Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Quand mon meilleur ami m'a surpris en jupe : ma première fois travestie et ma découverte de mon attirance pour les hommes — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Quand mon meilleur ami m'a surpris en jupe : ma première fois travestie et ma découverte de mon attirance pour les hommes
Chapitre 1
1
Je frappai à la porte de l'appartement de Lucas, mon sac à dos pesant lourd sur mes épaules. Les partiels m'avaient vidé de toute énergie, et cette soirée geek tombait à pic. J'avais besoin de décompresser, de ne penser à rien d'autre qu'à des pizzas grasses et des parties endiablées sur la PS5.
La porte s'ouvrit quelques secondes plus tard. Lucas apparut dans l'encadrement, un sourire éclatant aux lèvres. Ses yeux bleus pétillaient sous la lumière du couloir.
— Nathan ! Entre, mec !
Il s'écarta pour me laisser passer. Je remarquai ce qu'il portait : un legging noir qui épousait ses jambes fines et interminables. Le tissu moulant remontait jusqu'à sa taille marquée, et il l'avait associé à un t-shirt oversize gris qui retombait sur ses hanches. Peut-être revenait-il d'une séance de sport. Ou peut-être pas. Avec Lucas, difficile à dire.
Ce n'était pas la première fois que je le voyais porter ce genre de vêtements. Il avait toujours eu ce style particulier, cette façon de s'habiller qui brouillait les frontières. Je m'en foutais complètement. C'était mon pote, point final.
— Ça sera une soirée géniale, lança-t-il.
— J'ai besoin de décompresser, répondis-je.
— J'ai même commandé des pizzas.
— Trop bien.
Son appartement était un T2 compact mais bien agencé. La pièce principale faisait office de salon et de chambre à la fois. Un lit double occupait un coin, tandis qu'un canapé deux places faisait face à une télévision qui jurait avec la modestie du reste. Un écran incurvé, dernier cri, qui devait valoir une petite fortune. Lucas avait toujours eu ses priorités bien définies.
Nous nous installâmes rapidement devant l'écran. Lucas alluma la console, et le menu familier de la PS5 illumina la pièce d'une lueur bleutée. Je m'enfonçai dans le canapé, manette en main, sentant déjà la tension des dernières semaines se dissiper.
— On fait quoi ? Un FPS ou un truc plus cool ?
— Prends ce que tu veux, je suis partant pour tout.
Il lança un jeu de course. Les voitures rugissaient sur l'écran, les couleurs défilaient à toute vitesse. Je me concentrai sur les virages, sur les dépassements, oubliant les équations et les théorèmes qui m'avaient hanté toute la semaine.
Nous étions en pleine course, nos épaules se touchant presque tant nous étions penchés en avant, quand le téléphone de Lucas vibra sur la table basse. Il jeta un coup d'œil à l'écran, et son visage changea.
— Excuse-moi, c'est important.
Il posa sa manette et se leva d'un mouvement fluide. Ses cheveux lisses, qui lui arrivaient aux épaules, ondulèrent tandis qu'il se dirigeait vers la deuxième pièce de l'appartement. La porte se referma derrière lui avec un clic discret.
Je mis le jeu en pause et attendis, les yeux fixés sur l'écran figé. J'entendais la voix étouffée de Lucas à travers la cloison, mais impossible de distinguer les mots. Probablement sa famille. Ou peut-être une histoire de cœur. Lucas était toujours mystérieux sur ce genre de choses.
Une minute passa. Puis deux. Puis cinq.
Je commençai à m'agiter sur le canapé. Mes doigts tambourinaient sur mes cuisses. Mon regard balaya la pièce, cherchant quelque chose pour m'occuper. C'est alors que je la vis.
Sur la chaise de bureau, près du lit, une jupe courte grise était soigneusement pliée. Le tissu semblait doux, peut-être un mélange de coton et de polyester. Une jupe plissée, du genre qu'on verrait dans un uniforme scolaire japonais.
Mon cœur fit un bond étrange dans ma poitrine.
Je savais que Lucas se travestissait en privé. Il ne me l'avait jamais dit, mais les indices étaient là : les vêtements androgynes, les bijoux délicats qu'il portait parfois, cette façon qu'il avait de bouger avec une grâce naturelle qui n'appartenait à aucun genre en particulier. Et puis, il y avait eu cette fois où j'étais passé à l'improviste et où j'avais aperçu du maquillage sur sa commode avant qu'il ne le range.
Je me levai, comme mû par une force invisible. Mes jambes me portèrent jusqu'à la chaise. Ma main se tendit, hésitante, puis saisit le tissu.
La jupe était légère entre mes doigts. Douce. Irréelle.
Mon cœur battait. Un mélange de curiosité, d'excitation et de peur me nouait l'estomac. Depuis combien de temps est-ce que je voulais essayer ? Des mois ? Des années ? Cette envie sourde, enfouie au fond de moi, que je n'avais jamais osé explorer parce que je vivais encore chez mes parents, parce que je n'avais jamais eu l'occasion, parce que j'avais peur de ce que ça signifierait.
Mais là, maintenant, avec Lucas au téléphone dans l'autre pièce…
Je tendis l'oreille. Sa voix continuait, régulière, absorbée par sa conversation. J'avais le temps. Juste pour essayer. Juste pour voir. Et si jamais il revenait, je lui dirais que c'était juste un test, rien de plus. Rien de mal à tester quelque chose, non ?
Mes mains tremblaient tandis que je débouclais ma ceinture. Mon jean tomba à mes pieds avec un bruit sourd. Je le poussai du pied, restant là en boxer, la jupe grise entre les mains.
Je l'enfilai.
Le tissu glissa le long de mes jambes, remontant jusqu'à ma taille. La jupe m'allait. Parfaitement. Elle arrivait à mi-cuisse, courte, légère, libératrice.
Je baissai les yeux. Mes jambes étaient ridicules avec leurs poils blonds qui contrastaient avec le tissu féminin. Mais la sensation… Mon Dieu, la sensation.
C'était comme si quelque chose en moi s'éveillait. Une partie de moi que j'avais toujours ignorée. Le tissu bougeait, effleurait ma peau d'une manière nouvelle. Je me sentais vulnérable et puissant à la fois.
Je fis quelques pas hésitants. La jupe virevolta autour de mes cuisses. Un sourire idiot s'étira sur mes lèvres. J'étais comme un enfant qui découvre un nouveau jouet, émerveillé par chaque sensation.
Je voulais la garder.
Mais immédiatement, la culpabilité me submergea. Qu'est-ce que je faisais ? C'était les affaires de Lucas. Je fouillais dans ses vêtements comme un pervers. Comment allait-il réagir s'il me voyait ?
« Lucas se travestit, pourquoi ça tournerait mal ? » me dis-je à moi-même, essayant de me rassurer.
C'était vrai. Lucas comprendrait. Il était comme moi, non ? Enfin, pas exactement comme moi, mais il connaissait cette attirance pour les vêtements féminins, cette envie de brouiller les frontières.
Pourtant, je ne voulais pas le croire. Pas vraiment. Parce que si je l'admettais, si je reconnaissais que j'avais besoin de son acceptation, ça rendrait tout ça trop réel.
Je tendis la main, prêt à enlever la jupe, à tout remettre en place comme si rien ne s'était passé.
C'est à ce moment précis que la porte de la deuxième pièce s'ouvrit.
Lucas apparut dans l'encadrement. Son regard descendit de mon visage à mes jambes, s'attardant sur la jupe grise.
Le temps se figea.
— Je suis désolé, lâchai-je, je… je voulais juste essayer, c'est pas… je vais l'enlever tout de suite, je…
Mais Lucas ne semblait pas en colère. Au contraire, son visage s'illumina d'un sourire radieux, enfantin. Il s'avança vers moi, ses longs cheveux ondulant autour de son visage délicat.
— Mais tu aimes te travestir ! s'exclama-t-il, tu aurais dû me le dire plus tôt !
Sa voix était celle d'un enfant qui découvre que son meilleur ami partage la même passion secrète que lui. Il n'y avait aucun jugement dans son ton, aucune moquerie. Juste de la joie pure.
Je sentis mes épaules se détendre. Le nœud dans mon estomac se desserra. Mais je restais tendu, incapable de totalement lâcher prise.
— Je… je ne sais pas, balbutiai-je. C'est la première fois que j'essaie vraiment. Enfin, j'y pense depuis longtemps, mais je vis encore chez mes parents, alors…
— Elle te va super bien, tu sais.
Lucas s'approcha encore, ses yeux scrutant la jupe avec un regard d'expert. Il tendit la main, ajustant le tissu sur ma hanche.
— Par contre, il faudrait faire quelque chose pour tes jambes, ajouta-t-il, mais sinon, vraiment, ça te va.
Je ne savais pas quoi dire. Mon cœur pulsait toujours à cent à l'heure, mais pour une raison différente maintenant. Ce n'était plus de la peur. C'était du soulagement. Et quelque chose d'autre. De l'espoir, peut-être.
— Tu… tu ne trouves pas ça bizarre ? demandai-je.
Lucas secoua la tête, ses cheveux balayant ses épaules étroites.
— Pourquoi ce serait bizarre ? J'adore porter des vêtements féminins. Ça me fait me sentir… moi-même, tu vois ? Et visiblement, toi aussi.
Il avait raison. C'était exactement ça. Cette sensation d'être enfin moi-même, même si je ne comprenais pas encore totalement ce que ça signifiait.
— J'ai d'autres trucs, si tu veux essayer, proposa Lucas, des hauts, des collants, même du maquillage si ça te tente.
