Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dirty talk — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dirty talk
Chapitre 1
— Environ 5 500 mots — 18 à 20 minutes de lecture —
L'avion se pose, ses pneus crissent, les passagers sont légèrement secoués. Ils sont surtout soumis à une forte décélération, poussés vers l'avant. Une trappe à bagages à main au-dessus de leurs têtes s'ouvre, mais rien ne tombe, fort heureusement. Quelques minutes plus tard, les gens sortent par un escalier mobile, et débarquent directement sur le tarmac de ce petit aéroport.
L'air est un peu chaud, en ce mois de juin. La mer juste à côté rafraîchit légèrement l'atmosphère. Les frileux sont contents, les moins frileux tombent la veste. La colonne humaine se dirige vers le bâtiment à quelques centaines mètres, long ver qui s'étend en ligne droite mais dont les segments progressent à différents rythmes. Des petits groupes se forment naturellement, selon l'expression plus ou moins affirmée de l'instinct grégaire des uns et des autres.
L'air est un peu chaud, en ce mois de juin. La mer juste à côté rafraîchit légèrement l'atmosphère. Les frileux sont contents, les moins frileux tombent la veste. La colonne humaine se dirige vers le bâtiment à quelques centaines mètres, long ver qui s'étend en ligne droite mais dont les segments progressent à différents rythmes. Des petits groupes se forment naturellement, selon l'expression plus ou moins affirmée de l'instinct grégaire des uns et des autres.
Un petit couple se détache du lot. Une femme et un homme. Ils semblent avoir une trentaine d'années tout deux. Une alliance discrète, en or blanc, ceint l'annulaire gauche de chacun. De taille moyenne, elle semble assez sportive, sa silhouette étant relativement affûtée. Ses longs cheveux châtain foncé ondulés sont attachés par un simple chouchou au niveau de la nuque. Elle est peut-être latina ou métisse. L'homme dont elle tient la main mesure une bonne quinzaine de centimètres de plus qu'elle. Il porte des lunettes, est plutôt taillé en V, a les cheveux courts et une carnation un peu plus claire que sa femme. C'est clairement un Blanc, mais avec très probablement un·e aïeul·le ou bisaïeul·le Noir·e d'Afrique ou d'Asie.
— J'ai hâte qu'on soit à l'hôtel, que je puisse remettre mes lentilles !
— Tu détestes tant que ça de porter tes lunettes ?
— Nan, ça va, mais c'est limitant : ça m'agace d'avoir un cercle argenté sur ma vision périphérique, et de voir flou à l'extérieur. Ça m'oblige à tourner la tête pour regarder les choses de face plutôt que de simplement bouger les yeux… J'ai perdu l'habitude, c'est tout.
— Quand je pense au cinéma que c'était les premières fois que tu portais tes lentilles, hi hi !
— Quit bugging me, Lilly! (Arrête de m'embêter !) fait-il semblant de se fâcher
— Alors, tu vas tout de suite repasser en mode Frenchy ! lui répond-elle sur un ton sérieux. C'est pas parce qu'on est aux U.S. que tu vas me parler tout le temps en angliche.
— Ben… je te parle tout le temps en angliche, même toi tu t'y mets un peu.
— Ouais, ben c'est par mimétisme et ça m'énerve.
— C'me on! (Oh ! Allez…) la nargue-t-il
— Tu détestes tant que ça de porter tes lunettes ?
— Nan, ça va, mais c'est limitant : ça m'agace d'avoir un cercle argenté sur ma vision périphérique, et de voir flou à l'extérieur. Ça m'oblige à tourner la tête pour regarder les choses de face plutôt que de simplement bouger les yeux… J'ai perdu l'habitude, c'est tout.
— Quand je pense au cinéma que c'était les premières fois que tu portais tes lentilles, hi hi !
— Quit bugging me, Lilly! (Arrête de m'embêter !) fait-il semblant de se fâcher
— Alors, tu vas tout de suite repasser en mode Frenchy ! lui répond-elle sur un ton sérieux. C'est pas parce qu'on est aux U.S. que tu vas me parler tout le temps en angliche.
— Ben… je te parle tout le temps en angliche, même toi tu t'y mets un peu.
— Ouais, ben c'est par mimétisme et ça m'énerve.
— C'me on! (Oh ! Allez…) la nargue-t-il
Ils arrivent à l'aérogare. L'air y est climatisé, provoquant instantanément un frisson tout le long de la colonne de Lilly. Elle serre son gilet sur elle, tentant d'entrer sa tête dans le col comme une tortue dans sa carapace.
— Erwan, ça y est, j'ai froid.
— Heureusement qu'on est presque l'été ! T'imagines, si on était venu en février ?
— Oui, j'imagine bien. Écoute, je te décris la scène :
— Heureusement qu'on est presque l'été ! T'imagines, si on était venu en février ?
— Oui, j'imagine bien. Écoute, je te décris la scène :
L'avion se posa, ses pneus crissèrent, les passagers furent légèrement secoués. Ils furent surtout soumis à une forte décélération, poussés vers l'avant. Une trappe à bagages à main au-dessus de leurs têtes s'ouvrit, mais rien ne tomba, fort heureusement. Quelques minutes plus tard, les gens sortirent par un escalier mobile, et débarquèrent directement sur le tarmac de ce petit aéroport.
