Bonne nouvelle !
Chapitre 1
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✦ Norcle Bonne nouvelle ! XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Bonne nouvelle ! — Chapitre 1

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Norcle
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Bonne nouvelle !

Chapitre 1

— Environ 4 900 mots - 18 à 20 minutes de lecture —
    Le téléphone de Lilly vibre dans sa poche. Elle sait que c'est l'alarme : il est quatorze heures, c'est le moment d'appeler. Comment aurait-elle pu oublier ? Elle tend son appareil à Erwan :
— Appelle, toi. Moi, je peux pas.
— Je sais bien, t'inquiète, je m'en occupe.
— Tu mets en haut-parleur, hein ?
— Ah bon ? On peut faire ça sur ces nouveaux appareils ? se moque-t-il gentiment. Tu crois vraiment que je veux avoir l'info avant toi ?
— Allez, appelle !
…
— Laboratoire d'analyses médicales de F… j'écoute ?
    La voix masculine qui a décroché fait sourire Lilly & Erwan dans cet instant de tension. Mais nous y reviendrons plus tard.
— Bonjour monsieur, on nous a dit d'appeler aujourd'hui à quatorze heures pour avoir nos résultats, s'il vous plaît.
— Oui, c'est à quel nom ?
— Madame Lilly B…, c'est ma femme.
— Un instant je vous prie.
    Un instant. Ce mot qui veut tout et rien dire. Cette durée qui peut être infiniment longue ou ridiculement courte. L'instant de patience demandé dure une trentaine de secondes. Une éternité. Les cœurs accélèrent de seconde en seconde, la main droite de Lilly écrase, massacre celle d'Erwan. C'est long, c'est loooong !
— Monsieur B… ?
— Oui ? répond Erwan, le souffle court.
— J'ai les résultats…
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Caen, fin octobre.
    Lilly et Erwan ont décidé d'aller se balader de ce côté-là pour cette journée particulière. Pourquoi particulière ? Parce qu'ils attendent qu'on leur dise que le taux de β-HCG de Lilly est élevé et que donc…
    Ils se sont levés tôt, pour un samedi matin. Ils ont pris leur voiture, ont roulé près de quatre heures, et sont arrivés à Caen peu avant midi. Ils n'ont pas très faim, tendus et impatients. Et anxieux. Dans moins de deux heures, leur avenir sera bouleversé. Ou pas. Ils vont se balader sur les remparts. Il fait doux malgré la saison : un été indien tardif, très tardif. Pas de nuages, donc le soleil qui brille bien haut réchauffe un peu l'atmosphère. Mais il vente beaucoup.
    Les cheveux de Lilly volent dans tous les sens, elle s'agace. Erwan, lui, aime ce spectacle et rit de temps en temps quand une rafale décoiffe complètement sa chérie. Il la trouve toujours si jolie quand elle a les cheveux en bataille. Probablement parce qu'en général, quand elle est toute décoiffée, c'est qu'elle le chevauche, les yeux fermés, toute à son plaisir, et qu'il peut la contempler à loisir : les seins tendus en avant, les hanches larges qui le ceignent, les mains tantôt dans ses cheveux pour les maintenir, tantôt posées sur les bras ou les épaules d'Erwan. Elle est belle dans l'effort pour atteindre l'orgasme !
— Fait chier, ce putain de vent !
— Lilly, t'énerve pas. Viens, dit Erwan en l'entourant dans ses bras. Cette journée sera probablement la plus heureuse de notre vie. Faut y mettre que des choses positives. Moi, j'aime ta coiffure de fofolle.
— J'en ai marre d'attendre, gémit Lilly, au bord du sanglot.
— Allez, encore un quart d'heure et…
— Dix-sept minutes, le coupe-t-elle.
    Erwan soupire. D'habitude, c'est lui qui est tatillon sur l'heure. Mais elle a raison, car dans un quart d'heure, il leur faudra encore patienter deux minutes. Deux énormes minutes entières. Le bout du monde !
— Viens, dit-il en la tirant par la main, entraînant Lilly vers un banc de pierre.
    Il s'assied d'abord, et la fait venir sur ses genoux. Un honneur rare en public, Erwan étant presque maladivement pudique.
— Il y a trois semaines pile poil, le 1er, vers 13:30 ou 14:00, j'étais en train de te mettre un bébé dans ton p'tit ventre.
