lui adresse un sourire complice.
— Merci pour le trajet. Elle est un peu nerveuse, c’est sa grande soirée.
Il rit doucement, les yeux toujours sur moi.
— Je vois ça. Amusez-vous bien, mesdames.
Élise me prend par la taille, me guide vers la porte noire.
— Prête, ma belle ? murmure-t-elle une dernière fois.
Je respire profondément, le cœur battant à tout rompre.
— Oui. Avec toi, toujours.
Nous franchissons la porte noire du Velvet Shadow, et l’air chaud, chargé d’une odeur de cuir et de parfum musqué, nous enveloppe comme une étreinte. Le battement sourd de la musique électronique pulse déjà dans mes veines, un rythme lent et hypnotique qui fait vibrer le sol sous mes talons. L’entrée est étroite, un couloir faiblement éclairé par des néons rouges qui dessinent des ombres dansantes sur les murs tapissés de velours sombre. Élise me tient toujours par la taille, ses doigts serrés juste au-dessus de ma hanche, comme pour me rappeler que je suis sienne dans ce monde de désirs partagés.
À l’accueil, une hôtesse aux cheveux courts teints en violet, vêtue d’une combinaison en latex moulante, nous sourit d’un air complice. Elle nous connaît – nous venons ici depuis des mois –, mais ce soir, son regard s’attarde sur moi un peu plus longtemps, glissant de mes escarpins rouges jusqu’à mes lèvres maquillées.
— Bonsoir, Élise. Et bonsoir… mademoiselle ? dit-elle d’une voix douce, avec une pointe d’amusement.
Elle scanne nos cartes de membre sur son tablette, et je sens mon pouls s’accélérer sous son examen.
Élise rit légèrement, sa main descendant pour effleurer le bas de ma robe.
— Alexia, ce soir. Et elle est prête à faire sensation.
L’hôtesse hoche la tête, ses yeux pétillants.
— Oh, je vois ça. Vous êtes superbes toutes les deux. Amusez-vous bien… et respectez les règles, comme toujours.
Nous passons, et Élise me guide vers le vestiaire adjacent, une petite pièce aux murs miroirés, éclairée par des spots tamisés qui renvoient nos reflets en multiples angles. Il y a déjà quelques personnes : un couple en train d’accrocher leurs manteaux, un homme seul ajustant son masque vénitien, et une femme en lingerie transparente qui nous jette un regard curieux avant de sortir. L’air est plus lourd ici, imprégné de l’odeur de parfums mélangés et d’une subtile humidité – le prélude à ce qui se passe plus loin dans le club.
Élise ferme la porte derrière nous, isolant un peu le bruit extérieur, et se tourne vers moi avec un sourire prédateur.
— Enlève ton manteau, ma belle. Lentement. Je veux te voir te révéler ici, avant que tout le monde te voie.
Je déglutis, les mains tremblantes sur les boutons. Le manteau glisse de mes épaules, révélant la robe courte en velours noir qui s’arrête à mi-cuisses, le décolleté plongeant, les bas résille qui captent la lumière. L’air frais du vestiaire effleure ma peau, faisant durcir mes tétons sous le satin du body. Dans les miroirs, je me vois partout : mes jambes allongées par les talons, mes cheveux bouclés encadrant un visage maquillé à la perfection, mes lèvres rouges encore intactes malgré le baiser en Uber. Mais sous tout ça, je sens encore la tension de mon excitation, tendue contre le tissu, un secret qui me rend à la fois vulnérable et puissant.
Élise s’approche, pose ses mains sur mes épaules nues, et me fait pivoter face à un des grands miroirs.
— Regarde-toi, Alexia. Vraiment.
Sa voix est un murmure rauque, ses doigts descendant le long de mes bras, provoquant des frissons.
— Cette robe qui moule tes hanches comme si tu étais née pour la porter. Ces talons qui te font cambrer le dos… Tu es une fille ce soir, ma fille. Et tout le monde va le vouloir.
Je fixe mon reflet, le cœur battant.
— Je… je me sens nue, Élise. Exposée. Comme si on pouvait voir à travers.
Elle se presse contre mon dos, son corps chaud contre le mien, une main glissant sur mon ventre pour lisser le velours.
— C’est l’idée, chérie. Le crossdressing, c’est ça : ce frisson de montrer ce qui est caché, de jouer avec les limites.
Ses lèvres effleurent ma nuque, et je ferme les yeux un instant, sentant son souffle.
— Dis-moi ce que ça te fait, de te voir comme ça. D’être habillée en femme, prête à être touchée par des inconnus.