L'air était très froid, en ce mois de février. La mer juste à côté adoucissait heureusement un peu l'atmosphère. Les frileux furent transis, les moins frileux serrèrent leur manteau. La colonne humaine se dirigea vers le bâtiment à quelques centaines mètres, long ver qui s'étendait en ligne droite mais dont les segments progressaient à différents rythmes. Des petits groupes se formèrent naturellement, selon l'expression plus ou moins affirmée de l'instinct grégaire des uns et des autres.
Un jeune homme seul se détachait du lot. Il semblait avoir une trentaine d'années. Une alliance discrète, en or blanc, lui ceignait l'annulaire gauche. Assez grand, il portait des lunettes, était plutôt taillé en V, avait les cheveux courts et une carnation couleur caramel délayé de lait. C'était clairement un Blanc, mais avec très probablement un·e aïeul·le ou bisaïeul·le Noir·e d'Afrique ou d'Asie. Il avait l'air triste, seul est isolé dans cette petite foule. Erwan — c'était son nom — était au comble du désespoir : sa femme Lilly avait refusé de l'accompagner dans le Maine, à la frontière du Canada. Il s'arrêta soudain, se mit à pleurer, se jeta par terre en agitant bras et jambes et cria « Pourquoiiiiiiii ‽ » en songeant à son épouse confortablement installée sur leur canapé, douillettement engoncée sous deux épaisseurs de plaid, à près de six-mille kilomètres de lui.
L'air était très froid, en ce mois de février. La mer juste à côté adoucissait heureusement un peu l'atmosphère. Les frileux furent transis, les moins frileux serrèrent leur manteau. La colonne humaine se dirigea vers le bâtiment à quelques centaines mètres, long ver qui s'étendait en ligne droite mais dont les segments progressaient à différents rythmes. Des petits groupes se formèrent naturellement, selon l'expression plus ou moins affirmée de l'instinct grégaire des uns et des autres.
Un jeune homme seul se détachait du lot. Il semblait avoir une trentaine d'années. Une alliance discrète, en or blanc, lui ceignait l'annulaire gauche. Assez grand, il portait des lunettes, était plutôt taillé en V, avait les cheveux courts et une carnation couleur caramel délayé de lait. C'était clairement un Blanc, mais avec très probablement un·e aïeul·le ou bisaïeul·le Noir·e d'Afrique ou d'Asie. Il avait l'air triste, seul est isolé dans cette petite foule. Erwan — c'était son nom — était au comble du désespoir : sa femme Lilly avait refusé de l'accompagner dans le Maine, à la frontière du Canada. Il s'arrêta soudain, se mit à pleurer, se jeta par terre en agitant bras et jambes et cria « Pourquoiiiiiiii ‽ » en songeant à son épouse confortablement installée sur leur canapé, douillettement engoncée sous deux épaisseurs de plaid, à près de six-mille kilomètres de lui.
Et Lilly de conclure :
— Zi inde. Alors, ça te plaît ?
— Ça commençait bien mais la fin est surréaliste, rigole Erwan. Allez viens, on va récupérer nos valises.
— Vas-y, j'envoie un WhatsApp sur le groupe pour dire qu'on est bien arrivés et je te rejoins.
— Ça commençait bien mais la fin est surréaliste, rigole Erwan. Allez viens, on va récupérer nos valises.
— Vas-y, j'envoie un WhatsApp sur le groupe pour dire qu'on est bien arrivés et je te rejoins.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Une heure plus tard, ils pénètrent dans leur chambre. Elle est immense, c'est ce qu'on appelle une "suite junior". Le bagagiste vide le petit chariot de ses valises, puis semble hésiter à repartir. Concentré, Erwan admire la vue par la fenêtre, et l'employé semble quêter son regard. Comprenant ce qu'il se passe, Lilly sort un billet de cinq dollars et lui tend en le remerciant en anglais. Il incline la tête en guise de remerciement et s'efface discrètement.
— Bon, il est minuit et demie en France, là, dit Erwan en consultant sa montre et se tournant vers Lilly
— Traduction, please?
— Il est 6:30. On peut sortir dîner, ou bien commander au room service, ou encore s'affaler sur le lit.
— Tu veux faire quoi ?
— Je t'ai demandé en premier !
— Je sais pas. Je suis crevée, mais en même temps c'est con d'être là et de ne pas en profiter…
— Bon, je te propose qu'on descende et qu'on dîne vite fait et ensuite on remonte se reposer.
— Si tôt ? Le restau sera pas ouvert, si ?
— What did I… euh, qu'est-ce que je t'ai dit quand on a préparé le voyage ? Ils dînent super tôt, les États-Uniens.
— Bon, ça me va.
— Tu te douches avant ou après ?
— Maintenant, si tu veux bien.
— Sure! Au fait, le groom est parti et on l'a pas filé de tip, il doit maudire les Frenchies
— T'inquiète, je lui ai filé cinq dollars !
— J'ai même pas vu ! Merci d'avoir géré, je sais que t'es pas chaude chaude pour parler pour l'instant.
— Traduction, please?
— Il est 6:30. On peut sortir dîner, ou bien commander au room service, ou encore s'affaler sur le lit.
— Tu veux faire quoi ?
— Je t'ai demandé en premier !
— Je sais pas. Je suis crevée, mais en même temps c'est con d'être là et de ne pas en profiter…
— Bon, je te propose qu'on descende et qu'on dîne vite fait et ensuite on remonte se reposer.
— Si tôt ? Le restau sera pas ouvert, si ?