— C'est pas sûr !
— Si, c'est sûr. Cette fois, c'est la bonne.
— Arrête, on n'en sait rien. Fais pas ça, s'il te plaît…
— Fais pas quoi ?
— Semblant d'être enjoué, semblant d'y croire, semblant de savoir !
— Écoute, si la nana nous dit que c'est positif, je retire mon tee-shirt et le fait tournoyer au-dessus de ma tête.
— Et si c'est un mec qui répond ?
— Pfff… Je te retire ta veste, ton gilet, ton pull, ton tee-shirt et offre ta poitrine aux yeux de qui veut la voir !
— Que d'la gueule ! rigole Lilly.
— Ouais, que d'la gueule. J'aurais trop peur que tu me mordes !
    Lilly soupire, et s'enfonce dans le cou d'Erwan.
— J'ai envie d'un petit bébé. J'en ai marre que ça marche pas…
— Lilly, on aura un bébé, tôt ou tard. Et même trois !
— Ça fait trois ans qu'on est mariés, presque deux qu'on essaie, je veux pas avoir un bébé quand mes seins seront à mon nombril.
— Arrête, arrête. Je t'aime et je te promets qu'on aura un bébé, one way or an other.
— Je veux qu'il soit de toi.
— Écoute on sait déjà qu'on est compatible, hein ? On a plus de chances que beaucoup…
    Une larme silencieuse quitte l'œil de Lilly.
— On n'aurait pas dû. Peut-être que ça m'a tout cassé là-dedans.
— Arrêêêête ! En plein milieu de nos études on aurait fait comment avec un bébé ? Tu réfléchis pas rationnellement. Tu dois être enceinte, et d'une fille en plus, pour dire autant de conneries !
— Pff… t'es con !
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
— C'est positif, madame est bien enceinte
    Ces sept mots sortent du haut-parleur du téléphone de Lilly et viennent frapper quasi simultanément quatre tympans. Encore une demi-seconde pour que les deux cerveaux coincés entre ces tympans interprètent les sons, leur donnent un sens. C'est positif, madame est bien enceinte. Lilly est enceinte ? Ça y est ? Pour de vrai ? Ils vont avoir un petit bébé, rien qu'à eux ?
    C'est positif, madame est bien enceinte. La phrase résonne en écho. C'est positif, madame est bien enceinte… est bien enceinte… ceinte…La plus jolie phrase du monde ! Les yeux de Lilly se mouillent immédiatement. Ceux d'Erwan également. Mais il est temps de répondre.
— Très bien, merci monsieur. Quand pourrons-nous avoir le compte-rendu ? demande-t-il, tentant de ne rien laisser transparaître de son émotion dans sa voix.
— Vous pouvez passer dès à présent, mais il vous sera envoyé par mail dans la journée.
— Ah, très bien, je vais voir. Merci et bonne journée.
    Erwan appuie sur l'écran pour raccrocher. Lilly est à quelques centimètres de lui, le regardant en pleurant. Le vent souffle toujours, ses cheveux s'envolent, certains se collent à ses joues mouillées. Mais elle ne se dégage pas le visage. Elle regarde Erwan, le père de son enfant, de ce bébé qu'elle a dans le ventre. Il la regarde aussi, droit dans les yeux. Ses larmes ne coulent pas, mais ses yeux à lui sont sacrément embués. Malgré sa vision un peu floue, il se délecte de l'image embuée de Lilly, sa femme, et bientôt maman de leur petit bébé.
    La scène dure quelques secondes, puis ils s'étreignent dans un seul élan. Il leur manque Claude Lelouch qui tourne autour d'eux avec sa caméra, mais sinon la scène est là : un couple, la mer pas loin (même s'ils ne sont pas sur la plage), le vent marin qui fait flotter vêtements et cheveux.
Comme nos voix bada bada, voix bada bada
Chantent tout bas bada bada, bas bada bada
    Ils restent ainsi quelques minutes, collés l'un à l'autre, sans penser à rien. Puis Erwan relève un peu la tête, sourit et dit à Lilly :
— Regarde la dame, là-bas.
— Oui ?
— Tu vois rien ?
— Je sais pas ? Sa jupe qui s'envole ?
— Non ! Elle a une poussette. Pour la première fois depuis des années, je vois une poussette et ça me fait sourire ! Une page se tourne. Quand on verra une femme enceinte dans la rue ou dans un film, on sera plus jaloux, tu te rends compte ?
    Lilly sourit. Et repleure. De joie cette fois. Erwan la resserre contre lui. Quelques minutes silencieuse passent encore.