— Ça m’excite… tellement, avoué-je d’une voix essoufflée. Le satin contre ma peau, les regards qui vont se poser sur moi… J’ai peur, mais j’en ai envie. Envie qu’ils me désirent comme une fille, qu’ils découvrent le reste après.
Elle rit doucement, sa main descendant plus bas, effleurant l’ourlet de la robe.
— Bonne réponse. Et souviens-toi : personne ne te touche sans que je dise oui. Tu es à moi d’abord.
Elle relève légèrement la robe, juste assez pour que je sente l’air sur le haut de mes cuisses, sur le body tendu.
— Imagine : dans cinq minutes, au bar, un homme ou une femme va s’approcher, te complimenter sur tes jambes. Et moi, je déciderai si je les laisse poser une main là… ou là.
Un gémissement m’échappe, et je m’appuie contre elle pour ne pas vaciller. À ce moment, la porte du vestiaire s’ouvre, et le couple de tout à l’heure entre – lui en chemise ouverte, elle en robe fendue. Ils nous voient, sourient sans gêne, et accrochent leurs affaires. L’homme me détaille franchement, ses yeux s’attardant sur mes escarpins.
— Jolie tenue, dit-il d’une voix grave, adressant un clin d’œil à Élise. Première fois pour elle ?
Élise me serre plus fort, possessive.
— Pas vraiment. Mais ce soir, elle est particulièrement… ouverte.
Elle laisse retomber la robe, m’embrasse sur la tempe.
— On y va, ma belle ? Le club nous attend.
Je hoche la tête, attrape mon clutch, et nous sortons du vestiaire, le corps en feu, prêt à plonger dans la nuit de désirs.
Nous quittons le vestiaire, et Élise me guide d’une main ferme au creux de mes reins à travers un rideau de velours épais. La musique nous frappe de plein fouet : un deep house langoureux, basses profondes qui résonnent dans ma cage thoracique et font vibrer le sol sous mes talons. L’air est plus chaud ici, chargé d’une odeur entêtante de sueur légère, de parfum coûteux et d’une note boisée d’encens. Les lumières sont tamisées, rouges et violettes, projetant des ombres mouvantes sur les corps qui se frôlent déjà dans la pénombre.
Élise se penche vers moi, ses lèvres contre mon oreille pour couvrir le bruit.
— Respire, ma belle. Sens comme tout le monde te regarde déjà.
Je sens, oui. Dès que nous entrons dans la grande salle principale, les têtes se tournent, discrètement ou non. Un homme accoudé au bar suit du regard la ligne de mes jambes gainées de résille. Une femme aux cheveux courts, assise dans un fauteuil en cuir, laisse ses yeux remonter lentement jusqu’à mon décolleté. Un couple sur un canapé nous observe tous les deux, comme s’ils évaluaient déjà la dynamique. Mon cœur bat si fort que j’ai l’impression qu’on peut l’entendre par-dessus la musique.
Élise me conduit d’abord vers le bar central, une longue structure en marbre noir éclairée par en dessous, qui diffuse une lueur rouge sang sur les verres et les visages. Elle me fait signe de m’installer sur un haut tabouret. Je grimpe avec précaution ; la robe en velours remonte inévitablement sur mes cuisses, exposant presque entièrement les jarretelles. L’air frais effleure la peau nue juste au-dessus des bas, et je serre instinctivement les jambes. Élise s’installe debout entre elles, son corps me protégeant à moitié des regards, mais en même temps m’exposant davantage : ses mains posées sur mes genoux, elle écarte légèrement mes cuisses pour s’y nicher.
— Ne les ferme pas trop, murmure-t-elle, ses pouces caressant l’intérieur de mes genoux. Laisse-les voir ce que tu portes dessous. Juste un peu.
Je sens la chaleur monter à mes joues sous le blush. Le barman, un homme tatoué au sourire carnassier, s’approche.
— Comme d’habitude pour toi, Élise ? Et pour… ta charmante amie ? Ses yeux glissent sur moi sans la moindre gêne.
Élise commande d’une voix assurée :
— Un gin tonic pour moi. Et pour Alexia… quelque chose de doux. Un French 75.
Elle se tourne vers moi, effleure ma joue du bout des doigts.
— Ça te fera rougir encore plus, ma belle.
Pendant que le barman prépare les verres, Élise se penche plus près, son souffle chaud contre mon cou.
— Regarde autour de toi. Discrètement. Dis-moi qui te regarde en ce moment même.