Je le regardai, cet ami que je connaissais depuis des années, et je réalisai que je ne l'avais jamais vraiment vu. Pas comme ça. Pas dans toute sa vérité.
— Peut-être, répondis-je, ouais, peut-être.
Lucas tapa dans ses mains, ravi.
— Parfait ! On va faire de cette soirée geek une soirée découverte. Les pizzas vont arriver dans vingt minutes, on a le temps de te trouver une tenue complète.
Il se dirigea vers sa commode, ouvrant les tiroirs avec enthousiasme. Je restai là, debout au milieu de la pièce, portant cette jupe grise qui avait tout changé.
J'étais soulagé. Terrifié. Excité.
Et pour la première fois depuis longtemps, je me sentais vivant.
La porte s'ouvrit quelques secondes plus tard. Lucas apparut dans l'encadrement, un sourire éclatant aux lèvres. Ses yeux bleus pétillaient sous la lumière du couloir.
— Nathan ! Entre, mec !
Il s'écarta pour me laisser passer. Je remarquai ce qu'il portait : un legging noir qui épousait ses jambes fines et interminables. Le tissu moulant remontait jusqu'à sa taille marquée, et il l'avait associé à un t-shirt oversize gris qui retombait sur ses hanches. Peut-être revenait-il d'une séance de sport. Ou peut-être pas. Avec Lucas, difficile à dire.
Ce n'était pas la première fois que je le voyais porter ce genre de vêtements. Il avait toujours eu ce style particulier, cette façon de s'habiller qui brouillait les frontières. Je m'en foutais complètement. C'était mon pote, point final.
— Ça sera une soirée géniale, lança-t-il.
— J'ai besoin de décompresser, répondis-je.
— J'ai même commandé des pizzas.
— Trop bien.
Son appartement était un T2 compact mais bien agencé. La pièce principale faisait office de salon et de chambre à la fois. Un lit double occupait un coin, tandis qu'un canapé deux places faisait face à une télévision qui jurait avec la modestie du reste. Un écran incurvé, dernier cri, qui devait valoir une petite fortune. Lucas avait toujours eu ses priorités bien définies.
Nous nous installâmes rapidement devant l'écran. Lucas alluma la console, et le menu familier de la PS5 illumina la pièce d'une lueur bleutée. Je m'enfonçai dans le canapé, manette en main, sentant déjà la tension des dernières semaines se dissiper.
— On fait quoi ? Un FPS ou un truc plus cool ?
— Prends ce que tu veux, je suis partant pour tout.
Il lança un jeu de course. Les voitures rugissaient sur l'écran, les couleurs défilaient à toute vitesse. Je me concentrai sur les virages, sur les dépassements, oubliant les équations et les théorèmes qui m'avaient hanté toute la semaine.
Nous étions en pleine course, nos épaules se touchant presque tant nous étions penchés en avant, quand le téléphone de Lucas vibra sur la table basse. Il jeta un coup d'œil à l'écran, et son visage changea.
— Excuse-moi, c'est important.
Il posa sa manette et se leva d'un mouvement fluide. Ses cheveux lisses, qui lui arrivaient aux épaules, ondulèrent tandis qu'il se dirigeait vers la deuxième pièce de l'appartement. La porte se referma derrière lui avec un clic discret.
Je mis le jeu en pause et attendis, les yeux fixés sur l'écran figé. J'entendais la voix étouffée de Lucas à travers la cloison, mais impossible de distinguer les mots. Probablement sa famille. Ou peut-être une histoire de cœur. Lucas était toujours mystérieux sur ce genre de choses.
Une minute passa. Puis deux. Puis cinq.
Je commençai à m'agiter sur le canapé. Mes doigts tambourinaient sur mes cuisses. Mon regard balaya la pièce, cherchant quelque chose pour m'occuper. C'est alors que je la vis.
Sur la chaise de bureau, près du lit, une jupe courte grise était soigneusement pliée. Le tissu semblait doux, peut-être un mélange de coton et de polyester. Une jupe plissée, du genre qu'on verrait dans un uniforme scolaire japonais.
Mon cœur fit un bond étrange dans ma poitrine.
Je savais que Lucas se travestissait en privé. Il ne me l'avait jamais dit, mais les indices étaient là : les vêtements androgynes, les bijoux délicats qu'il portait parfois, cette façon qu'il avait de bouger avec une grâce naturelle qui n'appartenait à aucun genre en particulier. Et puis, il y avait eu cette fois où j'étais passé à l'improviste et où j'avais aperçu du maquillage sur sa commode avant qu'il ne le range.
Je me levai, comme mû par une force invisible. Mes jambes me portèrent jusqu'à la chaise. Ma main se tendit, hésitante, puis saisit le tissu.
La jupe était légère entre mes doigts. Douce. Irréelle.
Mon cœur battait. Un mélange de curiosité, d'excitation et de peur me nouait l'estomac. Depuis combien de temps est-ce que je voulais essayer ? Des mois ? Des années ? Cette envie sourde, enfouie au fond de moi, que je n'avais jamais osé explorer parce que je vivais encore chez mes parents, parce que je n'avais jamais eu l'occasion, parce que j'avais peur de ce que ça signifierait.
Mais là, maintenant, avec Lucas au téléphone dans l'autre pièce…
Je tendis l'oreille. Sa voix continuait, régulière, absorbée par sa conversation. J'avais le temps. Juste pour essayer. Juste pour voir. Et si jamais il revenait, je lui dirais que c'était juste un test, rien de plus. Rien de mal à tester quelque chose, non ?
Mes mains tremblaient tandis que je débouclais ma ceinture. Mon jean tomba à mes pieds avec un bruit sourd. Je le poussai du pied, restant là en boxer, la jupe grise entre les mains.
Je l'enfilai.
Le tissu glissa le long de mes jambes, remontant jusqu'à ma taille. La jupe m'allait. Parfaitement. Elle arrivait à mi-cuisse, courte, légère, libératrice.
Je baissai les yeux. Mes jambes étaient ridicules avec leurs poils blonds qui contrastaient avec le tissu féminin. Mais la sensation… Mon Dieu, la sensation.
C'était comme si quelque chose en moi s'éveillait. Une partie de moi que j'avais toujours ignorée. Le tissu bougeait, effleurait ma peau d'une manière nouvelle. Je me sentais vulnérable et puissant à la fois.
Je fis quelques pas hésitants. La jupe virevolta autour de mes cuisses. Un sourire idiot s'étira sur mes lèvres. J'étais comme un enfant qui découvre un nouveau jouet, émerveillé par chaque sensation.
Je voulais la garder.
Mais immédiatement, la culpabilité me submergea. Qu'est-ce que je faisais ? C'était les affaires de Lucas. Je fouillais dans ses vêtements comme un pervers. Comment allait-il réagir s'il me voyait ?
« Lucas se travestit, pourquoi ça tournerait mal ? » me dis-je à moi-même, essayant de me rassurer.
C'était vrai. Lucas comprendrait. Il était comme moi, non ? Enfin, pas exactement comme moi, mais il connaissait cette attirance pour les vêtements féminins, cette envie de brouiller les frontières.
Pourtant, je ne voulais pas le croire. Pas vraiment. Parce que si je l'admettais, si je reconnaissais que j'avais besoin de son acceptation, ça rendrait tout ça trop réel.
Je tendis la main, prêt à enlever la jupe, à tout remettre en place comme si rien ne s'était passé.
C'est à ce moment précis que la porte de la deuxième pièce s'ouvrit.
Lucas apparut dans l'encadrement. Son regard descendit de mon visage à mes jambes, s'attardant sur la jupe grise.
Le temps se figea.
— Je suis désolé, lâchai-je, je… je voulais juste essayer, c'est pas… je vais l'enlever tout de suite, je…
Mais Lucas ne semblait pas en colère. Au contraire, son visage s'illumina d'un sourire radieux, enfantin. Il s'avança vers moi, ses longs cheveux ondulant autour de son visage délicat.
— Mais tu aimes te travestir ! s'exclama-t-il, tu aurais dû me le dire plus tôt !
Sa voix était celle d'un enfant qui découvre que son meilleur ami partage la même passion secrète que lui. Il n'y avait aucun jugement dans son ton, aucune moquerie. Juste de la joie pure.
Je sentis mes épaules se détendre. Le nœud dans mon estomac se desserra. Mais je restais tendu, incapable de totalement lâcher prise.
— Je… je ne sais pas, balbutiai-je. C'est la première fois que j'essaie vraiment. Enfin, j'y pense depuis longtemps, mais je vis encore chez mes parents, alors…
— Elle te va super bien, tu sais.
Lucas s'approcha encore, ses yeux scrutant la jupe avec un regard d'expert. Il tendit la main, ajustant le tissu sur ma hanche.
— Par contre, il faudrait faire quelque chose pour tes jambes, ajouta-t-il, mais sinon, vraiment, ça te va.
Je ne savais pas quoi dire. Mon cœur pulsait toujours à cent à l'heure, mais pour une raison différente maintenant. Ce n'était plus de la peur. C'était du soulagement. Et quelque chose d'autre. De l'espoir, peut-être.
— Tu… tu ne trouves pas ça bizarre ? demandai-je.
Lucas secoua la tête, ses cheveux balayant ses épaules étroites.
— Pourquoi ce serait bizarre ? J'adore porter des vêtements féminins. Ça me fait me sentir… moi-même, tu vois ? Et visiblement, toi aussi.
Il avait raison. C'était exactement ça. Cette sensation d'être enfin moi-même, même si je ne comprenais pas encore totalement ce que ça signifiait.