— What did I… euh, qu'est-ce que je t'ai dit quand on a préparé le voyage ? Ils dînent super tôt, les États-Uniens.
— Bon, ça me va.
— Tu te douches avant ou après ?
— Maintenant, si tu veux bien.
— Sure! Au fait, le groom est parti et on l'a pas filé de tip, il doit maudire les Frenchies
— T'inquiète, je lui ai filé cinq dollars !
— J'ai même pas vu ! Merci d'avoir géré, je sais que t'es pas chaude chaude pour parler pour l'instant.
Lilly hausse les épaules pour marquer que ce n'était pas grand-chose, ouvre une valise et sort ses affaires de toilette et des sous-vêtements propres. Elle file dans la salle de bain… et revient aussitôt.
— Wouah ! Viens voir la taille de la douche !
— Oh, on n'a même pas fait le tour ! J'ai regardé le panorama mais même pas pensé à visiter notre mini-suite !
— Ouais, ben on est crevés. Allez, viens !
— Oh, on n'a même pas fait le tour ! J'ai regardé le panorama mais même pas pensé à visiter notre mini-suite !
— Ouais, ben on est crevés. Allez, viens !
Effectivement, la salle de bain est assez spacieuse, mais c'est surtout la douche à l'italienne qui est impressionnante. La cabine mesure peut-être un mètre cinquante de large par un mètre de profondeur. Le format états-unien, quoi. Ils font le tour du propriétaire en commençant donc par la salle de bain, puis passent à l'entrée, le coin salon, le coin bureau et la terrasse. Vraiment une très belle chambre. L'excitation de la découverte de tout ce luxe les réveille un peu et l'heure passe plus vite que prévu durant cette petite exploration. Finalement, Lilly part se doucher pendant qu'Erwan vide les valises et range les affaires. Il finit rapidement puis va voir si Lilly a bientôt terminé. Elle est sous la douche, debout sous le jet du pommeau fixé au mur, et savoure les yeux fermés l'eau brûlante qui ruisselle sur sa peau. La pièce est presque embuée, et le grand miroir est inutilisable. Du Lilly tout craché !
Il l'admire trente secondes, puis annonce que les valises sont vidées et qu'il l'attend. Elle sursaute légèrement et ouvre les yeux. Elle acquiesce et prévient qu'elle sort dans moins de cinq minutes pour laisser la place à Erwan. Il ressort et s'apprête donc à patienter un quart d'heure, puis l'idée lui vient de rejoindre Lilly. Ils ont pris quelques douches ensemble, au début de leur relation, mais ce n'était pas idéal car, quand les choses dérapaient ce n'était pas très pratique de faire des "cochoncetés" dans la baignoire. Là, c'est une occasion en or.
Il glisse un "Do not disturb" sur la poignée extérieure de la porte de la chambre, se déshabille prestement et file dans la salle de bain. Il bande déjà à moitié, excité par avance de ce qui se profile. Le voyant arriver "en forme" Lilly s'exclame, en pointant l'entrejambe d'Erwan :
— Y en a au moins une qu'est pas jet-laguée !
— Te voir nue réveillerait un mort ! T'es plus forte que le Viagra ! Je vais lancer un nouveau médoc qu'on appellera le "Vita-Lilly" (comme vitality) qui sera à base d'extraits de Lilly-à-walpé, d'une once de Nichons-Lilliesques et d'un chouïat de PtiCud'Lilly. Il fera bander même un centenaire anémié !
— T'es bête… Je t'excite toujours alors ?
— Jamais je me lasserai de toi, ma Lilly. Et elle non plus, ajoute-t-il malicieusement en désignant sa bite
— Te voir nue réveillerait un mort ! T'es plus forte que le Viagra ! Je vais lancer un nouveau médoc qu'on appellera le "Vita-Lilly" (comme vitality) qui sera à base d'extraits de Lilly-à-walpé, d'une once de Nichons-Lilliesques et d'un chouïat de PtiCud'Lilly. Il fera bander même un centenaire anémié !
— T'es bête… Je t'excite toujours alors ?
— Jamais je me lasserai de toi, ma Lilly. Et elle non plus, ajoute-t-il malicieusement en désignant sa bite
Durant cette courte conversation, Erwan a rejoint sa femme dans la grande cabine.
— Je ne suis pas encore lassée d'elle non plus, avoue Lilly en attrapant gentiment sa queue qui continue de se redresser sous ses yeux
— Ça fait longtemps qu'on n'a pas pris de douche ensemble, hein ?
— La dernière fois, c'était à M…, quand on préparait le mariage, répond Lilly qui a une mémoire d'éléphant
— Oh, je n'ai jamais pris de douche crapuleuse avec ma p'tite femme !
— Pourquoi "crapuleuse" ? T'es pas là pour te doucher ?
— Ben, tu tiens quoi, là ? baissant le nez vers la main de Lilly qui entoure son sexe maintenant bien tendu
— C'est pour t'aider à te laver. Tu croyais quoi ? répond-elle sur un ton provocateur
— Ça fait longtemps qu'on n'a pas pris de douche ensemble, hein ?
— La dernière fois, c'était à M…, quand on préparait le mariage, répond Lilly qui a une mémoire d'éléphant
— Oh, je n'ai jamais pris de douche crapuleuse avec ma p'tite femme !
— Pourquoi "crapuleuse" ? T'es pas là pour te doucher ?