Je tourne lentement la tête. À gauche, l’homme seul du vestiaire est maintenant adossé à une colonne ; il ne cache même plus son intérêt, ses yeux fixés sur mes jambes croisées. Plus loin, dans un coin salon aux canapés profonds, une femme en corset noir murmure quelque chose à l’oreille de son partenaire tout en me regardant. Un autre couple, deux femmes cette fois, rit doucement en nous observant.
— Tout le monde, soufflé-je, la voix tremblante. Ils me regardent tous.
Élise sourit, satisfaite.
— Exactement. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu es sublime. Parce que tu es ambiguë. Parce qu’ils se demandent si tu es vraiment une fille… ou quelque chose de bien plus excitant.
Sa main glisse sur ma cuisse, sous l’ourlet de la robe, juste assez pour effleurer le satin du body.
— Tu bandes encore, n’est-ce pas ? Sous cette petite robe sage.
Je hoche la tête, incapable de mentir.
— Oui… depuis la voiture. Je n’arrive pas à redescendre.
— Parfait, murmure-t-elle. Je veux que tu restes comme ça toute la soirée. Tendue. Prête.
Le barman pose nos verres devant nous. Élise prend le sien, me tend le mien, puis porte un toast silencieux en faisant tinter nos verres. Je bois une gorgée ; les bulles pétillent sur ma langue, le citron est acide, le gin réchauffe ma gorge.
Élise se penche à nouveau.
— Maintenant, on va faire un petit tour. Je veux que tu sentes tous ces regards sur toi quand tu marches.
Elle descend du tabouret, me tend la main. Je la prends, descends à mon tour, vacillant légèrement sur mes talons. La robe se replace, mais je sais que mes cuisses sont encore trop visibles, que les jarretelles se devinent à chaque pas.
Elle me guide à travers la salle, lentement, comme si nous étions en promenade. Chaque pas fait claquer mes talons sur le sol en béton ciré, attire un peu plus l’attention. Nous passons près du coin salon : la femme en corset nous sourit franchement, lève son verre dans notre direction. Élise lui rend son salut, resserre sa prise sur ma taille.
— Tu vois cette femme là-bas ? murmure-t-elle en désignant discrètement une grande brune en robe rouge, assise seule sur un canapé.
— Elle n’a pas arrêté de te regarder depuis qu’on est entrées.
Je tourne les yeux. La femme soutient mon regard, un sourire lent et appréciateur aux lèvres. Elle croise les jambes, laissant entrevoir une jarretière similaire à la mienne.
— Elle te trouve belle, continue Élise, sa voix plus basse. Et moi… je me demande ce que ça ferait de la laisser poser ses mains sur tes cuisses. Juste pour voir ta réaction.
Je frissonne, serre plus fort la main d’Élise.
— Tu… tu le ferais ?
Elle s’arrête, me plaque doucement contre un mur à l’écart, à moitié dans l’ombre. Ses lèvres effleurent les miennes sans tout à fait m’embrasser.
— Seulement si tu me supplies. Seulement si tu me dis à quel point tu en as envie.
Sa main descend sur ma hanche, presse légèrement là où le tissu est tendu.
— Mais d’abord, je veux que tu me dises ce que tu ressens, là, tout de suite, au milieu de tous ces regards. Habillée comme une fille, excitée comme un garçon.
Je ferme les yeux une seconde, la musique pulsant dans mon corps entier.
— Je me sens… désirée. Vulnérable. Vivante. Comme si chaque regard me caressait. Et j’ai peur qu’ils découvrent… mais en même temps, j’ai envie qu’ils découvrent.
Élise pousse un soupir satisfait, presque un grognement.
— C’est exactement pour ça que je t’ai habillée comme ça ce soir, ma belle. Pour que tu sois exactement ça : à moi, et à la fois offerte au monde.
Elle m’embrasse enfin, profondément, sa langue glissant contre la mienne, ruinant légèrement mon rouge à lèvres. Quand elle s’écarte, ses yeux brillent dans la lumière rouge.
— Prête pour la suite ? La piste de danse… ou peut-être un coin plus sombre ?
Je hoche la tête, le souffle court, le corps en feu.
— Où tu veux, Élise. Tant que tu es là.
Élise pose son verre vide sur une table basse, prend ma main et m’entraîne sans un mot vers la piste de danse. La musique a changé : le rythme est plus rapide maintenant, une techno sensuelle avec des basses qui font vibrer l’air et remonter des frissons le long de mes jambes. Les lumières stroboscopiques balaient la foule en éclairs rouges et blancs, transformant les corps en silhouettes mouvantes, presque irréelles.