— J'ai d'autres trucs, si tu veux essayer, proposa Lucas, des hauts, des collants, même du maquillage si ça te tente.
Je le regardai, cet ami que je connaissais depuis des années, et je réalisai que je ne l'avais jamais vraiment vu. Pas comme ça. Pas dans toute sa vérité.
— Peut-être, répondis-je, ouais, peut-être.
Lucas tapa dans ses mains, ravi.
— Parfait ! On va faire de cette soirée geek une soirée découverte. Les pizzas vont arriver dans vingt minutes, on a le temps de te trouver une tenue complète.
Il se dirigea vers sa commode, ouvrant les tiroirs avec enthousiasme. Je restai là, debout au milieu de la pièce, portant cette jupe grise qui avait tout changé.
J'étais soulagé. Terrifié. Excité.
Et pour la première fois depuis longtemps, je me sentais vivant.
2
Je restai planté là, au milieu de la pièce, la jupe grise virevoltant autour de mes cuisses.
— Tu es sûr que ça te dérange pas ? demandai-je.
Lucas éclata de rire, un son cristallin qui emplit tout l'appartement.
— Mec, c'est la meilleure chose qu'on puisse faire ! Tu es d'accord que je te travestisse ?
Je déglutis. C'était une chose d'essayer une jupe en cachette, c'en était une autre de laisser quelqu'un me transformer complètement. Mais quelque chose en moi voulait aller jusqu'au bout, explorer cette partie de moi que j'avais toujours ignorée.
— Oui, répondis-je. Mais pas de photo et ça reste privé.
— D'accord.
Lucas sauta littéralement de joie, ses pieds quittant le sol pendant une fraction de seconde. Ses cheveux ondulèrent autour de son visage. Il y avait quelque chose de magnifique dans cette joie pure. Des paillettes dansèrent dans son regard.
Il se précipita vers sa commode, ouvrant les tiroirs avec une énergie débordante. Ses mains fines fouillèrent parmi les vêtements pliés avant d'en extraire deux articles qu'il me tendit avec un sourire complice.
Un string noir. Et une paire de collants noirs opaques.
Je fixai le string, sentant mes joues s'embraser.
— Le string, c'est nécessaire ? demandai-je.
— Oui, c'est le plus confortable, répondit Lucas, crois-moi.
— OK.
Je pris les vêtements, le tissu soyeux du string glissant entre mes doigts. Au moins, avec une jupe, je pouvais enlever mon caleçon sans avoir à tout retirer. Je glissai ma main sous le tissu plissé, cherchant l'élastique de mon boxer usé.
C'est à ce moment-là que je réalisai que j'avais une érection.
La panique me submergea. Le tissu de la jupe bougeait, les plis se déformant de manière révélatrice. Je me tournai, espérant que Lucas ne remarquerait rien, et fis glisser mon caleçon le long de mes jambes.
Je saisis le string et tentai de l'enfiler le plus rapidement possible. Mais c'était une galère monumentale. Le tissu semblait petit, trop court pour contenir mon érection qui refusait de disparaître. Je tirai sur l'élastique, essayant de tout ajuster, mais mon sexe tendu rendait l'opération impossible.
Finalement, après ce qui me sembla une éternité, je réussis tant bien que mal à mettre le string en place. Le tissu serrait, et je n'étais pas sûr que tout soit vraiment couvert.
Je saisis ensuite les collants. Le tissu opaque glissa le long de mes jambes, masquant mes poils blonds. C'était une sensation étrange, cette compression douce qui enveloppait mes cuisses et mes mollets.
Lucas s'approcha de moi. Son parfum léger, quelque chose de floral et de frais, envahit mes narines. Ses mains se posèrent sur mes hanches, ajustant la jupe, puis descendirent le long de mes jambes pour lisser les collants.
Une bouffée de chaleur me traversa. Ses doigts effleuraient mes cuisses à travers le tissu. J'appréciais ce contact plus que je n'aurais dû. Mon cœur s'emballa à nouveau, et je priai pour que mon érection ne soit pas trop visible.
Si quelqu'un soulevait la jupe maintenant, ce serait la catastrophe.
— Ça va ?
— C'est étrange, répondis-je. Mais c'est incroyable !
— Je suis d'accord avec toi.
Son sourire s'élargit encore. Il retourna à sa commode et en sortit un t-shirt. Pas un t-shirt ordinaire, mais quelque chose d'élégant, moulant, avec un col échancré.
Je retirai mon t-shirt de mec, le tissu passant par-dessus ma tête et ébouriffant mes cheveux courts. L'air frais de l'appartement caressa ma peau nue pendant un instant avant que j'enfile le nouveau vêtement.
Le tissu épousait mon torse, soulignant ma silhouette d'une manière totalement différente. C'était ajusté sans être inconfortable, féminin sans être ridicule.
— Nathan, tu es vachement sexy !
Je me figeai. Mes yeux se levèrent vers Lucas, cherchant dans son regard une trace de moquerie. Mais il était sincère, ses yeux pétillants d'admiration.
Je ne savais pas quoi répondre. Était-ce une blague ? Ou la réalité ?
Étrangement, mon érection commença à diminuer. Peut-être était-ce le choc du compliment, ou simplement le fait que mon corps se détendait enfin. Quoi qu'il en soit, c'était un soulagement. Ne pas bander rendait tout plus facile.
— On va dans la salle de bain pour le maquillage, annonça Lucas.
Il se dirigea vers la petite salle de bain attenante, et je le suivis comme un automate. La pièce était minuscule, à peine assez grande pour deux personnes. Un miroir occupait tout le mur au-dessus du lavabo, et une multitude de produits cosmétiques s'alignaient sur une étagère.
Lucas me fit asseoir sur le rebord de la baignoire et commença à sortir ses produits. Fond de teint, poudre, eye-liner, mascara, rouge à lèvres. Une véritable panoplie.
— Ferme les yeux, murmura-t-il.
J'obéis. Ses doigts se posèrent sur mon visage, doux et précis. Il appliquait le fond de teint avec des mouvements circulaires, couvrant ma peau d'une couche légère. Puis vint la poudre, tapotée sur mes joues, mon front, mon menton.
C'est à ce moment-là que je sentis mon sexe grossir à nouveau.
Non. Pas maintenant. Pas ici.
Mais mon corps ne m'écoutait pas. L'érection revenait, poussant contre le tissu trop petit du string. Mon sexe sortit, se retrouvant coincé contre ma cuisse et le collant.
C'était tellement désagréable. Le tissu du collant frottait contre ma peau sensible, créant une friction à la fois frustrante et embarrassante.
J'essayai de remettre tout en place. Ma main glissa sous la jupe, cherchant à réajuster le string, à faire rentrer mon sexe dans le tissu. Mais avec Lucas si proche, ses mains sur mon visage, c'était impossible de faire ça sans qu'il le remarque.
— Tu bouges, constata-t-il.
— Désolé.
Il ne dit rien de plus, continuant son travail. L'eye-liner traça une ligne fine le long de mes paupières. Le mascara allongea mes cils. Le rouge à lèvres colora ma bouche d'un rose discret.
— Tu peux faire une très belle femme, dit-il.
Je souris malgré moi. Je ne savais pas quoi répondre à ça. Pourtant, ce compliment me faisait plaisir. Plus que plaisir. Il m'excitait.
Mon érection pulsait maintenant contre ma cuisse, réclamant une attention que je ne pouvais pas lui donner.
— Voilà le résultat, annonça Lucas en reculant d'un pas. Désolé, je n'ai pas de perruque. Avec mes cheveux longs, je n'en ai pas besoin.
Je me levai et me tournai vers le miroir.
La personne qui me regardait était à la fois moi et quelqu'un d'autre. Mes traits masculins étaient toujours là, ma mâchoire définie, mon nez droit, mais le maquillage les adoucissait, créant une ambiguïté troublante. Mes yeux bleus étaient plus grands, plus expressifs
— Merci, murmurai-je.
— Si tu rasais davantage ta barbe, ce serait mieux, observa Lucas. Bon, la pizza ne va pas tarder. Je dois me changer.
Il profita d'être dans la salle de bain pour se maquiller lui-même. Juste un eye-liner, une ligne noire tracée qui soulignait ses yeux. Le résultat était saisissant. Il était tellement beau.
Puis il retourna dans la chambre, et je le suivis. Sans la moindre gêne, il attrapa le bas de son t-shirt et le fit passer par-dessus sa tête. Son torse fin et lisse apparut, sa peau claire presque lumineuse dans la lumière de la pièce.
Ensuite, il fit glisser son legging le long de ses jambes interminables.
Je n'aurais jamais dû voir mon pote se changer devant moi. Mais je ne pouvais pas détourner le regard.
Lucas ne portait rien sous son legging. Absolument rien. Son corps nu était exposé pendant quelques secondes, sa silhouette androgyne parfaitement proportionnée.
Il attrapa une robe rouge dans son armoire. Une robe fendue, moulante, qui épousait chaque courbe de son corps lorsqu'il l'enfila. Le tissu glissait sur sa peau comme de l'eau, s'arrêtant à mi-cuisse.
Et visiblement, il ne portait pas de sous-vêtements sous sa robe non plus.
Mon érection, qui avait diminué, revint en force. Je détournai rapidement le regard, fixant le mur, le plafond, n'importe quoi sauf Lucas.
La sonnette retentit.
— Les pizzas ! s'exclama Lucas.