— Ben, tu tiens quoi, là ? baissant le nez vers la main de Lilly qui entoure son sexe maintenant bien tendu
— C'est pour t'aider à te laver. Tu croyais quoi ? répond-elle sur un ton provocateur
Elle lâche alors Erwan et se retourne… pour prendre une mignonnette de gel-douche-pour-le-corps/shampooing/après-shampooing/soins-du-visage/dentifrice/déodorant/parfum/crème-de-jour/crème-de-nuit/cirage et s'en verser une dose dans le creux de la main. Puis, faisant face à son homme, elle le pousse légèrement pour qu'ils s'éloignent de l'eau jaillissant du pommeau et commence à lui étaler le produit tout-en-un sur le torse. Elle passe partout pour se vider entièrement la main : les pectoraux, sous le cou, l'estomac, le ventre, les côtes, le nombril - qu'elle essaie de forcer délicatement avec l'auriculaire, et prend un malin plaisir à s'arrêter au pubis, le frôlant à chaque passage, tâchant de glisser derrière le sexe très tendu d'Erwan sans le toucher.
Une vraie torture pour eux (Erwan et son dard dressé). Il saisit le poignet de Lilly qui le nargue, le redresse doucement jusqu'à hauteur d'épaule et se colle entièrement à Lilly. Il se frotte verticalement à elle, pliant les genoux, sur plusieurs courts allers et retours.
— Faut que je te lave aussi. Mais on va pas gâcher ce gel douche gratuit, laisse-moi t'en donner un peu et l'étaler sur toi.
Sa bite dressée est plaquée entre leurs deux ventres. La légère mousse permet aux peaux de glisser l'une sur l'autre sans aucun accroc. Il sent les seins de Lilly contre lui, et ceux-ci commencent à pointer. Il empoigne ses fesses, la pressant fortement contre elle.
— Je veux que tu me laves tous les jours durant nos vacances, Lilly.
Elle va pour répondre lorsqu'il lui clôt la bouche en l'embrassant langoureusement. Il s'éloigne après quelques dizaines de secondes, et demande :
— Alors, tu veux bien me laver jusqu'à la fin du séjour ?
Encore une fois, Lilly prend sa respiration pour répondre mais n'a pas le temps d'émettre un son que ses lèvres sont à nouveau écrasées par celles d'Erwan. Là encore, leurs langues se mélangent. Finalement, il s'arrête une deuxième fois, prend un air sérieux en la fixant du regard et demande :
— Sérieusement, ça me plairait bien. T'es partante ?
Lilly attend un peu, sachant pertinemment que si elle répond il l'embrassera à nouveau. Pas qu'elle soit contre, bien au contraire, mais elle veut le faire languir. Sauf qu'il la regarde avec insistance, quêtant sa réponse, levant les sourcils par à-coups pour l'enjoindre à parler. Finalement, elle comprend qu'il attend vraiment qu'elle accepte à haute voix. Elle ouvre la bouche…
— Qui-ne-dit-mot-consent ! balance Erwan en un dixième de seconde juste avant de la galocher à nouveau au moment où elle va répondre
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Lorsqu'ils ressortent de la chambre et descendent pour dîner, il est presque vingt heures. Mais qu'ont-ils bien pu faire pendant une heure ? En tout cas, ils ont changé de vêtements, désireux de quitter la tenue qu'ils avaient portée une bonne vingtaine d'heures d'affilée. Au moment de passer la porte, Lilly aperçoit la petite pancarte Do not disturb accrochée à la poignée côté couloir. Elle la détache en la montrant à Erwan :
— C'est toi qui l'as mise ?
— Oui, oui, t'inquiète
— T'avais tout prévu, petit cachotier ! dit-elle en lui tapotant le nez avec le carton
— Oui, oui, t'inquiète
— T'avais tout prévu, petit cachotier ! dit-elle en lui tapotant le nez avec le carton
Arrivés dans la salle de restauration, ils découvrent quelques couples et une ou deux familles attablés, discutant tranquillement. La pièce est assez tranquille. Une hôtesse les accueille et les place une petite table un peu à l'écart, près d'une porte-fenêtre. Elle a probablement senti que le jeune couple n'était pas contre un petit repas romantique. Ouvrant les menus, Erwan demande :
— Tu veux manger quoi ?
— À Rome, fais comme les Romains
— Hamburger, donc ?
— Oui, je pense. Avec du maïs et des haricots verts. Et toi, y a un truc qui te fait envie ?
— Sûrement. Peut-être du chicken et des mashed potatoes et une ou deux crispy potato skins .
— Ah, t'en profites, hein, de pouvoir parler en angliche à tout bout de champ ! taquine Lilly
— Yesssss, ma'am! répond-il en lui faisant un clin d'œil
— C'est quoi les pommes de terre crispy machin-chose ?
— Des pommes de terre ouvertes en deux et cuites au four avec la peau. En général, on assaisonne avec des herbes genre thym, basilic, etc. et/ou du garlic
— Spique frennshe, plizzz.
— De l'ail, pardon.
— Tu me feras goûter ?
— Bien sûr. Tu sais le secret pour qu'un couple dure ? Si l'un des deux mange de l'ail, l'autre doit le faire aussi !
— À Rome, fais comme les Romains
— Hamburger, donc ?
— Oui, je pense. Avec du maïs et des haricots verts. Et toi, y a un truc qui te fait envie ?
— Sûrement. Peut-être du chicken et des mashed potatoes et une ou deux crispy potato skins .
— Ah, t'en profites, hein, de pouvoir parler en angliche à tout bout de champ ! taquine Lilly
— Yesssss, ma'am! répond-il en lui faisant un clin d'œil
— C'est quoi les pommes de terre crispy machin-chose ?
— Des pommes de terre ouvertes en deux et cuites au four avec la peau. En général, on assaisonne avec des herbes genre thym, basilic, etc. et/ou du garlic
— Spique frennshe, plizzz.
— De l'ail, pardon.
— Tu me feras goûter ?
— Bien sûr. Tu sais le secret pour qu'un couple dure ? Si l'un des deux mange de l'ail, l'autre doit le faire aussi !
Erwan passe la commande pour eux deux, résolument plus à l'aise qu'elle pour communiquer pour le moment. Le repas se déroule calmement. Ils sont un peu fatigués car debout depuis près de vingt-quatre heures (même s'ils ont pu somnoler un peu dans les avions) et viennent de se faire une petite séance de shower sex - la première depuis cinq ans, donc un peu "sportive". Ils évoquent les plans du lendemain, notamment visiter deux catteries pour voir des maine coons
Le maine coon est un chat de très grande taille issu de l'état du Maine
, et peut-être passer dans un mallCentres commerciaux gigantesques
selon leur état de fatigue. Et surtout, surtout : appeler en visio en début d'après-midi leur petit ange resté avec ses grands-parents, même s'ils se doutent que sa concentration sera très limitée à son âge. Ils choisissent de ne pas prendre de dessert et remontent un peu au ralenti. Le dîner passé, la fatigue accumulée se fait sentir brusquement. Ils rejoignent leur chambre et ne font pas long feu. Il est un peu plus de vingt-et-une heures. Il s'endorment comme des bûches, dans les bras l'un de l'autre.
Lilly s'éveille vers quatre heures. Elle est un peu confuse, ne sachant où elle est. Ce lit n'est pas le sien, l'odeur environnante ne lui est pas familière, et son réveille-matin ne projette pas l'heure au plafond. Il lui faut une petite minute pour retrouver ses esprits. Se redressant à demi, elle attrape son téléphone pour voir l'heure. Il est 3:52. Elle vient de dormir près de six heures et demie d'affilée ! C'est assez rare pour le noter ! Elle regarde un peu autour d'elle, dans l'obscurité : Erwan est à côté d'elle, respirant paisiblement. Il est sur le dos, une jambe repliée et fait donc une large bosse sous la couverture. À moins que ce ne soit pas son genou, pense Lilly en souriant. Elle soupire de plaisir, se remet en position pour dormir, et se love contre lui. Elle glisse un bras sous le drap, comme parfois, pour poser sa main sur son pénis et lui faire une petite coque protectrice. Comme un oiseau qui couve.
Mais elle ne pourra pas le couver. Si la bosse du drap est entièrement due à son genou plié, elle masque cependant une sacrée érection. Malgré la fatigue, malgré le jet-lag, et malgré la séance semi-athlétique de baise d'il y a huit heures, monsieur trouve encore moyen de bander en pleine nuit. Lilly lui attrape la bite et la serre dans sa paume sans bouger. Elle se rendort tranquillement, son sex toy préféré à la main.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Il est sept heures. Les rayons du soleil percent les rideaux par les fentes des pans mal ajustés. La chambre est calme. Il y a la clim' tourne, donc Lilly a froid. Ils sont réveillés tous les deux. Ils flemmardent. Elle a lâché son jouet de fin de nuit et regarde le plafond en ne pensant à rien. Elle est bien, et ça lui suffit. Erwan savoure aussi ce moment calme. Il se sent reposé. Normal, après neuf heures et demie au lit, il peut !
— Ça y est Lilly : on est de retour aux U.S., on a passé notre première nuit. Notre séjour commence. Je suis trop content !
— Et d'une pierre deux coups en plus : on est revenus aux États-Unis… et on est sur la côte Est ! C'est trop bien !
— Et d'une pierre deux coups en plus : on est revenus aux États-Unis… et on est sur la côte Est ! C'est trop bien !
Erwan prend alors une voix de basse, un air de crooner et de tourne vers Lilly :
— Alors, heureuse ?
— Oui…
— Oui…
Reprenant sa voix normale, il poursuit :
— Bon, la première cattery ouvre à dix heures. On part à neuf heures et demie ?
— Oui. On petit-déj' au plus tard à 08:30 alors. J'ai envie qu'on prenne notre temps.
— No problemo
— Dis, qu'est-ce qu'on peut faire pendant une heure et demie, en attendant ? demande Lilly en collant sa nudité à celle d'Erwan, désireuse de câlins
— Le jet-lag a l'air bon pour ta libido, on dirait ! On a fait l'amour hier soir ! C'est pour qu'on voyage plus souvent, c'est ça ?
— Je sais pas… mais là j'ai envie qu'on se câline, qu'on profite un peu.
— Alors, profitons, répond-il en lui caressant le front. Tu te souviens de tes rêves de cette nuit ?
— Nan. Mais vers quatre ou cinq heures, je me suis réveillée et tu étais… "en forme". Alors, toi qui parlais de libido : qui c'est qu'en a une exacerbée, hein ? En pleine nuit en plus. C'est du gâchis.
— Oui. On petit-déj' au plus tard à 08:30 alors. J'ai envie qu'on prenne notre temps.
— No problemo
— Dis, qu'est-ce qu'on peut faire pendant une heure et demie, en attendant ? demande Lilly en collant sa nudité à celle d'Erwan, désireuse de câlins
— Le jet-lag a l'air bon pour ta libido, on dirait ! On a fait l'amour hier soir ! C'est pour qu'on voyage plus souvent, c'est ça ?
— Je sais pas… mais là j'ai envie qu'on se câline, qu'on profite un peu.
— Alors, profitons, répond-il en lui caressant le front. Tu te souviens de tes rêves de cette nuit ?
— Nan. Mais vers quatre ou cinq heures, je me suis réveillée et tu étais… "en forme". Alors, toi qui parlais de libido : qui c'est qu'en a une exacerbée, hein ? En pleine nuit en plus. C'est du gâchis.
Il se penche légèrement et l'embrasse tendrement. Puis, s'éloignant pour continuer la discussion :
— Je devais rêver de toi. De ce qu'on a fait hier soir, ou penser à nos douches des prochains jours.
Lilly reprend la parole, embrassant Erwan entre chaque mot :
— J'aime… (smack) bien… (smack) quand… (smack) tu… (smack) rêves… (smack) de… (smack) moi
— Tu… (smack) ES… (smack) mon… (smack) rêve… (smack) Lilly, répond Erwan, jouant au même jeu
— Tu… (smack) ES… (smack) mon… (smack) rêve… (smack) Lilly, répond Erwan, jouant au même jeu
Il interrompt ses petits baisers et dit :
— You know what? (Tu sais quoi ?)
— Quoi ?
— I think I wanna make love with you, and talk to you in English (Je crois que j'ai envie de te faire l'amour, et de te parler en anglais)
— Tu veux me dire quoi ?
— Dunno. Just make love to you and if I need to talk, I will use English. This is gonna be very arousal (Sais pas. Simplement te faire l'amour mais si je te parle, ce sera en anglais. C'est hyper excitant)
— Ça veut dire quoi, "e-raou-zol" ?
— Bandant, excitant, souffle Erwan. I'd like you to speak English too… (J'aimerais bien que tu me parles en anglais, toi aussi)
— J'aime pas, Erwan, tu sais bien.
— Can I still keep doin' it? (Je peux quand même continuer ?)
— Si tu veux…
— You betcha (Tu m'étonnes que je veux)
— Quoi ?
— I think I wanna make love with you, and talk to you in English (Je crois que j'ai envie de te faire l'amour, et de te parler en anglais)
— Tu veux me dire quoi ?
— Dunno. Just make love to you and if I need to talk, I will use English. This is gonna be very arousal (Sais pas. Simplement te faire l'amour mais si je te parle, ce sera en anglais. C'est hyper excitant)
— Ça veut dire quoi, "e-raou-zol" ?
— Bandant, excitant, souffle Erwan. I'd like you to speak English too… (J'aimerais bien que tu me parles en anglais, toi aussi)
— J'aime pas, Erwan, tu sais bien.
— Can I still keep doin' it? (Je peux quand même continuer ?)
— Si tu veux…
— You betcha (Tu m'étonnes que je veux)
Il l'embrasse fougueusement, jetant sa langue dans sa bouche, et lui attrape les deux seins. La perspective de "baiser en anglais" semble l'exciter énormément. Si Lilly n'aime pas parler anglais, en revanche elle n'a pas de problème à le comprendre. Bon, Erwan veut lui parler anglais, ça ne la dérange pas plus que ça - d'ailleurs elle a l'habitude, depuis le temps - mais qu'il lui parle en anglais pendant qu'ils baisent, c'est un peu bizarre quand même, trouve-t-elle.
Malgré ses pensées, elle se détend et se laisse pénétrer par l'excitation. C'est vrai que sa libido est bien débridée : deux fois en une douzaine d'heures, avec la fatigue du voyage ! Ils n'ont plus vingt ans non plus. Les mains d'Erwan sur sa poitrine sont fermes et savent ce qu'elles font. Depuis presque dix ans qu'elles explorent cette partie de son anatomie, elles connaissent ses seins et leurs réactions par cœur. Mais ni les uns ni les autres ne se lassent.
La langue qui tournoie dans la bouche de Lilly connaît également son boulot sur le bout des papilles. Elle sait tourner, s'arrêter, reprendre, changer de sens. Elle sait quand laisser respirer, quand revenir à la charge. D'aucuns pourraient évoquer une habitude, un train-train, une routine. Peut-être. Mais le plaisir n'en est pas moins là. Ce n'est plus une découverte, mais les hésitations et les essais des premières fois se sont effacées au profit d'une expérience tout aussi gratifiante que le bonheur des premières fois.
Erwan s'allonge sur Lilly. Elle lui saisit les fesses, les deux à la fois. Elle adore ça. Elles sont fermes, surtout quand il les contracte. Elle aime bien les serrer fort et y enfoncer un peu ses doigts, un peu comme ces balles anti-stress en mousse compacte. Les baisers dans son cou, les mordillages de ses lobes, les jeux sur ses tétons achèvent de mener son excitation au point de non-retour. Elle entame une série de soupirs.
— I love you, Lilly
— Je t'aime
— Je t'aime
Ayant quitté sa bouche pour pouvoir prononcer ces mots, il descend doucement vers les tétons de Lilly désormais bien pointus sous ses doigts à lui. L'index et son pouce adjoint qui jouaient avec sont remplacés par des lèvres et des dents. Elle bombe le torse. La main qui a laissé sa place à la bouche d'Erwan n'abandonne pas le sein pour autant. Elle le malaxe encore doucement, laissant le mamelon se faire lécher et aspirer. L'autre main d'Erwan quitte le second sein et descend s'aventurer vers la chatte de Lilly. Elle y trouve rapidement son petit bouton qui commence à poindre.
Décidément, Erwan sait y faire. Elle était partie pour un long câlin romantique tout doux, tout mignon, avec discussion et éventuellement légères papouilles, et la voilà en train de se cambrer pour offrir ses nichons et sa chatte à ses mains et sa bouche magique. Elle écarte les cuisses pour se donner davantage à son homme. Ce dernier en profite pour la picorer de tendres baisers, se rapprochant de son sexe. Bien qu'elle soit excitée, elle n'a pas envie d'une minette, ce matin. Mais elle n'a pas envie de frustrer Erwan. Ça va devenir compliqué…
Il arrive à la lisière de son pubis et tirote gentiment les premiers poils entre ses lèvres pincées. Les trois doigts qui frottaient son clitoris arrêtent leur mouvement, et un index vient s'immiscer doucement dans son con. Douce sensation d'une pénétration lente et pas imposante. Ce doigt est à la fois agréable et légèrement frustrant de n'être qu'un doigt, ou bien seul. Elle sent qu'elle est trempée à la façon dont l'index glisse facilement en elle. Elle va bientôt avoir besoin de plus.
Son plaisir se fige toutefois quand Erwan descend davantage et vient se placer entre ses cuisses. Il les mordille à l'intérieur, passant de l'une à l'autre, remontant de plus en plus. C'est doux, c'est plaisant, mais elle n'a vraiment pas envie qui la lèche. Peinée, elle lui bloque la tête d'une main :
— Pas là, steuplaît, je veux pas…
Elle sent l'air chaud du soupir qui s'ensuit sur ses poils. Elle déteste le frustrer. Il lui est déjà arrivé de tout arrêter quand elle lui faisait savoir qu'elle ne voulait pas de minette. C'est la roulette russe et elle le sait.
— O.K. I won't. But can I please keep kissing and biting? May I pet your cunt with my cheeks? But I won't lick neither use my tongue, I promise (D'accord. Mais je peux continuer à t'embrasser et te mordre ? Je pourrai faire des câlins à ton minou avec mes joues ? Je vais pas te lécher, je sortirai pas la langue, promis)
La voilà rassurée. Sans l'appréhension de la minette, les autres attentions autour de sa chatte seront délicieuses.
— Oui. Je suis désolée…
— Don't bother, I just want you to enjoy your time (T'inquiète, je veux juste que tu profites), répond Erwan en reprenant où il en était
— Don't bother, I just want you to enjoy your time (T'inquiète, je veux juste que tu profites), répond Erwan en reprenant où il en était
Elle retire la main de son front à lui et se laisse aller. Le mauvais moment est passé, la suite n'en sera que meilleure ! Après l'avoir bien mordillée, embrassée, après s'est frotté à son minou comme un chat contre le coin d'un meuble, il remonte en sens inverse, s'attarde un instant sur ses deux seins et leur mamelon l'un après l'autre, puis revient à son point de départ. Leurs langues se touchent, après quelques minutes de séparation. Il est allongé sur elle. Elle le sent bien.
— Viens… demande-t-elle doucement, écartant davantage les cuisses
L'invitation est trop tentante ! Et Erwan a très envie d'être en Lilly. Il glisse une main entre eux pour guider sa queue. La pénétration est lente. Sa chatte est chaude, moelleuse, englobante. Dieu qu'il aime être en elle ! Il s'enfonce doucement, ne sent aucune résistance. Elle est trempée, comme toujours. Il va le plus profondément possible et, comme souvent dans ces moments d'amour doux, reste un peu au fond à savourer.
Elle le serre contre elle. Une larme quitte le coin de son œil et coule le long de sa joue. Erwan ne le voit pas. Elle est bien, elle savoure. C'est une larme à moitié de bonheur d'être si heureuse avec lui, et à moitié de reste de tristesse de l'avoir frustré il y a cinq minutes. Il commence ses allées et venues. Elle le sent au fond de son ventre. Elle adore ça. C'est l'homme le plus merveilleux du monde, et il est à elle, toute seule.
C'est un mari aimant, un père attentif. Bien sûr, de temps en temps, il y a des petites dissentions, mais c'est l'Amour de sa vie. Il est doux, affectueux, généreux. Il est gentil et respectueux. Et elle est fascinée (enfin, était) par ses facilités mathématiques alors qu'elle devait beaucoup travailler pour assimiler comme lui et maîtriser les nouveaux concepts quand ils étaient à la fac.
Elle s'enivre de sa présence entre ses reins. Les yeux fermés, elle se laisse aller, complètement détendue. La bite d'Erwan coulisse en elle, et va en accélérant. Il lui fait du bien, elle est bien. Elle sent progressivement son plaisir monter : elle est en route pour l'orgasme, même s'il n'est pas pour la prochaine minute. Elle s'abandonne. Enfin, son esprit s'abandonne. Son corps, au contraire, se fait plus actif. Ses mains qui étaient simplement posées sur le dos d'Erwan se mettent peu à peu à bouger, à le caresser. Ses jambes s'accrochent derrière celle de son mari, et ses hanches commencent à onduler légèrement.
— Mmhh… you seem to appreciate (Mmhh, t'as l'air d'aimer ça)
— Yeah…
— Yeah…
A-telle répondu "Yeah" ou "Ouais" ? Erwan n'est pas sûr. Elle ne veut pas parler anglais, aurait-il entendu ce qu'il veut entendre ? En tout cas, il sent qu'elle prend plaisir. Sans prendre tout à fait conscience des petits gestes qu'elle déploie, il perçoit bien qu'elle apprécie et qu'elle est partie pour jouir. Il continue ses va-et-vient, et son rythme s'accélère encore un peu.
— I love to make love to you. You're so hot. I love you so much. I can feel your pussy, it's so damn good. You're so wet, I love it! (J'adore te faire l'amour. Tu m'excites tellement. Je t'aime tant. Je sens bien ta chatte, putain c'est bon. T'es trempée j'adore ça !)
— I love it too. Keep moving, you're making me crazy! I wanna cum! (J'adore aussi. Continue, tu me rends folle. J'ai envie de jouir)
— I love it too. Keep moving, you're making me crazy! I wanna cum! (J'adore aussi. Continue, tu me rends folle. J'ai envie de jouir)
Cette sortie en anglais surprend presqu'autant Lilly qu'Erwan. Ce dernier ralentit un instant, décontenancé, mais reprend immédiatement ses mouvements - encore plus vite - son envie décuplée. Quant à Lilly, le fait que son ressenti se soit exprimé en anglais malgré elle ne la déconcentre pas tant que cela, finalement. Ça lui a échappé, certes, mais bon : elle est environnée d'anglais depuis presqu'une journée, et Erwan est passé en mode angliche… Pas étonnant qu'elle ait "basculé du côté obscur" à son tour.
— Oh Lilly! You're so sweet. You're han… gonna make me… cum! (T'es si gentille. Tu vas han… me faire… jouir !)
— Lie on your back, I want to come on top! (Mets-toi sur le dos, je veux me mettre au-dessus !)
— Lie on your back, I want to come on top! (Mets-toi sur le dos, je veux me mettre au-dessus !)
À regret, il s'arrête et s'allonge à côté d'elle. Elle se redresse et l'enfourche aussitôt, s'empalant en se guidant d'une main :
— So your secret fantasy is to shag a British girl? (Donc, ton fantasme c'est de sauter une Anglaise ?)
— Dunno han… Go on, move faster! (Je sais pas han… Continue, bouge plus vite !)
— Perhaps you'd even like some kind of… dirty talk? (Peut-être même que tu aimerais que je te dise… des mots cochons ?)
— You won't have time, you're too fucking hot! (T'auras pas le temps, t'es trop bonne !)
— Do you want to race me? (Tu veux faire la course ?)
— O.K. : first one to cum loses and shall… (D'accord : le premier qui jouit perd et devra…)
— FUCK ME! Put it all! Fill me with your cum! (BAISE-MOI ! Fous-la moi toute ! Emplis-moi de foutre !), l'interrompt-elle bruyamment
— You cheater, you! It ain't fair… I'm cumiiing! (Sale tricheuse ! C'est pô juste… je jouiiiis !)
— Dunno han… Go on, move faster! (Je sais pas han… Continue, bouge plus vite !)
— Perhaps you'd even like some kind of… dirty talk? (Peut-être même que tu aimerais que je te dise… des mots cochons ?)
— You won't have time, you're too fucking hot! (T'auras pas le temps, t'es trop bonne !)
— Do you want to race me? (Tu veux faire la course ?)
— O.K. : first one to cum loses and shall… (D'accord : le premier qui jouit perd et devra…)
— FUCK ME! Put it all! Fill me with your cum! (BAISE-MOI ! Fous-la moi toute ! Emplis-moi de foutre !), l'interrompt-elle bruyamment
— You cheater, you! It ain't fair… I'm cumiiing! (Sale tricheuse ! C'est pô juste… je jouiiiis !)
Les mots crus de Lilly, combinés à une brusque accélération de son bassin empalé sur Erwan, ont raison de lui. Après une petite minute, il explose de jouissance en elle, la soulevant un peu du lit tandis qu'il se cambre de toutes ses forces. Il déclenche alors en elle un formidable orgasme. Elle se masturbe littéralement sur lui, sa queue tout au fond d'elle. Elle bouge et s'agite sur son membre gonflé à bloc, tandis que celui-ci crache encore et encore un liquide chaud et dense dans ses entrailles. Elle gémit, essaie de ne pas trop crier. Lui lâche un long râle grave et peu sonore. Ses fesses se reposent lentement sur le matelas après quelques secondes. Lilly ne bouge pas, toujours encastrée. Son orgasme dure. C'est trop bon.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Dix jours tard, nous retrouvons nos amoureux à l'aéroport. Ils se tiennent la main en entrant dans le terminal. Ils sont contents. Ils ont accueilleront dans quelques semaines un magnifique maine coon de trois mois. Ils ont choisi son nom : Kafka. Même si les vacances sont terminées, ils sont heureux de repartir car ils vont retrouver leur petit ange. Première vraie séparation de plus d'une journée, et deux semaines en plus ! C'est très long pour de jeunes parents.
Ils sont donc tout joyeux, guillerets. Je n'ai pas dit "Ils sont les plus heureux du monde", car il ne savent pas encore que dans un peu plus de huit mois, leur petit ange ne sera plus seul dans sa chambre.
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