La piste est bondée, mais pas étouffante. Des couples, des trios, des solitaires se frôlent, se pressent, s’enlacent au gré du beat. L’odeur de sueur chaude se mêle aux parfums, et la chaleur ambiante fait déjà perler une fine couche de transpiration sur ma nuque, sous mes cheveux bouclés.
Élise me place dos à elle, au centre de la piste, et pose immédiatement ses mains sur mes hanches.
— Danse pour moi d’abord, ma belle, murmure-t-elle à mon oreille, assez fort pour que je l’entende malgré la musique. Montre-moi comment tu bouges dans cette robe.
Je commence à onduler lentement, sentant le velours glisser contre ma peau à chaque mouvement. Les talons me forcent à cambrer le dos, à faire rouler mes hanches de façon plus prononcée, plus féminine. Élise suit mon rythme, son bassin collé au mien, ses mains guidant mes mouvements comme si elle tirait des ficelles invisibles. Je sens son souffle chaud sur ma nuque, ses lèvres qui effleurent parfois ma peau.
Autour de nous, les regards convergent peu à peu. Un homme grand, chemise noire ouverte sur un torse musclé, danse à quelques mètres ; il ne nous quitte pas des yeux. Une femme aux cheveux courts, en top résille, se rapproche lentement par le côté, comme attirée par une force magnétique. Un couple – lui en costume sombre, elle en robe latex rouge – s’arrête presque pour nous observer.
Élise resserre sa prise, une main glissant sur mon ventre pour me plaquer plus fort contre elle.
— Tu sens ça ? souffle-t-elle. Tous ces yeux sur toi. Sur tes jambes, sur la façon dont ta robe remonte quand tu bouges.
Ses doigts descendent légèrement, frôlant l’ourlet du velours.
— Ils imaginent déjà ce qu’il y a dessous.
Je ferme les yeux un instant, laissant la musique m’envahir. Le satin du body frotte contre mon excitation toujours tendue, chaque ondulation aggravant la sensation.
— Élise… je suis tellement dure, avoué-je dans un murmure essoufflé. Si je continue à bouger comme ça…
Elle rit doucement contre mon cou, mordille le lobe de mon oreille.
— C’est exactement ce que je veux. Que tu sois au bord toute la soirée. Que tout le monde voie à quel point tu es en feu.
La femme aux cheveux courts est maintenant tout près. Elle danse face à nous, à moins d’un mètre, ses yeux rivés sur moi. Élise remarque, ralentit nos mouvements pour créer un espace. La femme sourit, un sourire franc et curieux, et tend lentement la main vers moi – pas pour toucher, mais comme une invitation silencieuse.
Élise se penche vers elle, lui parle à l’oreille. Je n’entends pas les mots, mais je vois la femme hocher la tête, les yeux brillants. Puis Élise revient vers moi.
— Elle s’appelle Lena. Elle veut danser avec toi. Juste danser. Je lui ai dit que c’est moi qui décide jusqu’où.
Mon cœur s’emballe. Lena s’approche, place ses mains légères sur mes hanches, juste au-dessus de celles d’Élise. Nous commençons à bouger à trois, un triangle de corps qui se frôlent sans se presser trop. Ses mains sont douces, ses mouvements fluides. Elle sent le jasmin et la chaleur. Je sens son regard détailler mon visage maquillé, descendre sur mes lèvres, sur le décolleté.
Élise reste derrière moi, possessive, son bassin toujours collé au mien. De temps en temps, elle murmure à mon oreille :
— Regarde comme elle te désire. Regarde comme elle se demande si tu es vraiment une fille.
Sa main glisse sous la robe, effleure le satin tendu entre mes jambes, juste une seconde, juste assez pour me faire gémir doucement.
— Tu es trempée, ma chérie. Le tissu est brûlant.
Lena entend mon gémissement, sourit plus largement. Elle se penche légèrement vers moi, demande à Élise d’un regard. Élise hoche la tête. Lena pose alors ses lèvres sur ma joue, un baiser léger, presque chaste, mais qui fait exploser une vague de chaleur dans tout mon corps.
L’homme en chemise noire s’est rapproché lui aussi, maintenant à notre cercle. Il danse sans toucher, mais ses yeux sont rivés sur mes jambes, sur la façon dont la robe remonte dangereusement à chaque mouvement. Élise le remarque, sourit.
— Tu veux qu’il nous rejoigne ? me demande-t-elle tout bas. Juste pour regarder de plus près. Ou peut-être… pour poser une main sur ta cuisse.
Je tremble entre elles deux, la musique pulsant dans mes veines comme un second cœur.
— Je… je ne sais pas, avoué-je, la voix rauque. Je veux ce que tu veux.