Il se dirigea vers la porte d'entrée avec une aisance remarquable, comme si porter une robe sans sous-vêtements était la chose la plus naturelle du monde. Ses hanches se balançaient légèrement, ses longues jambes se déplaçant avec grâce.
Je me cachai comme je pus, me réfugiant dans un coin de la pièce principale, hors de vue de la porte.
J'entendis Lucas échanger quelques mots avec le livreur, sa voix claire et enjouée. Puis la porte se referma, et il revint avec deux boîtes de pizza fumantes.
— Allez, viens ! On va manger devant la télé.
Nous nous installâmes sur le canapé. Lucas alluma la télévision, zappant jusqu'à trouver une série quelconque. Mais je n'arrivais pas à me concentrer sur l'écran.
Dans ma tête, l'image de Lucas nu tournait en boucle. Le fait qu'il ne portait rien sous sa robe occupait toutes mes pensées. Mon érection refusait de disparaître, créant une tension inconfortable dans le string et le collant.
— Les pizzas sont vraiment bonnes, dit Lucas entre deux bouchées. Et le livreur est vachement cool. Il me complimente à chaque fois.
— Oui, elles sont excellentes, répondis-je.
Lucas me jeta un regard en coin, un sourire joueur aux lèvres.
— Tu as l'air si à l'aise pour une première fois.
— Merci. Toi, tu es encore plus… sans sous-vêtement, c'est osé.
Les mots étaient sortis avant que je puisse les retenir. Mon cerveau avait court-circuité, laissant ma bouche parler toute seule.
Lucas haussa un sourcil, son sourire s'élargissant.
— Comment tu le sais ?
— J'ai dû le voir sans faire exprès, balbutiai-je.
— Petit coquin, rit Lucas. Je ne savais pas que tu étais gay.
Je rougis encore plus violemment. Pourquoi avais-je dit ça ? Maintenant, non seulement je savais que Lucas ne portait pas de sous-vêtements, mais lui aussi savait que je le savais. Et il pensait que j'étais gay.
Étais-je gay ? Je n'en savais rien. Tout ce que je savais, c'est que Lucas m'attirait en ce moment, dans cette robe rouge, avec son maquillage parfait et son corps androgyne.
— Je suis désolé, marmonnai-je. Je n'aurais pas dû te le dire.
Lucas posa sa part de pizza et se tourna vers moi, ses yeux plongeant dans les miens.
— De toute façon, je suis bi, dit-il simplement. On peut essayer, si tu veux.
Mon cœur s'arrêta. Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Essayer quoi ? Mon esprit se mit à imaginer toutes sortes de scénarios, chacun plus troublant que le précédent.
— Pourquoi pas, répondis-je.
Pourquoi avais-je dit ça ? Pourquoi mon cerveau refusait-il de fonctionner correctement ? Je rougis tellement fort que je sentis la chaleur irradier de mon visage.
Lucas sourit, un sourire lent et prometteur qui fit battre mon cœur encore plus vite.
Nous terminâmes nos pizzas dans un silence chargé d'électricité. Chaque mouvement de Lucas attirait mon regard. La façon dont ses lèvres se refermaient sur sa part de pizza. La manière dont ses doigts fins essuyaient une trace de sauce sur son menton. Le léger mouvement de sa robe lorsqu'il changeait de position.
La deuxième partie de la soirée pouvait commencer.
Et je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait.
— Tu es sûr que ça te dérange pas ? demandai-je.
Lucas éclata de rire, un son cristallin qui emplit tout l'appartement.
— Mec, c'est la meilleure chose qu'on puisse faire ! Tu es d'accord que je te travestisse ?
Je déglutis. C'était une chose d'essayer une jupe en cachette, c'en était une autre de laisser quelqu'un me transformer complètement. Mais quelque chose en moi voulait aller jusqu'au bout, explorer cette partie de moi que j'avais toujours ignorée.
— Oui, répondis-je. Mais pas de photo et ça reste privé.
— D'accord.
Lucas sauta littéralement de joie, ses pieds quittant le sol pendant une fraction de seconde. Ses cheveux ondulèrent autour de son visage. Il y avait quelque chose de magnifique dans cette joie pure. Des paillettes dansèrent dans son regard.
Il se précipita vers sa commode, ouvrant les tiroirs avec une énergie débordante. Ses mains fines fouillèrent parmi les vêtements pliés avant d'en extraire deux articles qu'il me tendit avec un sourire complice.
Un string noir. Et une paire de collants noirs opaques.
Je fixai le string, sentant mes joues s'embraser.
— Le string, c'est nécessaire ? demandai-je.
— Oui, c'est le plus confortable, répondit Lucas, crois-moi.
— OK.
Je pris les vêtements, le tissu soyeux du string glissant entre mes doigts. Au moins, avec une jupe, je pouvais enlever mon caleçon sans avoir à tout retirer. Je glissai ma main sous le tissu plissé, cherchant l'élastique de mon boxer usé.
C'est à ce moment-là que je réalisai que j'avais une érection.
La panique me submergea. Le tissu de la jupe bougeait, les plis se déformant de manière révélatrice. Je me tournai, espérant que Lucas ne remarquerait rien, et fis glisser mon caleçon le long de mes jambes.
Je saisis le string et tentai de l'enfiler le plus rapidement possible. Mais c'était une galère monumentale. Le tissu semblait petit, trop court pour contenir mon érection qui refusait de disparaître. Je tirai sur l'élastique, essayant de tout ajuster, mais mon sexe tendu rendait l'opération impossible.
Finalement, après ce qui me sembla une éternité, je réussis tant bien que mal à mettre le string en place. Le tissu serrait, et je n'étais pas sûr que tout soit vraiment couvert.
Je saisis ensuite les collants. Le tissu opaque glissa le long de mes jambes, masquant mes poils blonds. C'était une sensation étrange, cette compression douce qui enveloppait mes cuisses et mes mollets.
Lucas s'approcha de moi. Son parfum léger, quelque chose de floral et de frais, envahit mes narines. Ses mains se posèrent sur mes hanches, ajustant la jupe, puis descendirent le long de mes jambes pour lisser les collants.
Une bouffée de chaleur me traversa. Ses doigts effleuraient mes cuisses à travers le tissu. J'appréciais ce contact plus que je n'aurais dû. Mon cœur s'emballa à nouveau, et je priai pour que mon érection ne soit pas trop visible.
Si quelqu'un soulevait la jupe maintenant, ce serait la catastrophe.
— Ça va ?
— C'est étrange, répondis-je. Mais c'est incroyable !
— Je suis d'accord avec toi.
Son sourire s'élargit encore. Il retourna à sa commode et en sortit un t-shirt. Pas un t-shirt ordinaire, mais quelque chose d'élégant, moulant, avec un col échancré.
Je retirai mon t-shirt de mec, le tissu passant par-dessus ma tête et ébouriffant mes cheveux courts. L'air frais de l'appartement caressa ma peau nue pendant un instant avant que j'enfile le nouveau vêtement.
Le tissu épousait mon torse, soulignant ma silhouette d'une manière totalement différente. C'était ajusté sans être inconfortable, féminin sans être ridicule.
— Nathan, tu es vachement sexy !
Je me figeai. Mes yeux se levèrent vers Lucas, cherchant dans son regard une trace de moquerie. Mais il était sincère, ses yeux pétillants d'admiration.
Je ne savais pas quoi répondre. Était-ce une blague ? Ou la réalité ?
Étrangement, mon érection commença à diminuer. Peut-être était-ce le choc du compliment, ou simplement le fait que mon corps se détendait enfin. Quoi qu'il en soit, c'était un soulagement. Ne pas bander rendait tout plus facile.
— On va dans la salle de bain pour le maquillage, annonça Lucas.
Il se dirigea vers la petite salle de bain attenante, et je le suivis comme un automate. La pièce était minuscule, à peine assez grande pour deux personnes. Un miroir occupait tout le mur au-dessus du lavabo, et une multitude de produits cosmétiques s'alignaient sur une étagère.
Lucas me fit asseoir sur le rebord de la baignoire et commença à sortir ses produits. Fond de teint, poudre, eye-liner, mascara, rouge à lèvres. Une véritable panoplie.
— Ferme les yeux, murmura-t-il.
J'obéis. Ses doigts se posèrent sur mon visage, doux et précis. Il appliquait le fond de teint avec des mouvements circulaires, couvrant ma peau d'une couche légère. Puis vint la poudre, tapotée sur mes joues, mon front, mon menton.
C'est à ce moment-là que je sentis mon sexe grossir à nouveau.
Non. Pas maintenant. Pas ici.
Mais mon corps ne m'écoutait pas. L'érection revenait, poussant contre le tissu trop petit du string. Mon sexe sortit, se retrouvant coincé contre ma cuisse et le collant.
C'était tellement désagréable. Le tissu du collant frottait contre ma peau sensible, créant une friction à la fois frustrante et embarrassante.
J'essayai de remettre tout en place. Ma main glissa sous la jupe, cherchant à réajuster le string, à faire rentrer mon sexe dans le tissu. Mais avec Lucas si proche, ses mains sur mon visage, c'était impossible de faire ça sans qu'il le remarque.
— Tu bouges, constata-t-il.
— Désolé.
Il ne dit rien de plus, continuant son travail. L'eye-liner traça une ligne fine le long de mes paupières. Le mascara allongea mes cils. Le rouge à lèvres colora ma bouche d'un rose discret.
— Tu peux faire une très belle femme, dit-il.
Je souris malgré moi. Je ne savais pas quoi répondre à ça. Pourtant, ce compliment me faisait plaisir. Plus que plaisir. Il m'excitait.