— T'as faim ? On n'a pas encore mangé, demande-t-il.
— Nan, pas trop. Je suis bien là…
— Oui, mais maintenant que vous êtes deux, il faut manger.
— Mmmh… j'adore quand tu me dis ça. Encore !
— Tu sais, comme tu es enceinte d'un petit bébé que je t'ai mis dans ton ventrou, tu dois manger pour deux !
— J'ai envie de rentrer et de passer la soirée à lire des Laurence Pernoud pendant que tu me caresses les cheveux.
— Si on part maintenant, on sera pas à l'appart' avant six heures et demie.
— Tu crois qu'y a des restaus encore ouverts à cette heure-là ?
— Bah sinon, on va bien trouver une boulange…
    Vingt minutes plus tard, ils sont assis dans un petit coin d'une boulangerie qui fait également salon de thé. Au milieu de son sandwich, Lilly s'arrête et chuchote :
— J'ai envie
— T'as envie de vomir ? C'est les nausées des femmes enceintes ? panique Erwan.
— Nan… J'ai envie… de baiser !
— Hein ?
— Ben, je sais pas, c'est venu d'un coup, j'ai la chatte en feu !
— Chhuutttt !
— Boaf, personne ne nous entend ! Bon, j'ai envie, on fait comment ?
— Ben, on fait comment, t'en as de bonnes ! On fait pas ! On termine et on rentre.
— Et si je te suce dans un coin paumé ?
— T'es folle ? T'as déjà les hormones en folie ?
— Arrête, c'est pas drôle. J'ai envie de te sucer et que tu me prennes…
— Ben oui, mais on fait ça où ? Dans un parc ?
— Je sais pas… Dans la voiture ?
— Bon, prends ton sandwich et ta religieuse et on y va, dit Erwan d'un ton assuré en se levant.
    Une fois dans la voiture, Erwan prend son téléphone pour chercher un bois ou une forêt dans le coin. Lilly continue son sandwich en regardant Erwan, pleine d'envie. Quand il lève le nez de son écran, pour regarder Lilly pour voir si elle suit, elle met le morceau de baguette dans sa bouche d'une manière volontairement sensuelle et aguicheuse. Erwan soupire et continue ses recherches, comprenant qu'il est seul sur ce coup-là.
    Quelques minutes plus tard, il trouve un coin parfait : c'est un petit bois, au nord-est de la ville, derrière des écuries. En espérant que ce n'est pas un centre équestre, et que personne n'ira s'y promener à cheval (ou à pied !). Il entre les coordonnées dans le G.P.S., Lilly lui tend la religieuse qu'elle n'a pas eu le temps de manger, et démarre, enjouée et excitée. Erwan termine tranquillement sa part de quiche lorraine froide. La radio diffuse une émission, enfin, un cours passionnant au Collège de France de Claude Hagège. Le son n'est pas très fort, et il n'a pas la tête à ça. Il est excité lui aussi, maintenant.
— T'as envie de moi ? s'enquiert-elle après deux ou trois minutes.
— J'ai toujours envie de toi, tu sais bien.
— On va le faire dans une forêt, ça me rappelle la fois contre le saule pleureur, tu te souviens ?
— Tu feras attention à tes coudes, cette fois, hein ? rigole Erwan
— Je sais pas. Si on se remet dans la même position, ça me refera peut-être pareil.
— J'avoue que ce jour-là, j'ai pris un pied d'enfer ! Tu étais déchaînée !
— On a des capotes, dans la voitures ?
— Des capotes ? Ben non, pourquoi ? T'as envie que je te… ?
— Je sais pas, peut-être…
— En tout cas, on n'a pas de lubrifiant !
— On peut essayer sans, non ?
— Euh…
    Erwan n'est pas forcément très à l'aise avec cette suggestion. S'ils ont déjà pratiquée la chose - ce n'est pas non plus tous les quatre matins - et bien qu'excitante, elle n'est pas des plus naturelles ou spontanées. En effet, quand l'envie leur prend, il faut s'interrompre pour sortir le tube de vaseline et les préservatif qu'ils conservent dans la table de chevet. Alors là, dehors, dans un lieu qu'ils ne connaissent absolument pas - et donc avec le risque d'être surpris - et debout contre un arbre, il le sent moyen. Mais ça le chauffe terriblement aussi… Surtout si elle prend l'initiative de demander !
