Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rancoeur — Chapitre 2 · La collègue de travail
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Rancoeur
Chapitre 2 · La collègue de travail
Mon boulot ne me passionne pas. Ça n'a jamais été le cas, mais depuis quelque temps, j'ai totalement abandonné. Je ne m'investis plus du tout, conscient que ça n'ira pas en s'arrangeant. Les jours passent lentement, sans qu'il n'y ait vraiment de quoi s'enthousiasmer. La fin d'année se résume simplement à une longue attente avant quelques jours de vacances, qui me permettront peut-être de voir les choses différemment. Aujourd'hui, nous ne sommes que deux au bureau, et ça me rend fou depuis ce matin. À l'autre bout du couloir, à environ cinquante mètres de moi, cette fille qui me plaît depuis plusieurs mois. Sans que je ne sache grand-chose d'elle, mais qu'importe. Tout ça, c'est presque quelque chose de physique, uniquement. Rien de plus. Une attirance.
Je sors des toilettes, dans l'unique intention de partir le plus tôt possible. Rentrer chez moi, en finir avec cette fin d'année terne. Mais voilà qu'elle m'attendait, devant la porte. Elle se jette sur moi et me pousse à l'intérieur. Elle verrouille le loquet, avant de se retourner, face à moi :
— À cause de toi, je suis trop excitée pour travailler.
— J'en suis vraiment désolé...
— J'en suis vraiment désolé...
Nos bouches, nos lèvres se rejoignent dans un baiser totalement désordonné. Mon envie dévorante était visiblement réciproque. Elle me colle au mur, de manière autoritaire, et mon excitation grandit encore un peu plus. Ses mains ne perdent pas de temps, et s'aventurent rapidement sous mon pull et mon T-shirt, pour venir caresser ma peau. Un frisson me parcourt. Elle griffe légèrement mon torse, des pectoraux à la ceinture. Elle s'empresse de la défaire pour se concentrer sur ce qui l'intéresse réellement.
Impossible de cacher mon excitation à ce stade. Elle le voit et plonge son regard marron dans le mien. Un petit sourire au coin des lèvres qui me fait encore un peu plus défaillir. Elle n'y va pas par quatre chemins et baisse d'un coup sec mon pantalon et mon caleçon, jusqu'aux genoux. Pas besoin de plus. La voilà à genoux devant moi. Alors que sa bouche et sa langue s'attellent sur mon sexe, je prends conscience de la situation. Nous ne sommes que deux à l'étage, pas beaucoup plus dans l'immeuble, l'instant parfait pour succomber à nos désirs les plus prégnants. Faire l'amour au travail sera une grande première pour moi. Est-ce la même chose pour elle ?
La sensation est délicieuse ; cette fellation au goût d'interdit me rend fou. Je suis là, adossé au mur blanc et froid des toilettes, le pantalon descendu jusqu'aux mollets, les bras le long du corps et mon crush en train de me sucer avec la plus grande application.
Je suis bizarrement presque pétrifié par ce qui se passe. Je suis totalement passif ; je ne la touche pas, appréciant simplement sa bouche tout autour de ma bite et sa langue faisant son office. Tout est parfaitement silencieux, hormis quelques bruits de succion qui me font encore un peu plus perdre les pédales. Petit à petit, je sens qu'elle accélère le rythme, comme si elle voulait que je jouisse, déjà. Mais ce n'est pas mon intention du tout. J'en veux bien plus !
Et au moment où je sens sa salive couler le long de mes couilles, je m'en persuade. Il faut que je reprenne le contrôle de la situation ou je risque de jouir dans sa bouche bien plus vite que prévu. Ma main plonge dans sa chevelure châtain pour la stopper dans son entreprise. Mais cela n'a aucun effet et le rythme s'accélère encore un peu plus. Je la relève de force. Son visage est rouge, marqué par une excitation certaine.
— Si tu continues comme ça, je vais jouir.
— Et c'est le but.
— Mais j'ai envie de te faire l'amour avant ça.
— Qui t'a dit que tu allais me faire l'amour ?
— Et c'est le but.
— Mais j'ai envie de te faire l'amour avant ça.
— Qui t'a dit que tu allais me faire l'amour ?
Son air de défi, toujours. Elle a repris une contenance très vite.
— Tu ne vas quand même pas me laisser comme ça... ?
— Non, c'est pour ça que j'avais en tête de te faire jouir.
— Non, c'est pour ça que j'avais en tête de te faire jouir.