Mon érection pulsait maintenant contre ma cuisse, réclamant une attention que je ne pouvais pas lui donner.
— Voilà le résultat, annonça Lucas en reculant d'un pas. Désolé, je n'ai pas de perruque. Avec mes cheveux longs, je n'en ai pas besoin.
Je me levai et me tournai vers le miroir.
La personne qui me regardait était à la fois moi et quelqu'un d'autre. Mes traits masculins étaient toujours là, ma mâchoire définie, mon nez droit, mais le maquillage les adoucissait, créant une ambiguïté troublante. Mes yeux bleus étaient plus grands, plus expressifs
— Merci, murmurai-je.
— Si tu rasais davantage ta barbe, ce serait mieux, observa Lucas. Bon, la pizza ne va pas tarder. Je dois me changer.
Il profita d'être dans la salle de bain pour se maquiller lui-même. Juste un eye-liner, une ligne noire tracée qui soulignait ses yeux. Le résultat était saisissant. Il était tellement beau.
Puis il retourna dans la chambre, et je le suivis. Sans la moindre gêne, il attrapa le bas de son t-shirt et le fit passer par-dessus sa tête. Son torse fin et lisse apparut, sa peau claire presque lumineuse dans la lumière de la pièce.
Ensuite, il fit glisser son legging le long de ses jambes interminables.
Je n'aurais jamais dû voir mon pote se changer devant moi. Mais je ne pouvais pas détourner le regard.
Lucas ne portait rien sous son legging. Absolument rien. Son corps nu était exposé pendant quelques secondes, sa silhouette androgyne parfaitement proportionnée.
Il attrapa une robe rouge dans son armoire. Une robe fendue, moulante, qui épousait chaque courbe de son corps lorsqu'il l'enfila. Le tissu glissait sur sa peau comme de l'eau, s'arrêtant à mi-cuisse.
Et visiblement, il ne portait pas de sous-vêtements sous sa robe non plus.
Mon érection, qui avait diminué, revint en force. Je détournai rapidement le regard, fixant le mur, le plafond, n'importe quoi sauf Lucas.
La sonnette retentit.
— Les pizzas ! s'exclama Lucas.
Il se dirigea vers la porte d'entrée avec une aisance remarquable, comme si porter une robe sans sous-vêtements était la chose la plus naturelle du monde. Ses hanches se balançaient légèrement, ses longues jambes se déplaçant avec grâce.
Je me cachai comme je pus, me réfugiant dans un coin de la pièce principale, hors de vue de la porte.
J'entendis Lucas échanger quelques mots avec le livreur, sa voix claire et enjouée. Puis la porte se referma, et il revint avec deux boîtes de pizza fumantes.
— Allez, viens ! On va manger devant la télé.
Nous nous installâmes sur le canapé. Lucas alluma la télévision, zappant jusqu'à trouver une série quelconque. Mais je n'arrivais pas à me concentrer sur l'écran.
Dans ma tête, l'image de Lucas nu tournait en boucle. Le fait qu'il ne portait rien sous sa robe occupait toutes mes pensées. Mon érection refusait de disparaître, créant une tension inconfortable dans le string et le collant.
— Les pizzas sont vraiment bonnes, dit Lucas entre deux bouchées. Et le livreur est vachement cool. Il me complimente à chaque fois.
— Oui, elles sont excellentes, répondis-je.
Lucas me jeta un regard en coin, un sourire joueur aux lèvres.
— Tu as l'air si à l'aise pour une première fois.
— Merci. Toi, tu es encore plus… sans sous-vêtement, c'est osé.
Les mots étaient sortis avant que je puisse les retenir. Mon cerveau avait court-circuité, laissant ma bouche parler toute seule.
Lucas haussa un sourcil, son sourire s'élargissant.
— Comment tu le sais ?
— J'ai dû le voir sans faire exprès, balbutiai-je.
— Petit coquin, rit Lucas. Je ne savais pas que tu étais gay.
Je rougis encore plus violemment. Pourquoi avais-je dit ça ? Maintenant, non seulement je savais que Lucas ne portait pas de sous-vêtements, mais lui aussi savait que je le savais. Et il pensait que j'étais gay.
Étais-je gay ? Je n'en savais rien. Tout ce que je savais, c'est que Lucas m'attirait en ce moment, dans cette robe rouge, avec son maquillage parfait et son corps androgyne.
— Je suis désolé, marmonnai-je. Je n'aurais pas dû te le dire.
Lucas posa sa part de pizza et se tourna vers moi, ses yeux plongeant dans les miens.
— De toute façon, je suis bi, dit-il simplement. On peut essayer, si tu veux.
Mon cœur s'arrêta. Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Essayer quoi ? Mon esprit se mit à imaginer toutes sortes de scénarios, chacun plus troublant que le précédent.
— Pourquoi pas, répondis-je.
Pourquoi avais-je dit ça ? Pourquoi mon cerveau refusait-il de fonctionner correctement ? Je rougis tellement fort que je sentis la chaleur irradier de mon visage.
Lucas sourit, un sourire lent et prometteur qui fit battre mon cœur encore plus vite.
Nous terminâmes nos pizzas dans un silence chargé d'électricité. Chaque mouvement de Lucas attirait mon regard. La façon dont ses lèvres se refermaient sur sa part de pizza. La manière dont ses doigts fins essuyaient une trace de sauce sur son menton. Le léger mouvement de sa robe lorsqu'il changeait de position.
La deuxième partie de la soirée pouvait commencer.
Et je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait.
3
Nous nous levâmes du canapé, comme si un signal invisible nous avait été donné. Lucas prit ma main, ses doigts fins s'entrelaçant avec les miens, et me guida vers la chambre.
La pièce était plongée dans une semi-pénombre, éclairée uniquement par la lumière du salon qui filtrait à travers la porte entrouverte. Lucas me fit asseoir sur le bord du lit, et je m'exécutai, mes mains moites agrippant le bord du matelas.
Il s'agenouilla devant moi, ses yeux levés vers mon visage. Sa robe rouge remontait sur ses cuisses, révélant la peau lisse et claire de ses jambes. Ses mains se posèrent sur mes genoux, puis commencèrent à remonter lentement le long de mes cuisses.
Le contact de ses paumes sur le nylon de mes collants me fit l'effet d'une décharge électrique. Chaque mouvement de ses doigts envoyait des ondes de plaisir à travers mon corps. C'était trop bien. Trop intense. Trop nouveau.
Je me laissai faire, paralysé entre la honte et l'excitation. Une partie de moi voulait arrêter tout ça, retrouver la normalité de notre amitié. Mais une autre partie, plus profonde, plus vraie peut-être, voulait voir jusqu'où nous irions.
Lucas se rapprocha encore, ses mains continuant leur exploration. Elles glissèrent sur mes hanches, effleurèrent ma taille. Puis son visage s'approcha du mien, si près que je pouvais sentir son souffle sur mes lèvres.
Il m'embrassa.
Ses lèvres étaient douces, sucrées par le soda que nous avions bu avec les pizzas. Sa bouche bougea contre la mienne, douce mais insistante, et je restai figé, incapable de réagir.
Je n'arrivais pas à savoir si j'aimais ça ou si je le détestais. C'était tellement différent d'embrasser une fille. Ses lèvres étaient plus fines, son baiser plus délicat. Mais il y avait quelque chose d'électrisant dans cette transgression, dans le fait de franchir une ligne que je n'avais jamais imaginé franchir.
Mon sexe pulsait dans le string et le collant, dur comme jamais, réclamant une attention désespérée.
Lucas se recula, ses yeux scrutant mon visage.
— Ça va ? demanda-t-il.
— On ne fait rien de mal ? répondis-je.
— Non.
— Alors tout va bien.
Un sourire se dessina sur ses lèvres. Ses mains descendirent à nouveau vers mes cuisses, caressant le nylon avec une lenteur calculée.
— Je peux te sucer ? murmura-t-il.
Mon cerveau mit quelques secondes à traiter la question. Puis la réalité me frappa de plein fouet. Lucas voulait me faire une fellation. Mon meilleur pote voulait prendre mon sexe dans sa bouche.
— Ouais, répondis-je.
J'étais gêné. Tellement gêné que je voulais disparaître. Mais mon corps criait oui, mon érection douloureuse réclamait un soulagement.
Lucas sourit à nouveau et ses mains attrapèrent la ceinture de mes collants. Mon cœur s'emballa. C'était vraiment en train d'arriver. Un homme allait me toucher, me prendre dans sa bouche. Mon meilleur ami allait franchir une ligne qu'on ne pourrait jamais effacer. Une partie de moi voulait arrêter. Mais une autre partie, hurlait de continuer. Il fit glisser les collants le long de mes jambes, révélant le string noir qui contenait à peine mon érection. Le tissu était tendu à l'extrême, et mon sexe dépassait déjà sur le côté.
Je détournai le regard, incapable de soutenir ses yeux. La honte me brûlait les joues. J'étais excité, et ça se voyait.
Il retira complètement les collants, les laissant tomber sur le sol. Puis ses doigts accrochèrent l'élastique du string et le firent descendre.
Mon sexe jaillit, dur et palpitant, libéré de sa prison de tissu.
— Une belle queue, dit Lucas.
Je suis content que tu aimes bien.
Je ne pus répondre. Ma gorge était nouée. Mon corps entier tremblait d'anticipation et de nervosité.
Sa bouche se referma sur mon gland.
La sensation fut si intense que je faillis crier. Jamais, jamais je n'avais ressenti quelque chose d'aussi puissant. Sa langue tournait autour de mon sexe, sa bouche chaude et humide m'enveloppait complètement.