Élise mordille mon épaule à travers le velours.
— Bonne réponse.
Elle fait signe à l’homme. Il s’approche, place une main légère sur ma hanche extérieure, juste au-dessus de la jarretelle. Ses doigts sont chauds, fermes. Je sens mon corps réagir immédiatement, un frisson violent qui me traverse.
Nous dansons ainsi à quatre maintenant : Élise derrière moi, Lena devant, l’homme sur le côté. Des mains qui effleurent, des corps qui se frôlent, des regards qui brûlent. Je suis au centre, habillée en fille, excitée au-delà des mots, complètement offerte à la volonté d’Élise.
Elle se penche une dernière fois à mon oreille, sa voix plus grave que jamais.
— Tu es parfaite comme ça, Alexia. Ma petite femboy en chaleur, entourée de désir.
Ses doigts pressent légèrement là où je suis le plus tendu.
— Tu tiens encore ? Ou tu veux que je t’emmène dans un coin plus calme… pour te soulager un peu ?
Je ferme les yeux, la tête rejetée en arrière contre son épaule, le souffle court.
— Emmène-moi, supplié-je tout bas. S’il te plaît.
Elle rit, satisfaite, et d’un geste fluide, elle éloigne doucement les autres, me prend par la main.
— À tout à l’heure, peut-être, lance-t-elle à Lena et à l’homme avec un sourire complice.
Puis elle m’entraîne hors de la piste, vers les alcôves plus sombres au fond du club, là où les rideaux épais promettent un peu d’intimité… ou juste assez d’ombre pour que les regards continuent à nous suivre.
Élise me tire à travers la foule, sa main ferme autour de la mienne, et nous nous enfonçons dans le fond du club où la lumière se fait plus rare. Les basses sont toujours là, mais étouffées, comme un cœur qui bat sous plusieurs couches de tissu. Nous passons devant des rideaux lourds en velours bordeaux, certains entrouverts sur des scènes fugitives : un corps penché en avant, une main qui glisse sous une jupe, un soupir qui se perd dans la musique.
Elle choisit une alcôve à moitié fermée, juste assez grande pour un large canapé en cuir noir et une petite table basse. Les murs sont drapés du même velours, absorbant la lumière rouge qui filtre d’une applique au-dessus. Un rideau épais pend à l’entrée, laissant une fente de vingt centimètres qui donne sur la piste : on peut voir sans être totalement vu, ou être vu sans pouvoir se cacher complètement. Parfait.
Élise tire le rideau presque entièrement, ne laissant qu’un mince interstice. Puis elle me pousse doucement contre le dossier du canapé et s’assoit à califourchon sur mes cuisses, sa robe noire remontant haut sur ses jambes. Le cuir froid contraste avec la chaleur de son corps.
— Enfin un peu seuls, murmure-t-elle, ses mains venant encadrer mon visage.
Ses pouces effleurent mes lèvres, étalant légèrement le rouge déjà abîmé par la danse.
— Regarde-toi… maquillage taché, cheveux en désordre, robe froissée. Tu as l’air d’une fille qui vient d’être bien embrassée sur la piste. Et ce n’est que le début.
Je respire plus fort, mes mains posées sur ses hanches. Le satin du body est trempé de transpiration et de désir, collé à ma peau.
— Élise… j’ai tenu aussi longtemps que j’ai pu. Je suis au bord depuis la voiture.
Elle sourit, lente et prédatrice, et descend une main entre nous. Elle soulève légèrement ma robe, glisse ses doigts sous le tissu tendu du body, et effleure enfin ce qu’elle a teasé toute la soirée. Je pousse un gémissement rauque, la tête rejetée en arrière contre le dossier.
— Chut, souffle-t-elle, même si le bruit de la musique couvre presque tout. Pas trop fort… ou alors juste assez pour qu’ils entendent à travers le rideau.
Ses doigts bougent lentement, avec une précision cruelle, me maintenant exactement là où je suis le plus sensible. L’autre main remonte vers mon décolleté, tire légèrement sur le body pour exposer un téton qu’elle pince doucement.
— Regarde par la fente, ma belle.
Je tourne la tête. À travers l’ouverture, je vois Lena et l’homme de la piste qui dansent encore, mais plus lentement. Ils nous cherchent du regard. Lena aperçoit le rideau, sourit, et fait un petit signe discret de la main, comme pour demander si elle peut approcher. L’homme pose une main sur sa taille, attentif.
Élise suit mon regard, accélère légèrement ses caresses.