Je ne sais pas si elle est sérieuse à ce moment-là. Un instant passe, sans qu'aucun de nous ne parle ou ne bouge. Jusqu'à ce qu'elle resserre un peu plus l'emprise de sa main sur ma bite. Une pression, comme pour me réveiller. Il ne m'en faut pas plus pour que je l'embrasse à pleine bouche. Elle me le rend bien et reprend une masturbation énergique. Mes mains entrent dans la danse et je déboutonne son jean qui lui fait un cul dont je ne me lasserai sans doute jamais. Deux boutons, une descente de quelques centimètres qui suffisent. Tout se fait avec un seul sens ; le toucher. Mes doigts rencontrent une toison pubienne avant de continuer leur exploration. Ils descendent plus bas pour atteindre une chatte totalement trempée.
— Ça aurait été dommage de gâcher ça, non ?
— Tais-toi.
— Tais-toi.
On se branle mutuellement pendant quelques minutes, tout en se dévorant la bouche. Et les seuls bruits sont nos gémissements, des bruits de succions ou de sexes humides. Je la sens prête. En tout cas, bien assez humide pour ce que j'ai en tête. Mes mains agrippent ses hanches et je la retourne pour qu'elle se retrouve face au mur froid des toilettes. Je baisse son pantalon, centimètre après centimètre. Elle gémit en tortillant son cul devant mon nez, pour me signifier qu'elle ne veut plus attendre.
Ma bite non plus n'est pas d'accord, trop tendue par l'excitation. J'accepte les arguments de chacun et viens présenter ma bite contre la chatte brûlante de ma collègue. J'enfile rapidement un préservatif et la pénètre, ni trop vite ni trop lentement, avec en bande sonore nos gémissements de contentement. Quelle sensation incroyable de sentir sa bite pénétrer pour la première une nouvelle chatte. De sentir chaque centimètre de chair écartée par ses soins. Un moment d'extase.
Une fois arrivé le plus loin qu'il m'est possible d'aller, j'approche tout mon corps du sien, et mes lèvres viennent embrasser son cou. J'entame de légers va-et-vient, appréciant au maximum les contours de son intimité. Ma respiration devient plus courte, essayant simplement de ne pas défaillir devant la réalisation de ce fantasme.
— Va plus vite.
Visiblement, ma partenaire ne souhaite pas que ce moment ait une once de romantisme. J'accélère donc, à sa demande ma cadence de coups de reins. Et cette fois-ci, je l'entends gémir quelque peu, accentuant encore un peu plus mon excitation. Mon bas-ventre frappe contre ses fesses à chaque coup de reins que je lui donne.
— Enlève-toi.
Son ton est à la fois autoritaire et quelque peu suppliant.
Surpris, je m'exécute, craignant qu'elle mette un terme à tout ça prématurément. Elle ne rajoute aucun mot, mais m'assoit sur les toilettes et vient s'empaler sur moi. Je ne suis pas un grand adepte de cette position, mais il faut bien avouer qu'elle se débrouille très bien. Son bassin branle ma bite parfaitement, de haut en bas. Je suis aux anges, prêt à jouir. Mes mains se posent sur ses seins, tandis que ses ongles viennent me griffer le torse.
Elle réussit à accélérer le rythme, avec des mouvements de bassin de plus en plus amples. Je sens que je ne vais pas tenir très longtemps. Le contexte, le lieu, et ses mouvements rendent la situation encore plus excitante. Je profite des dernières secondes de ce fantasme, le gravant encore un peu plus dans ma mémoire. Elle a les yeux fermés, se concentrant sur son plaisir ou bien peut-être imaginant quelqu'un d'autre à ma place. Qu'importe. Aucun problème pour moi, si je lui sers simplement d'objet.
— Je vais jouir.
Elle ne répond rien, se contentant de mordre sa lèvre inférieure peut-être encore un peu plus fort. Ses hanches sont de plus en plus efficaces et je sens la jouissance monter, chaque seconde s'écoulant. J'attrape ses fesses et accompagne ses mouvements. Nos gémissements emplissent la pièce. Tous les deux, presque synchronisés vocalement, nous jouissons ensemble. La capote se remplit violemment, tandis que ses jambes tremblent quelques instants.
Puis le silence retombe. Et notre soudaine proximité tout autant. Rhabillée en vitesse, elle quitte la pièce sans un mot, sans un regard. Je retourne dans mon bureau, tiraillé par des sentiments contraires. Satisfait d'un fantasme réalisé, et en même temps vidé de toute émotion, comme juste extrêmement nostalgique, déjà, de ce que j'ai vécu. Comme conscient que tout ça s'est déjà envolé. Je ne m'attarde pas. Mes affaires rangées rapidement, je quitte mon bureau, et me dirige vers le sien. Simplement pour lui souhaiter une bonne soirée. J'essaie d'adopter une attitude désinvolte, mais qu'importe. Le bureau est déjà vide.
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