    Lilly, quant à elle, est dans tous ses états. Seraient-ce les hormones, déjà, qui lui jouent des tours ? Elle repense aux quelques fois où Erwan l'avait sodomisée. Ça lui avait plu, dans l'ensemble. C'était terriblement excitant sur le moment. Malheureusement, elle avait eu un peu mal à chaque fois, malgré la douceur et les attentions d'Erwan. Elle n'avait joui qu'une seule fois par là. Mais les autres n'étaient pas de mauvais souvenirs non plus, loin de là. Juste, toujours une petite appréhension qui est passée à chaque fois, une fois la légère douleur estompée et le plaisir avait pris le dessus. Sans fantasmer au point qu'il s'enfile d'un coup sec dans son anus et la secoue comme un cocotier, elle sent, en bas et des deux côtés, que ses orifices ont besoin qu'on s'occupent d'eux. Une pensée furtive lui traverse l'esprit où ses deux trous sont pris en même temps, par Erwan et par un sextoy. Objet qu'ils ne possèdent pas. Pour le moment…
    Ils trouvent le bois facilement. Enfin, il est de l'autre côté de la nationale, près d'une sorte de petit lac presque à sec appelé le Dan. Heureusement, le G.P.S. les guide, les emmène pour faire demi-tour et arriver au bon endroit. La route bitumée se transforme en petite route de campagne vieillotte et mal entretenue, puis en chemin de terre. Des potagers d'un côté, la forêt de l'autre. Ils y sont enfin et se garent sur le bas-côté. La tension sexuelle est palpable, et Lilly se trémousse sur son siège en coupant le contact.
    Sortant de la voiture, ils pénètrent dans les sous-bois, empruntant un petit chemin. Puis ils s'en éloignent et s'enfoncent entre les arbres, se tenant la main. Tout est calme, on n'entend rien d'autre que la nature. Pas de voix, pas de pas de cheval, un hennissement au loin : ils sont tranquilles.
    Sous les arbres, ils ne sentent plus la brise. La température n'en est que meilleure. Ils marchent encore quelques pas et s'approchent d'un chêne un peu plus massif que les autres. Lilly lâche la main d'Erwan et s'appuie le dos contre l'énorme tronc. Elle regarde son mari droit dans les yeux et lui tendant les bras, réclame à voix basse :
— Viens m'embrasser !
    Erwan s'approche alors, saisit les mains qui lui sont offertes, y mélange ses doigts, créant ainsi deux prières mixtes, et, se pressant contre elle, l'embrasse à pleine bouche. Elle ouvre la sienne immédiatement, et leurs langues s'entremêlent. Lilly est débout, adossée, coincée entre le chêne et Erwan. Ce dernier l'embrasse avec passion. Leurs bras sont le long de leur corps, les mains toujours jointes, et de par un léger déséquilibre avant, il est littéralement en appui contre elle. Son poids se fait donc un peu plus lourd qu'il ne devrait sur la poitrine de Lilly. Elle aime se sentir ainsi un peu écrasée, prise en étau, comme si elle ne pouvait fuir.
— Mfpbl…, tente Erwan dans la bouche de Lilly
    Celle-ci le repousse doucement pour comprendre ce qu'il dit :
— Hein ?
— Je dis : "Merde !"
— Quoi ?
— Écoute ! dit-il en reprenant son équilibre, lâchant les mains de Lilly, les oreilles aux aguets.
— T'as entendu quelque chose ? Y a quelqu'un qui vient ? demande-t-elle, un peu inquiète mais surtout frustrée.
— Non rien, justement !
— Et ben où est le problème ?
— Ben on avait parié que si c'était un mec qui répondait pour les résultats, je te foutais torse nu devant tout le monde ! Mais là y a personne, alors ça sert à rien que je le fasse…
    Lilly rigole discrètement. Il est vraiment moins coincé que lorsqu'elle l'a connu. Il la fait souvent rire, et elle adore !
— Du coup, si ça sert à rien, tu veux pas les voir ? demande-t-elle, provocatrice, en enlevant sa veste, la posant négligemment par terre et pressant ses seins entre eux, allumeuse comme jamais
    Erwan ne sait pas quoi répondre. Bien sûr qu'il veut les voir, les caresser, les sucer. Mais là, comme ça, en plein air et surtout au risque de se faire surprendre, c'est compliqué ! Si quelqu'un arrive, elle n'aura pas temps de se couvrir, encore moins de se rhabiller. La raison lui fait dire que ce n'est pas sage, mais il crève d'envie de voir ses seins…