— Tu veux qu’ils entrent ? murmure-t-elle contre mon oreille. Qu’ils nous regardent ? Qu’ils voient comment je te fais jouir habillée en fille ?
Je tremble violemment, incapable de répondre autrement que par un gémissement.
— Dis-le, Alexia. Dis-moi ce que tu veux.
— Je… je veux qu’ils regardent, avoué-je enfin, la voix brisée. Mais seulement si tu restes sur moi. Si tu décides tout.
Elle pousse un soupir de satisfaction, ralentit ses caresses juste assez pour me garder au bord sans me laisser basculer. Puis elle lève la main, écarte légèrement le rideau d’un geste élégant.
Lena et l’homme s’approchent immédiatement. Ils restent à l’entrée de l’alcôve, sans franchir le rideau complètement – respectueux des règles tacites du club. Lena s’appuie contre le chambranle, les yeux brillants. L’homme reste un pas derrière, les bras croisés, un sourire appréciateur aux lèvres.
Élise ne s’arrête pas. Au contraire, elle reprend son rythme, plus assuré maintenant qu’elle a un public.
— Regardez-la, dit-elle d’une voix calme et autoritaire. Regardez comme elle est belle quand elle est au bord. Comme elle tremble dans sa petite robe.
Lena murmure quelque chose d’approbateur, ses yeux rivés sur moi. L’homme hoche la tête, clairement fasciné.
Élise me garde contre elle un moment, son cœur battant contre le mien, nos souffles se synchronisant dans l’air lourd de l’alcôve. Le rideau est refermé, mais je sais que Lena et Marc n’ont pas bougé loin ; leurs ombres dansent encore à travers la fente, comme s’ils attendaient une invitation implicite. Mon corps est encore secoué par les répliques du plaisir, le satin du body collant et humide contre ma peau, la robe de travers sur mes cuisses.
Elle se penche pour m’embrasser doucement, puis murmure contre mes lèvres :
— Tu aimes qu’ils regardent, ma belle ? Leur désir sur toi… sur nous ?
Je hoche la tête, la voix encore rauque.
— Oui… c’est intense. Mais je veux plus. Avec toi qui décides.
Ses yeux s’allument d’une lueur espiègle, possessive. Elle jette un coup d’œil vers le rideau, puis se lève légèrement, ajustant sa robe.
— Alors on va les faire entrer. Les deux.
Sa main caresse ma cuisse, remonte sous la robe.
— Je veux que Lena te touche pendant que Marc te prend. Que tu sois entourée, comblée, complètement à moi-même quand ils te possèdent.
Mon pouls s’accélère à nouveau. L’idée me traverse comme un éclair – les mains de Lena sur moi, la bouche de Marc, la plénitude de lui en moi, tout ça sous les yeux d’Élise.
— Les deux… en même temps ? soufflé-je.
Elle sourit, prédatrice.
— Exactement. Si tu me supplies gentiment.
Je n’hésite pas.
— S’il te plaît, Élise… je veux les sentir tous les deux. Je veux que tu me regardes pendant qu’ils me font tout ça.
Elle pousse un soupir satisfait, écarte le rideau d’un geste fluide. Lena et Marc entrent immédiatement, le rideau se refermant derrière eux. Lena s’approche la première, ses yeux brillants de désir, et s’assoit à côté de moi sur le canapé. Marc reste debout un instant, observant la scène avec une excitation évidente.
Élise guide mes mouvements, me fait glisser à genoux devant Marc tout en gardant Lena tout près.
— Commence par le goûter, ma chérie, murmure-t-elle. Montre-lui à quel point tes lèvres rouges savent y faire… pendant que Lena s’occupe de toi.
Je m’approche de Marc, déboutonne son pantalon d’une main tremblante. Il est déjà dur, chaud contre ma paume, la peau lisse et veinée palpitant sous mes doigts. Je pose mes lèvres sur lui, d’abord un baiser timide sur le gland, goûtant le sel précoce qui perle déjà, un mélange musqué et légèrement amer qui envahit ma bouche. Mes lèvres maquillées glissent sur sa longueur, étirées autour de lui, laissant des traces rouges comme un sceau sur sa chair. Je le prends plus profondément, ma langue tourbillonnant autour de la couronne, aspirant doucement pour le faire gonfler encore plus. Marc gémit, sa main venant agripper mes cheveux bouclés, tirant légèrement pour guider mon rythme.
— Putain… ta bouche est si chaude, si douce, grogne-t-il, les yeux mi-clos, sans se douter encore de rien.