C'était différent. Tellement différent des rares fois où une fille m'avait fait ça. Lucas savait exactement où toucher, comment bouger, quelle pression exercer. Parce qu'il avait un sexe lui aussi. Parce qu'il savait.
Il commença à bouger sa tête de haut en bas, créant une friction délicieuse. Ses cheveux lisses effleuraient mes cuisses. Ses mains tenaient mes hanches, me maintenant en place.
J'étais encore mal à l'aise, conscient de chaque son que je faisais, de chaque mouvement de mon corps. Je ne savais pas où mettre mes mains.
Sur le lit ? Dans ses cheveux ? Je les laissai agrippées aux draps, mes jointures blanchies par la force de ma prise.
Mais l'excitation était trop forte. Trop nouvelle. Trop intense.
Mon bassin commença à bouger, suivant le rythme de sa bouche. Un gémissement m'échappa malgré moi, et je me mordis la lèvre pour le retenir.
Je sentais déjà l'orgasme monter. Beaucoup trop vite. Beaucoup trop tôt. Non, pas déjà. Pas maintenant. Je voulais que ça dure. Je voulais profiter de cette sensation incroyable, de cette transgression enivrante.
Mais mon corps ne m'écoutait pas. L'excitation de toute la soirée, la jupe, le maquillage, le voir nu, cette robe rouge, ses mains sur moi, tout ça explosait d'un coup.
Quelques minutes seulement s'écoulèrent. Peut-être même moins.
Peut-être deux minutes. Peut-être une.
Je sentis l'orgasme monter, rapide et incontrôlable. Une chaleur brûlante remonta le long de ma colonne
— Merde ! haletai-je, je viens !
Lucas retira sa bouche juste à temps. Mon sexe pulsa et j'éjaculai sur le lit, de longs jets de sperme tachant les draps blancs. L'orgasme me traversa comme une décharge électrique, violent et bref.
Trop bref.
Et puis ce fut fini.
La honte me submergea. Deux minutes. Peut-être même moins. J'avais joui en quelques minutes à peine, comme un adolescent puceau lors de sa première fois. Comme un gamin qui ne sait pas se contrôler. Mon sexe ramollissait déjà, l'excitation retombant aussi vite qu'elle était montée. Toute cette tension, toute cette anticipation, et c'était déjà terminé.
Je fixai le plafond, incapable de regarder Lucas. Mes joues brûlaient sous le maquillage.
Qu'est-ce qu'il devait penser de moi ? Que j'étais pathétique ?
Ridicule ? Un mec qui ne savait même pas tenir plus de deux minutes ?
— Je suis désolé, marmonnai-je.
Je n'ai pas tenu longtemps.
Ma voix tremblait. Je voulais disparaître. M'enfoncer dans le matelas et ne plus jamais en ressortir.
Lucas se redressa, s'essuyant les lèvres du revers de la main.
Je m'attendais à voir de la déception dans ses yeux. Ou pire, de la pitié.
Mais son sourire était bienveillant, sans aucune trace de moquerie.
— Ça veut dire que ça t'a beaucoup excité.
Je hochai la tête, toujours incapable de le regarder dans les yeux.
Mon sexe commençait déjà à ramollir.
— C'est… c'est la première fois qu'un mec me fait ça, avouai-je, Enfin, c'est la première fois que… tout ça.
Je fis un geste vague englobant la jupe, le maquillage, lui, nous.
— Je sais, répondit Lucas. Et c'est normal. La première fois, c'est toujours intense.
Il posa sa main sur ma cuisse, un geste réconfortant.
— Tu n'as pas à avoir honte, Nathan. Vraiment.
Mais j'avais honte quand même. Parce que j'aurais voulu être meilleur.
Parce que j'aurais voulu que ce moment dure. Parce que maintenant, toute l'excitation était retombée, et je me sentais juste… vide.
— Je ne sais pas si j'ai le courage de te sucer, avouai-je.
C'était vrai. Après ma performance pathétique, l'idée de devoir lui rendre la pareille me terrifiait.
Lucas me regarda, et quelque chose passa dans ses yeux. Une hésitation.
Comme s'il se demandait s'il devait dire quelque chose.
— Nathan, sois rassuré, tu ne peux pas me sucer.
Je levai enfin les yeux vers lui, confus. Mon cerveau embrumé par l'orgasme mit quelques secondes à traiter ses mots.
— Comment ça ?
Un sourire coquin étira ses lèvres. Ses yeux pétillaient d'une lueur malicieuse.
— Tu vois, j'ai un petit secret.
Mon cœur fit un bond étrange. Un secret ? Quel genre de secret ?
Je remontai mon collant, gêné d'avoir encore le sexe à l'air.
Le tissu était humide et inconfortable, collant contre ma peau, mais c'était mieux que d'être exposé.
Lucas se leva. Il y avait quelque chose de solennel dans son geste, comme s'il s'apprêtait à me révéler quelque chose d'important.
Ses mains attrapèrent le bas de sa robe rouge.
— Je ne l'ai jamais montré à personne en vrai, dit-il, juste à ma maîtresse en ligne. Mais toi… je pense que tu peux comprendre.
Il souleva le tissu.
Ce que je vis me laissa sans voix.
Entre ses cuisses, là où j'aurais dû voir son sexe, il y avait une minuscule cage en métal. Une structure complexe de barreaux et d'anneaux qui emprisonnait son pénis. Le tout était relié à une ceinture rose qui entourait sa taille fine.
— C'est quoi ? demandai-je.
— Une cage de chasteté.
— Et pourquoi tu en portes une ?
Lucas laissa retomber sa robe et s'assit à côté de moi sur le lit. Son visage s'anima d'une passion que je ne lui avais jamais vue auparavant.
— Je suis soumis, commença-t-il, et cette cage… putain, Nathan, c'est la meilleure chose qui me soit arrivée.
Il se pencha vers moi, comme s'il me confiait un secret précieux.
— Avant, je me branlais tout le temps. Tous les jours, plusieurs fois par jour. Et à chaque fois, c'était de plus en plus rapide. Genre, moins d'une minute parfois.
Je rougis, réalisant que c'était exactement ce qui venait de m'arriver.
— Et après, continua Lucas, je me sentais vide. Comme si toute l'excitation s'était évaporée d'un coup. J'étais HS. Mais avec la cage…
Il marqua une pause, un sourire rêveur aux lèvres.
— Avec la cage, je ne peux plus bander. Je ne peux plus me toucher. Et au début, je croyais que j'allais devenir fou. Mais en fait, c'est l'inverse. Mon corps s'est réveillé. Tout est devenu sensible. Mes tétons, ma peau, mon cou… Tout.
Ses mains effleurèrent son propre corps à travers la robe, comme pour illustrer ses propos.
— Et j'ai découvert la prostate. Le point P. Au début avec mon doigt, puis avec des plugs. Nathan, c'est… c'est indescriptible. Parfois je jouis, parfois non. Mais même quand je ne jouis pas, c'est tellement intense que j'ai l'impression de flotter. Et après, je ne retombe pas. L'excitation reste. Elle monte même. Encore et encore.
Sa voix vibrait d'enthousiasme.
— Je ne bande plus pour une fille qui passe dans la rue. Je ne bande plus quand je porte une jupe ou une robe. Je suis juste… libre. Excité en permanence, mais libre.
Il me regarda.
— Tu comprends ? C'est pas juste un truc kinky. C'est une façon de vivre. De ressentir.
Je l'écoutais avec une attention totale. Lucas était vraiment passionné. Ses mains bougeaient dans l'air, dessinant des formes invisibles. Ses yeux brillaient comme ceux d'un enfant parlant de son jouet préféré.
— Et comment tu fais pour résister à l'envie d'ouvrir la cage ? demandai-je.
— C'était le gros problème quand j'ai débuté, il y a quelques années. Mais depuis un an, j'ai une maîtresse en ligne qui a accepté de récupérer mes clefs. Depuis ce jour, c'est devenu trop bien !
Il parlait avec une telle joie, un tel enthousiasme, que je me sentis envahi par une curiosité dévorante.
— Tu parles avec tellement de joie que j'en ai envie d'essayer, avouai-je.
Les yeux de Lucas s'écarquillèrent.
— Tu es sérieux ?
— Ouais.
— Une prochaine fois, avec plaisir !
Je réalisai soudain quelque chose.
— Attends, tu portes la cage de chasteté tous les jours depuis un an ? Vingt-quatre heures sur vingt-quatre ?
— Ouais, il faut porter la cage tous les jours pour avoir les avantages, répondit Lucas. Sinon, tu n'as que les inconvénients.
Je le regardai, vraiment le regardai. Sa silhouette élancée dans cette robe rouge, ses cheveux lisses tombant sur ses épaules. Et quelque part sous cette robe, cette cage qui l'empêchait de bander, qui transformait son plaisir en quelque chose de différent, de plus profond.
— C'est sexy, dis-je.
Les mots étaient sortis tout seuls, sans que je puisse les retenir. Mais c'était vrai. Il y avait quelque chose d'incroyablement attirant dans cette vulnérabilité contrôlée, dans cette soumission choisie.
Lucas sourit, un sourire doux et reconnaissant.
— Merci. On continue la soirée en jouant à la console ?
— Ouais.
Nous retournâmes dans le salon. Lucas ralluma la PS5 et nous reprîmes nos manettes. Mais je n'arrivais pas à me concentrer sur le jeu. Mes yeux dérivaient vers Lucas, observant la façon dont ses doigts fins manipulaient la manette, dont ses lèvres se pinçaient légèrement quand il se concentrait, dont ses jambes se croisaient et se décroisaient sous sa robe.
J'étais obnubilé par lui. Comme si j'étais amoureux.
Cette pensée me frappa de plein fouet. Amoureux ? De Lucas ? Mon meilleur pote ?
Mais en le regardant, dans cette robe rouge, avec son maquillage parfait et son sourire radieux, je ne pouvais pas nier ce que je ressentais. Ce n'était pas juste de l'attirance physique. C'était quelque chose de plus profond, de plus complexe.
Lucas avait ouvert une porte en moi ce soir. Une porte que je ne savais même pas qu'elle existait. Et maintenant que je l'avais franchie, je ne savais pas si je pourrais jamais revenir en arrière.
— Tu es distrait, observa Lucas.
— Désolé, je pensais à… tout ça.
— C'est beaucoup à digérer, je sais.
Il marqua une pause dans le jeu et se tourna vers moi.
— On n'est pas obligés de mettre un nom sur ce qui s'est passé ce soir, dit-il, on peut juste… être nous-mêmes. Ensemble.
Je hochai la tête, sentant un poids se soulever de ma poitrine.
— Ouais. Ça me va.
Nous reprîmes le jeu, mais l'atmosphère avait changé. Il y avait maintenant une complicité nouvelle entre nous, une intimité qui n'existait pas avant. Nos épaules se touchaient sur le canapé, et aucun de nous ne s'écartait.
La nuit avançait, et je ne voulais pas que cette soirée se termine. Je voulais rester là, dans cet appartement, avec Lucas, explorant cette nouvelle version de moi-même que je venais de découvrir.
Et peut-être, juste peut-être, explorer aussi ce que je ressentais pour lui.
Lucas posa sa manette et bâilla, étirant ses bras au-dessus de sa tête. Sa robe remonta, et je détournai le regard, souriant malgré moi.
— Tu peux dormir ici si tu veux, dit-il. Le lit est assez grand.
Mon souffle se coupa. Dormir ici. Avec lui. Dans cette jupe et ces collants.
— Ouais, répondis-je. J'aimerais bien.
Il sourit, je vis la même incertitude que la mienne. Mais aussi la même envie. La même curiosité.
Demain, il faudrait réfléchir à tout ça. Mettre des mots sur ce qui s'était passé. Comprendre ce que nous étions devenus.
Mais ce soir, nous pouvions juste être nous-mêmes.
Ensemble.
La pièce était plongée dans une semi-pénombre, éclairée uniquement par la lumière du salon qui filtrait à travers la porte entrouverte. Lucas me fit asseoir sur le bord du lit, et je m'exécutai, mes mains moites agrippant le bord du matelas.
Il s'agenouilla devant moi, ses yeux levés vers mon visage. Sa robe rouge remontait sur ses cuisses, révélant la peau lisse et claire de ses jambes. Ses mains se posèrent sur mes genoux, puis commencèrent à remonter lentement le long de mes cuisses.
Le contact de ses paumes sur le nylon de mes collants me fit l'effet d'une décharge électrique. Chaque mouvement de ses doigts envoyait des ondes de plaisir à travers mon corps. C'était trop bien. Trop intense. Trop nouveau.
Je me laissai faire, paralysé entre la honte et l'excitation. Une partie de moi voulait arrêter tout ça, retrouver la normalité de notre amitié. Mais une autre partie, plus profonde, plus vraie peut-être, voulait voir jusqu'où nous irions.
Lucas se rapprocha encore, ses mains continuant leur exploration. Elles glissèrent sur mes hanches, effleurèrent ma taille. Puis son visage s'approcha du mien, si près que je pouvais sentir son souffle sur mes lèvres.
Il m'embrassa.
Ses lèvres étaient douces, sucrées par le soda que nous avions bu avec les pizzas. Sa bouche bougea contre la mienne, douce mais insistante, et je restai figé, incapable de réagir.
Je n'arrivais pas à savoir si j'aimais ça ou si je le détestais. C'était tellement différent d'embrasser une fille. Ses lèvres étaient plus fines, son baiser plus délicat. Mais il y avait quelque chose d'électrisant dans cette transgression, dans le fait de franchir une ligne que je n'avais jamais imaginé franchir.
Mon sexe pulsait dans le string et le collant, dur comme jamais, réclamant une attention désespérée.
Lucas se recula, ses yeux scrutant mon visage.
— Ça va ? demanda-t-il.
— On ne fait rien de mal ? répondis-je.
— Non.
— Alors tout va bien.
Un sourire se dessina sur ses lèvres. Ses mains descendirent à nouveau vers mes cuisses, caressant le nylon avec une lenteur calculée.
— Je peux te sucer ? murmura-t-il.
Mon cerveau mit quelques secondes à traiter la question. Puis la réalité me frappa de plein fouet. Lucas voulait me faire une fellation. Mon meilleur pote voulait prendre mon sexe dans sa bouche.
— Ouais, répondis-je.
J'étais gêné. Tellement gêné que je voulais disparaître. Mais mon corps criait oui, mon érection douloureuse réclamait un soulagement.
Lucas sourit à nouveau et ses mains attrapèrent la ceinture de mes collants. Mon cœur s'emballa. C'était vraiment en train d'arriver. Un homme allait me toucher, me prendre dans sa bouche. Mon meilleur ami allait franchir une ligne qu'on ne pourrait jamais effacer. Une partie de moi voulait arrêter. Mais une autre partie, hurlait de continuer. Il fit glisser les collants le long de mes jambes, révélant le string noir qui contenait à peine mon érection. Le tissu était tendu à l'extrême, et mon sexe dépassait déjà sur le côté.
Je détournai le regard, incapable de soutenir ses yeux. La honte me brûlait les joues. J'étais excité, et ça se voyait.
Il retira complètement les collants, les laissant tomber sur le sol. Puis ses doigts accrochèrent l'élastique du string et le firent descendre.
Mon sexe jaillit, dur et palpitant, libéré de sa prison de tissu.
— Une belle queue, dit Lucas.
Je suis content que tu aimes bien.
Je ne pus répondre. Ma gorge était nouée. Mon corps entier tremblait d'anticipation et de nervosité.
Sa bouche se referma sur mon gland.
La sensation fut si intense que je faillis crier. Jamais, jamais je n'avais ressenti quelque chose d'aussi puissant. Sa langue tournait autour de mon sexe, sa bouche chaude et humide m'enveloppait complètement.
C'était différent. Tellement différent des rares fois où une fille m'avait fait ça. Lucas savait exactement où toucher, comment bouger, quelle pression exercer. Parce qu'il avait un sexe lui aussi. Parce qu'il savait.
Il commença à bouger sa tête de haut en bas, créant une friction délicieuse. Ses cheveux lisses effleuraient mes cuisses. Ses mains tenaient mes hanches, me maintenant en place.
J'étais encore mal à l'aise, conscient de chaque son que je faisais, de chaque mouvement de mon corps. Je ne savais pas où mettre mes mains.
Sur le lit ? Dans ses cheveux ? Je les laissai agrippées aux draps, mes jointures blanchies par la force de ma prise.
Mais l'excitation était trop forte. Trop nouvelle. Trop intense.
Mon bassin commença à bouger, suivant le rythme de sa bouche. Un gémissement m'échappa malgré moi, et je me mordis la lèvre pour le retenir.
Je sentais déjà l'orgasme monter. Beaucoup trop vite. Beaucoup trop tôt. Non, pas déjà. Pas maintenant. Je voulais que ça dure. Je voulais profiter de cette sensation incroyable, de cette transgression enivrante.
Mais mon corps ne m'écoutait pas. L'excitation de toute la soirée, la jupe, le maquillage, le voir nu, cette robe rouge, ses mains sur moi, tout ça explosait d'un coup.
Quelques minutes seulement s'écoulèrent. Peut-être même moins.
Peut-être deux minutes. Peut-être une.
Je sentis l'orgasme monter, rapide et incontrôlable. Une chaleur brûlante remonta le long de ma colonne
— Merde ! haletai-je, je viens !
Lucas retira sa bouche juste à temps. Mon sexe pulsa et j'éjaculai sur le lit, de longs jets de sperme tachant les draps blancs. L'orgasme me traversa comme une décharge électrique, violent et bref.
Trop bref.
Et puis ce fut fini.
La honte me submergea. Deux minutes. Peut-être même moins. J'avais joui en quelques minutes à peine, comme un adolescent puceau lors de sa première fois. Comme un gamin qui ne sait pas se contrôler. Mon sexe ramollissait déjà, l'excitation retombant aussi vite qu'elle était montée. Toute cette tension, toute cette anticipation, et c'était déjà terminé.
Je fixai le plafond, incapable de regarder Lucas. Mes joues brûlaient sous le maquillage.
Qu'est-ce qu'il devait penser de moi ? Que j'étais pathétique ?
Ridicule ? Un mec qui ne savait même pas tenir plus de deux minutes ?
— Je suis désolé, marmonnai-je.
Je n'ai pas tenu longtemps.
Ma voix tremblait. Je voulais disparaître. M'enfoncer dans le matelas et ne plus jamais en ressortir.
Lucas se redressa, s'essuyant les lèvres du revers de la main.
Je m'attendais à voir de la déception dans ses yeux. Ou pire, de la pitié.
Mais son sourire était bienveillant, sans aucune trace de moquerie.
— Ça veut dire que ça t'a beaucoup excité.
Je hochai la tête, toujours incapable de le regarder dans les yeux.
Mon sexe commençait déjà à ramollir.
— C'est… c'est la première fois qu'un mec me fait ça, avouai-je, Enfin, c'est la première fois que… tout ça.
Je fis un geste vague englobant la jupe, le maquillage, lui, nous.
— Je sais, répondit Lucas. Et c'est normal. La première fois, c'est toujours intense.
Il posa sa main sur ma cuisse, un geste réconfortant.
— Tu n'as pas à avoir honte, Nathan. Vraiment.
Mais j'avais honte quand même. Parce que j'aurais voulu être meilleur.
Parce que j'aurais voulu que ce moment dure. Parce que maintenant, toute l'excitation était retombée, et je me sentais juste… vide.
— Je ne sais pas si j'ai le courage de te sucer, avouai-je.
C'était vrai. Après ma performance pathétique, l'idée de devoir lui rendre la pareille me terrifiait.
Lucas me regarda, et quelque chose passa dans ses yeux. Une hésitation.
Comme s'il se demandait s'il devait dire quelque chose.
— Nathan, sois rassuré, tu ne peux pas me sucer.
Je levai enfin les yeux vers lui, confus. Mon cerveau embrumé par l'orgasme mit quelques secondes à traiter ses mots.
— Comment ça ?
Un sourire coquin étira ses lèvres. Ses yeux pétillaient d'une lueur malicieuse.
— Tu vois, j'ai un petit secret.
Mon cœur fit un bond étrange. Un secret ? Quel genre de secret ?
Je remontai mon collant, gêné d'avoir encore le sexe à l'air.
Le tissu était humide et inconfortable, collant contre ma peau, mais c'était mieux que d'être exposé.
Lucas se leva. Il y avait quelque chose de solennel dans son geste, comme s'il s'apprêtait à me révéler quelque chose d'important.
Ses mains attrapèrent le bas de sa robe rouge.
— Je ne l'ai jamais montré à personne en vrai, dit-il, juste à ma maîtresse en ligne. Mais toi… je pense que tu peux comprendre.
Il souleva le tissu.
Ce que je vis me laissa sans voix.
Entre ses cuisses, là où j'aurais dû voir son sexe, il y avait une minuscule cage en métal. Une structure complexe de barreaux et d'anneaux qui emprisonnait son pénis. Le tout était relié à une ceinture rose qui entourait sa taille fine.
— C'est quoi ? demandai-je.
— Une cage de chasteté.
— Et pourquoi tu en portes une ?
Lucas laissa retomber sa robe et s'assit à côté de moi sur le lit. Son visage s'anima d'une passion que je ne lui avais jamais vue auparavant.
— Je suis soumis, commença-t-il, et cette cage… putain, Nathan, c'est la meilleure chose qui me soit arrivée.
Il se pencha vers moi, comme s'il me confiait un secret précieux.
— Avant, je me branlais tout le temps. Tous les jours, plusieurs fois par jour. Et à chaque fois, c'était de plus en plus rapide. Genre, moins d'une minute parfois.
Je rougis, réalisant que c'était exactement ce qui venait de m'arriver.
— Et après, continua Lucas, je me sentais vide. Comme si toute l'excitation s'était évaporée d'un coup. J'étais HS. Mais avec la cage…
Il marqua une pause, un sourire rêveur aux lèvres.
— Avec la cage, je ne peux plus bander. Je ne peux plus me toucher. Et au début, je croyais que j'allais devenir fou. Mais en fait, c'est l'inverse. Mon corps s'est réveillé. Tout est devenu sensible. Mes tétons, ma peau, mon cou… Tout.
Ses mains effleurèrent son propre corps à travers la robe, comme pour illustrer ses propos.
— Et j'ai découvert la prostate. Le point P. Au début avec mon doigt, puis avec des plugs. Nathan, c'est… c'est indescriptible. Parfois je jouis, parfois non. Mais même quand je ne jouis pas, c'est tellement intense que j'ai l'impression de flotter. Et après, je ne retombe pas. L'excitation reste. Elle monte même. Encore et encore.
Sa voix vibrait d'enthousiasme.
— Je ne bande plus pour une fille qui passe dans la rue. Je ne bande plus quand je porte une jupe ou une robe. Je suis juste… libre. Excité en permanence, mais libre.
Il me regarda.
— Tu comprends ? C'est pas juste un truc kinky. C'est une façon de vivre. De ressentir.
Je l'écoutais avec une attention totale. Lucas était vraiment passionné. Ses mains bougeaient dans l'air, dessinant des formes invisibles. Ses yeux brillaient comme ceux d'un enfant parlant de son jouet préféré.
— Et comment tu fais pour résister à l'envie d'ouvrir la cage ? demandai-je.
— C'était le gros problème quand j'ai débuté, il y a quelques années. Mais depuis un an, j'ai une maîtresse en ligne qui a accepté de récupérer mes clefs. Depuis ce jour, c'est devenu trop bien !
Il parlait avec une telle joie, un tel enthousiasme, que je me sentis envahi par une curiosité dévorante.
— Tu parles avec tellement de joie que j'en ai envie d'essayer, avouai-je.
Les yeux de Lucas s'écarquillèrent.
— Tu es sérieux ?
— Ouais.
— Une prochaine fois, avec plaisir !
Je réalisai soudain quelque chose.
— Attends, tu portes la cage de chasteté tous les jours depuis un an ? Vingt-quatre heures sur vingt-quatre ?
— Ouais, il faut porter la cage tous les jours pour avoir les avantages, répondit Lucas. Sinon, tu n'as que les inconvénients.
Je le regardai, vraiment le regardai. Sa silhouette élancée dans cette robe rouge, ses cheveux lisses tombant sur ses épaules. Et quelque part sous cette robe, cette cage qui l'empêchait de bander, qui transformait son plaisir en quelque chose de différent, de plus profond.
— C'est sexy, dis-je.
Les mots étaient sortis tout seuls, sans que je puisse les retenir. Mais c'était vrai. Il y avait quelque chose d'incroyablement attirant dans cette vulnérabilité contrôlée, dans cette soumission choisie.
Lucas sourit, un sourire doux et reconnaissant.
— Merci. On continue la soirée en jouant à la console ?
— Ouais.
Nous retournâmes dans le salon. Lucas ralluma la PS5 et nous reprîmes nos manettes. Mais je n'arrivais pas à me concentrer sur le jeu. Mes yeux dérivaient vers Lucas, observant la façon dont ses doigts fins manipulaient la manette, dont ses lèvres se pinçaient légèrement quand il se concentrait, dont ses jambes se croisaient et se décroisaient sous sa robe.
J'étais obnubilé par lui. Comme si j'étais amoureux.
Cette pensée me frappa de plein fouet. Amoureux ? De Lucas ? Mon meilleur pote ?
Mais en le regardant, dans cette robe rouge, avec son maquillage parfait et son sourire radieux, je ne pouvais pas nier ce que je ressentais. Ce n'était pas juste de l'attirance physique. C'était quelque chose de plus profond, de plus complexe.
Lucas avait ouvert une porte en moi ce soir. Une porte que je ne savais même pas qu'elle existait. Et maintenant que je l'avais franchie, je ne savais pas si je pourrais jamais revenir en arrière.
— Tu es distrait, observa Lucas.
— Désolé, je pensais à… tout ça.
— C'est beaucoup à digérer, je sais.
Il marqua une pause dans le jeu et se tourna vers moi.
— On n'est pas obligés de mettre un nom sur ce qui s'est passé ce soir, dit-il, on peut juste… être nous-mêmes. Ensemble.
Je hochai la tête, sentant un poids se soulever de ma poitrine.
— Ouais. Ça me va.
Nous reprîmes le jeu, mais l'atmosphère avait changé. Il y avait maintenant une complicité nouvelle entre nous, une intimité qui n'existait pas avant. Nos épaules se touchaient sur le canapé, et aucun de nous ne s'écartait.
La nuit avançait, et je ne voulais pas que cette soirée se termine. Je voulais rester là, dans cet appartement, avec Lucas, explorant cette nouvelle version de moi-même que je venais de découvrir.
Et peut-être, juste peut-être, explorer aussi ce que je ressentais pour lui.
Lucas posa sa manette et bâilla, étirant ses bras au-dessus de sa tête. Sa robe remonta, et je détournai le regard, souriant malgré moi.
— Tu peux dormir ici si tu veux, dit-il. Le lit est assez grand.
Mon souffle se coupa. Dormir ici. Avec lui. Dans cette jupe et ces collants.
— Ouais, répondis-je. J'aimerais bien.
Il sourit, je vis la même incertitude que la mienne. Mais aussi la même envie. La même curiosité.
Demain, il faudrait réfléchir à tout ça. Mettre des mots sur ce qui s'était passé. Comprendre ce que nous étions devenus.
Mais ce soir, nous pouvions juste être nous-mêmes.
Ensemble.
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Commentaires ()
Tu sais, les femmes ont un sexe aussi.
Bon , sais ce que tu veux dire. Mais évite ça. Un peu de respect pour l’autre sexe.
Très belle histoire Merci
J’adore
Bonsoir magnifique petite histoire dommage on aimerait encore les decouvrir !
Et pour la cage je plussois ,et pour cause ,j’en porte une aussi , je ne la retir qu’une heure par jour le temps de ma toillette !
Je confirme que c’est un tres bon moyen de conditioner son cerveau a penser et agir au feminin .
Et on s'imagine aussi bien dans la peau de Nathan que de Lucas ...
Petite préférence pour Lucas qui a le plaisir à donner du plaisir à son ami et le prenant en bouche tout en étant encagé ;-)