Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
A bon entendeur... — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
A bon entendeur...
Chapitre 1
On connaît la passion du voyeurisme qu'ont certains messieurs, voire certaines dames ! Mais il existe ce que j'appellerais par analogie « sémantique » l' « auditorisme », qui consiste à être attiré, excité et/ou passionné par le fait d'entendre – sans voir – des ébats amoureux, à l'insu des intéressés.
Je me suis découvert cet « intérêt » en entendant un soir des bruits et des halètements parvenant de l'appartement contigu à celui que j'occupe. Dans les premiers instants, occupé à lire, je n'y prêtais pas attention, et puis mon attention s'éveilla et je compris ce qui se passait dans la chambre jouxtant la mienne. Ma voisine habitant seule, ce soir-là « recevait » et le monsieur honorait la dame apparemment (je devrais dire « auditivement ») de la belle manière, puisque j'entendais la dame respirer bruyamment et gémir légèrement, tandis que des claquements de chair répétés et cadencés témoignaient de l'ardeur que mettait monsieur à besogner madame.
Quand je pris pleinement conscience de l'action qui se déroulait de l'autre côté du mur, je fus moi-même saisi d'une érection spontanée et elle-même vigoureuse, que je laissais se développer dans mon pyjama.
Mon émoi était notamment accru par le fait que bien sûr je connaissais la dame, au moins de vue, la croisant parfois dans l'ascenseur ou sur le palier, chacun de nous rentrant chez soi, non sans avoir échangé une formule de politesse élémentaire du genre bonjour-bonsoir, comment allez-vous ? Mais sans n'avoir jamais franchi le seuil de l'autre, ni ébauché ne serait-ce qu'un embryon de conversation.
La dame devait avoir une petite cinquantaine d'années, je ne l'avais aperçue dans ces rares et fugaces circonstances que toujours vêtue avec une élégance classique, mais recherchée, portant souvent une jupe crayon, de taille moyenne et de silhouette plutôt menue, au visage joliment, mais discrètement maquillé, et coiffée d'une chevelure blonde assez courte, mais toujours savamment coiffée.
C'est pourquoi, lors de cette mémorable soirée, je me mis à écouter attentivement les bruits et soupirs qui me parvenaient au travers du mur pourtant théoriquement porteur (mais l'immeuble est assez sonore), en imaginant la dame que je ne connaissais que toujours très apprêtée, cette fois la jupe haut troussée révélant ses cuisses sans doute harmonieuses, mais pour le moment largement écartées pour permettre à l'homme bien actif (certitude que j'avais des sons entendus !) de lui ramoner le con sûrement bien « mouillé » et donc accueillant. Je me demandais qui était l'heureux bénéficiaire de ces instants de grâce, amant ou collègue, ami de jeunesse retrouvé, ou même simplement la rencontre fortuite d'un soir ?
Je me mis en outre à me masturber frénétiquement en essayant d'être à l'unisson du couple qui s'ébattait à un mètre ou deux de moi sans que je n'en pusse rien voir et dont je ne pouvais seulement percevoir que les effluves sonores de leur plaisir. Je me fis « durer » tant que se prolongèrent les bruits suggestifs, jusqu'à ce qu'un gémissement davantage appuyé et prolongé de l'énigmatique voisine, suivi d'un discret grognement masculin m'apprit que les désirs du couple étaient arrivés à leurs fins, et que la dame aux vêtements vraisemblablement en désordre goûtait l'extase tandis que son partenaire devait laisser libre cours à l'épanchement de sa semence dans la vulve de sa complice de fornication. En pensant au jet de foutre qui devait alors jaillir, je m'interrogeais prosaïquement : l'homme à bonne fortune avait-il monté sa conquête « à cru », ou bien avait-il enfilé une capote ?
In petto, je trouvais plus excitant – pour moi ! – de croire à un coït totalement libre et – partant – l'éjaculation du monsieur allant sans retenue se répandre dans l'intimité de la dame...
Ce pensant, je me libérais à mon tour et mon propre éjaculat alla maculer mon pantalon de pyjama...
Il va sans dire qu'après cet évènement, je ne changeai rien dans mon attitude à l'égard de mon aimable et distante voisine, et ne lui laissai rien voir de ma connaissance de cette soirée, due à mon indiscrétion d'abord involontaire, mais finalement pleinement assumée, et de l'érotisme solitaire qu'elle m'avait procuré.
Il va sans dire qu'après cet évènement, je ne changeai rien dans mon attitude à l'égard de mon aimable et distante voisine, et ne lui laissai rien voir de ma connaissance de cette soirée, due à mon indiscrétion d'abord involontaire, mais finalement pleinement assumée, et de l'érotisme solitaire qu'elle m'avait procuré.
Ces soirées se renouvellent parfois, à une fréquence assez diffuse, me procurant toujours le même intérêt et le même plaisir !... Mais je reste d'une d'un mutisme absolu à ce sujet auprès de mon élégante corésidente !...
Quelqu'un ou quelqu'une a-t-il/elle vécu ce genre de situation, d'excitation due à une suggestion seulement sonore ?
J'ai hâte de prendre connaissance d'expériences se rapprochant de la mienne, et remercie d'avance ceux et celles qui me les rapporteront !...
J'ai hâte de prendre connaissance d'expériences se rapprochant de la mienne, et remercie d'avance ceux et celles qui me les rapporteront !...
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