Pendant ce temps, Lena s’agenouille derrière moi. Ses mains douces relèvent ma robe complètement, exposant le body rouge tendu sur mes fesses et mes cuisses. Elle embrasse l’intérieur de mes cuisses, juste au-dessus des bas résille, sa langue traçant des cercles humides sur la peau sensible, provoquant des frissons qui remontent jusqu’à mon entrejambe. Puis, sans aller plus loin pour l’instant, elle presse sa paume contre le tissu du body, frottant lentement la bosse évidente sans décaler le satin, me maintenant dans cette ambiguïté.
— Tu es si réactive, si gonflée sous ce tissu, murmure-t-elle contre ma peau, ses ongles griffant légèrement les jarretelles. Elle a une sacrée surprise qui va te plaire mon chéri.
Élise s’assoit sur le canapé, jambes écartées, et observe avec un sourire possessif.
— Regardez-la, dit-elle aux deux. Ma petite Alexia qui suce comme une vraie fille… et qui se cambre sous les caresses de Lena. Elle adore être utilisée comme ça.
Je gémis autour de Marc, le son vibrant contre lui, mes hanches se poussant instinctivement contre la main de Lena. Le goût de lui s’intensifie, plus salé à mesure qu’il se rapproche du bord, et je sens mon propre désir pulser sous le satin froissé, humide de précum.
Après quelques minutes où mes gémissements étouffés se mêlent aux soupirs de Marc, Élise m’arrête doucement.
— Assez. À ton tour maintenant, Marc. Prends-la. Et Lena, continue à la toucher. Je veux la voir se perdre entre vous deux.
Elle me relève, me place à quatre pattes sur le canapé, la robe relevée sur mes reins, les jarretelles tendues comme des cordes prêtes à céder. Marc se positionne derrière moi, ses mains chaudes sur mes hanches, pétrissant la chair à travers le velours et le nylon. Lena s’allonge devant moi, à moitié sous moi, et attire mon visage vers ses seins dénudés. Je les embrasse avidement, ma bouche aspirant un téton durci, le mordillant légèrement pendant qu’elle gémit, ses doigts descendant pour écarter les bretelles de sa propre robe, exposant plus de peau pour moi.
Marc relève le body, écarte le tissu… et là, il découvre. Ses doigts touchent, glissent, réalisent. Il se fige une seconde, son souffle coupé, les yeux écarquillés sur ce qu’il trouve – ma queue dure, encore sensible, et l’ouverture qu’il visait.
— Putain… elle… il… c’est un mec ? lâche-t-il, la voix rauque de surprise pure, un mélange de choc et d’excitation qui fait trembler sa voix.
Ses mains se crispent sur mes hanches, comme s’il débattait intérieurement, mais son membre palpite toujours contre moi, trahissant son désir intact.
Élise rit, triomphante, sa main venant caresser mon dos pour me rassurer.
— Surprise, darling. C’est mon femboy. Habillé en fille, maquillé comme une pute, mais avec une bite dure et un cul serré qui n’attend que toi. Vas-y quand même. Tu bandes encore plus dur maintenant, je le vois. Dis-lui, Marc : est-ce que ça t’excite plus ?
Marc respire fort, ses doigts explorant maintenant avec une curiosité avide, effleurant ma longueur dressée avant de revenir à l’entrée.
— Bordel… oui, c’est encore mieux. Je m’attendais à une chatte trempée, mais ça… c’est tellement pervers, tellement chaud.
Il crache dans sa main, lubrifie son membre et moi, puis pousse lentement, entrant en moi centimètre par centimètre.
La sensation est brûlante, une plénitude qui étire, qui remplit, me faisant crier contre la poitrine de Lena – un mélange de douleur aiguë et de plaisir viscéral qui irradie dans tout mon corps, mes muscles se contractant autour de lui. Il est épais, dur, et chaque pouce qui s’enfonce me fait haleter, mes ongles s’enfonçant dans les coussins.
Lena synchronise ses caresses, ses lèvres trouvant les miennes pour un baiser profond, sa langue envahissant ma bouche pendant qu’elle glisse une main entre mes jambes pour empoigner ma queue, la branlant en rythme avec les coups de reins de Marc.
— Goûte-moi plus bas, ma jolie, murmure-t-elle, guidant ma tête vers son entrejambe qu’elle écarte, sa robe remontée sur ses hanches.
Je plonge ma langue en elle, léchant son clitoris gonflé, aspirant ses lèvres humides qui goûtent le sel et le miel, ses gémissements vibrants contre mon visage tandis qu’elle se cambre.
Marc accélère, ses mains agrippant mes hanches gainées de résille, claquant contre mes fesses avec un bruit humide et rythmé.
