Chapitre XII
Chapitre 1 · Le commencement
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Chapitre XII — Chapitre 1 · Le commencement

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Toufou dordogne
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Chapitre XII

Chapitre 1 · Le commencement

Chapitre XII – Le commencement
Avec Caryse, nous étions ensemble depuis environ trois ans.
Chacun chez soi, se voyant surtout le week-end, parfois en semaine. Un couple ordinaire, en apparence. Une sexualité plutôt conventionnelle, même s’il y avait déjà quelques écarts : un peu d’anal, un peu d’uro. Elle savait que j’adorais quand elle me faisait pipi dessus, ou quand elle glissait ses doigts dans mon petit trou. On faisait l’amour régulièrement.
Comme tous les couples, on avait connu des heurts, des disputes.
Elle avait fouillé dans mon téléphone et savait que je l’avais trompée. Moins de confiance, mais on était toujours ensemble. J’avais fait la même chose de mon côté. Dans son téléphone, j’étais tombé sur l’historique des vidéos qu’elle regardait : gangbang, monster black cock. Les miennes étaient sans doute bien pires. Ma foi, quand on se branle, il faut savoir se faire plaisir.
Bref, un couple avec des hauts et des bas.
Ce jour-là, nous ne travaillions ni l’un ni l’autre.
C’était une belle journée d’automne, en pleine semaine. On décida d’aller se balader à l’océan. Direction la plage de la Lagune, une plage naturiste où, à cette période de l’année, il n’y a quasiment personne. J’avais découvert le naturisme avec elle, et cette pratique ne me dérangeait pas, bien au contraire. J’aimais sentir le soleil, la chaleur sur mon corps, complètement nu, sur le sable.
Arrivés sur un petit parking perdu au milieu des bois, il n’y avait que quelques voitures.
Nous étions habillés très légèrement : moi en tee-shirt et pantalon court, rien dessous ; elle en petite robe de plage, nue dessous elle aussi. On avait juste pris un sac à dos pour ranger nos affaires et une serviette.
Nous partîmes marcher sur la plage, au soleil.
Après quelques centaines de mètres, on rangea nos vêtements dans le sac et on continua nus, main dans la main. On croisa deux ou trois personnes, principalement des hommes, nus eux aussi. Quand nos regards se croisaient, il y avait parfois de l’envie, parfois de la lubricité. On s’en foutait. On était bien. On marchait. On se mouillait les pieds. On s’embrassait. Le désir montait.
On décida d’aller dans les dunes.
On avait envie de faire l’amour, tous les deux.
Après un moment, on trouva un endroit sympa, à l’abri du vent, juste en haut des dunes. On étendit la serviette. On se caressa, on s’enlaça, on se chercha. Elle s’allongea et je commençai à lui manger le minou, un long cunnilingus, comme elle aime.
À une centaine de mètres, un homme s’était assis, nu, en haut d’une dune.
Il nous matait. Il était loin, mais ça avait quelque chose d’excitant. Je me relevai pour me faire sucer. Elle aussi l’avait vu. Je crois que, comme moi, ça l’excitait. Le voyeur s’était rapproché : il était maintenant à une cinquantaine de mètres. On le voyait tous les deux.
Je la pris en levrette sur la serviette.
Elle couinait, m’excitait. Et visiblement, je n’étais pas le seul : je voyais au loin le mec se branler. J’étais sûr qu’elle le regardait aussi.
On changea de position.
Je m’allongeai sur le dos, elle monta sur moi. Elle s’activait, frottait son clito contre mon bas-ventre. À ce moment-là, le mec était tout près. À peine à quelques mètres. Il se branlait, sans se cacher. Il nous regardait. Caryse le regardait aussi.
Personne ne disait rien.
Il s’approcha encore.
Et là, à ma grande stupéfaction, je la vis le prendre en bouche. La situation m’excitait comme un dingue. Je regardais la scène : le mec lui tenait la tête, il lui baisait la bouche — il n’y a pas d’autre mot. Il avait clairement l’intention de se vider, et elle n’avait pas l’air contre.
Il accéléra.
Elle le tenait par le cul. Je le vis se crisper, faire quelques soubresauts du bassin. Ça y est, il jouissait. Il lui déchargea dans la bouche. Elle en avait un peu au coin des lèvres ; elle passa la langue et avala tout.
L’homme nous regarda encore quelques secondes, puis s’éloigna.
Moi, je ne tenais plus.
Mes mouvements s’accéléraient. Elle était trempée. Je crois qu’on jouit à peu près en même temps, dans un grand râle commun. Elle s’effondra sur moi. On s’embrassa. L’homme, lui, avait déjà disparu.
Pour elle comme pour moi, c’était la première fois que nous libertinions.
Sur le chemin du retour, main dans la main, on fit quelques allusions. On se dit que c’était trop bon, qu’elle avait aimé, que moi aussi. Mais rien de plus. Les semaines suivantes, la routine reprit : travail, enfant, balades… avec peut-être une sexualité un peu plus fréquente.
Je me souviens m’être souvent branlé en repensant à ce moment-là.
Mais bizarrement — et je ne sais toujours pas pourquoi — on n’en reparla jamais vraiment.
Je n’ai compris que plus tard que ce moment-là avait déplacé quelque chose entre nous.
Au printemps de l’année suivante, nous n’habitions toujours pas ensemble.
Elle venait régulièrement chez moi, j’allais souvent chez elle. On était ensemble depuis un moment déjà. Pourtant, ces derniers temps, quelque chose coinçait. Le dialogue devenait difficile, les échanges tendus. On se prenait souvent la tête, pour des conneries, mais ça s’accumulait.
Ce mardi-là, je ne travaillais pas.
Elle, oui, mais elle finissait tôt. Je lui proposai de passer chez elle à la débauche. Elle refusa, me disant qu’elle avait rendez-vous chez son kiné. D’habitude, c’était le jeudi soir. Je lui fis remarquer. Elle me répondit qu’il avait dû dépasser, ou décaler.
Je lui dis que ce n’était pas grave, qu’on se verrait jeudi, ou plutôt… non, finalement ce ne serait pas possible non plus : elle avait rendez-vous avec une amie. Les explications étaient confuses. Je n’insistai pas. Je conclus qu’on se verrait le week-end suivant, ou la semaine d’après. La conversation s’arrêta là.
Mais elle me resta dans la tête toute la journée.
Un truc me dérangeait. Et comme je ne bossais pas, je décidai d’en avoir le cœur net.
Elle habitait un quartier ancien de cette grande ville. Un quartier calme, de longues rues bordées de voitures, des échoppes alignées. J’arrivai avant son heure de débauche. Je me garai assez loin, à un endroit discret, avec un visuel sur sa maison. J’étais sûr qu’elle ne passerait pas devant moi.
Après une bonne demi-heure, je la vis arriver à vélo, tenue de travail, grosses chaussures, sac à dos. Elle entra chez elle en laissant le vélo cadenassé dehors, exactement comme quand elle allait chez le kiné. Rien d’anormal.
Trente minutes plus tard, elle ressortit.
Elle avait mis une petite robe d’été. C’était le printemps, il faisait doux. Une tenue parfaitement logique une fois sortie du boulot. Elle enfourcha son vélo et partit.
Je la suivis en voiture, à distance. Je savais où se trouvait le kiné.
Après une dizaine de minutes, elle ne tourna pas. Elle continua tout droit. Mon estomac se serra. Je continuai à la suivre, mais je la perdis à un feu. J’eus beau tourner dans le quartier, impossible de la retrouver.
Je me garai sur une petite place et continuai à pied.
Je ne cherchai pas longtemps. Son vélo était là, cadenassé contre un mur, à l’entrée d’un établissement.
Un sauna-club libertin.
Le Conteneur.
À l’époque, je ne le connaissais pas. J’étais novice. Mais je voulais savoir.
J’entrai.
À la caisse, je me présentai au gérant.
— Un homme seul, s’il vous plaît.
— Il y a du monde à cette heure-ci ?
— Un peu… quatre ou cinq hommes, et une femme.
Je sus que c’était elle.
Des mois plus tôt, elle m’avait parlé de cet endroit. Elle m’avait dit qu’une copine à elle y allait. On était même passés devant un jour, en voiture.
Dans le vestiaire, je me déshabillai.
Avec dans la tête un mélange de dégoût et d’excitation.
Qu’est-ce qu’elle fout ici ?
Nu, la serviette sur l’épaule, j’entrai dans le club. Il faisait sombre. De la musique, pas trop forte. Des écrans avec des films de cul partout. Le patron avait quitté la caisse pour le bar, où deux hommes discutaient, se jaugeant, visiblement en train de se chercher.
Je déambulai dans la pénombre.
Le jacuzzi était vide. Le sauna aussi. Les coins câlins du rez-de-chaussée, déserts. Je montai à l’étage.
Une première chambre, vide.
Puis un long couloir sombre. Au fond, une pièce d’où venaient des cris, des gémissements, plusieurs voix d’hommes. L’endroit était glauque, l’ambiance lourde, crasseuse. Et pourtant, ça m’excitait. Je bandais déjà, la serviette toujours sur l’épaule.
J’avançai doucement, à pas feutrés, jusqu’à l’entrée de la pièce.
Je me penchai légèrement.
C’était elle.
Caryse.
Ma compagne. Celle qui me faisait parfois la morale sur mes comportements soi-disant limites.
Elle était là, à quatre pattes sur une banquette sans dossier, un homme allongé sous elle, un autre derrière. Et non, je ne rêvais pas : elle se faisait prendre en double. Un troisième homme lui enfonçait la bite dans la bouche. Ses gémissements étaient étouffés, mais c’était clair : elle prenait son pied. Il n’y avait aucune contrainte.
Le dégoût me traversa une seconde.
Puis l’excitation l’écrasa.
Je regardais la scène. Je bandais comme un âne. Sans même m’en rendre compte, je me branlais, fort.
L’homme derrière elle me vit.
— Tu veux la place ? Elle est trop bonne du cul, cette salope !
Caryse ne m’avait pas vu. Elle était trop occupée à sucer l’autre. Elle a juste dû comprendre qu’un homme de plus arrivait.
Il s’écarta.
J’étais dans un état second.
Son trou du cul était grand ouvert, dégoulinant de mouille. Le mec dessous s’acharnait. J’en pouvais plus. Je rentrai d’un coup, jusqu’aux couilles, et je commençai à lui mettre de grands coups de butoir.
— Sale pute… salope… chienne…
Je pense qu’à ce moment-là, elle reconnut ma voix. Mais elle n’avait plus le choix. Elle était là pour encaisser, pour satisfaire les quatre mâles en rut. Mes mots crus excitèrent encore plus les autres.
Je jouis le premier.
Mes derniers coups furent violents. Je hurlai :
— Vide-moi les couilles, sale pute !
Le mec qu’elle suçait jouit presque en même temps que moi, lui déchargeant sur la gueule :
— Prends tout, salope !
À peine retiré, celui qui m’avait laissé la place la reprit. Les deux derniers jouirent à leur tour, en elle, clôturant la scène dans une bouillie de sexe et de sperme.
Puis tout se calma.
Deux hommes quittèrent la pièce. Le troisième resta un instant.
Caryse se releva. Elle me faisait face. Malgré la pénombre, elle savait que c’était moi. Son visage était couvert de foutre, jusque dans les cheveux. Sa chatte et son trou du cul dégoulinaient, le sperme coulait par terre.
Je lui dis simplement :
— Tu rentres après.
— Oui.
— Je passe à la douche, et je passe chez toi après. Pour parler. Si tu veux.
— Oui… passe.
Je partis vers la douche, seul.
Les vestiaires hommes seuls étaient séparés, je ne le savais pas encore. Je ne savais pas comment on allait parler de ça.
Mais une chose était sûre :
je n’avais jamais eu les couilles aussi bien vidées...
J’arrivai chez elle juste après.
Quand j’entrai dans la cuisine, la porte donnant sur le jardin était ouverte. Un beau soleil baignait la pièce. Tout était calme, presque banal. Elle me demanda :
— Tu veux un café ?
J’acceptai, tout naturellement.
Comment imaginer que, trente minutes plus tôt, cette femme — ma compagne, si sérieuse en apparence — s’était fait ravager, défoncer par quatre mecs ? Et que le plus enragé, finalement, c’était moi.
Je lui demandai simplement :
— Il y a longtemps ?
Elle m’expliqua que, ce jour-là, c’était la troisième fois.
Après l’expérience de la plage, elle y avait beaucoup pensé, sans oser m’en parler. Elle en avait discuté avec une collègue qui fréquentait ce club. Trois mois plus tôt, cette collègue lui avait proposé de l’y emmener pour découvrir. Elle avait accepté. Et elle avait adoré. La pluralité, les hommes sans retenue.
Elle y était retournée seule.
Elle s’était lâchée encore plus. Comme aujourd’hui. Et elle ne comptait pas arrêter. Elle me dit qu’elle adorait vraiment ça.
Elle ajouta que j’avais été particulièrement violent, que j’y étais allé très fort.
Mais que le fait de se sentir humiliée l’avait fait jouir encore plus fort.
En l’écoutant, je bandais déjà.
Pourtant, j’avais encore mal aux couilles de cette séance de baise. Je la tirai par la main jusqu’au canapé. En quelques secondes, nous étions nus. J’étais déjà en train de lui monter dessus, comme un chien pressé de se vider. Nos regards étaient emplis de désir.
Mon orgasme arriva vite.
Très vite. Je l’avoue. Je ne sais même pas si elle jouit à ce moment-là. C’était un acte égoïste. Incontrôlable.
Plus tard, je lui demandai :
— Et maintenant… on fait quoi ?
Elle me répondit simplement :
— On verra au fur et à mesure.
Les mois qui suivirent, on fit l’amour plus souvent.
On découvrit d’autres clubs. Mais je sentais que son envie d’aller plus loin, de découvrir davantage, était plus forte que la mienne à cette époque.
Un an plus tard, nous nous séparions.
Nos attentes de vie n’étaient plus les mêmes.
Moi, j’ai pris mon envol dans le libertinage plus lentement.
Avec le recul, je pense avoir fait le tour de beaucoup de pratiques. J’aime toujours ça, même si, avec le poids des années, j’ai levé le pied.
Caryse, d’après les nouvelles que j’ai eues, avait arrêté peu de temps après.
Elle était tombée amoureuse d’un homme plus sage, avec qui elle a partagé dix années.
La vie est parfois étrange.
Aujourd’hui, presque treize ans plus tard, je l’ai retrouvée par hasard. Nous sommes amants, mais beaucoup plus sages. Presque amis. Elle écoute mes aventures. Peut-être avec, au fond, une légère pointe de regrets ...
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