    Devant son hésitation, Lilly continue son strip-tease. Elle déboutonne son gilet en regardant Erwan droit dans les yeux, puis croise les bras en bas de son pull et l'enlève par-dessus la tête. Elle est en simple tee-shirt, devant lui, ses vêtements en tas par terre à côté d'elle. Il ne fait pas très chaud, surtout pour une grande frilleuse comme elle. Ses seins pointent fort à travers son soutien-gorge et son haut restant. L'excitation est là, mais la fraîcheur de l'atmosphère y fait aussi. Erwan ne bouge pas, immobile, debout face à cette effeuilleuse en herbe, les yeux rivés sur ses seins.
— C'est mes nichons que tu mates ? T'as vu, le bout est tout dur ! Ils pointent sous mon tee-shirt… C'est sûrement parce que j'ai froid, hein ?
— Je… On peut… Il faut…
    Erwan déraille. Ses hormones et sa raison s'affrontent puissamment. Il n'arrive pas à se décider.
— Je vais peut-être remettre mon pull, il fait si froid, hein ? dit-elle en faisant mine de se pencher pour ramasser son vêtement.
— Non ! crie presque Erwan, beaucoup plus fort qu'il n'aurait voulu.
— Ah bon ? Tu veux que je m'enrhume ? Dans mon état ? rétorque Lilly, se passant doucement une main sur le ventre.
— Je… je veux les voir, mais on peut pas ici…
— Attends !
    Lilly passe alors ses mains dans son dos, dégrafe son soutien-gorge rapidement, puis rentre ses bras dans ses manches, défait les bretelles et ressort ses bras par où ils venaient. Elle glisse alors sa main sous son vêtement, attrape son soutif par le milieu, le retire et le pose sur le tas de fringues. L'opération a duré une vingtaine de secondes. Ses seins dardent encore plus, excités par le contact bougeant du coton de son tee-shirt. Et par la situation, bien sûr. Erwan n'y tient plus, et s'approche d'elle pour recoller leurs lèvres, mais immisçant une main sous son haut, attrapant un sein.
— Oh Lilly, tu me rends fou ! a-t-il à peine le temps de dire avant que le baiser ne reprenne.
    Ils s'embrassent à nouveau avec passion, leur tête changeant de côté de temps en temps, de très légers gémissements se font entendre. Les deux mains d'Erwan sont à présent autour des seins de Lilly, les pelotant comme si c'était la première fois qu'ils touchaient une poitrine féminine. Le tee-shirt est à moitié relevé, révélant son nombril et le bas de ses côtes. Heureusement, Erwan, plaqué contre elle, masque cette vision aux yeux des chastes hôtes de ce bois.
    La jeune femme tente de passer une main dans le jeans de son chéri, sous la ceinture, mais c'est compliqué, un peu trop serré. Frustrée, elle passe finalement par-dessus la toile denim pour sentir la bosse sous sa paume. Elle la frotte, veut la toucher, la tenir, la secouer. Elle veut sentir son homme s'abandonner entre ses mains, elle veut sentir son désir monter, elle veut être l'artiste de sa jouissance. N'y tenant plus, elle se décolle et repousse gentiment les bras d'Erwan et s'attache à déboucler la ceinture qui lui barre l'accès à la queue de son mec.
    Ses doigts s'emmêlent à moitié dans le tee-shirt par-dessus la taille, et elle se met rapidement accroupie. Le visage à quelques centimètres des hanches d'Erwan, ses mains sous le tee-shirt en train de farfouiller la ceinture et la boutonnière du jean's, elle se sent tout à coup comme ces nénettes qui se filment avec leur téléphone (ou plutôt que leur copain filme) en train de baiser dans les champs… et ça l'excite ! Elle n'est pas friande de ce genre de vidéo, celles où des couples s'exhibent en pleine nature, au risque d'être surpris, elle n'a jamais compris pourquoi ces gens s'excitaient d'envisager d'être pris sur le fait. Enfin si, elle sait bien que c'est de l'exhibitionnisme, qu'ils flirtent avec l'envie et la peur de se faire surprendre, mais ce délire lui passe au-dessus. Ou lui passait au-dessus. Elle n'a toujours aucune intention qu'on les voit, ce serait la honte absolue, mais le petit côté interdit, provocation, et le léger risque d'être attrapés, finalement, ajoutent du piment à la scène.

    Ça y est elle a fini de se battre avec le pantalon d'Erwan. La braguette entièrement déboutonnée, elle descend jeans et boxer en même temps jusqu'à mi-cuisse, libérant d'un coup la verge et les testicules tant convoités. Elle attrape l'une d'une main, les autres de l'autre. Elle savoure cette douce chaleur, surtout le pénis gonflé à bloc dans sa paume. Elle louche sur cette bite, sa bite à quelques centimètres de son visage. Elle commence doucement à masturber Erwan, retardant son plaisir. Levant les yeux, elle le voit qui la regarde, fasciné, comme hypnotisé.

    Pourtant, dans sa tête à lui, une nouvelle bataille intérieure a commencé. Il n'a qu'une envie, c'est de sentir la bouche chaude de Lilly autour de sa queue. De la sentir aller et venir autour de lui, de sentir son souffle sur son pubis, sa langue qui joue avec son bout. Mais en même temps, il n'a jamais apprécié les fellations où la femme est à genoux devant un homme debout. Cette posture de domination ne lui plaît pas. Et en plus, il trouve ça mal pratique, pas confortable. Autant de raisons qui font qu'ils ne le font jamais dans cette position. Et Lilly le sait très bien. La fois où ils en avaient discuté, elle avait entendu et accepté la chose, cela ne semblait pas l'avoir frustrée oute mesure. Mais après tout, peut-être qu'elle, elle cherche justement à être dominée durant la fellation. Doit-il faire l'effort de se laisser faire si elle s'y met ?

— Je sais que t'aimes pas trop être debout, mais j'ai envie de la sucer… Je peux ?

    Le fantasme absolu de la plupart des hommes - qu'ils soient gays, hétéros ou bi - arrive aux oreilles d'Erwan : on veut le sucer ! C'est bien la misère qu'ils soient susceptibles de se faire surprendre et qu'il soit debout ! Il regarde le sol et non, ce n'est pas vraiment envisageable de s'allonger par terre. Ou alors, sur les vêtements en vrac de Lilly.

— Euh oui, un peu…
— T'as pas envie ?
— Si, j'en crève d'envie, Lilly, mais c'est pas pratique, là…

    Lilly s'empale littéralement la bouche sur le membre dressé d'Erwan, lentement, mais sûrement. Elle lui malaxe très précautionneusement les couilles en même temps. Elle s'enfonce autant qu'elle peut sans avoir de réflexe de régurgitation, puis se retire à la même vitesse, ponctuant la sortie de bouche par un bruit de bisou sonore.

— Alors, c'est toujours pas pratique, mmmhh ? lance-t-elle en le fixant avec un air de défi.
— Oh putain… c'est trop bon !
— Je continue alors. T'es sûr ? Parce que je peux m'interrompre, tu sais. Je tiens à respecter tes désirs et ne veux surtout rien t'imposer par égoïsme, sort-elle, allongeant volontairement sa réponse pour faire languir Erwan. Si tu souhaites que j'arrête, j'arrête, c'est pas un problème. Je sais que, comme tous les mecs, t'es pas fan des pipes et que souvent, vous vous laissez faire par altruisme, pour faire plaiz' à votre partenaire. Franchement, je ne serais pas vexée si tu me dis d'arrêter de te susssser ta bonne grosse BITE avec ma langue humide et chauuuuude, pendant que je te caresses les COUILLES et que je joue avec tes poils entre mes doigts, tout en t'assssspiraaaaant le gland…
— Salope, répond Erwan en rigolant. C'est pas du jeu !

    La plaisanterie ayant assez duré, pour elle comme pour lui, Lilly reprend où elle en était. Fini de rire, elle veut profiter. Et lui faire profiter. Il lui est peu arrivé de faire cet exercice dans cette position avec ses ex où elle est à genou car elle non plus n'est pas fan de cette façon de faire en fait. Pas fan, mais pas absolument rebutée non plus. Si son partenaire aime, elle peut lui faire ce petit plaisir sans problème non plus. Mais aujourd'hui, pour la première fois de leur vie à tous les deux, elle lui fait, à lui, à Erwan. Et elle aime ça, beaucoup plus que les autres fois ! Est-ce l'excitation intense qu'elle ressent depuis une demi-heure qui en est la cause ? Les hormones, encore ? Elles ont bon dos, celles-là ! Ou bien est-ce que c'est parce que c'est Erwan, et qu'elle aime finalement que lui la domine ?

    Elle abandonne là sa réflexion et se concentre sur son plaisir, sur leur plaisir. Elle le lape goulument, le pompe, l'aspire. Elle lui bouffe la queue et en ressent un réel bonheur, bien plus intense que d'habitude. Bien sûr, elle ne s'est jamais forcée, mais a toujours été attentive à son ressenti à lui, tâchant de faire ce qu'il faut comme il faut pour lui faire plaisir. Le sien à elle, provenait du sien à lui. Mais aujourd'hui, elle adore ça. Elle mouille comme une folle, et commence à penser qu'elle pourrait presque jouir, juste à le sucer. L'orgasme tantrique, ça existe vraiment ? Elle n'aura pas le temps de savoir, une de ses mains étant venue presque malgré elle dans sa culotte au contact de son clitoris et commençant à le frotter.

    Un film de cul dans toute sa splendeur, imaginez la scène : elle est habillée et à genoux devant son homme, vêtu lui aussi, mais qui a le pantalon à moitié baissé et sa queue dans la bouche de sa partenaire… laquelle se caresse en bas en même temps. Et le tout en plein air ! Depuis quand sont-ils devenus des acteurs pornos ?

— Arrête-toi, j'ai envie de te pénétrer tout de suite !

    Bien qu'un peu frustrée car elle prenait vraiment du plaisir, Lilly, contrairement à Erwan, n'est pas dans la contradiction ni à la rechercher de ralentir les choses pour se faire désirer davantage. Elle se relève immédiatement, baisse d'un coup son pantalon et sa culotte, se penche en avant et s'appuie les mains sur le chêne face à elle. Elle tend sa croupe

— Vas-y prends-moi. Je veux te sentir en moi, je veux que tu me… mpppff…

    La queue rigide comme un bâton qui s'engouffre d'un coup dans sa chatte la fait se taire immédiatement. Erwan commence des mouvements de hanches très rapides. Ses mains empoignent les côtés des fesses de Lilly. Il les serre fort, très fort. Les jointures de ses doigts commencent à jaunir.

— Oh putain, c'est bon, han, ce que tu me fais, han !
— Ma Lilly, tu m'as trop bien sucé ! Je vais bientôt jouir… Je veux jouir sur ton dos, tes fesses, ton cul !
— Touche-moi le cul… Viiite !

    Erwan s'exécute et glisse un pouce vers le petit trou de Lilly. Celui-ci est presqu'ouvert. Elle est vraiment déchaînée ! Depuis la première fois qu'il lui avait fait… ça, il y a quelques années, une nuit dans le jardin de la maison de sa famille, ils répètent la chose régulièrement. Elle ne lui demande pratiquement jamais, c'est toujours lui qui prend l'initiative, lorsqu'ils sont en levrette et qu'il voit sa petite rosette, de venir la titiller un peu. Ce n'est pas systématique, mais pas incongru non plus. Aujourd'hui est une des rares fois où Lilly lui demande avant qu'il ne le fasse. Ça ne l'en excite que plus !

— Mmmhh, j'adore ton doigt sur mon p'tit cul… Continue, continue ! J'ai envie que… non.
— Quoi ? Tu veux que je passe derrière ? T'as envie ?
— Nan, c'est pas ça, han. Tu me rends folle, han ! Nan, j'ai envie que tu me bouffes le cul… T'aimerais ?
— Putain Lilly, oui, j'ai envie de te bouffer le cul ! J'ai envie de te lécher, han, ton p'tit trou, pis de t'enculer après ! Aaaahhh !!

    L'excitation est trop forte, le fantasme qui vient de lui exploser en tête de faire un anulingus à Lilly, a précipité son orgasme. Ils n'ont jamais pratiqué la chose, ni même envisagé de le faire. Ça ne leur est jamais venu à l'esprit, c'est tout. Mais d'en parler là, d'imaginer et même d'envisager ça, les emmène au stade supérieur instantanément ! Il jouit en Lilly, au fond d'elle. Sentant cela, au paroxysme de son excitation, s'imaginant la langue d'Erwan en train de titiller son anus, Lilly jouit aussi, quelques secondes après lui. Leurs jambes tremblent à tous les deux, l'extase est profonde, envahissante, totale. Le pouce posé sur le cul de Lilly ne bouge plus, mais elle se tend en arrière pour se l'enfoncer un peu pendant qu'elle jouit. Il dure longtemps, très longtemps, cet orgasme.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


    Quelques minutes plus tard, ils regagnent leur voiture, rhabillés et surtout rassasiés. Ils se tiennent la main, petit couple heureux et épanouis. Ils sont à la campagne, ils viennent de baiser comme des lapins en pleine forêt, et Lilly a un bébé dans son ventre. C'est le bonheur.

— Lilly, j'ai une idée pour le repas de ce soir, annonce Erwan en s'engouffrant dans leur véhicule.
— Ah, tu veux bouffer quoi ?
— Ton cul !

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Norcle
27 avril 2026 à 18:54
Jamais deux sans "toit" ! […]

Merci.
Modifié 5 mai 2026 à 03:11
Soyez respectueux
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Photo de profil de Xaviernnrs
Xaviernnrs
27 avril 2026 à 18:22
Jamais deux sans "toit" !
Vos personnages semblent avoir une allergie chronique aux plafonds, et franchement, ça me plaît beaucoup. On sent qu'ils ont besoin de liberté de mouvement... Disons qu’ils poussent le concept de 'vie au grand air' à son paroxysme le plus sexy !
La passion en extérieur leur réussit : après avoir profité de la nature, voilà qu'ils portent ses fruits. On peut dire qu'ils ne sont pas du genre confinés, et ce futur bébé aura au moins déjà l'habitude des grands espaces avant même de naître.
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