— Ton cul est si serré… si bon, grogne-t-il, encore sous le choc de la révélation, sa voix cassée par l’effort. Je croyais te baiser comme une fille, mais savoir que t’es un mec habillé comme ça… putain, ça me rend fou.
Chaque poussée profonde touche un point qui me fait voir des étoiles, mon corps se contractant autour de lui, ma queue durcissant encore plus dans la main experte de Lena.
Élise se penche près de mon oreille, sa voix chaude et autoritaire :
— Sens-les tous les deux, ma belle. Marc qui te baise comme une salope, qui n’arrive pas à croire ce qu’il a découvert… et Lena qui te fait jouir avec ses doigts pendant que tu la lèches. Tu es à moi, même quand ils te remplissent. Dis-le.
— Je suis à toi, haleté-je entre deux coups de langue sur Lena, la voix brisée par les assauts de Marc. Toujours à toi… baise-moi plus fort, s’il te plaît…
Le plaisir monte en vagues simultanées : la plénitude derrière qui me déchire et me comble, les doigts de Lena qui pompent ma queue avec une pression parfaite, sa chatte trempée contre ma bouche, les yeux d’Élise qui ne me quittent pas. Je jouis la première, violemment, un cri étouffé dans Lena, mon sperme giclant sur sa main et le canapé. Lena suit, ses cuisses se serrant autour de ma tête, son corps convulsant sous ma langue. Marc, grognant comme un animal, accélère encore, puis se retire au dernier moment pour finir sur mes fesses et le bas de ma robe, son sperme chaud et épais coulant sur ma peau, son corps tremblant de surprise et d’extase persistante.
Nous nous écroulons tous les quatre sur le canapé, enchevêtrés, essoufflés, l’air chargé de l’odeur de sueur, de sexe et de parfum. Élise me reprend immédiatement contre elle, possessive, embrassant mon front en sueur. Lena caresse doucement mon dos, Marc reste allongé à côté, encore sous le choc, un sourire hébété aux lèvres.
— C’était… inattendu, dit-il enfin en riant faiblement. Mais putain, la meilleure surprise de ma vie. Ton cul… ta bite… tout ça sous cette robe. Incroyable.
Lena rit aussi, embrassant mon épaule.
— Elle est sublime. Vous êtes sublimes tous les deux.
Élise resserre son étreinte autour de moi, murmurant à mon oreille seule :
— Tu as été parfaite, Alexia. Ma petite femboy adorée. Et la nuit est loin d’être finie…
Je ferme les yeux, comblée, endolorie, le maquillage ruiné, la robe tachée, mais plus vivante que jamais, blottie contre la femme qui décide de tout.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
L'auteur n'a pas encore précisé si une suite est prévue.

Commentaires ()

Passer les 4 commentaires
Photo de profil de noemie44
noemie44
28 juin 2026 à 23:07
superbe texte , terriblement excitant !! bravo !
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Annabelle
Annabelle
28 avril 2026 à 19:27
Histoire très jouissive
Soyez respectueux
Répondre
chx31488
12 avril 2026 à 18:43
Un parfait exemple d un récit extrêmement bien écrit sans fautes d orthographes ou de grammaire qui font fondre instantanément ma libido

Merci
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de OlivX
OlivX
10 avril 2026 à 13:43
Récit terriblement excitant, j'adorerai découvrir la genèse de la relation entre Elise et Alexia
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Vachette Elodie et son amour pour les femmes XSTORY
Elodie et son amour pour les femmes
Chapitre 1
Par Vachette
138
8
13.3k
Lesbiennes
✦ yoanningeneva Fais-moi venir Elia! XSTORY
Fais-moi venir Elia!
Chapitre unique
Par yoanningeneva
216
9
26.9k
Lesbiennes
✦ SofiaReve Mon premier trio HHF (1) XSTORY
Mon premier trio HHF (1)
Chapitre 3
Par SofiaReve
104
2
17.8k
Bi
✦ ambre19 Retour à Palavas XSTORY
Retour à Palavas
Chapitre 3
Par ambre19
87
10
4.7k
Hétéro
✦ Moucheroute Une belle decouverte XSTORY
Une belle decouverte
Chapitre 2
Par Moucheroute
50
0
8.2k
Bi
✦ Pattie Les révélations d'Alyssa XSTORY
Les révélations d'Alyssa
Chapitre 6
Par Pattie
59
6
4.8k
Trans & QIA+
✦ Sensuelle Emilie Un job d'appoint XSTORY
Un job d'appoint
Chapitre 11
Par Sensuelle Emilie
213
11
37.6k
Lesbiennes

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio